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Chronologie

De la Première République à la Constitution de 1976, et ce qui a suivi : 421 dates, dont 189 de l’histoire des femmes.

Un sigle que vous ne connaissez pas — PIDE, MUD, COPCON ? Il est dans le glossaire.

Certaines entrées de cette chronologie n’ont pas encore été traduites en français. Elles sont présentées dans leur version originale en portugais.

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1900–1926

La Première République

Des premiers groupes féministes, encore sous la monarchie, à la proclamation de la République et au coup d’État militaire : les lois de la famille, le divorce, le vote refusé aux femmes.

1894

  1. 1894· femmes

    Fondation de l’Association féminine de secours mutuels du personnel journalier des tabacs

    À la manufacture de tabac de Xabregas, dans le quartier du Beato, la main-d’œuvre était surtout féminine : une enquête de 1887 a compté 74,9 % de femmes parmi les ouvriers.1 Les ouvrières se tournaient vers les associations mutualistes féminines, et en 1894 a été fondée l’Association féminine de secours mutuels du personnel journalier des tabacs.1 Ce n’est qu’en 1927 que la compagnie allait ouvrir, à côté de la manufacture, une maternité pour les cigarières.1

    1. 1FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)

1905

  1. 1905· femmes

    Ana de Castro Osório publie le premier manifeste féministe portugais

    Ana de Castro Osório, pionnière de la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes, publie Às Mulheres Portuguesas (Aux femmes portugaises), considéré comme le premier manifeste féministe portugais.21

    Ana de Castro Osório

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

1906

  1. 1906· femmes

    Cinq femmes médecins adhèrent au mouvement pacifiste « La Paix et le Désarmement par les Femmes »

    Carolina Beatriz Ângelo et quatre autres femmes médecins — Adelaide Cabete, Domitila de Carvalho, Emília Patacho et Maria do Carmo Lopes — adhèrent au comité portugais de l’association française La Paix et le Désarmement par les Femmes ; Carolina entre à sa direction.12

    Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete · Domitila de Carvalho

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  2. 1906· femmes

    Création du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles

    Un décret royal de 1906 institue à Lisbonne le lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles du pays.1 Le décret qui approuve son organisation date du 31 janvier et paraît au Diário do Governo (Journal du gouvernement) du 23 février.3 Domitila de Carvalho en a été la première proviseure et y a enseigné les mathématiques.4 C’est l’ancêtre du lycée Maria Amália Vaz de Carvalho, qui n’a eu son propre bâtiment qu’en 1933.1

    Lycée Maria Amália Vaz de Carvalho (héritier du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles) · Domitila de Carvalho

    1. 1Visão / Lusa
    2. 2FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
    3. 3Faculdade de Psicologia e de Ciências da Educação da Universidade de Lisboa (Repositório da Universidade de Lisboa)
    4. 4Wikipédia (pt)

1907

  1. 1907· femmes

    Fondation du Groupe portugais d’études féministes

    Un groupe de femmes instruites — intellectuelles, médecins, écrivaines et surtout enseignantes — fonde le Groupe portugais d’études féministes, pour diffuser l’émancipation féminine, créer une bibliothèque et publier des études.1 Il était dirigé par Ana de Castro Osório ; Carolina Beatriz Ângelo a participé à sa fondation, et Maria Veleda ainsi que les médecins Sofia Quintino et Adelaide Cabete en étaient aussi membres.34 Le Groupe donnait des cours du soir pour des femmes analphabètes au Centre scolaire républicain Dr Afonso Costa.2 Il a eu une vie brève, mais c’est autour de lui qu’est née la Ligue républicaine des femmes portugaises.1

    Centre scolaire républicain Dr Afonso Costa — cours du soir pour les femmes (Calçada de Arroios) · Ana de Castro Osório · Maria Veleda · Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete · Sofia Quintino

    1. 1Almanaque Republicano (blogue)
    2. 2Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    3. 3Unidade de História da Medicina, Faculdade de Ciências Médicas da UNL (projeto de estudantes)
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  2. 1907· femmes

    La revue « Alma Feminina » (1907–1908), avec Virgínia Quaresma

    La revue illustrée Alma Feminina (Âme féminine) voit le jour, dirigée par la poétesse Albertina Paraíso, avec Virgínia Quaresma comme rédactrice principale et secrétaire de rédaction.2 C’est dans ses pages que Virgínia Quaresma a, pour la première fois au Portugal, mis une ouvrière à l’honneur.1 Le numéro du 31 octobre 1907 a mis en couverture Carolina Beatriz Ângelo, « exceptionnellement intelligente », disait la légende.3

    Virgínia Quaresma · Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    2. 2Wikipédia (pt)
    3. 3Isabel Lousada / Universidade Católica Portuguesa

1908

  1. 1908· femmes

    Des suffragistes à la Ligue républicaine des femmes portugaises

    En 1908, la médecin Carolina Beatriz Ângelo rejoint la Ligue républicaine des femmes portugaises, où militaient aussi Ana de Castro Osório et Adelaide Cabete.12 La Ligue défendait le suffrage féminin, mais accordait plus de poids encore à la réforme du Code civil : le divorce, la protection des enfants et l’administration des biens du couple.2 Lancée en août de cette année-là, elle ne s’est constituée légalement qu’en février 1909.3

    Adelaide Cabete · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório

    1. 1Assembleia da República: Exposição «Mulheres que mudaram a vida política em Portugal»
    2. 2Assembleia da República: «Uma simples separação de corpos onde há uma separação de almas» (1910)
    3. 3Almanaque Republicano (blogue)

1909

  1. février 1909· femmes

    Fondation de la Ligue républicaine des femmes portugaises

    Lancée en août 1908 par Ana de Castro Osório et António José de Almeida, la Ligue républicaine des femmes portugaises se constitue légalement en février 1909, comme association à la fois politique et féministe, pour éduquer les femmes aux principes démocratiques et réviser les lois qui les concernaient.14 Son siège était au 2e étage du n° 6 de la Rua dos Castelinhos.3 Ses instances dirigeantes comptaient aussi les médecins Carolina Beatriz Ângelo et Adelaide Cabete ; Maria Veleda, membre fondatrice, allait présider la Ligue à partir de 1911.45 En avril paraît le n° 1 de son organe, A Mulher e a Criança (La Femme et l’Enfant).2

    Siège de la Ligue républicaine des femmes portugaises (Rua dos Castelinhos, 6) · Ana de Castro Osório · Adelaide Cabete · Maria Veleda · Carolina Beatriz Ângelo

    RTP Arquivos : Ana de Castro Osório

    1. 1Almanaque Republicano (blogue): Liga Republicana das Mulheres Portuguesas
    2. 2Almanaque Republicano (blogue): A Mulher e a Criança. Órgão da Liga Republicana das Mulheres (ficha descritiva)
    3. 3Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
    4. 4Wikipédia (pt)
    5. 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): Maria Veleda na urbanização das mulheres

1910

  1. 5 octobre 1910· femmes

    Proclamation de la République à Lisbonne

    La révolution du 5 Octobre 1910 met fin à la monarchie, et la République est proclamée du balcon de l’hôtel de ville de Lisbonne.284 Les médecins Carolina Beatriz Ângelo et Adelaide Cabete avaient confectionné les drapeaux vert et rouge hissés ce jour-là.365 Une carte postale de l’époque célèbre Amélia Santos comme « l’héroïne de la Rotunda ».4

    Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    3. 3Assembleia da República: Exposição «Mulheres que mudaram a vida política em Portugal»
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    5. 5Isabel Lousada / Universidade Católica Portuguesa
    6. 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    7. 7FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
    8. 8Sinal Aberto
  2. 26 octobre 1910· femmes

    L’assemblée de la Ligue approuve le cahier de revendications féministes

    Trois semaines après la révolution, l’assemblée générale de la Ligue républicaine des femmes portugaises, dirigée par Ana de Castro Osório, examine la requête de revendications féministes à remettre au gouvernement provisoire ; Virgínia Quaresma est l’une des oratrices.124 Sur proposition de Maria Veleda, l’assemblée remercie le journal A Capital d’avoir ouvert ses colonnes à la propagande de la Ligue.2 Le lendemain, à 13 h, une commission d’adhérentes remet la requête au président du gouvernement provisoire.2

    Virgínia Quaresma · Ana de Castro Osório · Maria Veleda

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    2. 2ex æquo – Associação Portuguesa de Estudos sobre as Mulheres
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
    4. 4Wikipédia (pt)
  3. 27 octobre 1910· femmes

    La Ligue demande au gouvernement provisoire le divorce, la révision du Code civil et le droit de vote

    La Ligue républicaine des femmes portugaises remet au gouvernement provisoire une requête dans laquelle elle demande la révision du Code civil, la loi sur le divorce et le vote des femmes.15 Elle jugeait juste le suffrage universel mais, « pour n’entraver en aucune façon le gouvernement de la République », elle ne demandait pour l’instant le vote que pour les commerçantes, les industrielles, les fonctionnaires, les diplômées, les écrivaines et celles qui administraient une fortune.3 La Ligue était alors dirigée par Ana de Castro Osório et, comme vice-présidente, par Carolina Beatriz Ângelo.135

    Ana de Castro Osório · Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Wikipédia (pt): Liga Republicana das Mulheres Portuguesas
    2. 2Wikipédia (pt): Associação de Propaganda Feminista
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
    4. 4ex æquo – Associação Portuguesa de Estudos sobre as Mulheres
    5. 5CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  4. 3 novembre 1910· femmes

    Le gouvernement provisoire décrète la loi sur le divorce

    Moins d’un mois après la révolution, le gouvernement provisoire publie le décret ayant force de loi du 3 novembre 1910, qui institue le divorce, contentieux et par consentement mutuel, et crée un nouvel état civil, celui de « divorcé ».12 Le Portugal devient le deuxième pays européen, après la Norvège, à admettre le divorce par consentement mutuel, et la loi traite l’adultère du mari et celui de la femme dans les mêmes termes.13 La féministe Ana de Castro Osório a collaboré avec le ministre de la Justice, Afonso Costa, à la préparation de la loi, pour laquelle la journaliste Virgínia Quaresma avait fait campagne en 1909.57

    Ana de Castro Osório · Virgínia Quaresma

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Assembleia da República – Biblioteca Passos Manuel
    3. 3Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    4. 4Wikipédia (pt): Primeira República Portuguesa
    5. 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
    6. 6Wikipédia (pt): Ana de Castro Osório
    7. 7Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A primeira jornalista de reportagem portuguesa numa rua de Caselas
  5. 25 décembre 1910· femmes

    Lois de la famille : mariage civil et égalité dans la société conjugale

    Peu après la loi sur le divorce, le ministère de la Justice promulgue les lois dites de la famille : le décret n° 1, sur le mariage comme contrat civil, et le n° 2, sur la protection des enfants.12 « La société conjugale repose sur la liberté et l’égalité », dit l’article 39 du premier.1 Le devoir d’obéissance de la femme envers son mari disparaît, l’autrice peut désormais publier librement et la mère célibataire obtient les moyens de rechercher la paternité.1

    1. 1Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    2. 2Assembleia da República

1911

  1. 3 février 1911· femmes

    Une délégation de femmes porte à Teófilo Braga la proposition sur le vote des femmes

    La Ligue républicaine des femmes portugaises porte à Teófilo Braga, président du gouvernement provisoire, une nouvelle requête demandant le vote pour les femmes « qui, par leur position spéciale, doivent pouvoir l’exercer » : les contribuables, celles qui exerçaient une profession scientifique ou littéraire, celles qui étaient indépendantes moralement et économiquement.3 En tête des signatures figurait la médecin Carolina Beatriz Ângelo, suivie d’Ana de Castro Osório, d’Adelaide da Cunha Barradas, de Constança Dias, de Joana de Almeida Nogueira, de Maria Laura Monteiro Torres, de Rita Dantas Machado et de Virgínia da Fonseca.32 Teófilo Braga s’est engagé à la présenter à la première réunion des ministres.3

    Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório

    1. 1Wikipédia (pt): Associação de Propaganda Feminista
    2. 2Wikipédia (pt): Liga Republicana das Mulheres Portuguesas
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
  2. 14 mars 1911· femmes

    La première loi électorale de la République n’exclut pas les femmes

    Publiée le 14 mars 1911 et rédigée par le ministre de l’Intérieur, António José de Almeida, la « loi électorale devant servir à l’élection des députés à l’Assemblée constituante » (Lei eleitoral para servir na eleição de deputados à Assembleia Constituinte) donne le droit de vote aux Portugais de plus de 21 ans qui savent lire et écrire ou sont chefs de famille — sans préciser qu’il devait s’agir d’hommes.14 Les féministes y ont d’abord vu une déception, parce qu’elle ne consacrait pas le vote des femmes ; puis elles ont compris qu’elle ne le refusait pas non plus, et Carolina Beatriz Ângelo a demandé à être inscrite sur les listes électorales.4 La loi a été modifiée par un décret du 5 avril et complétée par des décrets du 20 avril et des 11, 12 et 13 mai 1911.13

    Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    2. 2Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    3. 3Biblioteca Nacional de Portugal
    4. 4Historia Constitucional (revista eletrónica)
  3. 1er avril 1911· femmes

    Carolina Beatriz Ângelo demande à être inscrite sur les listes électorales

    Veuve et chef de famille, avec une fille mineure à charge, Carolina Beatriz Ângelo sollicite de la commission de recensement électoral du 2e arrondissement (bairro) de Lisbonne son inscription sur les listes électorales, dans une demande datée du 1er avril 1911.41 La commission se déclare incompétente et transmet la demande au ministre de l’Intérieur, António José de Almeida, qui la rejette.43 Carolina forme alors un recours devant le tribunal.3

    Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Unidade de História da Medicina, Faculdade de Ciências Médicas da UNL (projeto de estudantes)
    2. 2Em Defesa do Benfica (blogue)
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Historia Constitucional (revista eletrónica)
  4. 28 avril 1911· femmes

    Un jugement ordonne l’inscription de Carolina Beatriz Ângelo sur les listes électorales

    Le 24 avril, Carolina Beatriz Ângelo dépose au tribunal de la Boa-Hora son recours contre son exclusion des listes électorales ; l’affaire échoit au juge de la 1re chambre civile, João Baptista de Castro, père d’Ana de Castro Osório.62 Dans son jugement du 28 avril, il décide que la loi, en parlant de « Portugais », englobe les femmes, et ordonne d’inscrire Carolina sur les listes : « là où la loi ne distingue pas, le juge ne peut distinguer » (onde a lei não distingue não pode o julgador distinguir).6 A Capital du 29 avril publie le jugement et y voit « une victoire pour le féminisme national ».1

    Tribunal de la Boa-Hora · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório

    1. 1Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    2. 2Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    3. 3Em Defesa do Benfica (blogue)
    4. 4Sinal Aberto
    5. 5FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
    6. 6Historia Constitucional (revista eletrónica)
  5. 12 mai 1911· femmes

    Fondation de l’Association de propagande féministe

    Les divergences au sein de la Ligue républicaine des femmes portugaises sur la question de savoir qui devait voter — seulement les femmes instruites et ayant une profession, ou toutes, sans restrictions — conduisent à la fondation de l’Association de propagande féministe, le 12 mai 1911.12 Ana de Castro Osório et Carolina Beatriz Ângelo étaient parmi les partisanes du vote restreint ; Maria Veleda, qui cette année-là a pris la présidence de la Ligue, défendait le vote sans restrictions.16 La nouvelle association est née dans le cabinet médical de Carolina Beatriz Ângelo, qui l’a présidée.74

    Cabinet médical de Carolina Beatriz Ângelo (Rua Nova do Almada, 84) · Ana de Castro Osório · Carolina Beatriz Ângelo · Maria Veleda

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    3. 3Wikipédia (pt)
    4. 4Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A rua lisboeta da primeira mulher que votou em Portugal
    5. 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
    6. 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): Maria Veleda na urbanização das mulheres
    7. 7Historia Constitucional (revista eletrónica)
  6. 28 mai 1911· femmes

    Carolina Beatriz Ângelo, la première femme à voter au Portugal

    Dimanche matin, la médecin Carolina Beatriz Ângelo vote aux élections à l’Assemblée nationale constituante, au bureau de vote de São Jorge de Arroios, installé au Clube Estefânia : c’est la première femme à voter au Portugal.87 Veuve et chef de famille, elle était inscrite comme électrice n° 2513 sur ordre d’un juge, parce que la loi électorale n’excluait pas expressément les femmes.4 Le président du bureau a encore consulté les assesseurs avant d’accepter son bulletin ; elle a voté sous les applaudissements, et Ana de Castro Osório l’a accompagnée.418 En 1911, seule la Finlande accordait le droit de vote aux femmes en Europe, et la nouvelle a fait le tour du continent.1

    Clube Estefânia — bureau de vote de São Jorge de Arroios (1911) · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório

    RTP Arquivos : As Feministas

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Assembleia da República: Exposição «Mulheres que mudaram a vida política em Portugal»
    3. 3Ordem dos Advogados
    4. 4Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    5. 5Isabel Lousada / Universidade Católica Portuguesa
    6. 6Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    7. 7Mensagem de Lisboa
    8. 8Historia Constitucional (revista eletrónica)
  7. 24–27 juillet 1911· femmes

    Pétition de l’Association de propagande féministe à la Constituante

    Une pétition de l’Association de propagande féministe demandant le suffrage féminin est déposée à l’Assemblée nationale constituante.1 Approuvée en assemblée générale le 10 juillet et signée en tête par Carolina Beatriz Ângelo, qui dirigeait l’association depuis le départ d’Ana de Castro Osório pour le Brésil, elle demandait le vote pour les diplômées, les femmes chefs de famille et les commerçantes qui savaient lire et écrire.3 Le 26 juillet, l’article sur les droits civils et politiques de la femme est supprimé du projet de Constitution ; le 27, Bernardino Machado déclare que la question « n’est pas constitutionnelle ».12

    Palácio de São Bento · Ana de Castro Osório · Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    2. 2Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
  8. 26 juillet 1911· femmes

    La Constituante supprime l’article sur les droits civils et politiques de la femme

    Lors de la séance du 26 juillet 1911, deux jours après le dépôt d’une pétition de l’Association de propagande féministe, l’Assemblée nationale constituante supprime du projet de Constitution l’article relatif aux droits civils et politiques de la femme.12 Le député António Macieira s’est opposé à ce que l’on promette à la femme une « éducation progressive » pour l’exercice de la capacité politique et civile — la République, a-t-il rappelé, lui avait déjà donné le divorce et la libre publication de ses écrits —, et Faustino da Fonseca a soutenu que la République « ne doit pas refuser à la femme le droit de vote ».23 Le lendemain, Bernardino Machado a déclaré que la matière n’était pas constitutionnelle et devait relever de la loi ordinaire.1

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
  9. août 1911

    Adoption de la première Constitution républicaine

    L’Assemblée nationale constituante, qui a siégé du 15 juin au 25 août 1911, adopte la Constitution du 21 août, la première de la République.12 Le texte n’a pas consacré le vote des femmes — l’article sur leurs droits avait été supprimé du projet — et a renvoyé l’organisation des élections à une loi spéciale.3 Le Congrès de la République, formé de la Chambre des députés et du Sénat, commence à siéger le 26 août.1

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Biblioteca Nacional de Portugal
    3. 3Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
  10. 3 octobre 1911· femmes

    Mort de Carolina Beatriz Ângelo

    À 33 ans, Carolina Beatriz Ângelo se sent mal dans le tramway, en revenant d’une réunion de féministes qu’elle avait présidée, et meurt dans l’escalier de chez elle.1 Libre-penseuse, elle avait laissé par écrit qu’elle voulait un enterrement civil et que sa famille, surtout sa fille, ne porte pas le deuil.41 Adelaide Cabete appelle les femmes à venir aux obsèques.1

    Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete

    1. 1FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
    2. 2Unidade de História da Medicina, Faculdade de Ciências Médicas da UNL (projeto de estudantes)
    3. 3Wikipédia (pt)
    4. 4Historia Constitucional (revista eletrónica)

1912

  1. juin 1912· femmes

    Parution de la revue « A Mulher Portuguesa », de l’Association de propagande féministe

    L’Association de propagande féministe lance la revue A Mulher Portuguesa (La Femme portugaise), dont paraîtront cinq numéros, de juin 1912 à février 1913.1 Le n° 1 publie la lettre d’Ana de Castro Osório, écrite à São Paulo et lue lors de la séance du 12 mai 1912, pour le premier anniversaire de l’association : « Notre Association s’est formée dans la lutte ».2 Elle y accusait la Constituante d’avoir écarté le vote des femmes, « le jugeant inopportun ».4

    Ana de Castro Osório

    1. 1Revistas de Ideias e Cultura (RIC): A Mulher Portuguesa (índice dos números, 1912-1913)
    2. 2Revistas de Ideias e Cultura (RIC): A Mulher Portuguesa, n.º 1 (junho de 1912) — discurso de Ana de Castro Osório
    3. 3Wikipédia (pt)
    4. 4Historia Constitucional (revista eletrónica)
  2. 3–9 juillet 1912· femmes

    Des socialistes et des républicaines demandent le vote au Sénat

    Le 3 juillet 1912, en pleine discussion du Code électoral, le Sénat reçoit une requête de l’Union des femmes socialistes contre le refus du vote aux femmes, qui rappelle les promesses que les républicains avaient faites dans l’opposition.1 Le 9 arrive une pétition de la Ligue républicaine des femmes portugaises, alors présidée par Maria Veleda.12 Le sénateur João de Freitas répond que la Ligue réunit « seulement quelques centaines de femmes » et que la grande masse des Portugaises est indifférente au vote.1

    Palácio de São Bento · Maria Veleda

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    3. 3Historia Constitucional (revista eletrónica)
  3. 9 juillet 1912· femmes

    La Ligue remet au Sénat une pétition pour le vote des femmes

    En pleine discussion du Code électoral, la Ligue républicaine des femmes portugaises remet une pétition pour que la loi consacre le vote des femmes, quelques jours après que le Sénat a reçu une requête de l’Union des femmes socialistes.1 Lors du débat, plusieurs sénateurs s’y sont opposés, en invoquant l’influence de l’Église sur les femmes ; d’autres n’acceptaient que le vote des diplômées.1 Le 2 juillet, le Sénat était allé jusqu’à approuver un amendement qui donnait le vote aux femmes de plus de 25 ans titulaires d’un diplôme supérieur, secondaire ou spécial — mais la Chambre des députés ne l’a pas suivi, et le Code électoral de 1913 a réservé le vote aux hommes.2

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Historia Constitucional (revista eletrónica)

1913

  1. 3 juillet 1913· femmes

    Le Code électoral réserve le vote aux hommes

    La loi n° 3 du 3 juillet 1913 ne reconnaît comme électeurs que les citoyens « de sexe masculin » de plus de 21 ans sachant lire et écrire, refermant la brèche juridique par laquelle Carolina Beatriz Ângelo avait voté en 1911.17 Le Sénat était allé jusqu’à approuver le vote des diplômées, mais la Chambre des députés l’a refusé.8 Les femmes allaient attendre près de vingt ans un droit de vote, et encore restreint.1

    Palácio de São Bento · Carolina Beatriz Ângelo

    1. 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    2. 2Ordem dos Advogados
    3. 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    4. 4Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
    5. 5Biblioteca Nacional de Portugal: Primeira República — Sinopse da Legislação Eleitoral (Materiais para a História Eleitoral e Parlamentar Portuguesa, 1820-1926)
    6. 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    7. 7Biblioteca Nacional de Portugal: Materiais para a História Eleitoral e Parlamentar Portuguesa, 1820-1926 — Primeira República: roteiro de fontes
    8. 8Historia Constitucional (revista eletrónica)
  2. 14 novembre 1913· femmes

    Regina Quintanilha, la première femme à plaider au Portugal

    Avec une autorisation spéciale de la Cour suprême de justice, Regina Quintanilha fait ses débuts d’avocate au tribunal de la Boa-Hora, en défendant des accusées — la première femme à plaider au Portugal.31 Le journal A Luta (La Lutte) a écrit qu’elle avait pris la parole « avec beaucoup de brio ».1 La profession d’avocat ne s’ouvrirait légalement aux femmes qu’en 1918, avec le décret n° 4676.3

    Tribunal de la Boa-Hora · Regina Quintanilha

    1. 124 Notícias (SAPO)
    2. 2Wikipédia (pt)
    3. 3Ministério da Justiça (justica.gov.pt)

1914

  1. 1914· femmes

    Fondation du Conseil national des femmes portugaises

    À l’initiative de la médecin Adelaide Cabete, qui allait le présider pendant plus de vingt ans, naît le Conseil national des femmes portugaises.12 Pendant 32 ans, son siège a été le cabinet d’Adelaide Cabete, au 1er étage du n° 13 de la Praça dos Restauradores.1 En novembre paraît le n° 1 du Boletim Oficial (Bulletin officiel), dirigé par Maria Clara Correia Alves.3 Il allait devenir la plus importante et la plus durable association féministe portugaise de la première moitié du XXe siècle.15

    Conseil national des femmes portugaises · Adelaide Cabete · Maria Clara Correia Alves

    1. 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    2. 2Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    3. 3Biblioteca Nacional Digital
    4. 4Wikipédia (pt)
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    6. 6CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

1915

  1. août 1915· femmes

    Grève des couturières de Ramiro Leão & C.ª

    Convoquées par l’association de classe des couturières et des piqueuses, dont le siège était dans la Rua do Benformoso, plus de cent ouvrières de la fabrique de Ramiro Leão & C.ª, sur la colline de Santana, se rendent à une réunion du syndicat.1 Trois d’entre elles — Miquelina Furtado, Laurinda Pinheiro et Lúcia Martins — sont licenciées parce qu’elles font partie d’une commission pour la journée de huit heures, et leurs collègues se mettent en grève devant la fabrique, jusqu’à ce que la cavalerie et l’infanterie de la Garde nationale républicaine (GNR) les dispersent.1 Douze ouvrières démissionnent par solidarité avec les licenciées.1

    Siège de l’association de classe des couturières et des piqueuses (Rua do Benformoso)

    1. 1A Voz do Operário

1916

  1. 20 mars 1916· femmes

    Création de la Croisade des femmes portugaises

    Un groupe de femmes présidé par Elzira Dantas Machado, épouse du président Bernardino Machado, crée la Croisade des femmes portugaises, pour apporter une assistance morale et matérielle à quiconque en aurait besoin à cause de la guerre avec l’Allemagne.12 Elle est née de la Commission féminine « Pela Pátria » (Pour la patrie), dont Ana de Castro Osório avait été la fondatrice.32 En 1917, elle a organisé des cours d’infirmières pour les hôpitaux militaires du pays et du front européen, dirigés au début par la médecin Sofia Quintino.12 La journaliste Virgínia Quaresma a mis au service de la Croisade l’agence de presse qu’elle dirigeait à Lisbonne.4

    Ana de Castro Osório · Virgínia Quaresma · Sofia Quintino

    1. 1Portugal 1914-1918 (Instituto de História Contemporânea, NOVA FCSH)
    2. 2Wikipédia (pt)
    3. 3Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
    4. 4Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A primeira jornalista de reportagem portuguesa numa rua de Caselas

1917

  1. 1917· femmes

    Une loi abolit les restrictions civiles fondées sur le sexe

    Selon la juriste féministe Elina Guimarães, les restrictions du Code civil qui empêchaient les femmes de se porter caution, d’être témoins instrumentaires, tutrices ou membres du conseil de famille ont été abolies par une loi de 1917, ratifiée en 1918, et supprimées du texte du Code en 1930.1 Les lois de la famille de 1910 les avaient laissées en place.1

    Elina Guimarães

    1. 1Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
  2. janvier 1917· femmes

    Parution de la revue « Alma Feminina » du Conseil national des femmes portugaises

    Le Conseil national des femmes portugaises lance le bulletin Alma Feminina (Âme féminine), qui paraîtra jusqu’en mai 1946.1 Le premier numéro, de janvier 1917, est dirigé par Maria Clara Correia Alves, qui avait déjà dirigé le Boletim Oficial (Bulletin officiel) du Conseil.12 Parmi les directrices suivantes figurent Adelaide Cabete et, en 1929–1930, la juriste Elina Guimarães.32

    Maria Clara Correia Alves · Adelaide Cabete · Elina Guimarães

    1. 1Biblioteca Nacional Digital
    2. 2Wikipédia (pt)
    3. 3Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
  3. 1er août 1917· femmes

    Mort d’Angelina Vidal

    La propagandiste républicaine et socialiste Angelina Vidal meurt presque dans la misère au n° 41 de la Rua de São Gens, à Graça.1 La veille, on lui avait accordé la pension de réversion due à la mort de son mari, médecin de la Marine, que la monarchie lui avait refusée parce qu’elle était une « ennemie des institutions ».1 En 1924, Lisbonne allait donner son nom à une rue.1

    Maison où est morte Angelina Vidal (Rua de São Gens, 41) · Angelina Vidal

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)

1918

  1. 19 juillet 1918· femmes

    Un décret ouvre aux femmes la profession d’avocat et d’autres fonctions publiques

    Le décret n° 4676 du 19 juillet 1918, du gouvernement de Sidónio Pais, permet aux femmes diplômées en droit d’exercer la profession d’avocat et les fonctions d’adjoint de notaire et de conservateur des registres, et leur ouvre des postes dans les administrations publiques.21 Il précise toutefois que certaines « fonctions de direction et d’initiative » sont réservées à l’homme, et ne leur donne pas le droit de vote.23 Regina Quintanilha plaidait depuis 1913, avec une autorisation spéciale ; Aurora de Castro e Gouveia a profité du décret pour exercer comme avocate et devenir la première notaire du pays.23

    Regina Quintanilha · Aurora de Castro e Gouveia

    1. 124 Notícias (SAPO)
    2. 2Ministério da Justiça (justica.gov.pt)
    3. 3CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

1919

  1. 23 février 1919

    Parution du premier numéro du journal ouvrier « A Batalha »

    Paraît le premier numéro d’A Batalha (La Bataille), « porte-parole de l’organisation ouvrière portugaise », propriété de l’Union ouvrière nationale ; à partir de septembre 1919, ce sera l’organe de la Confédération générale du travail.1 Sous la Dictature militaire, le siège est détruit et saccagé et la publication interrompue ; le journal reparaîtra après le 25 Avril, à l’initiative d’Emídio Santana.1

    Emídio Santana

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. septembre 1919

    Fondation de la Confédération générale du travail

    À une époque de grande agitation sociale, sous l’effet de la révolution russe et de la fin de la Première Guerre mondiale, est fondée la Confédération générale du travail (CGT), centrale ouvrière anarcho-syndicaliste ; le journal A Batalha (La Bataille) devient son organe.1 Sous la République et la Dictature militaire, la CGT mènera de nombreuses luttes ouvrières et verra beaucoup de militants emprisonnés et déportés.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1921

  1. 6 mars 1921

    Fondation du Parti communiste portugais

    Lors d’une réunion au siège de l’Association des employés de bureau, à Lisbonne, est fondé le Parti communiste portugais, sous l’effet de la révolution russe de 1917.1 Interdit après le coup d’État du 28 mai 1926, il vivra dans la clandestinité jusqu’au 25 Avril 1974.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 15 octobre 1921

    Parution du premier numéro de « Seara Nova »

    Paraît le premier numéro de Seara Nova (Nouvelle Moisson), revue d’intellectuels « détachés des partis politiques mais pas de la vie politique », qui se proposaient d’imposer les réformes nécessaires à la vie nationale, au-dessus des clientèles et des oligarchies.12 Parmi les « seareiros » (moissonneurs) figuraient Jaime Cortesão, Raul Proença, António Sérgio et Aquilino Ribeiro.1 Frappée par la censure, la revue a interrompu sa parution entre août 1926 et avril 1927 ; à son retour, une bonne partie de sa direction et de ses collaborateurs se trouvait en prison ou en exil.2

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Seara Nova
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Seara Nova

1924

  1. 4–9 mai 1924· femmes

    Ier Congrès féministe et d’éducation

    Pour célébrer ses dix ans, le Conseil national des femmes portugaises, présidé par Adelaide Cabete, organise le premier congrès féministe du pays, dans le salon d’honneur de l’Association de secours mutuels des employés du commerce de Lisbonne ; il est inauguré par le président de la République, Manuel Teixeira Gomes.124 La notaire Aurora de Castro e Gouveia réclame la pleine égalité politique et le droit de vote ; parmi les oratrices figurent aussi Deolinda Lopes Vieira, Maria O’Neill, Angélica Viana Porto et Regina Quintanilha.34 Il en est sorti des propositions très avancées pour l’époque : un mois de repos avant l’accouchement pour les travailleuses, l’éducation sexuelle à l’école, un salaire égal pour un travail égal, l’égalité juridique au sein du couple et le vote des femmes.4

    Paço de São Cristóvão / Palácio Vagos — Association de secours mutuels des employés du commerce de Lisbonne · Adelaide Cabete · Aurora de Castro e Gouveia · Maria O'Neill · Angélica Viana Porto · Deolinda Lopes Vieira · Regina Quintanilha

    1. 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    2. 2Wikipédia (pt): Deolinda Lopes Vieira
    3. 3Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
    4. 4Wikipédia (pt): Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas
  2. 17 octobre 1924· femmes

    Lisbonne donne à une rue le nom d’Angelina Vidal

    Par un arrêté municipal du 17 octobre 1924, l’ancien Caminho do Forno do Tijolo prend le nom de Rua Angelina Vidal, avec la légende « Illustre conférencière et propagandiste de l’émancipation sociale » (Ilustre Conferencista e Propagandista da Emancipação Social).1 Ce fut l’un des 14 noms de rue féminins attribués par la Lisbonne républicaine, entre 1910 et 1926.2 Angelina Vidal était morte en 1917, presque dans la misère, à Graça.1

    Rua Angelina Vidal · Angelina Vidal

    1. 1Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A republicana Angelina Vidal
    2. 2Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): Lisboa Republicana: topónimos no feminino

1926–1933

La Dictature militaire

Le coup d’État du 28 mai 1926 met fin au parlement. Salazar devient ministre des Finances en 1928 et bâtit, à partir de là, le régime qui durera 48 ans.

1926

  1. 28 mai 1926

    Le coup d’État militaire du 28 mai met fin à la Première République

    Le coup d’État militaire lancé à Braga le 28 mai 1926 renverse la République parlementaire et ouvre la Dictature militaire (1926–1933), au sein de laquelle émergeront Salazar et l’Estado Novo (« État nouveau »).12 À Lisbonne, une force militaire ferme le Parlement.2 Suivent des années de révoltes et de répression, avec des centaines de morts et des milliers de prisonniers politiques et de déportés.1

    Palácio de São Bento

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  2. 22 juin 1926

    La censure de la presse s’installe à la caserne du Carmo

    Moins d’un mois après le coup d’État du 28 mai, les services de censure de la presse commencent à fonctionner à la caserne de la Garde nationale républicaine (GNR) du Carmo, où ils restent jusqu’en 1934.1 Suivront six autres adresses, dans le Chiado, le Bairro Alto et aux Restauradores — entre 1947 et 1961, au Palácio Foz —, jusqu’à la Rua da Misericórdia, où se trouvait la censure le 25 avril 1974.1

    Largo do Carmo et caserne du Carmo · Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI)

    1. 1Clube de Jornalistas (PDF no Centro de Documentação 25 de Abril, Univ. Coimbra)

1927

  1. 1927· femmes

    La maternité de la Compagnie nationale des tabacs, à Xabregas

    Après des décennies de dénonciations — Adelaide Cabete avait réclamé des crèches dans les usines dans sa thèse de médecine —, la Compagnie nationale des tabacs ouvre, à côté de la manufacture de Xabregas, une maternité pour les cigarières et les femmes des ouvriers.1 Il y avait des consultations pour les mères et les enfants, du lait pour les bébés, une hospitalisation gratuite un mois avant et un mois après l’accouchement, et une crèche.1 Les ouvrières de cette manufacture avaient fondé en 1894 une association mutualiste féminine.1

    Adelaide Cabete

    1. 1FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
  2. 3–9 février 1927

    La révolte de février 1927 contre la Dictature militaire

    La première grande révolte du « reviralho » (retournement) contre la Dictature militaire commence à Porto le 3 février, avec des militaires et des civils comme Sousa Dias, Jaime de Morais et Jaime Cortesão, et ne gagne Lisbonne que le 7.1 Les insurgés se rendent à Porto et, en fin d’après-midi le 9, à Lisbonne.1 Suivent des licenciements de fonctionnaires, la dissolution d’unités de l’armée et de la Garde nationale républicaine (GNR), des centaines de prisonniers et de déportés, des exécutions et l’exil de nombreux républicains, qui formeront en France la Ligue de défense de la République.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
  3. 7–9 février 1927

    La révolte de février 1927 à Lisbonne

    Commencée à Porto le 3 février, la révolte ne s’étend à Lisbonne que le 7 : des marins, des compagnies de la Garde nationale républicaine (GNR) et des civils armés, commandés par des hommes comme Mendes dos Reis et Agatão Lança, dressent des barricades dans la Rua Alexandre Herculano, sur le Largo do Rato et dans la Rua de São Filipe Néri.1 Ils se rendent en fin d’après-midi le 9 février ; ce jour-là, près de la fontaine du Largo do Rato, plusieurs civils et marins ont été fusillés.12 La répression qui a suivi a créé, en mars, une Police spéciale d’informations, embryon de la police politique de l’Estado Novo (« État nouveau »).2

    Largo do Rato (ancienne Praça do Brasil)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
  4. mars 1927

    Des exilés créent la Ligue de défense de la République (« Ligue de Paris »)

    Après la défaite de la révolte de février, des républicains exilés — parmi lesquels António Sérgio, Afonso Costa, José Domingues dos Santos, Álvaro de Castro et Jaime Cortesão — organisent, d’abord en Galice puis à Paris, la Ligue de défense de la République, connue sous le nom de Ligue de Paris.1 Son document fondateur, Ao País (Au pays), rédigé par António Sérgio, est rendu public en juillet 1927 : il demandait la réforme des institutions parlementaires, de la vie publique, de l’économie et de l’éducation.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Liga de Paris
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Revolta de Fevereiro de 1927
    3. 3Wikipédia

1928

  1. 1928

    La prison de l’Aljube devient une prison politique

    Deux ans après le coup d’État, la prison de l’Aljube devient une prison politique pour les détenus de sexe masculin et sert de « plaque tournante » pour ceux qui partaient en déportation.21 En 1934, elle passe sous l’administration directe de la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE), comme prison des prévenus ; en 1935, les cellules collectives sont cloisonnées et le parloir est équipé d’un grillage entre les prisonniers et les visiteurs.23 À partir de 1943, elle compte treize cellules d’isolement, les « curros ».2

    Prison de l’Aljube

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Golpe Militar de 28 de maio de 1926
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Exposição de longa duração
  2. 1928· femmes

    Maria Lamas prend la direction de « Modas & Bordados »

    À l’invitation de l’écrivain Ferreira de Castro, Maria Lamas prend la direction de Modas & Bordados (Modes et broderies), supplément d’O Século, et rend la revue rentable grâce à un discours « de femme à femme ».14 Elle la dirigera jusqu’en 1947, lorsqu’elle devra choisir entre la revue et le Conseil national des femmes portugaises.31

    O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas

    1. 1Wikipédia
    2. 2A Voz do Operário
    3. 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  3. mars 1928

    Óscar Carmona élu président, sans candidat d’opposition

    Le général Óscar Carmona, candidat unique, est élu président de la République au suffrage direct ; seuls les citoyens de sexe masculin de plus de 21 ans ont voté.1 Le mois suivant, pour résoudre la crise financière, la dictature appelle Salazar au gouvernement.1

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  4. 27 avril 1928

    Salazar entre en fonctions comme ministre des Finances

    Pour résoudre la crise des finances publiques, la Dictature militaire appelle au gouvernement António de Oliveira Salazar, professeur d’économie et de finances à Coimbra, figure en vue du Centre catholique, avec une réputation de « magicien des finances ». Il entre en fonctions le 27 avril 1928 et, dans son discours d’investiture, affirme qu’il sait très bien ce qu’il veut et où il va.12 Commençait alors la longue marche vers le pouvoir qui allait le mener, en 1932, à la présidence du Conseil.2

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Tribunal de Contas
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  5. 24 juin 1928· femmes

    IIe Congrès féministe et d’éducation

    Déjà sous la dictature, le Conseil national des femmes portugaises tient le IIe Congrès féministe et d’éducation ; la séance inaugurale, avec Adelaide Cabete et Angélica Viana Porto à la tribune, est présidée par la médecin espagnole Elisa Soriano, sans aucun représentant du gouvernement.1 Il y a eu douze communications, présentées par dix femmes, et celles qui portaient sur les droits politiques et civils ont été plus nombreuses que celles sur l’éducation.1 Maria O’Neill a défendu « Le vote aux femmes » (O voto às mulheres), et Elina Guimarães, la protection de la travailleuse.361 Deolinda Lopes Vieira, membre du comité d’organisation, a défendu l’« École unique » (Escola Única) et la coéducation, que la dictature avait abolie dans les écoles primaires l’année précédente.5

    Adelaide Cabete · Maria O'Neill · Elina Guimarães · Angélica Viana Porto · Deolinda Lopes Vieira

    1. 1Wikipédia (pt): Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas
    2. 2Silêncios e Memórias (blogue)
    3. 3Wikipédia (pt): Maria O'Neill
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    5. 5Wikipédia (pt): Deolinda Lopes Vieira
    6. 6Historia Constitucional (revista eletrónica)

1930

  1. 17 mai 1930· femmes

    Maria Lamas organise l’exposition « Mulheres Portuguesas » (Femmes portugaises)

    À l’initiative de Maria Lamas, l’exposition « Mulheres Portuguesas — Exposição da Obra Feminina, Antiga e Moderna » (Femmes portugaises — exposition de l’œuvre féminine, ancienne et moderne) ouvre le 17 mai dans onze salles du journal O Século, sous la devise « Soyons intelligemment femmes » (Sejamos inteligentemente mulheres).51 Elle montrait le travail des femmes de tout le pays, des artisanes aux intellectuelles, et reconstituait les salons de Maria Amália Vaz de Carvalho et de Carolina Michaëlis de Vasconcelos.54 Elle a été organisée avec le Conseil national des femmes portugaises.4

    O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2A Voz do Operário
    3. 3Wikipédia (pt)
    4. 4Wikipédia
    5. 5RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
  2. 8 juillet 1930

    Salazar fait promulguer l’Acte colonial

    Ministre des Finances de la Dictature militaire et, par intérim, des Colonies, Salazar fait promulguer l’Acte colonial, qui centralise à Lisbonne l’administration de l’empire et subordonne les intérêts des colonies à ceux de la métropole.1 « Il est de l’essence organique de la Nation portugaise de remplir la fonction historique de posséder et de coloniser des domaines d’outre-mer », disait l’article 2.1 Le texte serait incorporé à la Constitution de 1933.1

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1931

  1. 1931· femmes

    Premier vote des femmes, restreint aux femmes instruites

    La Dictature militaire reconnaît pour la première fois le droit de vote à certaines femmes : le décret n° 19 694 du 5 mai, aux femmes chefs de famille, pour les conseils de paroisse (freguesia), et le décret n° 20 073 du 15 juillet, à celles qui avaient fait des études secondaires ou supérieures, pour les conseils municipaux.127 Dans cette première phase, le vote des femmes ne valait que pour les conseils de paroisse et les conseils municipaux.5 Ainsi se refermait une parenthèse de près de vingt ans depuis le Code électoral de 1913.3

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 19 694, de 5 de maio de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 104): organiza o recenseamento eleitoral
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 20 073, de 15 de julho de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 162): altera a lei do recenseamento eleitoral
    3. 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    4. 4Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
    5. 5Ordem dos Advogados
    6. 6Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    7. 7jugular (blogue, SAPO)
  2. 15 février 1931

    Premier numéro d’« Avante! », journal clandestin du PCP

    Paraît le premier numéro d’Avante! (En avant !), organe central du Parti communiste portugais, adressé au « prolétariat du Portugal » et imprimé dans des imprimeries clandestines.1 La publication a été irrégulière et s’est même interrompue pendant deux ans ; reprise en août 1941, elle ne s’est plus arrêtée jusqu’au 25 Avril.1 Le premier Avante! légal est paru le 17 mai 1974.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 4 avril 1931

    Premier numéro du « Diário da Manhã », journal de l’Union nationale

    Paraît à Lisbonne le Diário da Manhã (Le Quotidien du matin), dirigé par Domingos Garcia Pulido, dans l’ancienne rédaction du journal républicain O Mundo (Le Monde), dans la Rua da Misericórdia. Dans son premier éditorial, il se dit « journal républicain », mais il sera l’organe officieux et d’endoctrinement de l’Union nationale, de plus en plus voué au culte de Salazar.1 Le dernier numéro paraît le 30 janvier 1971, alors que Marcelo Caetano est déjà au gouvernement ; lui succède Época.1

    Siège du « Diário da Manhã » (Rua da Misericórdia, 95)

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
  4. 1er mai 1931

    Des morts dans la répression du 1er Mai 1931 à Lisbonne

    La Police de sécurité publique (PSP) et la Garde nationale républicaine (GNR) répriment à coups de feu les manifestations du 1er Mai à Lisbonne : des dizaines de blessés et au moins quatre morts — un aide-maçon de la mairie, un employé de la Shell, un commis de droguerie touché derrière son comptoir et le propriétaire d’un hôtel de la Rua do Comércio, touché à sa fenêtre.1 C’était le point culminant d’une année de grèves et de révoltes contre la Dictature militaire.2

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    2. 2Secretaria-Geral do Ministério das Finanças – Arquivo
  5. 5 mai 1931· femmes

    Décret n° 19 694 : les femmes chefs de famille aux élections des conseils de paroisse

    Déjà sous la dictature, le décret n° 19 694, qui organise le recensement électoral, fait élire les membres des conseils de paroisse (freguesia) par les chefs de famille « de l’un et l’autre sexe ».1 Sont considérées comme chefs de famille les femmes veuves, divorcées ou séparées judiciairement, ayant leur propre famille, et les femmes mariées dont le mari est absent, aux colonies ou à l’étranger.13 C’est le premier vote des femmes, encore limité aux conseils de paroisse.3 En juillet, le décret n° 20 073 donnerait le vote pour les conseils municipaux aux femmes ayant fait des études secondaires ou supérieures.2

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 19 694, de 5 de maio de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 104): organiza o recenseamento eleitoral
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 20 073, de 15 de julho de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 162): altera a lei do recenseamento eleitoral
    3. 3jugular (blogue, SAPO)
    4. 4Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    5. 5Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
  6. 15 juillet 1931· femmes

    Décret n° 20 073 : le vote pour les femmes ayant fait des études secondaires ou supérieures

    Le décret n° 20 073 étend le vote pour les conseils de paroisse (freguesia) aux célibataires majeures ou émancipées « ayant leur propre famille et d’une probité morale reconnue », et donne le vote pour les conseils municipaux aux Portugaises majeures ou émancipées ayant fait des études secondaires ou supérieures.1 Il arrivait près de vingt ans après que le Code électoral de 1913 avait réservé le vote aux hommes.23 C’était un vote très restreint, qui n’allait pas jusqu’au parlement : il valait pour les conseils de paroisse et les conseils municipaux.4

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
    3. 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
    4. 4Ordem dos Advogados
    5. 5jugular (blogue, SAPO)
  7. 26 août 1931

    Révolte du « reviralho » (retournement) du 26 août 1931 à Lisbonne

    Des militaires et des civils se soulèvent à Lisbonne contre la Dictature militaire, avec des aviateurs de la base aérienne d’Alverca ; ils occupent des positions du haut du Parque Eduardo VII au Largo do Rato et attaquent la caserne du 5e de chasseurs (Caçadores 5), à Campolide, qui reste fidèle au gouvernement.15 Les combats font une quarantaine de morts, et les insurgés arrêtés sont conduits au gouvernement civil, dans la Rua Capelo.1 Le 2 septembre, 358 déportés, parmi lesquels les chefs militaires de la révolte, embarquent sur le navire Pedro Gomes à destination du Timor.2

    Largo do Rato (ancienne Praça do Brasil) · Parque Eduardo VII · Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Golpe de 26 de agosto de 1931
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Alberto de Almeida
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Wikipédia
    5. 5Secretaria-Geral do Ministério das Finanças – Arquivo

1932

  1. 5 juillet 1932

    Salazar prend la présidence du Conseil des ministres

    Après deux ans d’influence prépondérante comme ministre des Finances, Oliveira Salazar devient chef du gouvernement le 5 juillet 1932 et ouvre la voie à l’institutionnalisation de l’Estado Novo (« État nouveau »), que la Constitution de 1933 consacrerait.1

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  2. 5 décembre 1932

    Création des tribunaux militaires spéciaux

    Le décret n° 21 942 crée les tribunaux militaires spéciaux, à Lisbonne et à Porto, pour juger les crimes politiques, avec des peines de déportation à purger « dans une colonie pénale établie sur une île des colonies ».1 À Lisbonne, les prisonniers attendaient souvent leur procès dans les cachots du 1er commissariat, au gouvernement civil, où se tenaient aussi les procès.2 Ces tribunaux céderaient la place, en 1945, aux tribunaux pléniers.1

    Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos

1933

  1. 1933· femmes

    Le premier lycée de jeunes filles s’installe dans son propre bâtiment

    Héritier du lycée Maria Pia, le lycée Maria Amália Vaz de Carvalho s’installe dans le bâtiment de la Rua Rodrigo da Fonseca, conçu par Miguel Ventura Terra — le premier construit spécialement pour un lycée de jeunes filles.13 Maria Guardiola en était la proviseure depuis 1928, et Domitila de Carvalho, la première proviseure du Maria Pia, continuait d’y enseigner les mathématiques.24 L’année suivante, toutes deux seraient élues parmi les trois premières députées.2

    Lycée Maria Amália Vaz de Carvalho (héritier du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles) · Maria Guardiola · Domitila de Carvalho

    1. 1Visão / Lusa
    2. 2Susana Fontes e Sónia Coelho / Faces de Eva (SciELO Portugal)
    3. 3FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
    4. 4Wikipédia (pt)

1933–1958

L’Estado Novo

La Constitution de 1933, la police politique, la censure, Tarrafal. Et une opposition qui ne se tait pas : les grèves, le MUD, les candidatures présidentielles.

1933

  1. 11 avril 1933· femmes

    La Constitution de l’Estado Novo entre en vigueur

    Approuvée par plébiscite le 19 mars — les abstentions étant comptées comme des votes favorables —, la Constitution de 1933 entre en vigueur le 11 avril et institue l’Estado Novo (« État nouveau »).12 L’article 5 déclare que tous sont égaux devant la loi, « sauf, quant à la femme, les différences résultant de sa nature et du bien de la famille », formule qui a justifié l’inégalité juridique des femmes.34 Le même jour est publié le décret de la censure préalable.5

    1. 1RTP Ensina
    2. 2Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
    3. 3Assembleia da República: A revisão do Código Civil e os Direitos das Mulheres (1977)
    4. 4Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  2. 11 avril 1933

    Le décret-loi n° 22 469 institue la censure préalable

    Le jour où entre en vigueur la nouvelle Constitution, le décret-loi n° 22 469 réglemente la censure préalable des publications périodiques, pour empêcher la « perversion de l’opinion publique ».1 En juin est créée la Direction générale des services de censure, qui travaillait alors dans la caserne de la Garde nationale républicaine (GNR) du Carmo.13 La censure s’étendrait aux livres, aux spectacles, à la radio et au cinéma, et ne serait abolie qu’après le 25 Avril.12

    Largo do Carmo et caserne du Carmo

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Clube de Jornalistas (PDF no Centro de Documentação 25 de Abril, Univ. Coimbra)
  3. 29 août 1933

    Création de la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE)

    Le décret-loi n° 22 992 du 29 août crée la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE), la police politique qui a porté ce nom jusqu’en 1945, quand elle a laissé place à la PIDE.13 Le régime mise sur l’aggravation de la répression pour briser la résistance.2 Le siège de la Rua António Maria Cardoso n’a fonctionné pleinement qu’à partir de 1938 ; jusque-là, une grande partie de la violence et de la torture passait par les commissariats de la Police de sécurité publique (PSP), presque toujours en lien avec l’Aljube.5

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Prison de l’Aljube

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Prisões da Ditadura
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Ditadura militar e ascensão do salazarismo
    5. 5Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  4. 23 septembre 1933

    Le Statut du travail national interdit la grève

    Inspiré de la « Carta del Lavoro » (Charte du travail) de Mussolini, le Statut du travail national impose le modèle corporatiste et la « fascisation » des syndicats ; avec la Constitution, il interdit la grève et le lock-out.21 La réponse ouvrière a été la grève générale du 18 janvier 1934.2 La grève ne redeviendrait légale qu’avec le décret-loi n° 392/74.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  5. 25 septembre 1933

    Création du Secrétariat de la propagande nationale

    Le décret-loi n° 23 054 crée, auprès de la présidence du Conseil, le Secrétariat de la propagande nationale, avec pour mission, entre autres, de « combattre par tous les moyens » la pénétration dans le pays de « toutes idées perturbatrices et dissolvantes de l’unité et de l’intérêt national » et d’utiliser la radio, le cinéma et le théâtre comme « moyens indispensables à son action ».1 Dirigé par António Ferro, il a été une pièce maîtresse de la machine de propagande du régime.24 En 1940, l’État achète le Palácio Foz, aux Restauradores, pour y installer son siège.3 En 1944, un décret-loi regroupe au sein du Secrétariat national de l’information, qui lui a succédé, les services de propagande, de tourisme, de presse et de censure.5

    Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI)

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Wikipédia (ponto de partida): Secretariado de Propaganda Nacional
    3. 3Wikipédia (ponto de partida): Palácio Foz
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Ditadura militar e ascensão do salazarismo
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Censura no Salazarismo
  6. 19 novembre 1933

    150 prisonniers politiques déportés à Angra do Heroísmo

    Venus du fort de Peniche, 150 prisonniers — militaires et civils, partisans du « reviralho » (retournement), syndicalistes, anarchistes et communistes, jugés et condamnés par un tribunal militaire — sont déportés à la forteresse de São João Baptista, à Angra do Heroísmo.1 Ce fut le premier convoi depuis que la forteresse était devenue une prison de la police politique, trois mois après la création de la PVDE.1

    Forteresse de Peniche — la prison politique

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1934

  1. 18 janvier 1934

    Grève générale révolutionnaire du 18 Janvier 1934

    Anarcho-syndicalistes, communistes et socialistes appellent à une grève générale contre la « fascisation » des syndicats imposée par le Statut du travail national.1 À Lisbonne, une bombe explose au Poço do Bispo et la voie ferrée est coupée à Xabregas ; à Marinha Grande, les ouvriers verriers occupent le poste de la Garde nationale républicaine (GNR) et la mairie.1 Des prisonniers comme António Gato Pinto passent par les cachots du gouvernement civil et par l’Aljube ; plusieurs participants mourront à Tarrafal, parmi lesquels Bento Gonçalves et Mário Castelhano.31 Cette année-là, la PVDE se met à administrer directement les prisons politiques : l’Aljube, Caxias, Peniche et Angra.4

    Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP · Prison de l’Aljube · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert) · Fort de Caxias — la prison politique · Forteresse de Peniche — la prison politique

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Ditadura militar e ascensão do salazarismo
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Os «crimes políticos» no Estado Novo (Prisões da Ditadura)
    4. 4Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  2. 16 juin 1934

    Inauguration à Porto de la Ire Exposition coloniale portugaise

    S’ouvre à Porto la Ire Exposition coloniale portugaise, dont le commissaire est Henrique Galvão, un militaire qui allait devenir un opposant de premier plan au salazarisme.1 Moment d’exaltation impériale, l’exposition comprenait des « zoos humains », où des hommes, des femmes et des enfants des colonies étaient exhibés au public dans leurs prétendus « habitats ».1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 6 novembre 1934· femmes

    Décret-loi n° 24 631 : certaines femmes peuvent voter et être élues à l’Assemblée nationale

    La nouvelle loi électorale de l’Estado Novo (« État nouveau ») définit qui peut être élu à l’Assemblée nationale — les citoyens portugais ayant la capacité électorale et sachant lire et écrire —, considère comme électeur quiconque est inscrit sur les listes électorales et fixe la première élection au 16 décembre 1934.1 Ne pouvaient pas être élus, entre autres, ceux qui étaient emprisonnés pour des délits politiques ou sociaux.1 Selon l’historienne Irene Flunser Pimentel, pouvaient voter et être élues les femmes célibataires de plus de 21 ans ayant un revenu propre ou qui travaillaient, les femmes chefs de famille et les femmes mariées titulaires d’un diplôme secondaire ou qui payaient une certaine contribution foncière.2 Aux élections de décembre seraient élues les trois premières députées.2

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2jugular (blogue, SAPO)
    3. 3Assembleia da República
  4. 16 décembre 1934· femmes

    Élection des trois premières députées portugaises

    Aux élections du 16 décembre 1934, la liste de l’Union nationale fait entrer à l’Assemblée nationale les trois premières députées portugaises : la professeure et médecin Domitila de Carvalho, l’avocate Maria Cândida Parreira et la professeure Maria Guardiola.12 Elles ont siégé surtout dans les commissions du travail et de l’assistance, et de l’éducation, parce qu’on considérait que c’étaient des sujets « plus liés aux intérêts de la femme ».1 Ce n’est pas la Première République qui a ouvert aux femmes les portes du parlement, mais le régime de Salazar, qui a vu en elles un moyen de propager l’idéologie de l’Estado Novo (« État nouveau »).1 L’Assemblée s’est ouverte le 11 janvier 1935.3

    Palácio de São Bento · Domitila de Carvalho · Maria Cândida Parreira · Maria Guardiola

    1. 1Susana Fontes e Sónia Coelho / Faces de Eva (SciELO Portugal)
    2. 2jugular (blogue, SAPO)
    3. 3Assembleia da República

1935

  1. janvier 1935

    La redoute Sud de Caxias passe à la police politique

    La redoute Sud du fort de Caxias, prison depuis 1916, passe sous l’autorité de la PVDE, pour les prisonniers hommes.1 Caxias rejoint ainsi l’Aljube comme prison politique de la région de Lisbonne ; en 1938, la redoute Nord deviendrait la prison des femmes.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Prison de l’Aljube

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  2. 11 janvier 1935· femmes

    L’Assemblée nationale s’ouvre, avec les trois premières députées

    Élue en décembre 1934, l’Assemblée nationale de l’Estado Novo (« État nouveau ») se réunit pour la première fois au Palácio de São Bento, avec l’arrivée du président de la République, Óscar Carmona, et de Salazar.12 Parmi les députés figurent les trois premières femmes élues à un parlement au Portugal : Domitila de Carvalho, Maria Cândida Parreira et Maria Guardiola.36 Seules avaient pu voter les femmes ayant suivi un cursus spécial, secondaire ou supérieur.4

    Palácio de São Bento · Domitila de Carvalho · Maria Guardiola · Maria Cândida Parreira · António de Oliveira Salazar

    1. 1Assembleia da República: Chegada de Óscar Carmona e Oliveira Salazar à abertura da Assembleia Nacional, 11 de janeiro de 1935 (legenda)
    2. 2Assembleia da República: Exterior do Palácio de S. Bento no dia da abertura da Assembleia Nacional, 11 de janeiro de 1935 (legenda)
    3. 3Assembleia da República: As três primeiras mulheres eleitas Deputadas (legenda)
    4. 4Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
    5. 5Ordem dos Advogados
    6. 6Susana Fontes e Sónia Coelho / Faces de Eva (SciELO Portugal)
  3. 13 juin 1935

    Création de la FNAT, Fondation nationale pour la joie au travail

    Le décret-loi n° 25 495 crée la Fondation nationale pour la joie au travail, pour promouvoir « la mise à profit du temps libre des travailleurs portugais » : tout ce qui pouvait « fortifier, éduquer et distraire le corps et l’esprit de ceux qui travaillent » devait être regardé avec un « soin particulier ».1 Elle suivait le modèle du Dopolavoro de Mussolini et de la « Force par la joie » de Hitler, et servait les adhérents des syndicats nationaux, des Casas do Povo (maisons du peuple) et des Casas de Pescadores (maisons des pêcheurs).2 En 1946, elle a installé son siège au Palácio Camarido, dans la Calçada de Sant’Ana ; en 1975, elle a pris le nom d’INATEL.32

    Palácio Camarido – siège de la FNAT · Stade de la FNAT (rebaptisé stade du 1er-Mai)

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Fundação INATEL: História (da FNAT à Fundação INATEL)
    3. 3Fundação INATEL: Edifício-Sede da Fundação INATEL (Património — outras instalações)
  4. 10 novembre 1935· femmes

    Constitution de l’Association féminine portugaise pour la paix

    L’Association féminine portugaise pour la paix est constituée, avec son siège à Lisbonne, d’abord dans la Rua do Loreto, puis dans la Rua Latino Coelho.1 Elle se présentait comme apolitique et non religieuse, mais a réuni des femmes antifascistes et antibellicistes, de Stella Piteira Santos et Maria Alda Nogueira à Isabel Aboim Inglez et Manuela Porto.43 Maria Lamas l’a présidée à partir de 1938.2 Elle a été dissoute en 1952, par décision du ministre de l’Intérieur.1

    Siège de l’Association féminine portugaise pour la paix · Maria Lamas · Stella Piteira Santos · Isabel Aboim Inglez · Manuela Porto · Maria Alda Nogueira

    1. 1Secretaria-Geral do MAI – Arquivo do Governo Civil de Lisboa (Archeevo)
    2. 2RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    3. 3MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

1936

  1. 11 avril 1936· femmes

    La loi n° 1941 crée la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa)

    La loi n° 1941 du 11 avril 1936 crée la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa) et la Jeunesse portugaise féminine (Mocidade Portuguesa Feminina), organisations d’encadrement de la jeunesse par le régime.1 La Jeunesse portugaise aurait son siège au Palácio da Independência, sur le Largo de São Domingos, jusqu’en 1974.2 Toutes deux ont été dissoutes par le décret-loi n° 171/74, dès le 25 avril 1974.1

    Palácio da Independência – siège de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa)

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Wikipédia (ponto de partida)
  2. 23 avril 1936

    Un décret crée le camp de concentration de Tarrafal

    Le décret-loi n° 26 539 crée la « colonie pénale pour prisonniers politiques et sociaux » de Tarrafal, sur l’île de Santiago, au Cap-Vert — le « camp de la mort lente » (Campo da Morte Lenta).1 Le médecin du camp, Esmeraldo Pais, disait : « je ne suis pas ici pour soigner, mais pour signer des certificats de décès ».1 Le camp a reçu ses premiers prisonniers le 29 octobre 1936 ; jusqu’à sa fermeture, en 1954, 340 prisonniers y sont passés, et 34 y sont morts.1

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 18 juillet 1936

    Soulèvement de Franco : la guerre civile d’Espagne commence

    Le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole marque le début de la guerre civile d’Espagne.1 Salazar soutient Franco, et entre 1936 et 1939 la dictature portugaise traverse l’une de ses périodes les plus violentes : 9 575 arrestations opérées par la police politique et 38 décès connus, la plupart dans les prisons et à Tarrafal.1

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  4. 6 août 1936· femmes

    « Révolte du lait » à Madère ; dix prisonnières envoyées à Lisbonne

    Protestation populaire contre le monopole des produits laitiers, la révolte s’étend sur plus d’un mois et se solde par 557 arrestations et 7 morts.1 En juin 1937, dix femmes de Ribeira Brava — Ludovina de Jesus da Corte, Agostinha da Câmara, Francisca Andrade, Maria de Jesus Silva, Maria Rosa de Abreu, Maria de Jesus Andrade, Conceição da Câmara Rodrigues, Tereza da Corte, Virgínia de Jesus et Maria de Souza — sont envoyées à la prison des Mónicas, à Lisbonne.1 Les prisonniers emmenés sur le continent sont restés détenus entre deux et trois ans.1

    Prison des Mónicas

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  5. 15 août 1936· femmes

    Approbation des statuts de l’Œuvre des mères pour l’éducation nationale

    Le décret n° 26 893 approuve les statuts de l’Œuvre des mères pour l’éducation nationale (OMEN), instituée sous le patronage du ministère de l’Éducation nationale pour « stimuler l’action éducative de la famille ». Parmi ses buts figuraient « orienter les mères portugaises » dans l’éducation de leurs enfants, promouvoir « le confort du foyer », « défendre les bonnes mœurs, notamment en ce qui concerne l’habillement, la lecture et les divertissements » et organiser la section féminine de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa).1 Elle diffusait le rôle que le régime destinait aux femmes : mères dévouées à la famille et aux tâches domestiques, épouses obéissant à leur mari, le « chef » de famille.2 Maria Guardiola en a été la vice-présidente de 1937 jusqu’à sa dissolution, en 1975.3

    Maria Guardiola

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2RTP Ensina
    3. 3Hemeroteca Municipal de Lisboa
  6. 8 septembre 1936

    Révolte des marins sur le Tage

    Des marins des navires Afonso de Albuquerque, Dão et Bartolomeu Dias, organisés par l’Organisation révolutionnaire de la marine, liée au Parti communiste portugais (PCP), se soulèvent sur le Tage contre la dictature.1 Salazar fait bombarder les navires : il y a 12 morts et 208 prisonniers, et 34 marins partent avec le premier contingent pour Tarrafal.1 La plupart n’en sont sortis qu’à la fermeture du camp, en 1954 ; cinq y sont morts.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
  7. 30 septembre 1936

    Création de la Légion portugaise

    Le décret-loi n° 27 058 du 30 septembre 1936 crée la Légion portugaise, milice du régime.1 Le 25 avril 1974, elle a été la première force paramilitaire à se rendre, et le décret-loi n° 171/74 l’a dissoute.21

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da DGS, LP e MP (Dec.-Lei 171/74 de 25 de Abril)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
  8. 17 octobre 1936

    Les marins insurgés embarquent pour Tarrafal

    Livrés à la PVDE après la révolte du 8 septembre, les marins arrêtés sont passés par le poste de police de la « Mitra », dans la partie orientale de Lisbonne, puis, à partir du 18 septembre, par le Pénitencier.12 Condamnés par le Tribunal militaire spécial, ils ont embarqué le 17 octobre sur le navire qui est parti le lendemain pour le camp de Tarrafal, tout juste créé.23 Parmi eux se trouvaient l’artilleur Francisco José Pereira, qui, en septembre 1937, a été le premier déporté à mourir dans le camp, et le marin Jacinto de Melo Faria Vilaça, qui y est mort en 1941, à 26 ans.12

    « Mitra » – asile de la Mitra et 3e poste du 14e commissariat de la PSP · Pénitencier de Lisbonne · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Francisco José Pereira (biografia)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Jacinto de Melo Faria Vilaça (biografia)
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  9. 29 octobre 1936

    Les 152 premiers prisonniers arrivent à Tarrafal

    Partis de Lisbonne le 18 octobre dans les cales du navire Luanda, les 152 premiers déportés — parmi lesquels des participants à la grève générale du 18 janvier 1934 et à la révolte des marins — arrivent au camp de Tarrafal, après douze jours de voyage.1 Le camp a été conçu pour les isoler du monde, dans des conditions inhumaines de captivité, de mauvais traitements, de travail forcé et de torture.1

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Chegam ao Tarrafal os primeiros presos deportados
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Campo de Concentração do Tarrafal
  10. 24 novembre 1936· femmes

    Les institutrices ne peuvent se marier qu’avec l’autorisation du ministre

    Le décret-loi n° 27 279, qui fixe les bases de l’enseignement primaire, dispose en son article 9 que « le mariage des institutrices ne pourra avoir lieu sans l’autorisation du ministre de l’Éducation nationale », qui ne la donnera que si le fiancé a une « bonne conduite morale et civile » et des « traitements ou revenus, attestés par des documents, en rapport avec le traitement de l’institutrice ».1 Le même texte exige une « conduite morale irréprochable » de ceux qui enseignent et rend obligatoire l’inscription des élèves de l’école primaire à la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa).1 L’autorisation n’a cessé d’être exigée qu’en décembre 1969.2

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 27 279, de 24 de novembro de 1936 (Diário do Governo, I série, n.º 276): bases do ensino primário
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 49 473, de 27 de dezembro de 1969 (Diário do Governo, I série, n.º 301): revoga a autorização para o casamento das professoras primárias

1937

  1. 20 janvier 1937

    « Bombes des ministères » : des anarchistes attaquent les soutiens de Franco à Lisbonne

    En solidarité avec l’Espagne républicaine, des anarchistes font exploser des bombes au ministère de l’Éducation nationale, à l’Emissora Nacional, au Rádio Clube Português et à la Maison d’Espagne, entre autres cibles ; le lendemain, des engins explosent au ministère de la Guerre.1 Les cibles ont été choisies grâce à des contacts de l’anarchiste Emídio Santana.1 L’enthousiasme conduirait les anarchistes à l’attentat contre Salazar, en juillet.1

    Emídio Santana

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 4 juillet 1937

    Attentat à la bombe contre Salazar sur l’Avenida Barbosa du Bocage

    Le dimanche matin, une bombe cachée dans un collecteur d’égout de l’Avenida Barbosa du Bocage explose à l’arrivée de la voiture de Salazar, qui se rendait à la messe dans la chapelle privée de Josué Trocado ; à cause d’une erreur de quelques centimètres, elle explose dans la mauvaise direction, et le dictateur en sort indemne.12 L’action est attribuée à des anarchistes comme Emídio Santana, liés à d’autres membres du Front populaire.14 La PVDE arrête et torture des innocents ; deux d’entre eux, José Lopes da Silva et Jacinto Estêvão de Carvalho, meurent.1

    Avenida Barbosa du Bocage, n° 96 (chapelle privée de Josué Trocado) · Emídio Santana · António de Oliveira Salazar

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Diário de Notícias
    3. 3Observador
    4. 4Wikipédia

1938

  1. mai 1938

    Francisco Paula de Oliveira (« Pavel ») s’évade de l’Aljube

    Francisco de Paula Oliveira Júnior, dit « Pavel », secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP), arrêté le 10 janvier 1938 dans sa maison clandestine, s’évade de l’Aljube avec l’aide de l’infirmier Augusto Rodrigues, qui se joint à l’évasion avec un autre prisonnier très malade, « Casanova ».1 Cachés sur un bateau norvégien, ils gagnent Paris ; Pavel finirait exilé au Mexique, où il a été journaliste, écrivain et critique d’art, ami de Frida Kahlo et de Diego Rivera.1

    Prison de l’Aljube

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. mai 1938· femmes

    La redoute Nord de Caxias devient la prison politique des femmes

    La redoute Nord du fort de Caxias passe sous l’autorité de la police politique, pour les femmes.1 Les prisonnières y accomplissaient toute leur détention préventive et leurs peines, deux par deux dans des salles, et ne sortaient en promenade qu’avec la même compagne.2 Certaines avaient avec elles leurs enfants en bas âge ou nés en prison ; lors des visites, à travers une vitre, elles ne pouvaient pas les serrer dans leurs bras.2

    Fort de Caxias — la prison politique

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  3. 1er juillet 1938· femmes

    Un décret-loi impose que les infirmières soient célibataires ou veuves

    Le décret-loi n° 28 794 dispose que, dans les postes d’infirmière et de service domestique occupés par des femmes, ne peuvent entrer que des célibataires ou des veuves sans enfants, « lesquelles seront remplacées dès que ces conditions cesseront d’être remplies ».1 Commence alors une lutte de 25 ans des infirmières, qui n’a pris fin qu’avec le décret-loi n° 44 923 de mars 1963.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1939

  1. 17 mars 1939

    Salazar et Franco signent le Pacte ibérique

    À quelques jours de la prise de Madrid par les franquistes, Salazar et Franco signent le Pacte ibérique, qui scelle l’alliance des deux dictatures.1 Pendant la guerre civile, les « Viriatos », des milices portugaises organisées par Jorge Botelho Moniz, ont combattu aux côtés de Franco, la police politique portugaise a livré des réfugiés républicains, et le Rádio Clube Português, fondé par Botelho Moniz, a émis pour encourager les franquistes.1

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. décembre 1939

    Miguel Torga emprisonné à l’Aljube

    Arrêté à Leiria à cause d’O Quarto Dia (Le Quatrième Jour) et d’A Criação do Mundo (La Création du monde), l’écrivain Miguel Torga passe trois mois dans les cellules de l’Aljube.1 Il y écrit le poème « Canção » (Chanson), daté du 30 décembre 1939 : « La liberté lui manque. Seule cette douleur lui fait mal. » (Falta-lhe a liberdade. Só essa dor lhe dói.)1

    Prison de l’Aljube

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1940

  1. 7 mai 1940· femmes

    Concordata com a Santa Sé proíbe o divórcio dos casamentos católicos

    A Concordata assinada a 7 de maio de 1940 entre Portugal e a Santa Sé devolve efeitos civis ao casamento católico e proíbe o divórcio a quem casar pela Igreja daí em diante; quem casara antes, mesmo pela Igreja, e quem casasse só pelo civil continuava a poder divorciar-se.134 Trinta anos depois da Lei do Divórcio de 1910, que permitira o divórcio litigioso e por mútuo consentimento, os casamentos católicos voltavam a ser indissolúveis.3 A proibição valia para os dois cônjuges, mas pesava muito mais sobre a mulher, a parte social, económica e juridicamente mais fraca.2 Só o Protocolo Adicional de 1975 devolveu o divórcio aos casados pela Igreja.14

    1. 1Tribunal Constitucional
    2. 2Assembleia da República: A revisão do Código Civil e os Direitos das Mulheres (1977)
    3. 3Assembleia da República: «Uma simples separação de corpos onde há uma separação de almas» (1910)
    4. 4Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
  2. du 23 juin au 2 décembre 1940

    Abre em Belém a Exposição do Mundo Português

    Para celebrar o «duplo centenário» — a fundação do reino, em 1140, e a Restauração, em 1640 —, o Estado Novo inaugura em Belém, no dia seguinte ao armistício entre a França e a Alemanha, o grande acontecimento de propaganda do regime, à volta da nova Praça do Império e do primeiro Padrão dos Descobrimentos.12 Tem uma secção histórica, uma de etnografia metropolitana, com réplicas de aldeias portuguesas, e uma secção colonial, no Jardim Colonial; estima-se em três milhões as visitas até ao encerramento, a 2 de dezembro.1

    Praça do Império · Padrão dos Descobrimentos · Jardim Botânico Tropical (antigo Jardim Colonial)

    1. 1Anais do Museu Histórico Nacional (Rio de Janeiro), vol. 54
    2. 2Padrão dos Descobrimentos (EGEAC)
  3. 27 juin 1940· femmes

    Abre a Secção Colonial, com 138 pessoas das colónias expostas ao público

    No Jardim Colonial abre a secção colonial da Exposição do Mundo Português, dirigida por Henrique Galvão: entre pavilhões e réplicas de aldeias, 138 homens, mulheres e crianças recrutados nas colónias vivem à vista dos visitantes, num «zoo humano», como lhe chama a historiadora Cláudia Castelo.1 Entre eles estão o rei do Congo, D. Pedro VII, com a rainha e a princesa, Verónica, mulher de um chefe timorense, e mulheres machopes de Moçambique, fotografadas numa aula de costura dada por uma freira missionária.1 Os bijagós da Guiné ficam na ilha de um dos lagos.2 Em outubro, a comissão executiva decide mandá-los regressar antes do inverno, invocando razões de saúde.1

    Jardim Botânico Tropical (antigo Jardim Colonial)

    1. 1Anais do Museu Histórico Nacional (Rio de Janeiro), vol. 54
    2. 2Museu Nacional de História Natural e da Ciência — Universidade de Lisboa

1941

  1. 5 novembre 1941

    Greve dos operários dos lanifícios da Covilhã

    Num tempo de fome e racionamento, com a II Guerra Mundial a abrir a primeira grande crise do Estado Novo, os operários dos lanifícios da Covilhã entram em greve — um dos primeiros sinais das lutas operárias que aí vinham.1 Felisberto Fernandes Berto, que se destacou na luta, foi preso e levado para as cadeias do Aljube e de Caxias, e morreu no Hospital do Desterro, em Lisboa, a 20 de dezembro de 1941.1 Ferreira de Castro evocou a greve no romance «A Lã e a Neve», publicado em 1947.1

    Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1943

  1. 1943

    Construção dos «curros» do Aljube

    No segundo andar do Aljube são erguidas treze celas de isolamento, os «curros» ou «gavetas»: com cerca de um metro de largura por dois de comprimento, fechadas por duas portas e quase todas em semiobscuridade 24 horas por dia.12 No primeiro período de incomunicabilidade, que podia durar até seis meses, o preso não tinha caneta, lápis, papel, jornais, livros nem relógio.1 Ao lado dos sanitários ficava a cela disciplinar, a n.º 14, onde o preso permanecia às escuras, sem enxerga e muitas vezes a pão e água.1 A cadeia política do Aljube fechou no verão de 1965.2

    Prison de l’Aljube

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  2. 26 juillet 1943

    Começa a vaga de greves de 1943 na região de Lisboa

    A 26 de julho começa o movimento grevista que, em Lisboa, Almada, Barreiro, Seixal, Amora e outros pontos do país, abrangerá cerca de 50 mil trabalhadores, segundo o PCP, que o organizou.1 Pediam aumentos de salários, mais géneros essenciais e «Paz, pão, liberdade e trabalho».1 O Governo ameaçou despedir quem não voltasse ao trabalho; houve confrontos violentos com a polícia, fábricas encerradas e muitas prisões.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 10–13 novembre 1943

    III Congresso (I ilegal) do PCP no Monte Estoril

    Na Vila Arriaga, um pequeno palacete da Rua do Pinheiro, no Monte Estoril, o PCP reúne o seu III Congresso, o primeiro na clandestinidade.1 Elege para o Comité Central, entre outros, Álvaro Cunhal, José Gregório, Manuel Guedes, Pires Jorge, Sérgio Vilarigues, Alfredo Dinis e Dias Lourenço, e propõe uma frente comum dos vários setores democráticos contra o regime — a «linha frentista de unidade antifascista», no quadro da qual nasceria, em dezembro, o MUNAF.12 A casa foi ocupada por 17 funcionários clandestinos que, quando convocados, não sabiam ao que iam; reforçou-se a segurança e traçou-se uma linha de fuga para o caso de a polícia política a assaltar.1

    Álvaro Cunhal

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): III Congresso (I ilegal) do PCP
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Movimento de Unidade Nacional Antifascista (MUNAF)
  4. décembre 1943

    Fundado o Movimento de Unidade Nacional Antifascista (MUNAF)

    Em dezembro de 1943 é fundado o Movimento de Unidade Nacional Antifascista (MUNAF), presidido pelo general Norton de Matos.1 Com a guerra a correr a favor dos Aliados, a fome, a falta de géneros e as greves, a oposição apostava numa frente de unidade antifascista; o PCP aprovara no seu congresso a «linha frentista».1 O MUNAF juntava o Partido Republicano Português, o Partido Socialista (SPIO), a União Socialista e o PCP, e com eles republicanos, socialistas, comunistas, católicos, liberais, monárquicos, seareiros, maçons, anarcossindicalistas e independentes.1

    Norton de Matos

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1944

  1. 3 juillet 1944

    Oficialização da Casa dos Estudantes do Império

    Numa visita à Casa dos Estudantes de Angola, o ministro das Colónias, Francisco Vieira Machado, formaliza a fusão das «casas» de estudantes das colónias numa só, a Casa dos Estudantes do Império.2 O regime temia que as «casas» se tornassem alfobre de nacionalismos e pôs a nova Casa sob tutela do Ministério das Colónias e patrocínio da Mocidade Portuguesa, para cultivar a «unidade imperial»; no ano seguinte abriu a delegação de Coimbra.31 A Casa tornou-se depressa um centro de formação política e de agitação antifascista e anticolonial, e muitos sócios aderiram ao MUD Juvenil logo em 1946.31

    Maison des étudiants de l’Empire (CEI)

    1. 1ReMapping Memories Lisboa
    2. 2Wikipédia
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

1945

  1. 1945· femmes

    Mulheres no Movimento de Unidade Democrática

    Em 1945, várias mulheres assinam as listas do Movimento de Unidade Democrática: a médica Cesina Bermudes defende que se forme nele uma Comissão de Mulheres, e Isabel Aboim Inglez torna-se a primeira mulher na Comissão Central e integra a Comissão das Mulheres.143 Nesse ano, o «Diário de Lisboa» publica «As mulheres e o movimento de oposição», um documento assinado por Beatriz Cal Brandão, Maria Lamas, Clementina Carneiro de Moura, Cesina Bermudes, Maria Alda Nogueira, Natália Correia, Francine Benoît e Maria Estanco Louro.1 Maria Lamas diria que assinar as listas do MUD Juvenil foi o seu primeiro ato político: «Ao fazê-lo, saí do anonimato».2 Manuela Porto também aderiu ao MUD e, no Porto, Virgínia Moura entrou no fim do ano para a Comissão Distrital.1

    Isabel Aboim Inglez · Cesina Bermudes · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira · Natália Correia · Manuela Porto · Virgínia Moura

    1. 1CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    2. 2RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    3. 3Wikipédia (português): Maria Isabel Aboim Inglês
    4. 4Wikipédia (português): Cesina Bermudes
  2. juillet 1945· femmes

    Maria Lamas assume a presidência do CNMP

    Em julho de 1945, Maria Lamas assume a presidência da direção do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, então com sede na Praça dos Restauradores.14 Relança o Conselho a nível nacional, chamando mulheres e jovens de vários meios sociais, e formam-se delegações pelo país.34 Nesse ano entra para o Conselho Maria Alda Nogueira.2 Sob a presidência de Maria Lamas, o Conselho forma a Comissão Organizativa do Movimento Abolicionista Português (COMAP), para combater a prostituição e o sistema que a regulamentava.5

    Conseil national des femmes portugaises · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira

    RTP Arquivos : Maria Lamas

    1. 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    3. 3MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    4. 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    5. 5Plataforma Portuguesa para os Direitos das Mulheres
    6. 6Gerador
  3. 8 octobre 1945· femmes

    Fundação do Movimento de Unidade Democrática (MUD)

    Depois da vitória aliada, a oposição organiza-se legalmente no Movimento de Unidade Democrática (MUD), herdeiro do MUNAF, constituído numa reunião no Centro Escolar Republicano Almirante Reis, em Lisboa.412 Reunindo figuras de vários quadrantes, foi a mais importante e ampla organização legal de unidade antifascista.2 Na reunião estavam, entre outros, Maria Palmira Tito de Morais e Isabel Aboim Inglez, que seria a primeira mulher na Comissão Central do movimento.13 A perseguição começou logo em 1946 e acabou na ilegalização do MUD.2

    Isabel Aboim Inglez

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso (fundo Manuel Mendes/MNAC)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Ilegalização do MUD
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Isabel Aboim Inglez
    4. 4Wikipédia
  4. 20 octobre 1945

    Os Tribunais Plenários substituem os Tribunais Militares Especiais

    Com a vitória aliada, o Decreto-Lei n.º 35 044, de 20 de outubro de 1945, extingue o Tribunal Militar Especial, herdeiro dos tribunais de 1932, e entrega o julgamento dos crimes contra a segurança do Estado — e também dos crimes de imprensa — ao plenário dos tribunais criminais de Lisboa e do Porto.12 Cada plenário era presidido por um desembargador nomeado pelo ministro da Justiça e tinha como vogais os dois juízes mais antigos dos juízos criminais: uma mudança que a Comissão Comemorativa 50 Anos descreve como «simples manobra cosmética».13 O Plenário de Lisboa funcionou no tribunal da Boa-Hora, onde foram julgados, entre muitos outros, Mário Soares e Álvaro Cunhal.4 Os juízes deixavam os agentes da PIDE ocupar a sala de audiências e impediam os réus de denunciar as condições em que tinham sido preparados os processos.2

    Tribunal de la Boa-Hora · Mário Soares · Álvaro Cunhal

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Ordem dos Advogados
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Mensagem de Lisboa
  5. 22 octobre 1945

    A polícia política passa a chamar-se PIDE

    O Decreto-Lei n.º 35 046, de 22 de outubro de 1945, cria a Polícia Internacional e de Defesa do Estado (PIDE), «organismo de polícia judiciária dependente do Ministério do Interior», e revoga o diploma de 1933 que criara a PVDE.12 Com este nome, a polícia política durou até se transformar em Direção-Geral de Segurança.3 Na sede da Rua António Maria Cardoso, os serviços de investigação ocupavam o terceiro piso, onde os presos eram interrogados e submetidos a grande violência e a torturas várias.4 Numa sala desse piso morreu em 1949, depois de violentamente espancado e torturado, o preso político António Almeida, da Marinha Grande.4

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 35 046, de 22 de outubro de 1945 (Diário do Governo, I série, n.º 234): cria a Polícia Internacional e de Defesa do Estado
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 22 992, de 29 de agosto de 1933 (Diário do Governo, I série, n.º 195): cria a Polícia de Vigilância e Defesa do Estado
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Prisões da Ditadura
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A sede e as delegações da PIDE
  6. 31 décembre 1945· femmes

    Lei eleitoral exclui do voto as mulheres casadas

    O Decreto-Lei n.º 35 426, sobre o recenseamento para as eleições do Presidente da República e da Assembleia Nacional, deixa votar as mulheres maiores e emancipadas com habilitações literárias e as «chefes de família» — viúvas, divorciadas, separadas ou solteiras «com reconhecida idoneidade moral» — que pagassem pelo menos 100$00 de impostos.1 Exclui expressamente «a mulher casada que não esteja judicialmente separada de pessoas e bens, e cujo marido possua capacidade eleitoral».1 O Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas protestou contra o decreto, por tirar o voto às mulheres casadas.2 Em 1946, a Lei n.º 2015 alargou o voto a parte das mulheres casadas.1

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Wikipédia (pt)

1946

  1. 28 mai 1946· femmes

    Lei n.º 2015 alarga o voto a algumas mulheres casadas

    A Lei n.º 2015 dá o voto às mulheres casadas que saibam ler e escrever e cuja contribuição predial, própria ou do casal, seja superior a 200$00.1 Nasceu de um requerimento do deputado Pinto Coelho para a Assembleia Nacional apreciar o decreto-lei de dezembro, que deixara as casadas sem voto; as comissões recusaram o parecer da Câmara Corporativa, que queria negar-lhes o voto para «evitar a desunião da família».1 A deputada Maria Van Zeller apoiou o alargamento, mas sem querer para a mulher «absoluta igualdade» com o homem, o que contrariaria, dizia, «o espírito da política de regresso da mulher ao lar».1

    Palácio de São Bento · Maria Luísa van Zeller

    1. 1Assembleia da República
  2. 28 juillet 1946

    Constituído formalmente o MUD Juvenil

    No Centro Republicano José Estêvão é formalmente constituído o MUD Juvenil, nascido em abril do Movimento Académico de Unidade Democrática (MAUD) e ligado ao MUD, criado em outubro de 1945.1 Segundo Octávio Pato, que lá esteve, a reunião foi no Lumiar, e nela ficou constituída a Comissão Central: Salgado Zenha, João Sá da Costa, José Borrego, Júlio Pomar, Maria Fernanda Silva, Mário Sacramento, Mário Soares, Nuno Fidelino Figueiredo, o próprio Octávio Pato, Rui Grácio e Óscar dos Reis.2 Nos anos seguintes, o MUD Juvenil dinamiza greves e protestos estudantis, organiza a Semana da Juventude e a concentração de Bela Mandil e apoia a candidatura de Norton de Matos; muitos dos seus membros passaram pelas prisões do regime, nomeadamente pelo Aljube.1 Muitos sócios da Casa dos Estudantes do Império aderiram logo em 1946.3

    Prison de l’Aljube · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Mário Soares · Norton de Matos

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Partido Comunista Português
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  3. 13 décembre 1946· femmes

    Isabel Aboim Inglez presa pela primeira vez pela PIDE

    Isabel Aboim Inglez, dirigente do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas e da Associação Feminina Portuguesa para a Paz e primeira mulher na Comissão Central do MUD, é presa pela primeira vez pela PIDE, acusada de ser «um elemento comunista», e libertada sob caução no dia seguinte.12 No ano anterior fora demitida da Faculdade de Letras por razões políticas.2 Voltaria a ser presa em janeiro de 1948, pela distribuição de 1500 exemplares de propaganda do MUD, e ficaria dois meses detida; em fevereiro de 1949 foi fechado o colégio que dirigia, o Colégio Fernão de Magalhães.1

    Isabel Aboim Inglez

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    3. 3Wikipédia (português)

1947

  1. 4–12 janvier 1947· femmes

    Exposição de Livros Escritos por Mulheres

    O Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, presidido por Maria Lamas, mostra na Sociedade Nacional de Belas Artes cerca de três mil livros de quatrocentas autoras de trinta países, com fotografias de mulheres que se tinham destacado como intelectuais e resistentes contra o nazismo e o fascismo.13 Manuela Porto fala sobre «Virginia Woolf: o problema das mulheres das letras».3 Jornais ligados ao regime, como «A Defesa» e «Novidades», acusam o Conselho de ser contra o Estado Novo e de ligar o feminismo ao comunismo.4 A exposição precipitou o fim do Conselho, fechado pela polícia em junho.24

    Société nationale des beaux-arts · Maria Lamas · Manuela Porto

    1. 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    2. 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
    3. 3CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    4. 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
    7. 7Wikipédia (pt)
    8. 8Wikipédia
  2. 21–28 mars 1947

    Semana da Juventude do MUD Juvenil e cerco de Bela Mandil

    Entre 21 e 28 de março, o MUD Juvenil promove pelo país a Semana da Juventude: festivais, sessões culturais e desportivas, passeios e acampamentos onde se discutiam os problemas da juventude e as formas de resistir à ditadura.1 Em Bela Mandil, no concelho de Olhão, o Festival da Juventude reuniu centenas de jovens num acampamento; embora legal, foi cercado por PIDE, PSP e GNR armadas, que obrigaram a suspender as atividades e a abandonar o local.1 Muitos jovens resistiram e acabaram agredidos ou presos, e em protesto o hino nacional ecoou na mata; o 28 de março ficou a ser o Dia Nacional da Juventude.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 28 juin 1947· femmes

    A polícia fecha o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas

    A polícia fecha «sem aviso prévio» a sede do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, na Travessa da Fábrica das Sedas, nas Amoreiras, para onde se mudara em 1946, e põe fim a 33 anos de associação.1 Foi a Exposição de Livros Escritos por Mulheres, em janeiro, que precipitou o fecho: os jornais ligados ao regime tinham acusado o Conselho de ser contra o Estado Novo e de ligar o feminismo ao comunismo.21 Depois da exposição, a presidente, Maria Lamas, fora obrigada a escolher entre a direção de «Modas & Bordados», n'O Século, e o Conselho, e escolhera o Conselho.4 Entre as dirigentes estavam também Manuela Porto, vice-presidente desde 1946, Elina Guimarães, que presidia à Comissão Jurídica, e Isabel Aboim Inglez.468

    Dernier siège du CNMP, fermé par la police en 1947 · O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas · Elina Guimarães · Manuela Porto · Isabel Aboim Inglez

    RTP Arquivos : Maria Lamas

    1. 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    2. 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
    3. 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
    6. 6Wikipédia (pt)
    7. 7Wikipédia
    8. 8Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Isabel Aboim Inglez
    9. 9Gerador

1948

  1. 1948· femmes

    Maria Barroso afastada do Teatro Nacional D. Maria II

    Atriz da companhia de Amélia Rey Colaço e Robles Monteiro, protagonista da «Benilde» de José Régio e Adela em «A Casa de Bernarda Alba», Maria Barroso deixa de poder trabalhar no Teatro Nacional D. Maria II, por uma ordem «vinda da polícia e do Ministério da Educação»; a decisão chega na altura da terceira prisão de Mário Soares.12 Fazia recitais com os poetas da oposição, e a polícia política já a chamara a interrogatórios.3 «Foi um desgosto. Senti que era uma injustiça», contou à biógrafa Leonor Xavier.1

    Théâtre national D. Maria II · Maria Barroso · Mário Soares

    1. 1Centro Nacional de Cultura (blogue e-cultura)
    2. 2Fundação Mário Soares e Maria Barroso: A vida de Maria Barroso, em momentos (cronologia)
    3. 3Fundação Mário Soares e Maria Barroso: Biografia de Maria Barroso
  2. 1er mars 1948

    O MUD é declarado ilegal

    A 1 de março de 1948, o MUD responde à notificação, feita na PIDE, de um despacho de abril de 1947 que o considerava ilegal por nele colaborar «o chamado Partido Comunista».1 Na representação que fez ao Governo, assinada por António Sérgio, Isabel Aboim Inglez, Manuel Mendes, Gustavo Soromenho e outros, reclamava a libertação dos seus membros presos, entre eles Tito de Morais, detido no Aljube.1 A ilegalização fechou a perseguição começada em 1946, que levara à prisão de vários membros e à demissão de figuras como Bento de Jesus Caraça, mas não impediu o apoio à candidatura de Norton de Matos em 1949.1

    Prison de l’Aljube · Isabel Aboim Inglez

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
    3. 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
  3. du mai 1948 au avril 1950· femmes

    Publicação de As Mulheres do Meu País, de Maria Lamas

    Depois do fecho do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, a que presidia, Maria Lamas percorre o país durante dois anos, vai à Madeira e aos Açores, e publica «As Mulheres do Meu País», uma grande reportagem sobre a vida e o trabalho das mulheres portuguesas.136 A obra saiu em fascículos, de maio de 1948 a abril de 1950, para contornar a censura.13 Organizou-a em cinco grandes grupos — a camponesa, a mulher do mar, a operária, a doméstica e a empregada, que incluía as profissões liberais, as intelectuais e as artistas — e muitas das fotografias são dela, completadas com imagens de outros autores.1

    Maria Lamas

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
    3. 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    7. 7MDM – Movimento Democrático de Mulheres
  4. 27 juin 1948

    Funeral de Bento de Jesus Caraça torna-se protesto contra o regime

    O matemático e pedagogo Bento de Jesus Caraça, resistente antifascista e militante do PCP, morre em Lisboa a 25 de junho, vítima de doença cardíaca.1 Preso pela PIDE em 1946, fora demitido de professor catedrático do Instituto Superior de Ciências Económicas e Financeiras, um dos casos da perseguição que se abateu sobre o MUD.12 O funeral, a 27 de junho, é um momento simbólico de protesto contra o regime.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Bento de Jesus Caraça
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Ilegalização do MUD

1949

  1. 28 janvier 1949· femmes

    Sessão da Comissão Feminina da candidatura de Norton de Matos

    Na campanha de Norton de Matos à Presidência, Maria Lamas fala em nome das mulheres democratas numa sessão de apoio promovida pela Comissão Feminina da candidatura.1 Denuncia a lei eleitoral, que «exclui do sufrágio a grande massa de trabalhadoras e domésticas, especialmente as casadas», e pergunta: «Será que o Estado Novo tem medo da consciência esclarecida da mulher?»1 A Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino, que apoiava a candidatura, juntava Maria Lamas, Cesina Bermudes, Isabel Aboim Inglez, Ema Quintas Alves e Manuela Porto.34 Num discurso em Santarém, Cesina Bermudes apresentou as reivindicações que a Comissão Feminista defendia: «abolição do regulamento da prostituição, salário igual para trabalho igual, equiparação jurídica para ambos os sexos […] e sufrágio universal».2

    Maria Lamas · Norton de Matos · Cesina Bermudes · Isabel Aboim Inglez · Manuela Porto

    1. 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    3. 3Wikipédia (português): Cesina Bermudes
    4. 4Wikipédia (português): Manuela Porto
  2. 28 janvier 1949· femmes

    Comício de Norton de Matos na Voz do Operário

    Comício da candidatura presidencial de Norton de Matos na sede de A Voz do Operário, em Lisboa.1 Uma fotografia do espólio de Manuel Mendes mostra Isabel Aboim Inglez, Norton de Matos, Carvalhão Duarte, Câmara Reys e Mário de Azevedo Gomes, entre outros.12 Pelo papel que vinha tendo na oposição, Isabel Aboim Inglez viu fechado em fevereiro o colégio que dirigia, o Colégio Feminino Fernão de Magalhães.23

    A Voz do Operário · Norton de Matos · Isabel Aboim Inglez

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Candidatura de Norton de Matos às eleições presidenciais, comício de Lisboa (Voz do Operário)

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Wikipédia (português)
  3. 10 février 1949· femmes

    Comício da candidatura de Norton de Matos na Voz do Operário, com Maria Lamas e Cesina Bermudes

    Num comício da candidatura de Norton de Matos na Voz do Operário, em Lisboa, estão Maria Lamas, Manuel João da Palma Carlos e a médica Cesina Bermudes, entre outros.123 Maria Lamas e Cesina Bermudes estavam na Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino, que apoiava a candidatura; Cesina era uma das dirigentes da Comissão Eleitoral Feminina em Lisboa e discursou em vários comícios.4

    A Voz do Operário · Maria Lamas · Cesina Bermudes · Norton de Matos

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Candidatura de Norton de Matos às eleições presidenciais, comício de Lisboa (Voz do Operário)

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso: Candidatura de Norton de Matos [...] comício de Lisboa (Voz do Operário). Maria Lamas, Manuel João da Palma Carlos e Cesina Bermudes – fotografia (cota 04654.000.026)
    2. 2Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso: Candidatura de Norton de Matos [...] comício de Lisboa (Voz do Operário) (cota 04959.014.004)
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    4. 4Wikipédia (português)
  4. 12 février 1949

    Desistência de Norton de Matos às presidenciais

    Em julho de 1948, o general Norton de Matos avançou com a candidatura à Presidência da República, que juntou republicanos, maçons, socialistas, liberais, comunistas, anarcossindicalistas, católicos e até alguns monárquicos.1 A campanha, iniciada em janeiro sob vigilância e censura, teve forte adesão em Beja, Évora e sobretudo no Porto, e nos comícios de Lisboa estiveram mulheres como Maria Lamas e Cesina Bermudes.1 A 7 de fevereiro, uma assembleia de delegados no Centro Republicano António José de Almeida, onde estava Cesina Bermudes, decidiu que o candidato não iria às urnas.3 Norton de Matos retirou-se por não ter garantias de uma eleição isenta, e Óscar Carmona foi reeleito sem adversário a 13 de fevereiro.21

    Norton de Matos · Maria Lamas · Cesina Bermudes

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
    3. 3Wikipédia (português)
  5. 22 février 1949· femmes

    Mário Soares e Maria Barroso casam por procuração na cadeia do Aljube

    Preso a 15 de fevereiro, quando se dirigia ao Tribunal da Boa-Hora, onde ia ser julgada a comissão central do MUD Juvenil, Mário Soares casa uma semana depois com Maria Barroso, por procuração, na cadeia do Aljube. Um dos padrinhos, Manuel Mendes, também estava preso.12

    Prison de l’Aljube · Tribunal de la Boa-Hora · Mário Soares · Maria Barroso

    1. 1Fundação Mário Soares e Maria Barroso: A vida de Mário Soares, em momentos (cronologia)
    2. 2Fundação Mário Soares e Maria Barroso: A vida de Maria Barroso, em momentos (cronologia)
  6. 25 mars 1949, 5 h 00· femmes

    PIDE prende Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira

    Às 5 da manhã, seis agentes da PIDE e vários elementos da GNR, armados, assaltam uma casa clandestina no Casal de Santo António, no Luso, e prendem três funcionários do PCP: Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira.1 Sofia Ferreira, a «Elvira», e Cunhal, o «Manuel», tinham alugado a casa em novembro de 1948 fazendo-se passar por um casal; Militão juntara-se-lhes meses depois, fugido à PIDE.1 Militão foi transferido em maio para a Penitenciária de Lisboa, onde morreu em janeiro de 1950, em greve de fome; Cunhal ficou preso onze anos, até fugir de Peniche.21 Sofia Ferreira ficou presa três anos, voltou a ser presa em 1959 e passou, ao todo, mais de treze anos nas prisões do regime.13

    Pénitencier de Lisbonne · Sofia Ferreira · Militão Ribeiro · Álvaro Cunhal

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    3. 3Partido Comunista Português (2010)
  7. du 14 octobre 1949 au 14 janvier 1950· femmes

    Prisão de Cesina Bermudes, dirigente do Movimento Nacional Democrático Feminino

    A médica Cesina Bermudes, que na campanha de Norton de Matos estivera ao lado de Maria Lamas e Isabel Aboim Inglez, é presa por integrar a Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino e recolhida ao forte de Caxias.12 Libertada três meses depois, a 14 de janeiro de 1950, ficou impedida de ensinar na Faculdade de Medicina de Lisboa e passou a ensinar Puericultura em escolas industriais.12

    Fort de Caxias — la prison politique · Cesina Bermudes · Maria Lamas · Isabel Aboim Inglez · Norton de Matos

    1. 1Toponímia de Lisboa (blogue da Câmara Municipal de Lisboa)
    2. 2Wikipédia (português)
  8. 7–24 décembre 1949· femmes

    Prisão de Maria Lamas e de membros do Movimento Nacional Democrático

    Maria Lamas, da Comissão Central do Movimento Nacional Democrático — que em outubro subscrevera, com Ruy Luís Gomes, Virgínia Moura, José Morgado e outros, um comunicado sobre as eleições de deputados —, é presa com outros membros do movimento e levada para Caxias.41 Segundo o MDM, estiveram presos com ela Virgínia Moura e Ruy Luís Gomes, entre outros.5 Foram libertados sob caução a 24 de dezembro.1 Foi a primeira de várias prisões de Maria Lamas, sempre recolhida a Caxias: voltaria a ser presa a 18 de julho de 1950 e em dezembro de 1953, no aeroporto.235

    Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lamas · Virgínia Moura

    1. 1Wikipédia
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    4. 4Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    5. 5MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    6. 6Wikipédia (inglês)
    7. 7RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa

1950

  1. 2 janvier 1950

    Morte de Militão Ribeiro na Penitenciária de Lisboa

    Doente, em isolamento há nove meses e em greve de fome em protesto contra o regime prisional, o dirigente comunista Militão Ribeiro morre na Penitenciária de Lisboa, aos 54 anos.12 Em cartas escritas dois meses antes acusava a PIDE de «envenenamento».1

    Pénitencier de Lisbonne · Militão Ribeiro

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  2. 2–9 mai 1950· femmes

    Álvaro Cunhal e Sofia Ferreira julgados no Tribunal Plenário

    Catorze meses depois de presos juntos no Luso, Álvaro Cunhal e Sofia Ferreira são julgados no Tribunal Plenário, na Boa-Hora; o terceiro preso, Militão Ribeiro, morrera em janeiro.1 Cunhal, que estivera catorze meses incomunicável e preparara a defesa nesse isolamento, chama-lhe a 2 de maio «uma nova forma de tortura» e acaba a acusar: «então que se sentem os fascistas no banco dos réus».21 A 9 de maio, Sofia Ferreira é condenada a três anos de prisão.3 Cunhal fica preso onze anos seguidos, oito deles em isolamento, na Penitenciária de Lisboa e depois em Peniche.24

    Tribunal de la Boa-Hora · Pénitencier de Lisbonne · Álvaro Cunhal · Sofia Ferreira · Militão Ribeiro

    1. 1Partido Comunista Português: Julgamento de Álvaro Cunhal (70 anos do julgamento e intervenção no tribunal a 2 de maio de 1950)
    2. 2Câmara Municipal de Lisboa — Comissão Municipal de Toponímia
    3. 3Partido Comunista Português: «Sofia foi uma combatente com uma enorme consciência de classe, generosa, inteligente e sagaz» (Centenário de Sofia Ferreira)
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 19 juin 1950· femmes

    Requerimento a Salazar contra os maus-tratos aos presos

    Maria Lamas assina, com José Morgado, Albertina Macedo e Areosa Feio, um requerimento a Salazar, presidente do Conselho, sobre os maus-tratos aos presos políticos: lembra as mortes de Militão Bessa Ribeiro, José Moreira e Wenceslau Ramos e o enlouquecimento de José Augusto da Silva Martins.1 Um mês depois, a 18 de julho, é presa pela segunda vez.23

    Maria Lamas · Militão Ribeiro

    1. 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    2. 2Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    3. 3MDM – Movimento Democrático de Mulheres
  4. 18 juillet 1950· femmes

    Maria Lamas presa pela segunda vez

    A escritora e ativista Maria Lamas é detida pela segunda vez e só sai em liberdade seis meses depois, após sentença em tribunal; na prisão escreve as suas «Cartas Políticas», que pensava publicar com o título «Cartas Humanas».1 Foi presa pela PIDE três vezes entre 1949 e 1962, e levada sempre para Caxias.12

    Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lamas

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    3. 3MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    4. 4RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa

1951

  1. 1951· femmes

    Centro de Estudos Africanos instala-se na Rua Actor Vale, 37

    Estudantes africanos ligados à Casa dos Estudantes do Império — Amílcar Cabral, Mário Pinto de Andrade, Francisco José Tenreiro, Agostinho Neto, entre outros — passaram a reunir-se na casa da família Espírito Santo, na Rua Actor Vale, 37, onde vivia Alda do Espírito Santo: ali se instalou o Centro de Estudos Africanos.14 Estudavam África e o colonialismo, numa estrutura fechada por causa da PIDE.23 Noémia de Sousa era uma dos «mais velhos» do grupo, que se desfez quando estes, com medo da PIDE, se dispersaram.1

    Maison de la famille Espírito Santo — siège du Centre d’études africaines · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Alda do Espírito Santo · Amílcar Cabral · Agostinho Neto · Noémia de Sousa

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    2. 2Memória Comum
    3. 3Buala
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade

1952

  1. 21 mars 1952· femmes

    Dissolução da Associação Feminina Portuguesa para a Paz

    Por despacho do ministro do Interior, é dissolvida a Associação Feminina Portuguesa para a Paz, cinco anos depois de o regime fechar o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas.12 Maria Lamas aceitara presidi-la em 1938; para a historiadora Virgínia Baptista, a associação manteve atividade apesar de extinta.2

    Siège de l’Association féminine portugaise pour la paix · Maria Lamas

    1. 1Secretaria-Geral do MAI – Arquivo do Governo Civil de Lisboa (Archeevo)
    2. 2RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa

1953

  1. 3 février 1953

    Massacre de Batepá em São Tomé

    Em São Tomé, os protestos dos «forros» contra a imposição do trabalho forçado nas roças são reprimidos pelo governador Carlos Gorgulho com rusgas, torturas, assassinatos e deportações, que causam a morte de centenas de são-tomenses.1 O advogado oposicionista Manuel João da Palma Carlos denunciou o caso e defendeu os presos.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 8 mars 1953· femmes

    Reunião clandestina de mulheres em Lisboa no Dia Internacional da Mulher

    Seis anos depois de o regime extinguir o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, e apesar da proibição, algumas dezenas de mulheres reúnem-se em Lisboa para discutir a luta pela paz e a amnistia, conta o «Avante!»; é lido o comunicado da Federação Democrática Internacional de Mulheres para o Congresso Internacional de Mulheres.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 20 décembre 1953· femmes

    Maria Lamas presa no aeroporto

    Ao regressar de uma reunião do Conselho Mundial da Paz, Maria Lamas é presa pela PIDE no aeroporto, e com ela cerca de cinquenta pessoas que a esperavam, entre elas a pintora Maria Keil, Sofia Dias Coelho, Antónia Lapa e Maria Machado.1 Vinha de três meses de viagem por congressos da paz; à chegada do avião, esperava-a um agente da PIDE com nova ordem de prisão.2 Levada para Caxias, é libertada a 8 de janeiro de 1954.4

    Aéroport de Lisbonne (Portela) · Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lamas

    1. 1MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    2. 2Gerador
    3. 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    4. 4Wikipédia

1954

  1. 26 janvier 1954

    Encerrado (pela primeira vez) o campo do Tarrafal

    Fecha pela primeira vez o campo de concentração do Tarrafal, em Cabo Verde, aberto em 1936.12 Por ali passaram entre 340 e 375 presos — republicanos, socialistas, anarquistas, comunistas, combatentes da Guerra de Espanha — e morreram 32 a 34; Francisco Miguel foi o último a sair nesta fase.12 O campo reabriria em 1961, para os presos dos movimentos de libertação.1

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Encerramento do Campo de Concentração do Tarrafal
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Campo de Concentração do Tarrafal
  2. 19 mai 1954· femmes

    Catarina Eufémia morta pela GNR em Baleizão

    Assalariada rural, Catarina Eufémia é morta a tiro pelo tenente Carrajola, da GNR, durante uma greve de trabalhadores alentejanos por melhores salários.1 Margarida Tengarrinha fez nesse ano uma gravura da sua morte, e José Afonso eternizou-a no «Cantar Alentejano».1

    Margarida Tengarrinha · José Afonso (Zeca Afonso)

    RTP Arquivos : Catarina Eufémia – Parte I

    RTP Arquivos : Perfil: Sophia de Mello Breyner Andresen

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 17 décembre 1954

    António Dias Lourenço foge do Forte de Peniche pelo mar

    Dirigente do PCP, preso no Forte de Peniche desde 1953, António Dias Lourenço corta com uma faca a porta do «Segredo», a cela de castigo junto à muralha, desce por uma corda de cobertores, deixa-se cair ao mar e nada até terra.1 Trabalhadores de uma carrinha de peixe escondem-no e levam-no ao Bombarral.1

    Forteresse de Peniche — la prison politique

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1956

  1. 4 juillet 1956

    Homologação dos estatutos da Sociedade Portuguesa de Escritores

    Depois de reuniões na Casa do Alentejo desde maio de 1954, convocadas por Aquilino Ribeiro e Ferreira de Castro, os estatutos da Sociedade Portuguesa de Escritores foram finalmente homologados por despacho ministerial.1 Nas eleições do dia seguinte, Aquilino Ribeiro ficou à frente da direção.1 Instalada primeiro na Rua das Taipas, a SPE fixou depois sede na Rua da Escola Politécnica, onde funcionou até ser extinta em 1965.1

    Société portugaise des écrivains (siège)

    1. 1Associação Portuguesa de Escritores
    2. 2Wikipédia

1957

  1. 1957· femmes

    Prisão de Aida Magro, responsável clandestina da Zona Oriental de Lisboa

    A engenheira química Aida Magro, clandestina desde 1945 e responsável pela Zona Oriental do Comité Local de Lisboa do PCP, é presa e condenada a dois anos e meio de prisão efetiva, com medidas de segurança.1 Fica seis anos em Caxias, onde é uma das autoras das treze cartas do Manifesto de Caxias.12

    Fort de Caxias — la prison politique · Aida Magro

    1. 1CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    2. 2Wikipédia (português)
  2. 1957–1962

    Reuniões do «Grupo do Café Gelo»

    Entre 1957 e 1962, perto de trinta poetas e pintores dissidentes — Herberto Helder, Mário Cesariny, Luiz Pacheco, António José Forte, Natália Correia, entre outros — reuniram-se no Café Gelo, no Rossio.21 No 1.º de Maio de 1962, a polícia entrou no café e espancou quem lá estava; dias depois, o gerente, chamado à esquadra, disse-lhes que já não podiam ficar.2

    Café Gelo · Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Natália Correia

    1. 1Wikipédia
    2. 2Observador
  3. octobre 1957

    I Congresso Republicano de Aveiro

    Realiza-se em Aveiro o I Congresso Republicano, impulsionado por Mário Sacramento, que prepara a oposição para as eleições presidenciais do ano seguinte; o II Congresso só voltaria a reunir em 1969.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  4. décembre 1957

    Nacionalistas das colónias fundam em Paris o Movimento Anti-Colonialista

    Reunidos em Paris, nacionalistas das colónias portuguesas que estudavam na Europa, ligados sobretudo à Casa dos Estudantes do Império — como Mário de Andrade, Marcelino dos Santos, Amílcar Cabral, Agostinho Neto e Lúcio Lara —, fundam o Movimento Anti-Colonialista (MAC).1 O seu manifesto foi, para Cabral, «o prefácio da nossa luta».1

    Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Amílcar Cabral · Agostinho Neto

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1958–1968

De Delgado à la guerre

La candidature de Humberto Delgado ébranle le régime. Suivent les révoltes, les évasions, la guerre coloniale et la crise universitaire de 1962.

1958

  1. 10 mai 1958

    Humberto Delgado: «Obviamente, demito-o!»

    Na conferência de imprensa no Café Chave d'Ouro, em Lisboa, o general Humberto Delgado, candidato da oposição à Presidência, responde assim ao correspondente da France Presse, que lhe pergunta o que fará de Salazar se for eleito.123 A frase incendeia o país.54

    Café Chave d’Ouro · Humberto Delgado

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Candidatura de Humberto Delgado à Presidência da República

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2esquerda.net
    3. 3Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    4. 4RTP Ensina
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  2. 16 mai 1958

    Chegada de Humberto Delgado a Santa Apolónia

    Depois de uma multidão o receber no Porto, a 14 de maio — as fotografias do comício foram proibidas nos jornais —, Humberto Delgado regressa a Lisboa.5 Espera-o gente de Santa Apolónia ao Terreiro do Paço; a PIDE desvia a caravana do general para a zona oriental e a GNR carrega sobre os apoiantes no Terreiro do Paço, no Rossio, nos Restauradores e nas ruas da Baixa.14 Em 2008, uma placa na estação passou a lembrar a chegada do general.32

    Gare de Santa Apolónia · Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Humberto Delgado

    1. 1esquerda.net
    2. 2Jornal de Notícias
    3. 3Aprender uma coisa nova por dia (blogue SAPO)
    4. 4RTP Ensina
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 18 mai 1958

    Comício de Humberto Delgado no Liceu Camões

    Humberto Delgado discursou num comício no ginásio do Liceu de Camões; o texto do discurso guarda-se no espólio de Manuel Mendes.1 Depois deste comício repetiram-se as cargas policiais da chegada a Santa Apolónia.2

    Lycée Camões · Humberto Delgado

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Discurso proferido pelo Sr. General Humberto Delgado […] no Ginásio do Liceu de Camões

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    2. 2esquerda.net
  4. juin 1958· femmes

    Grande greve do Couço e a luta das mulheres do Couço

    Junho de 1958 fica marcado pela «grande greve do Couço», terra muito castigada pela repressão, que somou mais de 200 prisões entre 1933 e o 25 de Abril.1 As mulheres do Couço, como Maria Carmina e Rosa Viseu, estiveram nas praças de jorna, nas lutas pelas oito horas e ao lado dos presos.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  5. 8 juin 1958

    Eleição presidencial de 1958 e fraude contra Humberto Delgado

    A candidatura de Humberto Delgado, apoiada por toda a oposição depois da desistência de Arlindo Vicente, abala o regime.25 Com intimidações, proibição da fiscalização e falsificação de resultados, o regime proclamou a eleição de Américo Tomás.21 Delgado obteve oficialmente 23% dos votos, resultado nunca publicado no Diário do Governo; pouco depois, o regime acabou com a eleição direta do Presidente da República.3 Seguiram-se greves e prisões: um dos presos, o operário Raul Alves, morreria na sede da PIDE.4

    Humberto Delgado · Raul Alves

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Humberto da Silva Delgado (biografia)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Raul Alves (biografia)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    6. 6Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  6. 31 juillet 1958

    Raul Alves cai do 3.º andar da sede da PIDE

    Preso a 16 de julho, depois das greves da Companhia Industrial Portuguesa contra a fraude eleitoral de junho, o operário Raul Alves passa por Caxias e pelo Aljube; a 31, depois de torturado, é lançado por agentes de uma janela do 3.º andar da sede da PIDE, perante testemunhas.31 A PIDE fala em suicídio.3 A embaixatriz do Brasil, que viu a queda, conta-o ao cardeal Cerejeira, que escreve ao ministro do Interior; do ministério chega a resposta: «Trata-se, apenas, de um comunista sem importância».13 No mesmo piso tinham morrido António Almeida, em 1949, e João Moreira, em 1950.2

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique · Raul Alves

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  7. 26 septembre 1958

    O guitarrista Carlos Paredes preso no local de trabalho

    Funcionário administrativo do Hospital de São José desde 1949, o guitarrista Carlos Paredes é preso no local de trabalho, acusado de pertencer ao PCP.1 Passa um mês no Aljube e segue para Caxias: são 15 meses de prisão até ao julgamento no Tribunal Plenário, em 1959, a que se segue a expulsão da função pública.1

    Hôpital de São José · Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1959

  1. 16 janvier 1959

    Henrique Galvão foge do Hospital de Santa Maria

    Condenado a 19 anos de prisão e internado sob vigilância da PIDE, o opositor Henrique Galvão foge de madrugada do Hospital de Santa Maria; dias depois refugia-se na Embaixada da Argentina, de onde parte em maio para o exílio.1 Dois anos mais tarde comandaria o assalto ao paquete Santa Maria.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 11 mars 1959, 23 h 00

    Revolta da Sé (Movimento Militar Independente)

    Golpe civil e militar de inspiração sobretudo católica, preparado depois da fraude eleitoral de 1958 por uma junta em que estavam os majores Luís Cesariny Calafate e Pastor Fernandes.13 Na noite de 11 de março, os chefes dos grupos civis concentraram-se nos claustros da Sé de Lisboa; às 23 horas, Pastor Fernandes mandou dispersar — o Governo sabia de tudo.3 A PIDE prendeu 44 pessoas, a primeira das quais Manuel Serra, a «alma civil» da conspiração; alguns, como o jovem Jaime Conde, foram parar à cadeia do Aljube, ali ao lado.32

    Cathédrale patriarcale de Lisbonne (Sé) · Prison de l’Aljube · Manuel Serra

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    3. 3Caminhos da Memória (blogue)
    4. 4Wikipédia
  3. 3 août 1959

    Massacre de Pidjiguiti, no porto de Bissau

    Marinheiros e estivadores do porto de Pidjiguiti, em Bissau, em greve por melhores salários, são violentamente reprimidos pelas autoridades coloniais: cerca de 50 mortos e uma centena de feridos.1 O massacre foi decisivo para a organização do PAIGC, de Amílcar Cabral, que em 1963 passaria à luta armada.12

    Amílcar Cabral

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Massacre de Pidjiguiti
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Amílcar Lopes Cabral
  4. 15 octobre 1959· femmes

    Prisão de Maria Alda Nogueira na Avenida da Liberdade

    Clandestina desde 1949, Maria Alda Nogueira é presa pela PIDE num táxi, na Avenida da Liberdade.31 Julgada no Tribunal Plenário a 22 de outubro de 1960, com Maria Lamas e Isabel Aboim Inglez entre as testemunhas abonatórias, é condenada a oito anos de prisão e medidas de segurança, que cumpre em Caxias.13 A CIG apresenta-a como a primeira mulher em Portugal condenada à prisão por motivos políticos.2

    Tribunal de la Boa-Hora · Fort de Caxias — la prison politique · Maria Alda Nogueira · Maria Lamas · Isabel Aboim Inglez

    1. 1Wikipédia (português)
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    3. 3Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos

1960

  1. janvier 1960

    Fundado em Caracas o Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação

    Opositores portugueses e espanhóis no exílio criam em Caracas o Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação (DRIL), para derrubar as ditaduras ibéricas pela ação armada.1 Henrique Galvão, fugido de Lisboa um ano antes, assina pela parte portuguesa, em representação de Humberto Delgado.1 A ação mais espetacular do DRIL seria o assalto ao paquete Santa Maria.1

    Humberto Delgado

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 3 janvier 1960, 16 h 00

    Fuga de Peniche: Álvaro Cunhal e outros nove dirigentes evadem-se

    Às 4 da tarde, um carro conduzido pelo ator Rogério Paulo dá o sinal e dez presos do PCP — entre eles Álvaro Cunhal, Jaime Serra e Francisco Miguel — fogem do Forte de Peniche, acompanhados por um guarda da GNR.123 A fuga foi preparada cá fora por Pires Jorge e por António Dias Lourenço, ele próprio fugido de Peniche em 1954, com a ajuda de Octávio Pato e Rui Perdigão; Margarida Tengarrinha ilustrou-a.15 Depois dela, a vigilância apertou: passou a haver dois guardas em cada posto.4

    Forteresse de Peniche — la prison politique · Álvaro Cunhal · Margarida Tengarrinha

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Fuga de Peniche
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche)
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): António Dias Lourenço – Fuga de Peniche
  3. 16 juin 1960

    Massacre de Mueda, no norte de Moçambique

    Num encontro convocado pelo governador de Cabo Delgado com representantes macondes, a ordem de prisão destes provoca protestos e as autoridades abrem fogo.1 O número de mortos é incerto: 14 segundo relatórios portugueses, 16 segundo testemunhas diretas, 150 segundo a FRELIMO e até 600 segundo alguma bibliografia.1 Foi um dos últimos episódios de resistência antes da guerra em Moçambique.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1961

  1. 1961

    Tarrafal reabre para presos dos movimentos de libertação

    Com o início da guerra colonial, o campo do Tarrafal reabre para os nacionalistas de Angola, Guiné-Bissau e Cabo Verde; os primeiros presos, vindos de Angola, chegam em fevereiro de 1962.123 Por ali passaram 227 homens, quatro dos quais lá morreram; os últimos só seriam libertados a 1 de maio de 1974.1

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Encerramento do Campo de Concentração do Tarrafal
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Campo de Concentração do Tarrafal
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Chegam ao Tarrafal os primeiros presos deportados
  2. 4 janvier 1961

    Revolta da Baixa do Cassanje, em Angola

    Nos campos de algodão da Cotonang, em Malanje, os camponeses recusam trabalhar e queimam as sementes, contra a cultura obrigatória e o trabalho forçado.1 A repressão, com aldeias bombardeadas com napalm, causou entre largas centenas e dez mil mortos; a revolta é lembrada como a génese da luta de libertação de Angola.12

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Revolta da Baixa do Cassange
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Massacres da União dos Povos de Angola (UPA)
  3. du 22 janvier au 2 février 1961

    Operação Dulcineia: Henrique Galvão toma o paquete Santa Maria

    Em colaboração com Humberto Delgado e o DRIL, Henrique Galvão — fugido do Hospital de Santa Maria dois anos antes — toma de assalto o paquete Santa Maria, ao largo das Caraíbas, com mais de 600 passageiros a bordo, e rebatiza-o «Santa Liberdade»: a «Operação Dulcineia» chama a atenção do mundo para a ditadura portuguesa.123 O sequestro termina a 2 de fevereiro, no Recife, depois de o novo presidente do Brasil, Jânio Quadros, garantir asilo a Galvão.2

    Humberto Delgado

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): O Assalto ao Santa Maria
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação (DRIL)
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Vagô
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    6. 6Wikipédia: Oposição à ditadura portuguesa
    7. 7Wikipédia: Eleições presidenciais portuguesas de 1958
  4. 31 janvier 1961

    Oposição divulga o «Programa para a Democratização da República»

    Um grupo de cidadãos da Oposição Democrática torna público o «Programa para a Democratização da República».1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  5. 4 février 1961

    Assalto às cadeias de Luanda inicia a luta armada em Angola

    Na madrugada de 4 de fevereiro, cerca de 200 homens armados de catanas, facas e algumas pistolas atacam a Casa de Reclusão Militar, a Companhia Móvel da PSP e outras cadeias de Luanda para libertar presos nacionalistas.12 Nos dias seguintes, a repressão nos musseques causa centenas de mortos e feridos; a data marca o início da luta armada pela independência de Angola.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  6. 15 mars 1961

    Ataques da UPA no norte de Angola: começa a guerra colonial

    A União dos Povos de Angola ataca povoações e fazendas no norte de Angola, matando colonos brancos e trabalhadores negros.1 Salazar envia tropas — «para Angola rapidamente e em força», dirá em abril, depois de sobreviver ao golpe de Botelho Moniz — e começa uma guerra que se arrastará até 1974.21

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Massacres da União dos Povos de Angola (UPA)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Revolta da Baixa do Cassange
  7. 11–12 avril 1961

    Golpe Botelho Moniz («Abrilada» de 1961)

    O ministro da Defesa, general Júlio Botelho Moniz, com outros altos comandos, tentou afastar Salazar por via institucional, perante a guerra que começava em Angola.1 Américo Tomás recusou demitir o chefe do Governo, os preparativos foram denunciados e o golpe fracassou; vários chefes militares foram exonerados.1 Entre os implicados estava o então coronel Francisco da Costa Gomes, que pôde prosseguir a carreira.1 Salazar sobrevive e manda tropas «para Angola rapidamente e em força».4

    Costa Gomes

    1. 1Wikipédia: Golpe Botelho Moniz
    2. 2Wikipédia: Oposição à ditadura portuguesa
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  8. 21 avril 1961

    Parte para Angola, no «Niassa», o primeiro contingente de tropas

    Oito dias depois de Salazar assumir a pasta da Defesa — «Angola, andar rapidamente e em força» —, embarca no paquete «Niassa», no cais da Rocha do Conde de Óbidos, o primeiro contingente enviado por mar para a guerra em Angola; chega a Luanda a 1 de maio. Dois dias antes partira o primeiro contingente por avião.1 A partir desse dia, o cais da Rocha do Conde de Óbidos foi sobretudo o lugar de partida de centenas de milhares de homens para a guerra colonial.2

    1. 1Revista Militar, n.º 2539/2540
    2. 2Centro Interpretativo Murais de Almada nas Gares Marítimas (Câmara Municipal de Lisboa, Administração do Porto de Lisboa)
  9. 28 avril 1961· femmes

    Fundação do Movimento Nacional Feminino (pró-regime)

    Cecília Supico Pinto, mulher de um antigo ministro de Salazar, funda o Movimento Nacional Feminino, que até 1974 mobiliza mulheres em apoio ao regime e à guerra colonial: as «madrinhas de guerra» escreviam aos soldados, e o movimento editou mais de 300 milhões de aerogramas.21 Impulsionado diretamente pela ditadura, fazia parte de uma estratégia para levar o país a aceitar a guerra — o contraponto oficial às organizações de mulheres da oposição.2

    Cecília Supico Pinto

    1. 1Wikipédia (português)
    2. 2Gerador
  10. 8 août 1961· femmes

    As «Seis Marias», primeiras enfermeiras paraquedistas

    No campo do Arrepiado, junto a Tancos, Maria Arminda dos Santos, Maria de Lourdes Rodrigues, Maria da Nazaré Andrade, Maria do Céu Policarpo, Maria Ivone Reis e Maria Zulmira André fazem o último salto do curso e recebem a boina verde: são as primeiras enfermeiras paraquedistas da Força Aérea, e a imprensa, que as põe na primeira página, chama-lhes as «Seis Marias».1 Ao longo da guerra colonial, as enfermeiras paraquedistas evacuaram feridos na frente de combate e nos voos para Lisboa.1

    1. 1RUN – Repositório da Universidade NOVA de Lisboa (NOVA FCSH)
  11. 10 novembre 1961· femmes

    Operação Vagô: desvio de avião e panfletos sobre Lisboa

    Palma Inácio, Maria Helena Vidal e outros quatro opositores tomam o comando de um voo da TAP de Casablanca para Lisboa e lançam sobre Lisboa, Barreiro, Setúbal, Beja e Faro milhares de panfletos contra a farsa das eleições para a Assembleia Nacional, marcadas para dias depois; o avião aterra em Tânger.12 A operação fora concebida por Henrique Galvão, que em janeiro comandara o assalto ao Santa Maria; foi o primeiro desvio de um avião por motivos políticos em Portugal.2

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Vagô
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Vagô
    3. 3Wikipédia
  12. 11 novembre 1961

    Cândido Capilé morto a tiro numa manifestação em Almada

    Uma manifestação contra a burla eleitoral, que exigia «Liberdade, Paz e Amnistia para os presos políticos», segue da Cova da Piedade para Almada e é atacada a tiro; o operário corticeiro Cândido Martins Capilé, de 28 anos, é morto.12 José Dias Coelho desenhou a cena para o «Avante!».1

    José Dias Coelho

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  13. 4 décembre 1961, 9 h 35

    Fuga de Caxias no carro blindado de Salazar

    Oito dirigentes do PCP — entre eles Domingos Abrantes — fogem do Forte de Caxias no Chrysler Imperial blindado que estivera ao serviço de Salazar.12 Ao volante vai António Tereso, mecânico em quem os guardas confiavam por o julgarem «rachado»; ao grito de «Golo!», os presos entram no carro, que arranca pelo túnel e rebenta o portão exterior.12

    Fort de Caxias — la prison politique · António Tereso · Domingos Abrantes

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Conceição Matos et Domingos Abrantes racontent ensemble, dans un témoignage recueilli par le musée le 7 octobre 2015, la clandestinité, les emprisonnements et la torture. Les mots-clés du musée incluent la prison de l’Aljube, Caxias, les interrogatoires de la PIDE et l’évasion de Caxias.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2URAP – União de Resistentes Antifascistas Portugueses: Fuga de Caxias. Dedicação à prova de bala
    3. 3URAP – União de Resistentes Antifascistas Portugueses: A fuga de Caxias, um acto de resistência antifascista rumo à vitória, foi há 60 anos
  14. 15 décembre 1961· femmes

    Albina Fernandes presa com os filhos pequenos

    Na clandestinidade com Octávio Pato, Albina Fernandes é presa no mesmo dia que o companheiro e leva consigo para Caxias os dois filhos, de seis e dois anos: descansava de joelhos no chão, agarrada aos pulsos deles, «para que não mos tirassem».12 A PIDE ameaça entregá-los a uma instituição, mas ela consegue que fiquem com os avós paternos, a quem são entregues a 10 de janeiro de 1962.23 Julgada a 17 de novembro de 1962, fica seis anos e sete meses presa.12

    Fort de Caxias — la prison politique · Albina Fernandes

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    3. 3URAP – União de Resistentes Antifascistas Portugueses
  15. 18–19 décembre 1961

    União Indiana ocupa Goa, Damão e Diu

    Em 36 horas, cerca de 40 mil militares indianos põem fim ao Estado Português da Índia.12 O governador Vassalo e Silva desobedece à ordem de Salazar de lutar até à morte e rende-se; os soldados portugueses ficam meses em campos de prisioneiros, abandonados à sua sorte por Salazar.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  16. 19 décembre 1961

    A PIDE assassina o escultor José Dias Coelho em Alcântara

    O escultor e militante comunista José Dias Coelho é emboscado por agentes da PIDE em Alcântara e morto a tiro na Rua da Creche, que hoje tem o seu nome.143 A companheira, Margarida Tengarrinha, só soube da morte a 26 de dezembro, no dia do enterro, e dedicou a vida a manter viva a sua memória.24 José Afonso evocou-o em «A Morte Saiu à Rua».46

    Rua da Creche (lieu de l’assassinat de José Dias Coelho) · José Dias Coelho · Margarida Tengarrinha · José Afonso (Zeca Afonso)

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Témoignage de Margarida Tengarrinha recueilli par le musée de l’Aljube le 8 mars 2017, publié en 2021. D’après les mots-clés du musée, il aborde le MUD Juvenil (Mouvement d’unité démocratique de la jeunesse), la vie clandestine au sein du Parti communiste portugais (PCP), l’appareil de falsification de documents, la presse clandestine et José Dias Coelho.

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    RTP Arquivos : A Mulher e o Fascismo: Mulheres que Lutaram – Parte I

    RTP Arquivos : A Mulher e o Fascismo: Mulheres que Lutaram – Parte II

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    5. 5Voz do Operário (6/12/2021)
    6. 6Toponímia de Lisboa – CML (19/6/2013)

1962

  1. 1962· femmes

    Isabel do Carmo, a primeira estudante a falar num plenário

    Aluna de Medicina, Isabel do Carmo é a primeira mulher a tomar a palavra num plenário da crise académica de 1962, no Estádio Universitário.1 A PIDE registou que disse falar «como uma delas, como qualquer delas» e que sugeriu oferecer flores à polícia, «as armas mais bonitas criadas em Portugal».1

    Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Isabel do Carmo

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  2. 1er janvier 1962

    Revolta de Beja

    Revolta militar e civil no quartel de Infantaria 3, em Beja, comandada pelo capitão João Varela Gomes, com Manuel Serra como líder civil.1 Humberto Delgado e a secretária, Arajaryr Campos, tinham entrado clandestinamente no país para participar.24 A revolta fracassou, mas quebrou um ciclo de trinta anos sem a oposição pegar em armas; o processo que se seguiu, com 86 réus, foi o maior do Estado Novo.13 A tentativa falha e os militares envolvidos são presos e expulsos das Forças Armadas.5

    Manuel Serra · Humberto Delgado · Arajaryr Campos

    1. 1Wikipédia: Oposição à ditadura portuguesa
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Humberto da Silva Delgado (biografia)
    3. 3Wikipédia: Manuel Serra
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Arajaryr Canto Moreira Campos (biografia)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  3. 15 février 1962· femmes

    Prisão de Stella Piteira Santos

    Stella Piteira Santos, antiga associada da Associação Feminina Portuguesa para a Paz e do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, é presa e torturada pela PIDE.2 Ajudara a levar Humberto Delgado para a Revolta de Beja, e a polícia procurava o marido, Fernando Piteira Santos; passa quase dois meses em Caxias, numa cela com Maria Alda Nogueira, Sofia Ferreira e Cândida Ventura.1 Exila-se depois em Argel, onde será a voz da Rádio Voz da Liberdade.21

    Fort de Caxias — la prison politique · Stella Piteira Santos · Maria Alda Nogueira · Sofia Ferreira · Humberto Delgado

    1. 1Wikipédia (português)
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  4. 8 mars 1962· femmes

    Mulheres manifestam-se no Porto contra a guerra e a repressão

    Convocada por mulheres democratas do Norte, uma concentração no Dia Internacional da Mulher junta no Porto milhares de pessoas contra a guerra colonial e a repressão.1 A polícia, com ordem da PIDE para «atuar com energia», carrega e prende mulheres e homens.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  5. 12 mars 1962

    Começa a emitir a Rádio Portugal Livre

    Ligada ao PCP, a Rádio Portugal Livre emite durante 12 anos entrevistas a opositores, notícias da luta contra o regime e apelos de operários, nas fábricas, e de mulheres, nos bairros.12

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  6. 24 mars 1962

    Proibido o Dia do Estudante: começa a crise académica de 1962

    Na manhã de 24 de março, os estudantes concentram-se na Cidade Universitária, desafiando a proibição das comemorações do Dia do Estudante; a polícia espanca e prende, ocupa instalações e cantinas.1 A luta prolonga-se por meses: as associações de Lisboa e de Coimbra declaram o luto académico, Coimbra solidariza-se e a Associação Académica de Coimbra é encerrada.32 A data é hoje o Dia Nacional do Estudante.1

    Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés)

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Helena Cabeçadas raconte au musée de l’Aljube le mouvement associatif des lycées, la crise universitaire de 1962, qu’elle a vécue à 14 ans, et son arrestation en 1965, quand elle a été emmenée au gouvernement civil puis à Caxias. Exclue de tous les établissements scolaires du pays, elle est partie seule en exil en Belgique à 17 ans.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    RTP Arquivos : Crise Académica de 1962

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Wikipédia
  7. 26 mars 1962· femmes

    Declaração do luto académico

    As associações de estudantes de Lisboa e de Coimbra declararam o «luto académico» — greve às aulas, um direito proibido pela ditadura.1 Os plenários ao ar livre, junto às faculdades e no Estádio Universitário, tornaram-se a forma de decisão do movimento; num deles falou pela primeira vez uma mulher, a estudante de Medicina Isabel do Carmo.12

    Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Isabel do Carmo

    RTP Arquivos : Crise Académica de 1962

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Crise Académica de 1962: Contestação vs Repressão
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A participação das estudantes na crise
    3. 3Wikipédia
  8. 5–12 avril 1962

    Marcelo Caetano pede a demissão de reitor

    Quando o Governo voltou a proibir o Dia do Estudante, que tinha aceitado remarcar para 7 e 8 de abril, o reitor Marcelo Caetano — que da varanda da Reitoria defendera perante os estudantes a autonomia universitária —, sentindo-se desautorizado, pediu a demissão; o luto académico foi retomado.12 O mandato terminou a 12 de abril de 1962.3

    Rectorat de l’Université de Lisbonne · Marcelo Caetano

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O Dia do Estudante
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Crise Académica de 1962: Contestação vs Repressão
    3. 3Universidade de Lisboa
  9. 27 avril 1962· femmes

    Prisão das Mulheres do Couço

    Na madrugada de 27 de abril, a PIDE, com a GNR, prende no Couço cinco mulheres e dez homens que preparavam a luta pelas oito horas de trabalho nos campos: Maria Custódia Chibante, Maria da Conceição Figueiredo, Maria Galveias, Maria Madalena e Olímpia Brás ficariam conhecidas como as Mulheres do Couço.21 Nos interrogatórios na sede da PIDE, na Rua António Maria Cardoso, são torturadas com espancamentos, privação de sono e «estátua»: Maria Custódia passa ali 98 horas sem falar, 75 delas sem dormir, e é levada em braços para Caxias.213 Maria Galveias, presa com a filha em idade escolar, é interrogada onze dias e onze noites.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Siège de la PVDE / PIDE / DGS

    RTP Arquivos : Mulheres do Couço

    1. 1Wikipédia (português)
    2. 2Fumaça
    3. 3RTP Arquivos
  10. 1er mai 1962

    1.º de Maio de 1962 na Baixa de Lisboa

    Em plena crise académica, operários e estudantes manifestam-se na Baixa gritando «Temos fome!», «Liberdade!», «Abaixo a PIDE!»; há confrontos no Terreiro do Paço, no Carmo, no Rossio, no Martim Moniz e em Alcântara, e a polícia de choque, a GNR, a PIDE e a Legião Portuguesa reprimem até à noite.13 Junto ao Largo do Caldas, uma rajada de metralhadora da polícia mata o tipógrafo Estêvão Giro, de 25 anos.152 No Rossio, a polícia entrou no Café Gelo e espancou quem lá estava.64

    Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Largo do Caldas / Rua da Madalena · Café Gelo · Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Estêvão Giro

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Wikipédia: Crises académicas do Estado Novo
    4. 4Wikipédia: Café Gelo
    5. 5Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    6. 6Observador
  11. 9 mai 1962

    Greve de fome na Cantina da Cidade Universitária

    Por proposta de Eurico de Figueiredo, 81 estudantes começam uma greve de fome na cantina da Cidade Universitária, e cerca de 1500 colegas ficam com eles, em solidariedade.12 Na madrugada de 11 de maio, a polícia de choque cerca a cantina e prende-os um a um, apesar da mediação de professores como Luís Lindley Cintra; alguns seguem para Caxias, onde um grupo de estudantes presas continua a recusar a comida.23

    Cantine de la Cidade Universitária · Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Fort de Caxias — la prison politique · Eurico de Figueiredo · Luís Filipe Lindley Cintra

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Wikipédia
  12. 15 mai 1962· femmes

    Escritores da SPE solidarizam-se com os estudantes

    Membros da Sociedade Portuguesa de Escritores — entre eles Sophia de Mello Breyner Andresen, José Cardoso Pires, José Saramago e Aquilino Ribeiro — assinaram um abaixo-assinado de solidariedade com as associações de estudantes em luta.12 Três anos depois, o Governo extinguiria a SPE.1

    Société portugaise des écrivains (siège) · Sophia de Mello Breyner Andresen

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Abaixo-assinado de membros da Sociedade Portuguesa de Escritores

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
  13. 28 mai 1962

    Prisão de Eurico de Figueiredo

    Presidente da Comissão Pró-Associação dos Estudantes de Medicina, já expulso da universidade, Eurico de Figueiredo é preso e levado para o Aljube.1 A prisão motiva um forte movimento de solidariedade estudantil, com manifestações reprimidas pela polícia, até à sua libertação.1 No mesmo dia, alguém fotografou da varanda da Casa dos Estudantes do Império um camião da polícia de choque.2

    Prison de l’Aljube · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Eurico de Figueiredo

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Wikipédia
  14. du juin 1962 au 3 décembre 1969· femmes

    Exílio de Maria Lamas em Paris

    Perseguida, Maria Lamas exila-se em Paris, onde apoia os refugiados portugueses que lá chegam e mantém a atividade nos congressos internacionais de mulheres e da paz.541 Regressa a Portugal a 3 de dezembro de 1969 e vai viver para Évora, com a filha.1

    Maria Lamas

    1. 1MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    2. 2RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    3. 3Wikipédia (inglês)
    4. 4Gerador
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
  15. 4 juin 1962

    Carga policial na Faculdade de Medicina; Lindley Cintra agredido

    A polícia de choque carregou sobre estudantes e professores à entrada da Faculdade de Medicina.2 O filólogo Luís Lindley Cintra, professor de Letras que tentava dialogar com a polícia, foi agredido e assistido no hospital; a agressão valeu-lhe a solidariedade dos colegas, e os estudantes ofereceram-lhe depois um quadro do pintor Fernando Azevedo.1

    Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Luís Filipe Lindley Cintra

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  16. 15 juin 1962

    Plenário no Técnico suspende o luto académico

    Com a época de exames à porta, um plenário no Instituto Superior Técnico votou por maioria a suspensão do luto académico; a contestação continuou em torno da prisão dos dirigentes, sobretudo de Eurico de Figueiredo, e dos processos disciplinares.1 No fim de junho, um despacho ministerial expulsou 21 grevistas, por 30 meses, de todas as escolas de Lisboa.2

    Instituto Superior Técnico · Eurico de Figueiredo

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Wikipédia
  17. 20 juin 1962

    Manifestação pela libertação do estudante Eurico de Figueiredo

    Uma manifestação de apoio ao dirigente estudantil Eurico de Figueiredo, preso no Aljube, devia terminar junto à cadeia, mas uma carga da polícia de choque perto da Sé dispersa-a; os estudantes seguem para a Baixa gritando «Liberdade! Autonomia!».1

    Cathédrale patriarcale de Lisbonne (Sé) · Prison de l’Aljube · Eurico de Figueiredo

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  18. décembre 1962

    Fundada a Frente Patriótica de Libertação Nacional (FPLN)

    Setores da oposição criam a Frente Patriótica de Libertação Nacional, um movimento unitário com delegação no exterior instalada na Argélia, onde funcionará até ao 25 de Abril.12 Humberto Delgado assumiria a sua presidência em 1964, para romper com ela meses depois.1

    Humberto Delgado

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra

1963

  1. janvier 1963

    Nasce a revista «O Tempo e o Modo»

    Fundada por católicos progressistas como António Alçada Baptista, seu primeiro diretor, e João Bénard da Costa, com socialistas laicos como Mário Soares e jovens vindos das lutas estudantis de 1962, a revista «O Tempo e o Modo» torna-se um dos principais espaços de debate e de oposição à ditadura.1

    Mário Soares

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 23 janvier 1963

    Começa a luta armada do PAIGC na Guiné

    O PAIGC, dirigido por Amílcar Cabral, inicia a luta armada contra o colonialismo português na Guiné, menos de quatro anos depois do massacre de Pidjiguiti.12

    Amílcar Cabral

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  3. 18 mars 1963· femmes

    Fim da proibição do casamento das enfermeiras

    O Decreto-Lei n.º 44 923, de 18 de março, passa a admitir na enfermagem hospitalar mulheres casadas e viúvas com filhos, «quando as necessidades de serviço aconselhem essa admissão».2 Caía, depois de uma luta de 25 anos, a regra imposta em 1938 e reafirmada em 1942, que só aceitava solteiras ou viúvas sem filhos.13 Mas o próprio diploma repetia que o lugar da mulher casada era o lar, «onde lhe está reservada a mais nobre missão».2

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    3. 3Assembleia da República

1964

  1. 1er mai 1964

    Morte de David Almeida Reis junto ao Elevador da Glória

    Durante a manifestação do 1.º de Maio, o trabalhador David Almeida Reis é morto por agentes da PIDE em frente ao então café Palladium, junto ao Elevador da Glória, nas imediações do Palácio Foz.1

    Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI)

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  2. juillet 1964· femmes

    Prisão de Maria Lourença Cabecinha

    A funcionária clandestina do PCP Maria Lourença Cabecinha, trabalhadora rural alentejana, é presa e levada para Caxias, onde sofre interrogatórios penosos e tortura psicológica; na prisão aprende Matemática e Geografia com Maria Alda Nogueira.1 Condenada em janeiro de 1965 a dois anos e dez meses de prisão maior e a medidas de segurança, só sai em setembro de 1969.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lourença Cabecinha · Maria Alda Nogueira

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Trois femmes de la campagne — Eulália Miranda, Hermínia Vicente et Maria Lourença Cabecinha — dans un témoignage commun recueilli par le musée de l’Aljube le 19 octobre 2016. D’après les mots-clés du musée, elles parlent de la lutte pour la journée de 8 heures, de la clandestinité au sein du Parti communiste portugais (PCP), des enfants de clandestins, de la détention et des interrogatoires à Caxias.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  3. 25 septembre 1964

    Começa a luta armada da FRELIMO em Moçambique

    A FRELIMO inicia a luta armada em Moçambique, a terceira frente da guerra colonial, depois de Angola e da Guiné.1 Mueda, onde em 1960 as autoridades tinham aberto fogo sobre os macondes, é lembrada como o prenúncio desta guerra.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra

1965

  1. 26 janvier 1965

    Manifestação frente ao Aljube pela libertação de estudantes

    A 21 de janeiro a PIDE prende cerca de meia centena de dirigentes estudantis da Universidade de Lisboa e fecha-os nos «curros» do Aljube; no Dia da Universidade, uma mãe interrompe o reitor a gritar «Libertem o meu filho».1 A 26, familiares e estudantes manifestam-se à porta da cadeia e são carregados pela polícia de choque.1 Meses depois, a cadeia do Aljube seria encerrada.1

    Prison de l’Aljube

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 13 février 1965· femmes

    PIDE assassina Humberto Delgado e Arajaryr Campos

    O general Humberto Delgado e a sua secretária, Arajaryr Campos, são assassinados por uma brigada da PIDE numa emboscada em Espanha, perto de Badajoz: era a «Operação Outono», preparada desde o golpe de Beja.4153 Os corpos só foram encontrados em abril, em Villanueva del Fresno, perto da fronteira.42 Em 1990, os restos do general foram trasladados para o Panteão Nacional.6

    Église de Santa Engrácia – Panthéon national · Humberto Delgado · Arajaryr Campos

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Frente Patriótica de Libertação Nacional
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Candidatura de Humberto Delgado – uma jornada de resistência
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Humberto da Silva Delgado (biografia)
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Arajaryr Canto Moreira Campos (biografia)
    6. 6Panteão Nacional – Museus e Monumentos de Portugal
  3. 21 avril 1965· femmes

    Prisão e tortura de Conceição Matos

    Às quatro da manhã, a PIDE, com a GNR, entra na casa do Montijo onde vivia na clandestinidade Conceição Matos; horas depois prende também o companheiro, Domingos Abrantes, que fugira de Caxias em 1961.13 Levada para a sede da PIDE, na Rua António Maria Cardoso, e depois para Caxias, passa ano e meio presa; nos interrogatórios é espancada, despida e humilhada, sem nunca falar.123

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fort de Caxias — la prison politique · Conceição Matos · Domingos Abrantes

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Conceição Matos et Domingos Abrantes racontent ensemble, dans un témoignage recueilli par le musée le 7 octobre 2015, la clandestinité, les emprisonnements et la torture. Les mots-clés du musée incluent la prison de l’Aljube, Caxias, les interrogatoires de la PIDE et l’évasion de Caxias.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    2. 2Wikipédia (português)
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  4. 21 mai 1965, 22 h 00

    Extinção da Sociedade Portuguesa de Escritores e assalto à sede

    Depois de a Sociedade Portuguesa de Escritores premiar «Luuanda», de Luandino Vieira, então preso no Tarrafal, o ministro da Educação Nacional extinguiu-a por despacho.23 Nessa noite, pelas 22 horas, a sede, na Rua da Escola Politécnica, foi assaltada e saqueada por «desconhecidos» apoiados pela PIDE, que deixaram o letreiro «Agência dos terroristas na Metrópole».1 Todo o júri foi interrogado pela PIDE — incluindo Fernanda Botelho, a única mulher — e três jurados, Alexandre Pinheiro Torres, Augusto Abelaira e Manuel da Fonseca, ficaram detidos.14

    Société portugaise des écrivains (siège) · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert) · José Luandino Vieira · Fernanda Botelho

    1. 1Associação Portuguesa de Escritores
    2. 2Wikipédia
    3. 3RTP Ensina
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  5. août 1965

    Fecha a cadeia política do Aljube

    Depois de protestos nacionais e internacionais contra as condições dos «curros» — entre eles a visita, em 1963, do deputado britânico Lord Russell of Liverpool —, a cadeia política do Aljube é encerrada e os presos passam para Caxias, onde o Reduto Norte é ampliado para os receber.143 Meses antes, a manifestação à porta da cadeia pela libertação dos estudantes ali presos fora carregada pela polícia.2

    Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Cadeia do Aljube
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Forte de Caxias (Prisões da Ditadura)
    4. 4Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  6. 6 septembre 1965

    Encerramento da Casa dos Estudantes do Império

    O ministro da Educação Nacional dissolve a Casa dos Estudantes do Império, a pretexto de não estar ligada a nenhuma instituição de ensino; a PIDE interroga a direção, instala-se nos edifícios e confisca arquivos, biblioteca e mobiliário.13 Terminavam vinte e um anos de uma casa por onde tinham passado Agostinho Neto, Amílcar Cabral e muitos outros futuros dirigentes dos movimentos de libertação.4

    Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Agostinho Neto · Amílcar Cabral

    1. 1ReMapping Memories Lisboa
    2. 2Wikipédia
    3. 3Buala
    4. 4UCCLA
  7. 4 octobre 1965

    Manifesto dos «101 católicos» contra a política colonial

    É publicado o manifesto dos «101 católicos contra a política colonial da ditadura», que reúne figuras como Alçada Baptista, Helena Cidade Moura, João Bénard da Costa, Ruy Belo, Sophia de Mello Breyner Andresen e Nuno Teotónio Pereira.12 O manifesto marca o apoio declarado de setores católicos à oposição e denuncia abertamente Salazar e o regime.1

    Sophia de Mello Breyner Andresen · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Assembleia da República

1966

  1. 1966· femmes

    Natália Correia publica a «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», que a censura apreende

    A poeta Natália Correia, apoiante de Humberto Delgado, publica pela Afrodite, de Fernando Ribeiro de Mello, a «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», dos cancioneiros medievais à atualidade, com ilustrações de Cruzeiro Seixas; a censura apreende-a e abre-se um longo processo judicial, cuja primeira peça tem data de 17 de janeiro de 1966.32 A sentença só viria a 21 de março de 1970, no fim do julgamento no Tribunal Plenário.3 Mais tarde, como diretora literária da Estúdios Cor, Natália seria processada pela publicação das «Novas Cartas Portuguesas».1

    Natália Correia · Humberto Delgado

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Imprensa Nacional, 2024
    4. 4RTP Ensina
  2. 25 novembre 1966· femmes

    Novo Código Civil mantém o marido como «chefe da família»

    O Decreto-Lei n.º 47 344 aprova o novo Código Civil, que entra em vigor a 1 de junho de 1967. O artigo 1674.º, «Poder marital», diz que «o marido é o chefe da família, competindo-lhe nessa qualidade representá-la e decidir em todos os actos da vida conjugal comum».1 À mulher cabe o governo doméstico; fora das profissões liberais e da função pública, se não tiver dado o seu consentimento, o marido pode fazer cessar a qualquer altura o contrato de trabalho da mulher.2 Para a jurista Elina Guimarães, o Código restabelecia em abstrato o poder marital, ainda que alargasse na prática a capacidade da mulher casada.2 O «chefe de família» só desapareceu com a revisão de 1977.3

    Elina Guimarães

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
    2. 2Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    3. 3Assembleia da República

1967

  1. 17 mai 1967

    LUAR assalta o Banco de Portugal na Figueira da Foz

    Na «Operação Mondego», dirigida por Palma Inácio — o mesmo que em 1961 desviara um avião da TAP —, a LUAR assalta a agência do Banco de Portugal na Figueira da Foz para financiar a luta contra a ditadura.123 Os assaltantes fogem de avioneta, fingem rumar ao Norte de África e chegam, por Espanha, a França.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Mondego
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Vagô
  2. juin 1967· femmes

    Prisão de Helena Pato

    Helena Pato, ativa no PCP e na Comissão de Socorro aos Presos Políticos, é presa e levada para Caxias.1 Suspeita de ligações à luta armada, sofre um longo isolamento, agressões e tortura do sono, até ser libertada em novembro.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Helena Pato

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Helena Pato raconte, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 30 septembre 2015, son arrestation par la PIDE, les interrogatoires, la torture et l’isolement à Caxias. Les mots-clés du musée mentionnent aussi les femmes, la solidarité et le secours aux prisonniers politiques.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  3. 25–26 novembre 1967

    Cheias na região de Lisboa expõem a miséria escondida pelo regime

    Na noite de 25 para 26 de novembro, uma tromba de água arrasa bairros pobres e de lata da Grande Lisboa: oficialmente 462 mortos, talvez 700.12 A censura manda calar as mortes e a ação dos estudantes, que se mobilizam no socorro — entre eles José António Ribeiro Santos — e publicam o jornal «Solidariedade Estudantil»; vozes como a do arquiteto Nuno Teotónio Pereira apontam o desordenamento como causa da tragédia.13

    José António Ribeiro Santos · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Cheias de 1967
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Cheias de 1967
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  4. 10 décembre 1967

    Imprensa britânica revela o escândalo «Ballet Rose»

    Jornais britânicos noticiam uma rede de prostituição e abuso de menores — crianças de nove e dez anos vindas das zonas mais pobres do país — que envolvia altas figuras do regime.1 Salazar e o diretor da PIDE, Silva Pais, abafam o caso; Mário Soares, acusado de ser a fonte das notícias, é preso, passa o Natal isolado em Caxias e é deportado para São Tomé.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Mário Soares · Silva Pais

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1968

  1. 1968· femmes

    Fundado o Movimento Democrático de Mulheres

    O Movimento Democrático de Mulheres nasce numa assembleia na Padaria do Povo, em Lisboa, e junta herdeiras do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas e da Associação Feminina Portuguesa para a Paz, como Maria Alda Nogueira; Isabel do Carmo está entre as fundadoras.43 No ano seguinte organiza ações no Dia Internacional da Mulher em Lisboa, Porto, Setúbal e Évora; a 21 de outubro de 1973 faz o 1.º Encontro Nacional, na Cova da Piedade, com 250 mulheres, presidido por Luísa Amorim, Helena Neves e Berta Monteiro.14 Depois de 1974, Maria Lamas será a sua presidente honorária.25

    Coopérative « A Padaria do Povo » · Isabel do Carmo · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira · Helena Neves

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Isabel do Carmo (testemunho e biografia)
    4. 4MDM – Movimento Democrático de Mulheres: A nossa história – MDM 1968-2023
    5. 5MDM – Movimento Democrático de Mulheres: Maria Lamas
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Helena Pato (testemunho e biografia)
  2. 1er–3 juillet 1968

    «Greve da Mala» na Carris de Lisboa

    Durante três dias, os cobradores dos autocarros e elétricos da Carris deixam nas estações as malas do dinheiro, e os transportes circulam sem cobrança de bilhetes.1 Com o apoio da população de Lisboa, conseguem um aumento de 20 escudos diários.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

1968–1974

Les années Caetano

Marcelo Caetano succède à Salazar et promet une ouverture. La guerre continue, la police change de nom, et le Mouvement des capitaines voit le jour.

1968

  1. 27 septembre 1968

    Marcelo Caetano sucede a Salazar na chefia do Governo

    Afastado Salazar por doença, Marcelo Caetano é nomeado presidente do Conselho e o novo governo toma posse no Palácio de Belém; no dia seguinte, Caetano faz uma declaração ao país no palácio da Assembleia Nacional.124 A sua chegada traz uma «tímida abertura», que a ditadura logo se apressou a conter.3

    Palácio de Belém · Palácio de São Bento · Marcelo Caetano · António de Oliveira Salazar

    1. 1RTP Arquivos: Fotografia de família do governo liderado por Marcelo Caetano
    2. 2RTP Arquivos: Cerimónia de tomada de posse de Marcelo Caetano
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    4. 4Assembleia da República
  2. 8 décembre 1968

    A PIDE invade a Associação de Estudantes do Técnico

    A PIDE invade a Associação de Estudantes do Instituto Superior Técnico, apreende documentos, identifica estudantes e suspende os dirigentes; a associação e o IST são encerrados até ao fim das férias, e a academia de Lisboa decreta «luto académico».123 Segue-se a invasão da Cidade Universitária pela polícia — uma intimidação que se tornaria recorrente.1

    Instituto Superior Técnico · Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés)

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  3. 26 décembre 1968· femmes

    Lei iguala pela primeira vez os requisitos de voto de mulheres e homens

    A Lei n.º 2137, de 26 de dezembro, considera eleitores da Assembleia Nacional todos os cidadãos portugueses, maiores ou emancipados, que saibam ler e escrever português — sem distinguir homens e mulheres —, e ainda os que já tinham sido recenseados ao abrigo da Lei n.º 2015, de 1946.4 Era a primeira vez que homens e mulheres votavam com os mesmos requisitos, mas a exigência de saber ler e escrever afastava muito mais mulheres: no início dos anos 70, uma em cada três não sabia ler.123

    1. 1Ordem dos Advogados
    2. 2RTP Ensina
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
  4. du 31 décembre 1968 au 1er janvier 1969· femmes

    Vigília pela paz na Igreja de São Domingos

    Na noite de 31 de dezembro, depois da missa do cardeal Cerejeira, mais de cem católicos ficaram em vigília na Igreja de São Domingos até às 6 da manhã de 1 de janeiro, o Dia Mundial da Paz, denunciando o «compromisso político da Igreja frente ao Estado» e a guerra colonial.3 Estavam lá Nuno Teotónio Pereira, em casa de quem a vigília fora combinada, e Francisco de Sousa Tavares, entre outros.31 Cantou-se a «Cantata da Paz», que Sophia de Mello Breyner Andresen escreveu para essa noite — «Vemos, ouvimos e lemos / Não podemos ignorar» —, musicada por Francisco Fernandes e cantada por Francisco Fanhais.32

    Église de São Domingos · Sophia de Mello Breyner Andresen · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Lusitania Sacra, 2.ª série, 16 (2004), pp. 431-463 – Universidade Católica Portuguesa
    2. 2Universidade de São Paulo
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Wikipédia

1969

  1. 1969· femmes

    Sophia de Mello Breyner e Maria Barroso candidatas pela oposição

    Nas eleições de 1969 para a Assembleia Nacional, Sophia de Mello Breyner Andresen e Maria Barroso candidatam-se a deputadas pela CEUD.1 No mesmo ano constitui-se a Comissão Nacional de Socorro aos Presos Políticos, de que Sophia foi membro.12

    Sophia de Mello Breyner Andresen · Maria Barroso

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  2. 8 mars 1969· femmes

    Mulheres reúnem-se na Serra de Sintra no Dia da Mulher

    Um ano depois da fundação do MDM, largas dezenas de mulheres de Lisboa e arredores juntam-se na Serra de Sintra e, apesar da presença intimidatória da polícia, distribuem 5 mil exemplares do manifesto «A Mulher na Luta».1 No Porto, comissões de operárias concentram-se contra o aumento do custo de vida e entregam as suas reivindicações no governo civil.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  3. 17 avril 1969

    Começa a crise académica de 1969 em Coimbra

    Em Coimbra desencadeia-se a crise universitária de 1969, que leva à greve às aulas e, depois, ao boicote aos exames de junho.1 Vinha de trás: em dezembro de 1968, quando a PIDE invadiu a Associação de Estudantes do Técnico, Coimbra solidarizara-se, e em fevereiro a lista do Conselho das Repúblicas ganhara a Associação Académica.2

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  4. 15–17 mai 1969

    II Congresso Republicano de Aveiro

    Cerca de 1500 participantes debatem no Teatro Aveirense, entre outros temas, a igualdade de direitos das mulheres, o fim da censura e a guerra colonial; mandam mensagens Maria Lamas e Aida Magro, e entre os congressistas estão Virgínia Moura, Mário Soares e Emídio Santana.12 O I Congresso reunira em 1957.1

    Maria Lamas · Aida Magro · Virgínia Moura · Mário Soares · Emídio Santana

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  5. du 3 juin 1969 au 21 mars 1970· femmes

    Natália Correia julgada no Tribunal Plenário pela Antologia

    Começa no Tribunal Plenário Criminal de Lisboa o julgamento da «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», organizada por Natália Correia e apreendida em 1966.1 A 21 de março de 1970, Natália e o editor, Fernando Ribeiro de Mello, são condenados a 90 dias de prisão substituídos por multa; Mário Cesariny, Luiz Pacheco, Ary dos Santos e Melo e Castro, a 45 dias.1

    Tribunal de la Boa-Hora · Natália Correia

    1. 1Imprensa Nacional, 2024
    2. 2Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    3. 3RTP Ensina
    4. 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
    5. 5Assembleia da República
  6. octobre 1969

    Campanha da Comissão Democrática Eleitoral (CDE) de Lisboa

    Para as eleições de outubro para a Assembleia Nacional, a Comissão Democrática Eleitoral (CDE) de Lisboa publica o boletim «Movimento Democrático», cujo n.º 1 sai a 9 de outubro.1 Integra a CDE de Lisboa, entre outras, Isabel do Carmo; Emídio Santana fala de questões sindicais em comícios da CDE e da CEUD.23

    Isabel do Carmo · Emídio Santana

    1. 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    3. 3Wikipédia
  7. 25 octobre 1969· femmes

    Mulher casada deixa de precisar de autorização do marido para o passaporte

    O Decreto n.º 49 317, de 25 de outubro, acaba com a autorização do marido para que a mulher casada tenha passaporte: o próprio Governo reconhecia que ela já não precisava dessa autorização para «tomar decisões bem mais importantes».2 A exigência, lembrou Elina Guimarães, levava muitos maridos separados a negá-la ou a fazer chantagem; no mesmo ano, a nova lei do contrato de trabalho manteve ao marido o direito de se opor ao trabalho da mulher.1

    Elina Guimarães

    1. 1Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    2. 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
  8. 26 octobre 1969

    Eleições de 1969 para a Assembleia Nacional

    A oposição concorre dividida — a CDE e a CEUD —, sob repressão e com os habituais atropelos à lei, e a Ação Nacional Popular, o partido do regime, vence.12 Nas suas listas entra a chamada «ala liberal» (Sá Carneiro, Pinto Balsemão, Miller Guerra, entre outros), muitos dos quais acabariam por renunciar ao mandato depois da revisão constitucional de 1971.13

    RTP Arquivos : Primeira conferência de imprensa da Comissão Eleitoral de Unidade Democrática

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Assembleia da República
  9. 24 novembre 1969

    A PIDE passa a chamar-se Direção-Geral de Segurança

    O Decreto-Lei n.º 49 401 extingue a Polícia Internacional e de Defesa do Estado, criada em 1945, e cria no Ministério do Interior a Direção-Geral de Segurança (DGS), que lhe sucede como polícia política.32 A DGS seria extinta a 25 de abril de 1974.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da DGS, LP e MP (Dec.-Lei 171/74 de 25 de Abril)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1969
    3. 3Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
  10. 4–15 décembre 1969· femmes

    Greve das operárias da Penteadora, em Unhais da Serra

    Na fábrica de lanifícios Penteadora, em Unhais da Serra (Covilhã), onde trabalhavam cerca de 500 pessoas, sobretudo mulheres dos 14 aos 30 anos, as operárias recusam operar o dobro das máquinas — 800 fusos em vez de 400 — e fazem greve de braços caídos.1 A 12 de dezembro, a GNR aponta-lhes metralhadoras e há despedimentos; as trabalhadoras acabam por vencer e continuam com 400 fusos.1

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  11. 27 décembre 1969· femmes

    Professoras primárias deixam de precisar de autorização para casar

    O Decreto-Lei n.º 49 473, assinado por Marcelo Caetano e pelo ministro da Educação Nacional, José Hermano Saraiva, revoga o artigo 9.º do decreto de 1936, que fazia depender o casamento das professoras primárias de autorização do ministro. O Governo reconhecia que a exigência estava «desde há muito convertida em formalidade burocrática que dificulta o casamento das professoras».1

    Marcelo Caetano

    1. 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico

1970

  1. 1970· femmes

    Pintasilgo lidera o primeiro grupo de trabalho sobre a mulher

    Com as relações internacionais tensas pela recusa de dar a independência às colónias, o regime propõe-se conhecer a situação das mulheres portuguesas.14 O Ministério das Corporações e da Previdência Social convida Maria de Lourdes Pintasilgo, que ali era consultora, e nasce o Grupo de Trabalho para a Definição de uma Política Nacional Global acerca da Mulher, embrião da futura Comissão da Condição Feminina.14

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2CIG
    3. 3Wikipédia (português)
    4. 4Faces de Eva (SciELO Portugal)
  2. janvier 1970· femmes

    Prisão de Diana Andringa

    A jornalista Diana Andringa é presa na empresa de publicidade onde trabalhava, depois da prisão em Angola de militantes anticoloniais com quem tinha contacto, e passa dois meses e meio em isolamento em Caxias.1 Seria julgada no Tribunal Plenário em 1971.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Diana Andringa

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Témoignage de Diana Andringa recueilli par le musée de l’Aljube le 19 avril 2017. D’après les mots-clés du musée, elle parle du mouvement étudiant, du soutien aux prisonniers politiques, de ses liens avec le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et la lutte de libération, de sa détention et des interrogatoires à Caxias, et de son procès devant le tribunal plénier.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  3. 27 juillet 1970

    Morre Salazar

    Ao fim de cerca de ano e meio de doença, que o afastara da chefia do Governo, António de Oliveira Salazar morre em Lisboa.1

    António de Oliveira Salazar

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  4. août 1970· femmes

    Maria Teresa Lobo, primeira mulher num governo português

    Marcello Caetano nomeia Maria Teresa Cárcomo Lobo subsecretária de Estado da Saúde e Assistência: é a primeira mulher a integrar um governo em Portugal.1 Toma posse no Palácio de Belém e fica até à remodelação de novembro de 1973.1 A 20 de agosto de 1970, o vespertino «A Capital» dava a notícia: «Uma senhora (pela primeira vez) membro do Governo».12

    Palácio de Belém · Maria Teresa Cárcomo Lobo

    RTP Arquivos : Tomada de posse de Maria Teresa Cárcomo Lobo

    1. 1Observador
    2. 2Wikipédia (português)
  5. 1er octobre 1970

    Criada a Intersindical

    É criada a Intersindical, a primeira central sindical portuguesa.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  6. 2 octobre 1970· femmes

    Suicídio de Albina Fernandes

    Dois anos depois de sair de Caxias, com o sistema nervoso destruído por seis anos e sete meses de prisão, Albina Fernandes suicida-se.1 A Comissão Nacional de Socorro aos Presos Políticos — num telegrama a Marcelo Caetano subscrito, entre outros, por Cecília Areosa Feio, Maria Eugénia Varela Gomes e Sophia de Mello Breyner Andresen — responsabiliza o Governo, e o funeral transforma-se numa manifestação de protesto.1 Sofia Ferreira acusaria o médico da PIDE de lhe ter negado assistência na prisão.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Albina Fernandes · Sofia Ferreira · Sophia de Mello Breyner Andresen

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  7. 26 octobre 1970

    ARA sabota o navio Cunene na doca de Alcântara

    A Acção Revolucionária Armada, braço armado do PCP, reivindica a primeira ação: duas explosões no navio Cunene, que levava armamento e mercadorias para as tropas coloniais, deixado «alagado e imobilizado» na doca de Alcântara.12 A ação fora estudada e decidida no comando central da ARA por Jaime Serra, Francisco Miguel e Raimundo Narciso.12

    Doca de Alcântara (attaque contre le cargo « Cunene »)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Wikipédia
  8. 20 novembre 1970

    Três bombas da ARA em Lisboa

    A ARA faz rebentar de madrugada três engenhos, cada um contra uma frente da sua luta: junto à escola técnica da PIDE, na Estrada de Benfica, em Sete Rios (a repressão); no Centro Cultural dos Estados Unidos, na Avenida Duque de Loulé (o imperialismo); e no Cais da Fundição, onde a carga destinada ao navio «Niassa», pronto a levar material de guerra, rebentou no armazém (a guerra colonial).123 A bomba da escola da PIDE, deixada na rua, matou um rapaz de 15 anos que voltava de uma noite de trabalho: foi a única vítima mortal das ações da ARA.13

    1. 1Wikipédia
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Mensagem de Lisboa
  9. 21 novembre 1970

    Operação Mar Verde: invasão de Conacri

    António de Spínola, que Marcelo Caetano escolhera para a Guiné, dá luz verde à invasão da Guiné-Conacri por forças portuguesas, para depor Sékou Touré, capturar Amílcar Cabral, libertar cerca de vinte portugueses ali presos e destruir alvos militares.12 A operação, proposta por Alpoim Calvão, fracassa, viola o direito internacional e é condenada na ONU; Portugal nunca a reconheceu.12

    Amílcar Cabral · António de Spínola

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Mar Verde
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Mar Verde

1971

  1. 1971· femmes

    Maria Teresa Horta publica «Minha Senhora de Mim»

    Maria Teresa Horta publica «Minha Senhora de Mim», poemas que recorrem às cantigas de amigo para desafiar o pensamento patriarcal e defender o direito da mulher a viver em pleno a sua sexualidade.2 Como «Maina Mendes» (1969), de Maria Velho da Costa, e «Os Outros Legítimos Superiores» (1970), de Maria Isabel Barreno, o livro desafiava os papéis que a ditadura atribuía às mulheres.1 A PIDE apreende-o por ofensa «da moral tradicional da nação», a editora, Snu Abecassis, é ameaçada com o fecho da Dom Quixote se voltar a publicar a autora, e Maria Teresa Horta é espancada na rua por três homens.2 Foi então, em maio de 1971, que as três decidiram escrever juntas as «Novas Cartas Portuguesas»: «Se uma mulher sozinha causa toda esta confusão, este burburinho, este escândalo, o que aconteceria se fôssemos três?», perguntou Maria Velho da Costa.2

    Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa

    RTP Arquivos : Lançamento de “Minha Senhora de Mim” de Maria Teresa Horta

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  2. 1971· femmes

    Natália Correia abre o Botequim, na Graça

    No rés-do-chão da Vila Sousa, no Largo da Graça, Natália Correia abre o Botequim com Isabel Meireles, Júlia Marenha e Helena Roseta.16 Para lá passa a tertúlia que reunira em casa nas décadas de 1950 e 1960.6 Nas de 1970 e 1980, o bar, onde Natália cantou durante muitos anos, foi ponto de encontro de escritores e políticos, com tertúlias, convívios literários e café-concerto, e lugar para discutir em liberdade literatura, política e feminismo.514 Helena Roseta geriu-o entre 1991 e 1993, e o Botequim fechou depois da morte de Natália, em 1993.71

    Botequim · Appartement de Natália Correia · Natália Correia · Helena Roseta

    1. 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH: Natália Correia: todas as personalidades num botequim (19/4/2017)
    2. 2Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    3. 3Imprensa Nacional, 2024
    4. 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH: Graça em estado de graça (roteiro, 20/4/2017)
    5. 5RTP Ensina
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    7. 7Assembleia da República
  3. 1971

    A DGS concentra os interrogatórios no Reduto Sul de Caxias

    A DGS passa os interrogatórios — e, com eles, a tortura sistemática — para o Reduto Sul de Caxias, mesmo ao lado dos presos em isolamento no Reduto Norte, que assim podiam ser interrogados a qualquer hora.12 As seis salas de interrogatório ganham gravadores e um sistema que permitia gravar o que ali se passava e também injetar sons.1

    Fort de Caxias — la prison politique

    1. 1Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos: Meios Sonoros
    2. 2Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos: Cárceres do império
  4. du février 1971 au mars 1971· femmes

    Julgamento de Diana Andringa no Tribunal Plenário

    Diana Andringa, presa em janeiro de 1970, é julgada no Tribunal Plenário de Lisboa entre fevereiro e março de 1971 e condenada a 20 meses de prisão; sai em liberdade em setembro e volta ao jornalismo.1

    Tribunal de la Boa-Hora · Diana Andringa

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Témoignage de Diana Andringa recueilli par le musée de l’Aljube le 19 avril 2017. D’après les mots-clés du musée, elle parle du mouvement étudiant, du soutien aux prisonniers politiques, de ses liens avec le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et la lutte de libération, de sa détention et des interrogatoires à Caxias, et de son procès devant le tribunal plénier.

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    Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  5. 8 mars 1971

    ARA destrói helicópteros na Base Aérea de Tancos

    Na madrugada de 8 de março, a Acção Revolucionária Armada ataca a Base Aérea n.º 3, em Tancos, e destrói helicópteros e aviões usados na guerra colonial.12 Os operacionais tinham partido de um apartamento clandestino da ARA na Avenida dos Estados Unidos da América, em Lisboa.3

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Wikipédia
  6. mai 1971· femmes

    Grupo de Trabalho para a Participação das Mulheres na Vida Económica e Social

    O grupo dirigido por Maria de Lourdes Pintasilgo passa a chamar-se Grupo de Trabalho para a Participação das Mulheres na Vida Económica e Social; a equipa cresce e o âmbito da sua intervenção alarga-se.1

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
  7. 3 juin 1971

    ARA corta as telecomunicações de Lisboa durante a reunião da NATO

    Durante a conferência ministerial da NATO em Lisboa, três operacionais da ARA disfarçados de operários entram na central de telecomunicações com duas cargas explosivas.1 A explosão corta todas as comunicações de Lisboa com o exterior durante seis horas, causa «grande embaraço» ao regime e é noticiada no estrangeiro.12

    1. 1Wikipédia
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  8. 26–30 juillet 1971

    Bancários manifestam-se na Baixa de Lisboa

    Durante cinco dias, bancários de Lisboa e do Porto manifestam-se e exigem a libertação do dirigente sindical Daniel Cabrita; a repressão policial na Baixa de Lisboa faz nove feridos.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  9. 16 août 1971

    Revisão constitucional de 1971 promete «maior autonomia» às colónias

    Numa tentativa de aparentar abertura, a Assembleia Nacional aprova uma revisão constitucional que preconiza «maior autonomia» para as províncias ultramarinas, enquanto Portugal continuava a ignorar as recomendações da ONU sobre os territórios africanos.1 A revisão deixa intacta a concentração de poderes no Presidente do Conselho e no Presidente da República, e muitos dos deputados da «ala liberal» acabariam por renunciar ao mandato.2

    Palácio de São Bento

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Assembleia da República
  10. 7 novembre 1971· femmes

    Primeira ação armada das Brigadas Revolucionárias

    As Brigadas Revolucionárias, nascidas de uma cisão do PCP protagonizada por Isabel do Carmo e Carlos Antunes em torno da luta armada, fazem a sua primeira ação: uma bomba na base da NATO na Fonte da Telha, onde um dos fundadores trabalhava como operário da construção civil.123

    Isabel do Carmo

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Isabel do Carmo, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 24 avril 2019. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, la clandestinité, la lutte armée, la détention, la torture et l’isolement à Caxias, et l’emprisonnement après le 25 Avril.

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    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): As Brigadas Revolucionárias realizaram a sua primeira ação armada
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Carlos Antunes
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade

1972

  1. avril 1972· femmes

    Publicadas as «Novas Cartas Portuguesas»

    A Estúdios Cor, com direção literária de Natália Correia, que se recusou a cortar partes do texto, edita na íntegra o livro escrito a três por Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa: uma denúncia da condição das mulheres, da guerra colonial e do sistema judicial.15 Três dias depois do lançamento, a censura recolhe e destrói a primeira edição, e o regime processa as autoras e o editor, Romeu de Melo, por um livro de «conteúdo insanavelmente pornográfico e atentatório da moral pública».124

    Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa · Natália Correia

    RTP Arquivos : Maria Velho da Costa

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    4. 4Imprensa Nacional, 2024
    5. 5CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    6. 6Wikipédia (ponto de partida)
    7. 7Ephemera – Biblioteca e Arquivo de José Pacheco Pereira
  2. juillet 1972

    Brigadas Revolucionárias largam porcos «almirantes» no Rossio

    A 11 de julho de 1972, as Brigadas Revolucionárias destroem quinze camiões Berliet do Exército destinados à guerra colonial, com explosivos roubados um mês antes numa pedreira de Boliqueime, no Algarve: foi a primeira ação das BR a atingir diretamente o aparelho colonial.1 Depois da reeleição de Américo Tomás, a 25 de julho, largam em pleno Rossio e em Alcântara dois porcos vestidos de almirante, enquanto petardos espalham panfletos contra a «farsa eleitoral», «uma fantochada maior e uma porcaria».12

    Rossio (Praça de D. Pedro IV)

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Primeira ação das Brigadas Revolucionárias (BR)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Carlos Antunes
  3. 12 octobre 1972

    Estudante Ribeiro Santos morto a tiro pela PIDE/DGS no ISCEF

    Num «meeting contra a repressão» no Instituto Superior de Ciências Económicas e Financeiras, os estudantes retêm um desconhecido que tomam por informador da DGS; chamados para o identificar, dois agentes dizem não o conhecer, mas querem levá-lo.384 Na confusão, o agente António Gomes da Rocha dispara: atinge pelas costas José António Ribeiro Santos, estudante de Direito ligado ao MRPP, que morre pouco depois, e fere José Lamego; na sala estava Aurora Rodrigues.846 Nessa noite, trezentos estudantes reunidos no Técnico decidem paralisar a universidade, e na vaga de prisões que se segue é presa, entre outros, Isabel do Carmo.87 O agente nunca foi julgado.18

    L’ISCEF, au Quelhas · Instituto Superior Técnico · José António Ribeiro Santos · Aurora Rodrigues · Isabel do Carmo

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Aurora Rodrigues, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 12 octobre 2016. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, l’assassinat de Ribeiro Santos, le Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat (MRPP), la détention, les interrogatoires et la torture à Caxias.

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    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Ribeiro Santos

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade: José António Leitão Ribeiro Santos (biografia)
    4. 4Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    5. 5Seara Nova (10/8/2023)
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Aurora Rodrigues (testemunho e biografia)
    7. 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Isabel do Carmo (testemunho e biografia)
    8. 8Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    9. 9Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
    10. 10Toponímia de Lisboa – CML (24/3/2014)
  4. 14 octobre 1972

    Funeral de Ribeiro Santos

    Dois dias depois do assassinato, milhares de pessoas, sobretudo estudantes, juntam-se à porta do prédio onde José António Ribeiro Santos vivia, na Calçada do Largo de Santos — hoje Calçada Ribeiro Santos —, de onde parte o cortejo para o cemitério da Ajuda.32 Entre gritos de «assassinos» e «viva a liberdade», há cargas policiais durante o cortejo e no cemitério, e cerca de vinte pessoas são presas: é uma das maiores manifestações contra a ditadura na sua fase final.21

    Calçada Ribeiro Santos · José António Ribeiro Santos

    1. 1Toponímia de Lisboa – CML (24/3/2014)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  5. 2 novembre 1972

    ONU reconhece a legitimidade da luta armada contra Portugal

    A Assembleia Geral da ONU reconhece a «legitimidade da luta armada contra Portugal, em África».1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  6. 16 décembre 1972

    Massacre de Wiriyamu, em Moçambique

    Na «Operação Marosca», aviação, comandos e agentes da DGS atacam cinco aldeias na região de Tete; terão morrido 385 pessoas, cerca de um terço dos habitantes, entre elas muitas mulheres e crianças.12 O padre Domingos Ferrão e Domingo Kansande apuraram a lista das vítimas e fizeram-na chegar a padres espanhóis e holandeses; o padre inglês Adrian Hastings revelou o massacre no «The Times» a 10 de julho de 1973, dias antes da visita de Marcelo Caetano a Londres.1 Portugal nunca o assumiu oficialmente.1

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  7. 30–31 décembre 1972· femmes

    Vigília da Capela do Rato contra a guerra colonial

    Cristãos e não cristãos começam na Capela do Rato uma vigília de 48 horas pela paz, com greve de fome; abre-a Maria da Conceição Moita, que lê a declaração ao microfone.13 A 31, aprovam uma moção contra a «guerra criminosa» e a «cumplicidade da hierarquia da Igreja Católica»; ao fim do dia, a polícia interrompe a vigília e leva os participantes para a esquadra do Largo do Rato, e alguns, como Nuno Teotónio Pereira, seguem para Caxias.135 Os funcionários públicos presentes são alvo de processos de demissão, e os abaixo-assinados de solidariedade juntam nomes como Sophia de Mello Breyner Andresen, Maria Isabel Barreno e Isabel do Carmo.137

    Chapelle du Rato · Fort de Caxias — la prison politique · Largo do Rato (ancienne Praça do Brasil) · Maria da Conceição Moita · Sophia de Mello Breyner Andresen · Isabel do Carmo · Nuno Teotónio Pereira · Maria Isabel Barreno

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : A Paz é Obrigatória

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Lusitania Sacra, 2.ª série, 16 (2004), pp. 431-463 – Universidade Católica Portuguesa
    4. 4Universidade de São Paulo
    5. 5Wikipédia
    6. 6RTP Ensina
    7. 7Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso

1973

  1. 1973· femmes

    Criada a Comissão para a Política Social relativa à Mulher

    O grupo de trabalho dirigido por Maria de Lourdes Pintasilgo passa a Comissão para a Política Social relativa à Mulher, de que ela é nomeada presidente.21 A comissão propunha-se ir além do mundo do trabalho e olhar para o acesso das mulheres à educação, as responsabilidades familiares e as profissões que lhes estavam vedadas; em 1975 passaria a chamar-se Comissão da Condição Feminina.32

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2CIG
    3. 3Faces de Eva (SciELO Portugal)
  2. 1973· femmes

    Prisão de Violante Saramago Matos com a filha de 18 meses

    Presa em 1973, Violante Saramago Matos teve consigo na cela a filha de dezoito meses, que aprendeu a andar na prisão: «Força, filha, força nas perninhas», dizia-lhe todos os dias, na cela e no recreio.1 No mesmo ano a polícia política prendeu também Helena Roseta, futura deputada constituinte.2

    Helena Roseta

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Assembleia da República
  3. 20 janvier 1973

    Amílcar Cabral assassinado em Conacri

    Já de noite, ao chegar a casa em Conacri com a mulher, Ana Maria, o líder do PAIGC, Amílcar Cabral, é morto a tiro por um grupo de homens armados.12 A autoria continua controversa: tudo aponta para uma ação conjunta de dissidentes do PAIGC, autoridades da Guiné-Conacri, PIDE/DGS e setores militares portugueses.1 Dois anos antes, a Operação Mar Verde tentara capturá-lo.3

    Amílcar Cabral

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): “Cabral matadu, ma i ka muri” (“Cabral foi morto, mas não morreu”)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Mar Verde
  4. 4 avril 1973

    III Congresso da Oposição Democrática, em Aveiro

    Quatro anos depois do II Congresso, o III Congresso da Oposição Democrática aprova em Aveiro como objetivos imediatos o fim da guerra colonial, a luta contra o poder absoluto do capital monopolista e a conquista das liberdades democráticas; fica marcado por uma violentíssima repressão policial.142 Maria Barroso foi a única mulher a intervir na sessão de abertura.3

    Maria Barroso

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): III Congresso da Oposição Democrática, em Aveiro
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): II Congresso Republicano de Aveiro
  5. 19 avril 1973

    Fundado o Partido Socialista na Alemanha

    Numa reunião da Ação Socialista Portuguesa perto de Bona é fundado o Partido Socialista; Maria Barroso foi a única mulher presente.12

    Maria Barroso

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Assembleia da República
  6. 3 mai 1973· femmes

    Prisão de Aurora Rodrigues

    Aurora Rodrigues, estudante de Direito, que assistira ao assassinato de Ribeiro Santos e aderira depois ao MRPP, é presa a seguir a uma reunião de estudantes.2 Em Caxias, em rigoroso isolamento, sofre a «estátua», dezasseis dias seguidos de tortura do sono, espancamentos e a simulação de afogamento, com a cabeça mergulhada à força num lavatório; nunca fala.2 É libertada três meses depois, sem acusação, sem julgamento e sem ter podido falar com um advogado.21

    Fort de Caxias — la prison politique · Aurora Rodrigues

    Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    Aurora Rodrigues, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 12 octobre 2016. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, l’assassinat de Ribeiro Santos, le Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat (MRPP), la détention, les interrogatoires et la torture à Caxias.

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    1. 1Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    3. 3Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
  7. juin 1973· femmes

    As Três Marias, primeira causa feminista internacional

    Numa conferência da National Organization for Women, em Boston, o caso das Três Marias é votado como a primeira causa feminista internacional.1 Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Doris Lessing, Iris Murdoch e Stephen Spender lideraram a campanha de solidariedade com Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa, e houve ações feministas junto de várias embaixadas de Portugal; ainda a 17 de maio de 1974 se manifestava gente em Nova Iorque a favor das três.21

    Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa

    1. 1Wikipédia (ponto de partida)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  8. 13 juillet 1973

    Decreto-Lei n.º 353/73 lança a contestação dos capitães

    Para responder à falta de capitães do quadro permanente nas frentes africanas, o ministro do Exército, Sá Viana Rebelo, faz aprovar um decreto-lei que permite substituir os quatro anos da Academia Militar por um curso intensivo de dois semestres.12 O decreto e o retificativo de 20 de agosto (Decreto-Lei n.º 409/73) foram o detonador da contestação que levaria ao 25 de Abril: a 9 de setembro os capitães reuniam-se em Alcáçovas, e a 12 de outubro uma circular do Ministério do Exército suspendia os dois diplomas, antes de o ministro ser exonerado.123

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O Encontro de Alcáçovas
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Reunião de Óbidos
  9. 15 juillet 1973

    Caetano em Londres sob a denúncia de Wiriyamu

    Dias depois de o «The Times» revelar o massacre de Wiriyamu, Marcelo Caetano visita Londres e é recebido com hostilidade e com uma manifestação contra a política colonial junto à embaixada portuguesa, rodeada por um cordão policial.123

    Marcelo Caetano

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Visita de Marcelo Caetano a Londres
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Massacre de Wiriamu
    3. 3Associação 25 de Abril
  10. 9 septembre 1973

    Reunião no Monte do Sobral (Alcáçovas): nasce o Movimento dos Capitães

    Contra a legislação com que o Governo queria suprir a falta de oficiais na guerra em África, 136 oficiais reúnem-se clandestinamente no Monte do Sobral, em Alcáçovas, e assinam um abaixo-assinado a Marcelo Caetano a pedir a revogação dos decretos.51 Nasce o Movimento dos Capitães, depois Movimento das Forças Armadas.5164 Em agosto já se tinham reunido oficiais em Bissau.13

    Marcelo Caetano

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Reunião de Óbidos
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Fita do Tempo
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O 25 de abril
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O Encontro de Alcáçovas
    6. 6Associação 25 de Abril
  11. 24 septembre 1973

    PAIGC proclama unilateralmente a independência da Guiné-Bissau

    Reunida numa colina da região do Boé, em zona libertada pelo PAIGC, a Assembleia Nacional Popular proclama unilateralmente o Estado da Guiné-Bissau.123 A 2 de novembro, por 93 votos contra 7, a Assembleia Geral da ONU felicita-se «pelo recente acesso à independência do povo da Guiné-Bissau» e condena a «presença ilegal de Portugal».3

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Malomil
  12. octobre 1973· femmes

    Prisão e tortura de Maria José Morgado

    A estudante de Direito Maria José Morgado, militante do MRPP e clandestina desde os 19 anos, é presa na casa onde se escondia, perto da Feira da Ladra.1 No quarto andar da sede da PIDE, onde decorriam os interrogatórios, é esbofeteada várias vezes; em Caxias sofre cinco dias de tortura do sono e espancamentos com cavalo-marinho.1

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fort de Caxias — la prison politique · Maria José Morgado

    1. 1Jornal de Notícias (13/3/2005)
  13. 25 octobre 1973, 10 h 00· femmes

    Começa o julgamento das Três Marias, à porta fechada

    No Tribunal Correcional da Boa-Hora começa o julgamento das autoras e do editor das «Novas Cartas Portuguesas».1 O juiz declara a audiência secreta e manda sair dezenas de assistentes — jornalistas portugueses e estrangeiros, observadoras do movimento feminista, gente do PEN Club —, e a censura impõe aos jornais silêncio absoluto sobre o processo.12 Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa tinham sido interrogadas por um agente da Polícia Judiciária especializado em processos de prostituição.52 Entre as testemunhas de defesa estariam Natália Correia, Fernanda Botelho e Maria Lamas, que depôs a 1 de março de 1974; a campanha internacional de apoio fez do processo a «primeira causa feminista internacional».486

    Tribunal de la Boa-Hora · Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa · Natália Correia · Maria Lamas · Fernanda Botelho

    Hemeroteca Municipal de Lisboa : «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto

    RTP Arquivos : Entrevista às “Três Marias”

    1. 1Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto (Diário de Lisboa, 25/10/1973)
    2. 2Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «As Três Marias foram absolvidas» / «Absolvição para as Novas Cartas Portuguesas» (Diário de Lisboa, 8 de maio de 1974)
    3. 3Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    4. 4Wikipédia (ponto de partida)
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    6. 6Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    7. 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    8. 8RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
  14. 6 novembre 1973

    Padre Felicidade Alves e Nuno Teotónio Pereira julgados no Plenário

    O padre José Felicidade Alves, o cónego Abílio Tavares Cardoso, o arquiteto Nuno Teotónio Pereira e Manuel Mendes Mourão são julgados no Tribunal Plenário de Lisboa, acusados de «atos contra a segurança do Estado» pelos Cadernos GEDOC.1 Lançados em fevereiro de 1969, os onze números dos cadernos, até 1970, criticavam a hierarquia católica, a guerra colonial e a situação política do país.1

    Tribunal de la Boa-Hora · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  15. 24 novembre 1973· femmes

    Processo da DGS contra o grupo anticolonial e as Brigadas Revolucionárias

    É autuado em Caxias o processo da DGS contra as Brigadas Revolucionárias e um «agrupamento» anticolonial, que apanha muitas das pessoas ligadas à vigília da Capela do Rato.12 Maria da Conceição Moita é esbofeteada até desmaiar e sujeita várias vezes à tortura do sono — a primeira durante sete dias e oito noites — e a catorze horas de «estátua»; Maria Luísa Sarsfield Cabral sofre quatro dias e quatro noites de tortura do sono; Nuno Teotónio Pereira é espancado e privado do sono.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Chapelle du Rato · Maria da Conceição Moita · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Lusitania Sacra, 2.ª série, 16 (2004), pp. 431-463 – Universidade Católica Portuguesa
    2. 2Wikipédia
  16. 1er décembre 1973

    Reunião de Óbidos alarga a Comissão Coordenadora

    Sob o pretexto de um magusto, cerca de 180 delegados do Movimento dos Capitães reúnem-se na Casa do Povo de Óbidos.1 A hipótese do golpe de Estado é discutida, mas vence, por prudência, a via legalista; a Comissão Coordenadora passa a ter 19 membros — entre eles Otelo Saraiva de Carvalho e Salgueiro Maia —, o movimento é rebatizado MOFA e escolhe como chefes prestigiados Costa Gomes e António de Spínola.123

    Otelo Saraiva de Carvalho · Salgueiro Maia · Costa Gomes · António de Spínola

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Reunião de Óbidos
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reunião de Cascais
  17. du 6 décembre 1973 au 26 avril 1974· femmes

    Prisão de Maria da Conceição Moita

    Maria da Conceição Moita, organizadora da vigília da Capela do Rato e militante das Brigadas Revolucionárias, a quem dava apoio logístico, é presa pela DGS quando se preparava para fugir para Paris, depois da prisão de vários companheiros, entre eles o irmão, Luís Moita.13 Torturada e mantida em isolamento, fica em Caxias até depois do 25 de Abril e só sai a 26 de abril de 1974.13 No fim de 1973 também Nuno Teotónio Pereira foi preso, e ficou em Caxias até ao 25 de Abril.23

    Fort de Caxias — la prison politique · Maria da Conceição Moita · Nuno Teotónio Pereira

    1. 1Wikipédia: Maria da Conceição Moita
    2. 2Wikipédia: Nuno Teotónio Pereira
    3. 3Universidade de São Paulo

1974

  1. 22 février 1974

    Spínola publica «Portugal e o Futuro»

    No livro «Portugal e o Futuro», o general António de Spínola, vice-chefe do Estado-Maior-General das Forças Armadas, defende que a solução para a guerra colonial é política e não militar.13 O livro, que tivera parecer do chefe do Estado-Maior-General, Costa Gomes, vende cerca de 350 mil exemplares em poucos meses e mina as relações entre o regime e as Forças Armadas.34 Seguem-se a cerimónia da «Brigada do Reumático» e a demissão dos dois generais.2

    António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O 25 de abril
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reunião de Cascais
    4. 4Associação 25 de Abril
  2. 1er mars 1974· femmes

    Maria Lamas testemunha de defesa no processo das Três Marias

    Maria Lamas, então com 80 anos, depõe como testemunha de defesa de Maria Isabel Barreno no processo das «Novas Cartas Portuguesas», em Lisboa.1 O julgamento decorria à porta fechada no Tribunal da Boa-Hora desde outubro de 1973.2 A sentença só seria lida depois do 25 de Abril.3

    Tribunal de la Boa-Hora · Maria Lamas · Maria Isabel Barreno

    1. 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
    2. 2Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto (Diário de Lisboa, 25/10/1973)
    3. 3Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «As Três Marias foram absolvidas» / «Absolvição para as Novas Cartas Portuguesas» (Diário de Lisboa, 8 de maio de 1974)
  3. 5 mars 1974

    Reunião de Cascais: o golpe torna-se irreversível

    Cerca de duzentos oficiais, em representação de mais de seiscentos, reúnem-se clandestinamente no ateliê do arquiteto Braula Reis, em Cascais; o plano inicial era fazê-lo no Edifício Franjinhas, em Lisboa.13 Os capitães assumem como irreversível a opção pelo golpe de Estado e aprovam «O Movimento, as Forças Armadas e a Nação», documento apresentado por Melo Antunes.342

    Immeuble Franjinhas — le restaurant des œillets

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reunião de Cascais
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Fita do Tempo
    4. 4Associação 25 de Abril
  4. 14 mars 1974

    «Brigada do Reumático» e demissão de Spínola e Costa Gomes

    No Palácio de São Bento, oficiais-generais dos três ramos das Forças Armadas prestam solidariedade ao regime e à sua política colonial, numa cerimónia a que a oposição chamou, com ironia, «Brigada do Reumático».12 Marcelo Caetano agradece, certo de que o país «conta com as suas Forças Armadas».3 A pretexto de terem faltado, os generais Costa Gomes e António de Spínola são afastados de chefe e vice-chefe do Estado-Maior-General; a demissão acelera os planos dos capitães e precipita o levantamento das Caldas.13

    Palácio de São Bento · Costa Gomes · António de Spínola · Marcelo Caetano

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reunião de Cascais
    3. 3Associação 25 de Abril
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O 25 de abril
  5. 16 mars 1974

    Levantamento das Caldas da Rainha

    Dois dias depois da demissão de Costa Gomes e Spínola, os capitães do Regimento de Infantaria 5 tomam o comando do quartel das Caldas da Rainha e avançam de madrugada sobre Lisboa, sob o comando do capitão Armando Ramos.2 É a única unidade a sair; o golpe falha e cerca de duzentos militares são presos.12 Os que estavam detidos no RAL 1 e na Casa de Reclusão da Trafaria só seriam libertados a 25 de Abril.34

    Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Costa Gomes · António de Spínola

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Associação 25 de Abril: Período pré-revolução (01-01-1973 a 24-04-1974) – cronologia
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  6. 24 mars 1974

    Última reunião da Comissão Coordenadora do Movimento

    Em casa do capitão Candeias Valente, a última reunião clandestina da Comissão Coordenadora do Movimento decidiu derrubar o regime.2 Otelo Saraiva de Carvalho ficou encarregado de elaborar o plano de operações e Vítor Alves da direção política, e o golpe foi marcado para o período de 22 a 29 de abril; suspenderam-se ainda as circulares e as reuniões da Comissão.1

    Otelo Saraiva de Carvalho

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  7. 29 mars 1974

    I Encontro da Canção Portuguesa no Coliseu

    Sob forte aparato policial, o Coliseu dos Recreios encheu-se para o I Encontro da Canção Portuguesa, com José Afonso, Adriano Correia de Oliveira, Manuel Freire, José Jorge Letria e Ary dos Santos, entre outros.14 O público cantou «Grândola, Vila Morena» em coro e, no fim, milhares de pessoas gritaram «abaixo a repressão!».1 Um mês depois, os capitães escolheriam essa canção para senha da revolução.2

    Coliseu dos Recreios · José Afonso (Zeca Afonso)

    Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : I Encontro da Canção Portuguesa

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Wikipédia
    4. 4Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
  8. 22–24 avril 1974

    Montagem do Posto de Comando da Pontinha e da rede de escutas

    Nas noites de 22 e 23 de abril, o MFA montou clandestinamente em Lisboa cerca de 4 km de cabo telefónico aéreo para ligar a central telefónica do Exército ao Regimento de Engenharia n.º 1, na Pontinha.1 A 23, Otelo Saraiva de Carvalho, Garcia dos Santos e Jaime Neves reuniram-se no quartel e o Posto de Comando ficou pronto.2 Às 21h00 de 24, a Escola Prática de Transmissões começou a escutar as redes da GNR, da Legião, da DGS e da PSP.13

    Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Otelo Saraiva de Carvalho

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 23/04/1974 (Posto de Comando pronto)
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
  9. 23–24 avril 1974

    A «Grândola» é escolhida como senha no programa «Limite»

    A 23 de abril, Álvaro Guerra, enviado de Almada Contreiras, pediu a Carlos Albino — ambos jornalistas do República — que passasse «Venham Mais Cinco», de José Afonso, no programa «Limite»; como a canção estava proibida pela censura interna da Rádio Renascença, Albino propôs alternativas, à cabeça «Grândola».14 Na manhã de 24 a escolha ficou fechada, para as 00h20 de 25.52 Carlos Albino e o sonoplasta Manuel Tomás combinaram os pormenores ajoelhados na Igreja de São João de Brito e gravaram um alinhamento com a voz de Leite de Vasconcelos, que desconhecia o objetivo.356

    Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Carlos Albino · Leite de Vasconcelos · José Afonso (Zeca Afonso)

    1. 1Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 23/04/1974 (cronologia)
    2. 2Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 24/04/1974 (cronologia)
    3. 3Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 24/04/1974 – Igreja de S. João de Brito (cronologia)
    4. 4Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 23/04/1974 (Limite)
    5. 5Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 24/04/1974 (escolha da Grândola)
    6. 6Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
  10. 23 avril 1974, 18 h 00

    Otelo entrega as «Instruções Finais» no Parque Eduardo VII

    A partir das 18h00, Otelo Saraiva de Carvalho entregou aos oficiais de ligação, no Parque Eduardo VII, as «Instruções Finais» e o «Anexo de Transmissões», em envelopes fechados escondidos no jornal «A Época».13 As instruções marcavam o início das operações para as 03h00 de 25 de abril e fixavam a senha «Coragem» e a contrassenha «Pela vitória».2

    Parque Eduardo VII · Otelo Saraiva de Carvalho

    1. 1Associação 25 de Abril: Período da Revolução – cronologia
    2. 2Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 23/04/1974 (Instruções Finais e senhas)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  11. 24 avril 1974, 22 h 00

    Otelo instala o posto de comando do MFA na Pontinha

    Às 22h00, Otelo Saraiva de Carvalho e outros cinco oficiais do MFA estão no Regimento de Engenharia n.º 1, na Pontinha, onde desde a véspera fora preparado clandestinamente o posto de comando das operações contra o regime.42 Num anexo do quartel, de janelas tapadas por cobertores militares, Otelo afixa cartas topográficas de Lisboa para seguir os movimentos das unidades.2

    Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Otelo Saraiva de Carvalho

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  12. 24 avril 1974, 22 h 55

    «E Depois do Adeus»: primeira senha da revolução

    Nos Emissores Associados de Lisboa, na Avenida Elias Garcia, o locutor João Paulo Diniz põe no ar «E Depois do Adeus», canção de José Niza interpretada por Paulo de Carvalho: é a senha para o início das operações militares.325 À 00h20, a «Grândola» confirmaria que as operações estavam em marcha e eram irreversíveis.6

    Emissores Associados de Lisboa (studio de l’Avenida Elias Garcia) · João Paulo Diniz · Paulo de Carvalho

    RTP Arquivos : Senha do MFA

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Associação 25 de Abril: Emissores Associados de Lisboa (Lugares de Abril)
    4. 4Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    6. 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra

1974–1976

La Révolution

Du 25 Avril à la Constitution : la liberté, la fin de la guerre, les indépendances, le vote de toutes les femmes et de tous les hommes.

1974

  1. 25 avril 1974

    A Assembleia Nacional reúne pela última vez, sem quórum

    Na manhã de 25 de Abril, a Assembleia Nacional do Estado Novo reúne-se pela última vez, sem quórum, no Palácio de São Bento.12 A Lei n.º 2/74, de 14 de maio, extinguiria a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa.3

    Palácio de São Bento

    1. 1Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
    2. 2Assembleia da República: Última sessão da Assembleia Nacional em 25 de Abril de 1974 (legenda)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  2. 25 avril 1974

    Decreto-Lei n.º 171/74 extingue a DGS, a Legião e a Mocidade Portuguesa

    Logo no dia 25, a Junta de Salvação Nacional, presidida por António de Spínola e de que fazia parte Costa Gomes, extingue a Direção-Geral de Segurança, a Legião Portuguesa, a Mocidade Portuguesa e a Mocidade Portuguesa Feminina.12 A investigação dos crimes contra a segurança do Estado passa para a Polícia Judiciária; no ultramar, a DGS seria saneada e reorganizada como Polícia de Informação Militar.14

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Commandement de la Légion portugaise · Palácio da Independência – siège de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa) · António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Operação Viragem Histórica
    3. 3Associação 25 de Abril
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: 28 de Setembro
  3. 25 avril 1974· femmes

    Celeste Caeiro e os cravos

    O restaurante Sir, no Edifício Franjinhas, fazia um ano e não abriu; os cravos comprados para os clientes foram dados aos empregados.12 Celeste Caeiro levava um ramo quando, na Rua do Carmo, um soldado lhe pediu um cigarro; não fumava e deu-lhe um cravo, que ele pôs no cano da espingarda.31 O gesto repetiu-se no Rossio e o cravo tornou-se o símbolo da revolução.56

    Immeuble Franjinhas — le restaurant des œillets · Rua do Carmo — les œillets de Celeste Caeiro · Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Celeste Caeiro

    Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa

    Dévoilement, au bout de la Rua do Carmo, près du Rossio, d’une plaque portant le poème « Celeste em Flor » (Celeste en fleur), de Rosa Guerreiro Dias, à l’endroit où Celeste Caeiro a donné un œillet à un soldat qui lui avait demandé une cigarette. La plaque marque ce geste 51 ans plus tard.

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    Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    RTP Arquivos : Entrevista a Celeste Caeiro, Garcia dos Santos, Carlos Cedoura e Pena Madeira

    1. 1Observador
    2. 2Diário de Notícias: Onde eu estava há 50 anos por... Celeste Caeiro
    3. 3CNN Portugal
    4. 4A Mensagem de Lisboa
    5. 5Associação 25 de Abril
    6. 6Diário de Coimbra
    7. 7Rádio Renascença
    8. 8Correio da Manhã
    9. 9Diário de Notícias: Celeste e Guilhermina: a flor do acaso (António Araújo, 28/7/2024)
    10. 10Wikipédia (português)
  4. 25 avril 1974, 0 h 20

    «Grândola, Vila Morena» na Rádio Renascença confirma a revolução

    No programa «Limite», da Rádio Renascença, passa «Grândola, Vila Morena», de José Afonso: é a senha que confirma que as operações militares estão em marcha e são irreversíveis.124 Ouve-se a primeira quadra na voz de Leite de Vasconcelos, gravada na véspera sem que ele soubesse para quê; na cabine, o sonoplasta Manuel Tomás, cúmplice de Carlos Albino, garante que a bobine arranca à hora certa.57

    Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · José Afonso (Zeca Afonso) · Leite de Vasconcelos · Carlos Albino

    Voir dans les archives : Wikimedia Commons

    Le chœur de la Casa da Achada et des passants chantent « Grândola, Vila Morena » dans la rue, à Lisbonne, le 25 avril 2023. Près d’un demi-siècle après avoir servi de signal à la révolution, la chanson de José Afonso continue d’être chantée en chœur à chaque 25 Avril.

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    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): 25 de Abril de 1974
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Zeca Afonso
    4. 4Associação 25 de Abril: Rádio Renascença, 25/04/1974, 00:20 (Movimentações do dia 25 de Abril)
    5. 5Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    6. 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
    7. 7Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
    8. 8Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  5. 25 avril 1974, 3 h 15

    Ocupação da Emissora Nacional

    Uma força do Campo de Tiro da Serra da Carregueira, sob os capitães Oliveira Pimentel e Frederico Morais, desarmou a guarda da PSP e ocupou os estúdios da Emissora Nacional, na Rua do Quelhas, para servirem de emissora de reserva do MFA.12 Frederico Morais comunicou ao Posto de Comando: «ocupámos TÓQUIO sem qualquer incidente».1

    Emissora Nacional (Rua do Quelhas)

    1. 1Associação 25 de Abril: Emissora Nacional (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  6. 25 avril 1974, 3 h 20

    Ocupação do Rádio Clube Português

    Um grupo de oficiais do MFA, apoiado por uma companhia do Batalhão de Caçadores 5, ocupou sem incidentes os estúdios do Rádio Clube Português, na Rua Sampaio e Pina, que se tornou a emissora do Movimento.13 O capitão Santos Coelho comunicou ao Posto de Comando: «MÉXICO ocupado sem incidentes».2 Dali seria lido, pouco depois, o primeiro comunicado do MFA.4

    Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina)

    1. 1Associação 25 de Abril: Rádio Clube Português (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril: Quartel do Batalhão de Caçadores n.º 5 (Lugares de Abril)
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  7. 25 avril 1974, 3 h 59

    Ocupação dos estúdios da RTP no Lumiar

    Cerca de cem militares da Escola Prática de Administração Militar, comandados pelo capitão Teófilo Bento, entraram nos estúdios da RTP, na Alameda das Linhas de Torres, desarmaram a PSP e comunicaram: «Acabamos de ocupar MÓNACO sem incidentes».123 Pouco depois afastaram com rajadas para o ar elementos da PSP e da DGS que rondavam o edifício.1 Seria dali que a Junta de Salvação Nacional se apresentaria ao país, na madrugada de 26.1

    Studios de la RTP au Lumiar

    RTP Arquivos : Ocupação militar na RTP e a Revolução de 25 abril no Largo do Carmo

    1. 1Associação 25 de Abril: Estúdios da Rádio Televisão Portuguesa (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  8. 25 avril 1974, 4 h 25

    Ocupação do aeroporto e encerramento do espaço aéreo

    Cerca de duzentos militares da Escola Prática de Infantaria, sob o capitão Rui Rodrigues, ocuparam o aeroporto da Portela; o capitão da Força Aérea José Costa Martins mandou interditar o espaço aéreo e desviar o tráfego para Madrid e Las Palmas.12 A mensagem «NOVA IORQUE foi ocupada» abriu caminho à leitura do primeiro comunicado.1

    Aéroport de Lisbonne (Portela)

    1. 1Associação 25 de Abril: Aeroporto de Lisboa (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  9. 25 avril 1974, 4 h 26

    Rádio Clube Português lê o primeiro comunicado do MFA

    Pelos microfones do Rádio Clube Português, o jornalista Joaquim Furtado lê o primeiro comunicado do Movimento das Forças Armadas, seguido do Hino Nacional e de marchas militares.145 Durante a madrugada e a manhã são ocupados a RTP, a Emissora Nacional, o aeroporto, o Quartel-General, o Banco de Portugal e a Marconi.23

    Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Joaquim Furtado

    RTP Arquivos : Primeiro Comunicado do MFA

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    4. 4Associação 25 de Abril: Rádio Clube Português (Lugares de Abril)
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    6. 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  10. 25 avril 1974, 5 h 00

    Silva Pais avisa Caetano: «a Revolução está na rua»

    O diretor da PIDE/DGS, Silva Pais, telefonou a Marcelo Caetano: «a Revolução está na rua!» — os revoltosos tinham ocupado as emissoras, a televisão e o Quartel-General da Região Militar de Lisboa.12 Numa segunda chamada aconselhou-o a ir para o Quartel do Carmo, «que a GNR está fixe»; Caetano instalou-se lá com o seu adjunto militar, o comandante Coutinho Lanhoso.13

    Largo do Carmo et caserne du Carmo · Silva Pais · Marcelo Caetano

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  11. 25 avril 1974, 6 h 00

    A coluna de Salgueiro Maia ocupa o Terreiro do Paço

    Saída de Santarém às 03h30 sob o comando de Salgueiro Maia, a coluna da Escola Prática de Cavalaria chegou à Baixa e ocupou o Terreiro do Paço, o Banco de Portugal e a Rádio Marconi — «Toledo, Bruxelas e Viena», no código do MFA.314 As primeiras forças enviadas pelo regime — chaimites do Regimento de Cavalaria 7 e a Polícia Militar que guardava o Ministério do Exército — puseram-se às ordens do MFA.34

    Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Salgueiro Maia

    1. 1Associação 25 de Abril: Terreiro do Paço (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Banco de Portugal (Lugares de Abril)
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  12. 25 avril 1974, 7 h 30

    A fragata «Almirante Gago Coutinho» no Tejo

    A fragata recebeu ordem para se colocar em frente ao Terreiro do Paço e abrir fogo sobre os blindados do MFA.21 A ordem não foi cumprida e, por volta do meio-dia, o navio retirou para o Mar da Palha; a artilharia do MFA junto ao Cristo-Rei tinha ordem para o afundar se abrisse fogo.3

    Terreiro do Paço (Praça do Comércio)

    1. 1Associação 25 de Abril: Rio Tejo frente ao Terreiro do Paço (Lugares de Abril)
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    4. 4Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
  13. 25 avril 1974, 8 h 30

    Ministros fogem por uma parede aberta à picareta

    Ao ver o Terreiro do Paço ocupado, o ministro do Exército mandou abrir à picareta uma parede de tijolo para a biblioteca do Ministério da Marinha.12 Antes das 10h00 fugiram por ali ministros e chefes militares, que instalaram o posto de comando das forças leais ao regime no Regimento de Lanceiros 2, na Calçada da Ajuda.31

    Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Caserne de Lanceiros 2 / Régiment de police militaire (Calçada da Ajuda)

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  14. 25 avril 1974, 10 h 00

    Ribeira das Naus: os soldados recusam disparar

    O brigadeiro Junqueira dos Reis ordenou ao aspirante Fernando Sottomayor, e depois aos apontadores dos carros M47, que disparassem sobre Salgueiro Maia, que avançava de lenço branco pela Avenida da Ribeira das Naus; todos recusaram.13 O major Pato Anselmo rendeu-se e os carros passaram para o MFA — «Foi ali que se ganhou o 25 de Abril», diria Maia.15

    Rua do Arsenal et Avenida da Ribeira das Naus · Junqueira dos Reis · Fernando Sottomayor · Salgueiro Maia

    Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

    Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.

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    Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Operação Viragem Histórica
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril: Ribeira das Naus, 25/04/1974, 07:00–10:30 (Movimentações do dia 25 de Abril)
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Salgueiro Maia
  15. 25 avril 1974, 10 h 45

    Rua do Arsenal: o brigadeiro agride o tenente Assunção

    Na Rua do Arsenal, os tenentes Alfredo Assunção e Santos Silva e o furriel Nunes tentaram negociar com Junqueira dos Reis, que voltou a ordenar fogo e voltou a não ser obedecido.13 Exasperado, o brigadeiro deu três murros no tenente Assunção, que lhe fez continência e se retirou.1

    Rua do Arsenal et Avenida da Ribeira das Naus · Junqueira dos Reis · Alfredo Assunção

    Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

    Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.

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    Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril: Rua do Arsenal (Lugares de Abril)
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  16. 25 avril 1974, 11 h 00

    Lisboa desobedece ao MFA e sai à rua

    Pelas 11h00, Salgueiro Maia põe a coluna em marcha do Terreiro do Paço para o Quartel do Carmo.2 Desobedecendo aos apelos do MFA para ficar em casa, a população sai à rua em apoio aos militares.21 Ao longo do dia, a Legião Portuguesa seria a primeira força paramilitar a render-se.1

    Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  17. 25 avril 1974, 11 h 00

    O Programa do MFA é entregue no jornal República

    O comandante Martins Guerreiro entregou na sede do República, na Rua da Misericórdia, o Programa do MFA aprovado pela comissão de redação.1 Não seria essa a versão apresentada ao país: o texto foi alterado nessa noite, na Pontinha, depois de uma reunião dos responsáveis do Movimento com os generais António de Spínola e Costa Gomes.12

    Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Associação 25 de Abril: Sede do Jornal República (Lugares de Abril)
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
  18. 25 avril 1974, 12 h 30

    A coluna da EPC sobe ao Carmo e cerca o quartel da GNR

    Saindo do Terreiro do Paço, a coluna de Salgueiro Maia atravessou o Rossio, onde uma companhia do Regimento de Infantaria 1 enviada para a travar se juntou ao MFA, e subiu pela Rua do Carmo entre milhares de pessoas que gritavam «Vitória!».351 Às 12h30 cercou o Quartel do Carmo; uma tentativa de contra-cerco pela GNR e pelos restos das forças de Junqueira dos Reis desfez-se com a chegada do Regimento de Cavalaria 3, de Estremoz.142

    Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Rua do Carmo — les œillets de Celeste Caeiro · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia · Junqueira dos Reis

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril: Rossio – participação popular (Lugares de Abril)
    4. 4Associação 25 de Abril: Largo e Quartel do Carmo (Lugares de Abril)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  19. 25 avril 1974, 13 h 30

    Rendição do comando da Legião Portuguesa

    Uma força da Escola Prática de Cavalaria comandada pelo major Jaime Neves cerca o comando da Legião Portuguesa, na Penha de França, e dá quinze minutos para a rendição; o general Pereira de Castro e o estado-maior rendem-se.12 Nesse mesmo dia, a Junta de Salvação Nacional extinguia a Legião.3

    Commandement de la Légion portugaise

    1. 1Comissão Portuguesa de História Militar / Ministério da Defesa (jun. 2024)
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  20. 25 avril 1974, 14 h 30· femmes

    Uma voz de mulher lê o comunicado do cerco ao Carmo

    Pelas 14h30, o Rádio Clube Português emite um comunicado do MFA que anuncia os objetivos já conquistados e o cerco a Marcelo Caetano e a membros do Governo no Quartel do Carmo.1 Lê-o Clarisse Guerra — «agora lido por uma mulher», sublinha a Comissão Comemorativa dos 50 anos.2

    Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Clarisse Guerra · Marcelo Caetano

    RTP Arquivos : Comunicado do M.F.A.

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  21. 25 avril 1974, 15 h 10

    Ultimato e rajadas contra a fachada do Quartel do Carmo

    Por megafone, Salgueiro Maia deu dez minutos à GNR para render o Quartel do Carmo, findos os quais abriria fogo.12 Às 15h25, esgotado o prazo, o tenente Santos Silva disparou rajadas da metralhadora da chaimite contra a parte superior da fachada, partindo vidraças; no interior, o efeito psicológico foi enorme.12

    Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
  22. 25 avril 1974, 16 h 00

    Emissários de Spínola entram no Carmo; Caetano aceita render-se

    Quando Salgueiro Maia contava para disparar com um blindado, o tenente Alfredo Assunção trouxe-lhe Pedro Feytor Pinto e Nuno Távora, portadores de uma mensagem do general Spínola.13 Recebidos por Marcelo Caetano no Quartel do Carmo, ouviram-no decidir render-se — «assim o poder não cai na rua» — e saíram com uma nota: «O Presidente do Conselho está pronto a entregar o Governo ao General António de Spínola».2

    Largo do Carmo et caserne du Carmo · Alfredo Assunção · Marcelo Caetano · António de Spínola · Salgueiro Maia

    RTP Arquivos : Acontecimentos no Largo do Carmo

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  23. 25 avril 1974, 19 h 30

    Spínola no Carmo; Caetano sai na chaimite «Bula»

    Ao fim da tarde, o general Spínola entra no Quartel do Carmo, mandatado pelo MFA, e recebe o poder das mãos de Marcelo Caetano, que pedira um oficial-general para que o poder não caísse «na rua».742 Entre a multidão, Salgueiro Maia faz entrar a chaimite «Bula», que leva Caetano e dois ministros para o posto de comando da Pontinha; às 19h30 o cerco é levantado.431

    Largo do Carmo et caserne du Carmo · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Marcelo Caetano · Salgueiro Maia

    Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

    Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.

    Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

    Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    RTP Arquivos : Acontecimentos no Largo do Carmo

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
    6. 6Associação 25 de Abril: Largo e Quartel do Carmo (Lugares de Abril)
    7. 7Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
  24. 25 avril 1974, 20 h 00

    Disparos da PIDE/DGS matam quatro pessoas na Rua António Maria Cardoso

    Da sede da PIDE/DGS, na Rua António Maria Cardoso, agentes da polícia política disparam sobre a multidão que cercava o edifício: morrem Fernando Giesteira, José Barneto, Fernando Reis e João Arruda, e há cerca de 45 feridos.1125 Depois do tiroteio, muitos correram ao Largo do Carmo a pedir auxílio às tropas do MFA.12 O diretor da polícia, Silva Pais, só renderia a sede na manhã seguinte.11

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Fernando Giesteira · José Barneto · Fernando Reis · João Arruda · Silva Pais

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Associação 25 de Abril: Sede da Pide/DGS (Locais de Abril)
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: João Guilherme Rego Arruda (biografia)
    5. 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Fernando Carvalho Giesteira (biografia)
    6. 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: José James Harteley Barneto (biografia)
    7. 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Fernando Luís Barreiros dos Reis (biografia)
    8. 8Comissão Portuguesa de História Militar / Ministério da Defesa (jun. 2024)
    9. 9Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    10. 10Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    11. 11Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    12. 12Esquerda.net
  25. 25 avril 1974, 20 h 00

    Proclamação do MFA no Rádio Clube Português

    O Rádio Clube Português emitiu a Proclamação do Movimento das Forças Armadas, que anunciava à Nação um programa «de salvação do País e da restituição ao Povo Português das liberdades cívicas de que vem sendo privado».12

    Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina)

    RTP Arquivos : Proclamação da Junta de Salvação Nacional

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  26. 25 avril 1974, 23 h 00

    Paraquedistas seguem para a prisão de Caxias

    Duas companhias de paraquedistas vindas de Tancos aterraram no aeroporto da Portela; uma delas seguiu para o forte de Caxias, onde a DGS continuava a resistir, sob o comando dos capitães José Brás e Mário Pinto.12 Tomariam a prisão na manhã seguinte, antes da libertação dos presos.3

    Fort de Caxias — la prison politique · Aéroport de Lisbonne (Portela)

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    3. 3Esquerda.net
  27. 26 avril 1974

    Rendição e ocupação da sede da DGS

    Na manhã de 26, a sede da DGS rende-se, depois de uma conversa telefónica entre Spínola e o diretor, Silva Pais, e é ocupada por fuzileiros e por militares do Regimento de Cavalaria 3, de Estremoz.451 Silva Pais declarou que a polícia aderia ao Movimento; perguntado por que estavam ainda na parede os retratos dos dirigentes do regime, pediu uma cadeira e tirou ele próprio uma das fotografias.3

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Silva Pais · António de Spínola

    RTP Arquivos : Prisão de Agentes da PIDE-DGS

    1. 1Associação 25 de Abril: Sede da Pide/DGS (Locais de Abril)
    2. 2Comissão Portuguesa de História Militar / Ministério da Defesa (jun. 2024)
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  28. 26 avril 1974

    Assalto popular à sede da censura

    Depois de o República ter saído a 25 de abril com a frase «Este jornal não foi visado por qualquer comissão de censura», os censores abandonam a sede do Exame Prévio, do outro lado da Rua da Misericórdia.2 Na manhã de 26 a sede é assaltada pela população; pouco antes, o último censor-mor, Mário Bento, aconselhara um coronel a ficar «quieto e calado».13

    Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Siège du journal República (Rua da Misericórdia)

    1. 1Media & Jornalismo, CIMJ / FCSH-UNL
    2. 2Clube de Jornalistas (PDF no Centro de Documentação 25 de Abril, Univ. Coimbra)
    3. 3Associação 25 de Abril
  29. 26 avril 1974

    Amnistia dos crimes políticos

    A Junta de Salvação Nacional amnistia, com efeito imediato, os crimes políticos e as infrações disciplinares da mesma natureza, e permite a reintegração dos servidores do Estado, militares e civis, afastados por motivos políticos.21 Foi este diploma que permitiu a libertação dos presos políticos de Caxias e de Peniche.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Forteresse de Peniche — la prison politique

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  30. 26 avril 1974, 1 h 30

    A Junta de Salvação Nacional apresenta-se ao país

    Em direto e a cores dos estúdios do Lumiar, o general Spínola leu a proclamação da Junta de Salvação Nacional, ladeado por Costa Gomes, Rosa Coutinho, Pinheiro de Azevedo, Silvério Marques e Galvão de Melo.12 Prometeu «plena expressão a todas as correntes de opinião» e a eleição, por sufrágio direto, de uma Assembleia Constituinte e do Presidente da República.1

    Studios de la RTP au Lumiar · António de Spínola · Costa Gomes · Pinheiro de Azevedo

    RTP Arquivos : Proclamação da Junta de Salvação Nacional

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril: Estúdios da Rádio Televisão Portuguesa (Lugares de Abril)
    3. 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
  31. 26 avril 1974, 7 h 00

    Caetano e Tomás partem para o Funchal

    Depois de uma noite detidos no posto de comando da Pontinha, Marcelo Caetano e os ex-ministros Silva Cunha e Moreira Baptista embarcaram com Américo Tomás, escoltados por forças do MFA, num avião da Força Aérea que partiu do aeroporto de Lisboa para o Funchal, onde ficaram com residência vigiada.312

    Aéroport de Lisbonne (Portela) · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Marcelo Caetano

    1. 1Associação 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
  32. 26 avril 1974, 7 h 30

    Divulgado o Programa do MFA

    Depois de uma noite de negociações com Spínola e Costa Gomes, o major Vítor Alves leu aos jornalistas, na sala de operações do quartel da Pontinha, o Programa do Movimento das Forças Armadas — o programa dos três «D»: descolonizar, democratizar, desenvolver.12 Não era o texto entregue na véspera no República; previa o restabelecimento das liberdades fundamentais, a amnistia dos presos políticos e a eleição, em doze meses, de uma Assembleia Constituinte por sufrágio universal, direto e secreto.13

    Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril: Sede do Jornal República (Lugares de Abril)
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  33. 26–27 avril 1974, 8 h 30· femmes

    Tomada de Caxias e libertação dos presos políticos

    Os paraquedistas tomaram a prisão de Caxias às 08h30 de 26 de abril, mas a Junta quis separar os presos «ideológicos» dos acusados de crimes comuns; os presos responderam «ou todos ou ninguém».12 O coronel Dias de Lima foi consultar a Junta à Cova da Moura e voltou às 23h55 com a ordem de libertação total, ao abrigo da amnistia.1 Entre as 00h30 e a 01h00 de 27 saíram 78 presos e quatro do hospital-prisão, entre eles Palma Inácio e as jornalistas Helena Neves e Elvira Nereu.1

    Fort de Caxias — la prison politique · Palácio da Cova da Moura · Helena Neves

    Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa

    Fernanda Gonçalves raconte comment elle a appris la révolution à Aveiro, est arrivée le lendemain à Santa Apolónia dans un train plein d’amis et a continué jusqu’à Caxias, où des milliers de personnes attendaient la sortie des prisonniers politiques. Elle se souvient du couloir que la foule maintenait ouvert pour les négociations avec la PIDE, à l’intérieur.

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    Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    RTP Arquivos : Libertação dos Presos Políticos

    1. 1Esquerda.net
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Associação 25 de Abril
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    6. 6Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    7. 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    8. 8Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Amnistia dos crimes políticos (Dec.-Lei 173/74 de 26 de Abril)
    9. 9Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
    10. 10Museu do Aljube Resistência e Liberdade (26/4/2019)
    11. 11URAP – União de Resistentes Antifascistas Portugueses
  34. 27 avril 1974

    Libertados os presos políticos do Forte de Peniche

    Os agentes da PIDE/DGS só se rendem no Forte de Peniche na manhã de 26; perante a concentração popular, a ação do MFA e a decisão dos presos de saírem «todos ou nenhum», todos são libertados na madrugada de 27 de abril.15 O primeiro a sair, Dinis Miranda, deixou o forte 23 minutos depois da meia-noite; os últimos, às 3 horas.3

    Forteresse de Peniche — la prison politique

    Voir dans les archives : Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche)

    Vidéo publiée par le musée de la forteresse de Peniche le 27 avril 2020, pour le 46e anniversaire de la libération des prisonniers politiques de la prison du fort, le 27 avril 1974.

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    Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche), sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche)
    3. 3Esquerda.net
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    6. 6Associação 25 de Abril
    7. 7Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  35. 27 avril 1974

    O 1.º de Maio passa a feriado nacional

    O Decreto-Lei n.º 175/74 institui o 1.º de Maio, «Dia do Trabalhador», como feriado nacional obrigatório — a primeira conquista legal depois da revolução.12 Quatro dias depois, Lisboa viveria o primeiro 1.º de Maio em liberdade.4

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – O «Dia do Trabalhador» (Dec.-Lei 175/74 de 27 de Abril)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  36. 28 avril 1974

    Mário Soares chega do exílio a Santa Apolónia

    Acompanhado por Maria Barroso, também fundadora do PS, o secretário-geral do partido, Mário Soares, chegou de comboio a Santa Apolónia, onde uma multidão o esperava; falou da varanda da estação, de altifalante na mão, e seguiu para o Palácio da Cova da Moura para se encontrar com Spínola.12 Dois dias depois chegaria Álvaro Cunhal.1

    Gare de Santa Apolónia · Palácio da Cova da Moura · Mário Soares · Maria Barroso · António de Spínola

    RTP Arquivos : Regresso de Mário Soares

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Associação 25 de Abril
  37. 30 avril 1974

    Álvaro Cunhal chega do exílio ao aeroporto

    Depois de 14 anos de exílio, o secretário-geral do PCP, Álvaro Cunhal, foi recebido no aeroporto por uma multidão emocionada; Mário Soares esperava-o junto ao avião. Cunhal falou à multidão de cima de uma chaimite.12 No mesmo dia, um comunicado da Junta de Salvação Nacional autorizou o regresso de todos os exilados políticos.3

    Aéroport de Lisbonne (Portela) · Álvaro Cunhal · Mário Soares

    RTP Arquivos : Regresso de Álvaro Cunhal

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2RTP Ensina
    3. 3Associação 25 de Abril
  38. mai 1974· femmes

    Maria de Lourdes Pintasilgo, secretária de Estado da Segurança Social

    No I Governo Provisório, a engenheira Maria de Lourdes Pintasilgo — que presidia desde 1973 à Comissão para a Política Social relativa à Mulher — é secretária de Estado da Segurança Social, no Ministério dos Assuntos Sociais.13 A jurista Maria de Belém integrou o seu gabinete como adjunta.2

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Arquivo Maria de Lourdes Pintasilgo / Fundação Cuidar o Futuro
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  39. 1er mai 1974

    Primeiro 1.º de Maio em liberdade

    Uma semana depois da revolução, cerca de meio milhão de pessoas enche Lisboa: a Alameda D. Afonso Henriques é ponto de encontro e o comício decorre no estádio da FNAT, logo rebatizado Estádio 1.º de Maio, sob o lema «Paz, Pão e Liberdade».124 No comício falam, entre outros, Nuno Teotónio Pereira, pelos católicos progressistas, Mário Soares e Álvaro Cunhal, que se abraçam.4 É a maior manifestação de sempre no país.2

    Alameda D. Afonso Henriques et Fonte Luminosa · Stade de la FNAT (rebaptisé stade du 1er-Mai) · Mário Soares · Álvaro Cunhal · Nuno Teotónio Pereira

    Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

    Troisième chapitre du film d’Alfredo Cunha (musique de Rodrigo Leão, réalisation de Miguel Brugo), publié par la Commission le 14 février 2024, avec des photographies des mois qui ont suivi la révolution. Dans le livre, cette partie a un texte de Fernando Rosas et inclut le meeting du premier 1er Mai en liberté, au stade de la FNAT.

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    Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    RTP Arquivos : Comício do 1º de Maio em Lisboa

    RTP Arquivos : Manifestação do 1º de Maio em Lisboa

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    6. 6Associação 25 de Abril
  40. 1er mai 1974

    Libertação dos presos do Tarrafal

    Reaberto em 1961 para presos dos movimentos de libertação de Angola, da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, o campo do Tarrafal guardava ainda, à data da revolução, 50 angolanos e 14 cabo-verdianos.31 A 1 de maio, militantes e simpatizantes do PAIGC dirigem-se ao campo e libertam os presos angolanos, guineenses e cabo-verdianos.12

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Chegam ao Tarrafal os primeiros presos deportados
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Campo de Concentração do Tarrafal
  41. 7 mai 1974· femmes

    As «Três Marias» são absolvidas

    Marcada para 18 de abril, a leitura da sentença só acontece na tarde de 7 de maio, na pequena sala do 6.º Juízo Correcional da Boa-Hora: o juiz Acácio Lopes Cardoso declara que as «Novas Cartas Portuguesas» não são pornográficas nem imorais, mas «obra de arte, de elevado nível», e absolve Maria Teresa Horta, Maria Velho da Costa, Maria Isabel Barreno e o editor, Romeu de Melo.51114 As escritoras têm cravos vermelhos ao peito; a sala, cheia de feministas portuguesas e estrangeiras, grita «Mulheres unidas jamais serão vencidas».43 Nessa noite nasce o Movimento de Libertação das Mulheres.3

    Tribunal de la Boa-Hora · Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa

    Hemeroteca Municipal de Lisboa : As Três Marias foram absolvidas

    RTP Arquivos : Entrevista às “Três Marias”

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): “As três Marias foram absolvidas”
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Processo “Novas Cartas Portuguesas”
    3. 3Esquerda.net
    4. 4Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia
    5. 5Malomil (blogue)
    6. 6Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    7. 7Wikipédia (ponto de partida)
    8. 8Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
    9. 9Observador
    10. 10CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    11. 11Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso (arquivo Ruella Ramos)
  42. 7 mai 1974· femmes

    Nasce o Movimento de Libertação das Mulheres (MLM)

    Na noite da absolvição das «Três Marias», um grupo de mulheres reúne-se em casa de Maria Isabel Barreno, no Areeiro, para discutir a criação de um movimento feminista: surge o Movimento de Libertação das Mulheres, para «lutar pela igualdade e pela libertação das mulheres», nas palavras de Maria Teresa Horta.13 Entre as fundadoras estava Madalena Barbosa.4 Foi, segundo a historiadora Manuela Tavares, a primeira associação feminista a pôr na agenda política o aborto, as sexualidades e a violência contra as mulheres.3

    Maria Isabel Barreno · Madalena Barbosa · Maria Teresa Horta

    RTP Arquivos : Ano Novo, Vida Nova

    1. 1Esquerda.net
    2. 2Wikipédia (português)
    3. 3Comunidade Cultura e Arte
    4. 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  43. 14 mai 1974

    Extintas a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa

    A Lei n.º 2/74 extingue a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa.1 A Lei n.º 3/74 define a estrutura constitucional transitória: a Constituição de 1933 mantém-se naquilo que não contrariar o Programa do MFA, e uma Assembleia Constituinte, eleita por sufrágio universal, direto e secreto até 31 de março de 1975, fará a nova.2 No mesmo dia, o Decreto-Lei n.º 199/74 extingue as comissões de censura aos espetáculos.3

    Palácio de São Bento

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da Assembleia Nacional e da Câmara Corporativa (Lei 2/74 de 14 de Maio)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Estrutura constitucional transitória (Lei 3/74 de 14 de Maio)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da censura a espectáculos (Dec.-Lei 199/74 de 14 de Maio)
  44. 15 mai 1974

    Spínola toma posse como Presidente da República

    Proclamado Presidente da República pela Junta de Salvação Nacional, com poderes semelhantes aos da Constituição então em vigor e até às eleições, o general António de Spínola toma posse no Palácio de Queluz, saudado em nome da Junta por Costa Gomes.21 A escolha de Adelino da Palma Carlos para primeiro-ministro do I Governo Provisório é vista como uma vitória spinolista.1

    António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  45. 16 mai 1974

    Toma posse o I Governo Provisório, de Palma Carlos

    Toma posse o I Governo Provisório, presidido por Adelino da Palma Carlos, com Mário Soares, Álvaro Cunhal e Sá Carneiro, entre outros.21 Maria de Lourdes Pintasilgo é secretária de Estado da Segurança Social.3

    Mário Soares · Álvaro Cunhal · Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Posse do I Governo Provisório (16/5/74)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    3. 3Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico
  46. 27 mai 1974

    Fixado o primeiro salário mínimo nacional

    O Decreto-Lei n.º 217/74 garante a todos os trabalhadores por conta de outrem, incluindo os funcionários públicos, uma remuneração não inferior a 3300$00 — o primeiro salário mínimo nacional, que beneficiava cerca de metade da população ativa.21 Ficavam de fora, para já, os militares, os trabalhadores rurais, os empregados domésticos e os menores de vinte anos.2 Vivia-se um período de grandes conflitos laborais, em empresas como a Lisnave, a Timex e os CTT, e de ocupações de casas desabitadas.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Primeiras medidas económicas do Governo Palma Carlos: salário mínimo nacional e congelamento de rendas (Dec.-Lei 217/74 de 27 de Maio)
  47. 28 mai 1974

    Artistas tapam a estátua de Salazar no Palácio Foz

    Uma centena de artistas reunidos pelo Movimento Democrático dos Artistas Plásticos, nascido a 8 de maio na Sociedade Nacional de Belas Artes, entra no pátio do Palácio Foz, antiga sede da Secretaria de Estado da Informação e Turismo, e tapa com um pano preto e uma faixa verde e vermelha a estátua de Salazar, obra de Francisco Franco. Querem-na guardada num museu: «A arte fascista faz mal à vista», dizia o pintor Vespeira.1

    Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI) · Société nationale des beaux-arts · António de Oliveira Salazar

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  48. 12 juin 1974· femmes

    Decreto-Lei n.º 251/74 abre às mulheres a magistratura

    O Decreto-Lei n.º 251/74 declara contrária aos princípios democráticos qualquer discriminação baseada no sexo e abre a todos os cidadãos, «independentemente do seu sexo», os cargos de juiz, do Ministério Público e dos quadros dos funcionários de justiça.21 Até ao fim de 1977, as mulheres até aos 45 anos de idade podiam concorrer a juiz e a delegado do procurador da República.2 Semanas depois, o Decreto-Lei n.º 308/74 abriria às mulheres a carreira diplomática.3

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Diário do Governo – Imprensa Nacional-Casa da Moeda (arquivo do Diário da República)
    3. 3Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    4. 4Jornal Objectivo
  49. 6 juillet 1974· femmes

    Decreto-Lei n.º 308/74: as mulheres entram na carreira diplomática

    Assinado pelo ministro dos Negócios Estrangeiros, Mário Soares, o diploma dá nova redação à lei orgânica do ministério e deixa de exigir que os candidatos ao serviço diplomático sejam «do sexo masculino».21 O primeiro concurso aberto a mulheres abre a 13 de novembro de 1974: elas são logo 25% das candidaturas e 11 dos 43 admitidos.1

    Mário Soares

    1. 1ISCTE – Instituto Universitário de Lisboa
    2. 2Diário do Governo – Imprensa Nacional-Casa da Moeda (arquivo do Diário da República)
  50. 18 juillet 1974· femmes

    Maria de Lourdes Pintasilgo, Ministra dos Assuntos Sociais

    Secretária de Estado da Segurança Social no I Governo Provisório, Maria de Lourdes Pintasilgo assume no II, de Vasco Gonçalves, o Ministério dos Assuntos Sociais, que mantém no III, até 25 de março de 1975.125 Introduz o princípio da universalidade das prestações sociais do Estado e faz nascer a Comissão da Condição Feminina.54

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    RTP Arquivos : Conferência de Imprensa de Melo Antunes

    1. 1Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico: Governo Provisório II – Composição
    2. 2Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico: Governo Provisório III – Composição
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    4. 4Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    5. 5Arquivo Maria de Lourdes Pintasilgo / Fundação Cuidar o Futuro
    6. 6RTP Ensina
  51. 27 juillet 1974

    Lei n.º 7/74 reconhece o direito das colónias à independência

    A lei constitucional reconhece o direito dos povos das colónias à autodeterminação, «com todas as suas consequências», incluindo a aceitação da independência, e derroga a parte correspondente do artigo 1.º da Constituição de 1933.1 Spínola, constrangido, assina-a e anuncia-a ao país.32

    António de Spínola

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Direito das colónias à independência (Lei 7/74 de 27 de Julho)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  52. 27 août 1974

    Decreto-Lei n.º 392/74 regula o direito à greve

    Revogando a proibição da greve e do lock-out do Estatuto do Trabalho Nacional de 1933, o diploma garante aos trabalhadores o direito à greve, com exceção das forças militares e militarizadas, dos magistrados, das polícias, dos guardas prisionais e dos bombeiros.1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Lei da greve (Dec.-Lei 392/74 de 27 de Agosto)
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
  53. 7 septembre 1974

    Acordo de Lusaka marca a independência de Moçambique para 25 de junho de 1975

    Assinado em Lusaka pela FRELIMO, de Samora Machel, e por uma delegação portuguesa de que fazia parte Mário Soares, o acordo prevê a transferência progressiva de poderes, com um Alto-Comissário e um Governo de Transição, e a independência de Moçambique a 25 de junho de 1975, aniversário da FRELIMO.1 O cessar-fogo começa às zero horas de 8 de setembro.1

    Mário Soares

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – O Acordo de Lusaka
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
  54. 10 septembre 1974

    Portugal reconhece a independência da Guiné-Bissau

    Cumprindo o protocolo assinado em Argel a 26 de agosto com o PAIGC, o Presidente Spínola declara que Portugal reconhece solenemente a independência da República da Guiné-Bissau, que o PAIGC proclamara unilateralmente em setembro de 1973.124

    António de Spínola

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Declaração sobre a independência da Guiné-Bissau
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Acordo entre o Governo Português e o PAIGC
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
    4. 4Associação 25 de Abril
  55. 28 septembre 1974

    A «maioria silenciosa» e as barricadas

    Spínola e setores conservadores convocaram para 28 de setembro, em Belém, uma manifestação de apoio ao Presidente que legitimasse o reforço dos seus poderes.12 Sindicatos, comissões de moradores e partidos de esquerda levantaram barricadas nos acessos a Lisboa e por todo o país; o COPCON, de Otelo Saraiva de Carvalho, prendeu organizadores, Spínola desconvocou a manifestação e o MFA proibiu-a.1325 A 30 de setembro, Spínola renunciou e Costa Gomes sucedeu-lhe.4

    Palácio de Belém · António de Spínola · Otelo Saraiva de Carvalho · Costa Gomes

    RTP Arquivos : Liberdade é Nome de Mulher

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: 28 de Setembro
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Apelos à «maioria silenciosa»
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Detenções do 28 de setembro
    4. 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  56. 30 septembre 1974

    Spínola renuncia; Costa Gomes é Presidente

    Numa reunião do Conselho de Estado, em intervenção transmitida pela RTP, o general Spínola anuncia a renúncia à Presidência da República, dois dias depois do fracasso da «maioria silenciosa».12 Sucede-lhe o general Costa Gomes e toma posse o III Governo Provisório, de novo chefiado por Vasco Gonçalves; reforça-se o domínio político dos militares e da esquerda.43

    António de Spínola · Costa Gomes

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
    3. 3Assembleia da República – Comunicar
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  57. 15 novembre 1974· femmes

    Lei eleitoral consagra o sufrágio universal aos 18 anos

    O Decreto-Lei n.º 621-A/74, que aprova a parte da lei eleitoral relativa ao recenseamento, define como eleitores da Assembleia Constituinte «os cidadãos portugueses de ambos os sexos, maiores de 18 anos», e reconhece o direito de voto aos analfabetos.1 Pela primeira vez, as mulheres votam nas mesmas condições que os homens.24 O recenseamento começa a 9 de dezembro e inscreve mais de 6,2 milhões de eleitores, 53% dos quais mulheres, para as eleições de 25 de abril de 1975.32

    1. 1Diário da República Eletrónico
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    4. 4Ordem dos Advogados
    5. 5Wikipédia (português)
    6. 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Eleições para a Assembleia Constituinte
    7. 7RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte
  58. 21 novembre 1974

    Humberto Delgado reintegrado a título póstumo

    Considerando que «a Nação sente como seu dever o reconhecimento público das virtudes e do valor» do general Humberto Delgado, o Decreto-Lei n.º 647/74 reintegra-o a título póstumo no seu posto da Força Aérea.1 Assassinado em 1965 perto de Olivença, Delgado seria trasladado para Lisboa em 1975 e para o Panteão Nacional em 1990.2

    Humberto Delgado

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Panteão Nacional – Museus e Monumentos de Portugal

1975

  1. 1975· femmes

    Maria Lamas volta à «Modas e Bordados», como diretora honorária

    Afastada d'O Século em 1947, quando a polícia fechou o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, Maria Lamas é convidada por Maria Antónia Fiadeiro, chefe de redação, para diretora honorária da revista onde trabalhara mais de vinte anos.1 Fiadeiro dedica-lhe um número especial, e a revista passa a chamar-se «Mulher – Modas e Bordados», com uma linha editorial feminista.2

    O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas · Maria Antónia Fiadeiro

    1. 1MDM – Movimento Democrático de Mulheres
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
  2. 13 janvier 1975· femmes

    Manifestação feminista do MLM atacada no Parque Eduardo VII

    Cerca de quinze militantes do Movimento de Libertação das Mulheres, entre elas Maria Teresa Horta, preparam no Parque Eduardo VII uma ação simbólica: queimar «símbolos da opressão» — os códigos Civil e Penal, revistas pornográficas, panos do pó —, com uma noiva, uma dona de casa e uma vamp a encarnar os estereótipos femininos.21 Atraída por uma notícia do Expresso que anunciava um «strip-tease», uma multidão de homens insulta, apalpa e agride as mulheres; só a noiva não é tocada.23 Muitas refugiam-se em casa de Madalena Barbosa, junto ao parque.3 «Dez mulheres apenas bastaram para pôr o centro da cidade em polvorosa. Que poderão fazer cem mil?», perguntou Maria Antónia Palla no «Século Ilustrado».1

    Parque Eduardo VII · Madalena Barbosa · Maria Antónia Palla · Maria Teresa Horta

    RTP Arquivos : Boicote à manifestação do Movimento de Libertação das Mulheres

    1. 1Diário de Notícias
    2. 2Esquerda.net
    3. 3Comunidade Cultura e Arte
    4. 4Wikipédia (português)
  3. 15 janvier 1975

    Acordo do Alvor fixa a independência de Angola

    O Governo português e os três movimentos de libertação angolanos — FNLA, MPLA e UNITA — assinam no Alvor um acordo que cria um governo de transição e fixa a independência de Angola para 11 de novembro de 1975.12

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
  4. 1er février 1975· femmes

    Criada a Comissão da Condição Feminina

    Por iniciativa de Maria de Lourdes Pintasilgo, ministra dos Assuntos Sociais, o Decreto-Lei n.º 47/75 dá autonomia administrativa e põe em regime de instalação a Comissão da Condição Feminina (CCF), herdeira da comissão para a política relativa à mulher que ela presidia desde 1973.513 Antecessora da atual CIG, a CCF começa o levantamento das discriminações legais contra as mulheres e as primeiras propostas de mudança no direito da família e do trabalho.1

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    RTP Arquivos : Se as Mulheres Mandassem

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2CIG
    3. 3Arquivo Maria de Lourdes Pintasilgo / Fundação Cuidar o Futuro
    4. 4Assembleia da República
    5. 5Diário do Governo – Imprensa Nacional-Casa da Moeda (arquivo do Diário da República)
  5. 15 février 1975· femmes

    Protocolo Adicional à Concordata abre caminho ao divórcio dos casamentos católicos

    No Vaticano, Portugal e a Santa Sé assinam um Protocolo Adicional que dá nova redação ao artigo XXIV da Concordata de 1940: os tribunais civis deixam de estar impedidos de decretar o divórcio dos casamentos católicos, e a Santa Sé limita-se a lembrar aos católicos o «grave dever» de não recorrerem a ele.31 Assinou-o pelo Estado português o ministro da Justiça, Salgado Zenha.1 Abria caminho à nova lei do divórcio, de maio.4

    1. 1Tribunal Constitucional
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Theologica – Universidade Católica Portuguesa
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
    5. 5Procuradoria-Geral Regional de Lisboa (PGDL)
  6. du mars 1975 au 7 novembre 1975

    O «caso Renascença»

    Depois do 11 de Março, uma comissão de trabalhadores ocupa os estúdios de Lisboa da Rádio Renascença, propriedade do Episcopado.12 A 18 de junho, uma manifestação de apoio aos trabalhadores cruza-se com uma contramanifestação de católicos, que se refugiam no Patriarcado.1 O primeiro-ministro Pinheiro de Azevedo manda encerrar a emissora a 29 de setembro; reocupada a 21 de outubro, o conflito só acaba com a destruição à bomba dos emissores da Buraca, por ordem do Governo, a 7 de novembro.1

    Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · Pinheiro de Azevedo

    RTP Arquivos : Destruição do Emissor da Rádio Renascença

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  7. 8 mars 1975· femmes

    Primeiro Dia Internacional da Mulher celebrado em liberdade

    Depois de comemorações clandestinas e reprimidas — em Lisboa, em 1953, no Porto, em 1962, na Serra de Sintra, em 1969 —, o 8 de Março é pela primeira vez celebrado em Portugal em liberdade.1 É o Ano Internacional da Mulher, proclamado pela ONU.2

    RTP Arquivos : Comemorações do Dia Internacional da Mulher em Lisboa

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
  8. 11 mars 1975

    Golpe spinolista de 11 de Março falha

    A ala spinolista tenta um golpe: aviões da Base Aérea n.º 3 atacam o quartel do RAL 1, em Lisboa, e paraquedistas de Tancos cercam-no; morre o soldado Joaquim Carvalho Luís.531 No Quartel do Carmo, oficiais da GNR prendem o comandante-geral; o COPCON ocupa o aeroporto, a 5.ª Divisão a Emissora Nacional, e o emissor do Rádio Clube Português em Porto Alto é atacado.536 O golpe falha ao princípio da tarde e Spínola foge de helicóptero para Espanha; seguem-se a criação do Conselho da Revolução e a nacionalização da banca e dos seguros.62

    Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Aéroport de Lisbonne (Portela) · Emissora Nacional (Rua do Quelhas) · Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · António de Spínola

    RTP Arquivos : Intentona de 11 de Março

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1975
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Instituição do Conselho da Revolução (Lei 5/75 de 14 de Março)
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    4. 4Ler História, n.º 69 (OpenEdition Journals)
    5. 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): RAL 1 – Lisboa
    6. 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Os acontecimentos do 11 de Março de 1975
    7. 7RTP Ensina
  9. 14 mars 1975

    Criação do Conselho da Revolução e nacionalização da banca

    A Lei Constitucional n.º 5/75 extingue a Junta de Salvação Nacional e o Conselho de Estado e cria o Conselho da Revolução e a Assembleia do MFA, que assim se institucionaliza depois do 11 de Março.41 No mesmo dia, o Decreto-Lei n.º 132-A/75 nacionaliza a banca comercial; a 15 de março as nacionalizações estendem-se aos seguros.2

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Institucionalização do MFA
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reformas económicas
    3. 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
    4. 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Instituição do Conselho da Revolução (Lei 5/75 de 14 de Março)
    5. 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – As jornadas de Março segundo a Imprensa; Costa Gomes dá posse ao Conselho da Revolução (20/3/75)
  10. 25 avril 1975· femmes

    Primeiras eleições livres e por sufrágio universal

    Um ano depois da revolução, 91,7% dos eleitores votam nas primeiras eleições livres, para a Assembleia Constituinte; o recenseamento passara de cerca de 1,8 milhões de eleitores, em 1973, para mais de 6,2 milhões, 53% dos quais mulheres.214 O PS vence com 37,9%, seguido do PPD (26,4%) e do PCP (12,5%).2 São eleitas 20 deputadas em 250, cerca de 8%.1

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Court documentaire du Parlement sur les élections à l’Assemblée constituante du 25 avril 1975, le premier scrutin libre et universel du pays. Environ 92 % des électeurs inscrits ont voté, soit près de six millions de personnes.

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    RTP Arquivos : Eleições para a Assembleia Constituinte em Lisboa

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Comissão Nacional de Eleições
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    5. 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Eleições para a Assembleia Constituinte
    6. 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Resultado das eleições
    7. 7Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    8. 8Assembleia da República – Comunicar
    9. 9Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
  11. 25 avril 1975· femmes

    Eleição da Assembleia Constituinte: 20 deputadas

    Nas eleições para a Assembleia Constituinte são eleitas 20 mulheres num total de 250 deputados.2 Com renúncias e substituições, 27 deputadas exercem funções até 2 de abril de 1976 — 16 do PS, cinco do PCP, cinco do PPD e uma do CDS —, entre elas Sophia de Mello Breyner Andresen, Maria Alda Nogueira e Helena Roseta.12 Na Câmara tratavam-nas por «minha senhora», e os risos com que foi recebida a proposta de um artigo sobre a igualdade da mulher justificavam, para Alda Nogueira, que o princípio ficasse na Constituição.2

    Palácio de São Bento · Sophia de Mello Breyner Andresen · Maria Alda Nogueira · Helena Roseta

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Court reportage de la série « Cápsula do Tempo » (Capsule temporelle), du Parlement, consacré aux femmes de l’Assemblée constituante de 1975–1976.

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    1. 1Assembleia da República
    2. 2Assembleia da República – revista Comunicar, n.º 87
  12. 19 mai 1975

    Começa o «caso República»

    Os trabalhadores do República afastam o diretor, Raul Rêgo, o diretor-adjunto e o chefe de redação, acusando-os de serem porta-vozes do PS; Rêgo e os jornalistas solidários ficam retidos nas instalações até o ministro da Comunicação Social os mandar libertar.21 O caso torna-se um dos principais confrontos da revolução: quando o jornal volta a sair, em julho, sob direção militar, os ministros do PS, de Mário Soares, saem do Governo.23

    Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Mário Soares

    RTP Arquivos : Situação no jornal “República” em Lisboa

    RTP Arquivos : Comício do PS em Lisboa

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
  13. 27 mai 1975· femmes

    Decreto-Lei n.º 261/75 permite o divórcio dos casados pela Igreja

    Aplicando o Protocolo Adicional à Concordata, o IV Governo Provisório altera o Código Civil: o casamento católico passa a reger-se, nos seus efeitos, pela lei do Estado e pode ser dissolvido nos tribunais civis «nos mesmos termos e com os mesmos fundamentos» que o civil.12 O diploma, do ministro da Justiça Salgado Zenha, institui também o divórcio por mútuo consentimento.1

    1. 1Diário da República Eletrónico
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
  14. 27 mai 1975· femmes

    Nova lei do divórcio

    Promulgado a 22 de maio, o Decreto-Lei n.º 261/75 ficou conhecido como a nova lei do divórcio.13 Desde a Concordata de 1940, os tribunais civis não podiam decretar o divórcio dos casamentos católicos — uma solução que, notava o diploma, só vigorava em Portugal e na República Dominicana.3 Para os historiadores das «Memórias da Revolução», da RTP, até ao 25 de Abril as mulheres estavam impedidas de se divorciar e de viajar para o estrangeiro sem o consentimento do marido.2

    1. 1RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Nova lei do divórcio
    2. 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Direitos das mulheres
    3. 3Diário da República Eletrónico
    4. 4Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
  15. 2 juin 1975· femmes

    Sessão inaugural da Assembleia Constituinte

    Com um discurso do Presidente Costa Gomes, abre em São Bento a Assembleia Constituinte, que trabalhará dez meses.31 Das 27 deputadas que ali tiveram assento, só seis participaram em comissões e apenas Sophia de Mello Breyner Andresen presidiu a uma, a da redação do preâmbulo da Constituição; Maria Alda Nogueira foi a única mulher da 1.ª Comissão.1

    Palácio de São Bento · Costa Gomes · Sophia de Mello Breyner Andresen · Maria Alda Nogueira

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Évocation, par le Parlement, de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante, ouverte à 16 h 12 le 2 juin 1975 par le président par intérim Henrique de Barros. Elle suit les travaux jusqu’à l’approbation de la Constitution, le 2 avril 1976.

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    RTP Arquivos : Abertura solene da Assembleia Constituinte

    1. 1Assembleia da República
    2. 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte
    3. 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Abertura solene da Assembleia Constituinte
  16. 25 juin 1975

    Independência de Moçambique

    Moçambique torna-se independente, na data fixada pelo Acordo de Lusaka: o aniversário da fundação da FRELIMO.123

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1975
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – O Acordo de Lusaka
  17. 5 juillet 1975

    Independência de Cabo Verde

    É proclamada na cidade da Praia a independência de Cabo Verde.12 O PAIGC, partido da independência da Guiné e de Cabo Verde, fora fundado em 1959 por Amílcar Cabral e outros; Cabral fora assassinado em Conacri em 1973.3

    Amílcar Cabral

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Independência de Cabo Verde
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Amílcar Lopes Cabral
  18. 12 juillet 1975

    Independência de São Tomé e Príncipe

    São Tomé e Príncipe torna-se independente.12 Em novembro, a poeta Alda do Espírito Santo, depois ministra da Educação e Cultura, escreve a letra do hino nacional, «Independência Total».3

    Alda do Espírito Santo

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Memória Comum
  19. 13 juillet 1975

    Assalto à sede do PCP em Rio Maior abre o «Verão Quente»

    O assalto à sede do PCP em Rio Maior abre uma série de ataques violentos contra sedes de partidos e organizações de esquerda, sobretudo no Norte e no Centro, num período que ficou conhecido como «Verão Quente».1

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
  20. 19 juillet 1975

    Comício do PS na Fonte Luminosa

    Na Alameda D. Afonso Henriques, junto à Fonte Luminosa, o PS reuniu uma multidão; Mário Soares atacou diretamente o PCP, o primeiro-ministro Vasco Gonçalves e a Intersindical e exigiu a demissão do chefe do Governo.12 É considerado um dos momentos decisivos do Verão Quente.21

    Alameda D. Afonso Henriques et Fonte Luminosa · Mário Soares

    RTP Arquivos : Comício do PS em Lisboa

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
  21. du août 1975 au octobre 1975

    A «ponte aérea» traz de Angola mais de 228 mil pessoas

    Entre agosto e outubro de 1975, a «ponte aérea» organizada pelo Governo entre Luanda e o aeroporto de Lisboa transporta 228 471 passageiros, parte deles em aviões cedidos por outros países, antes da independência de Angola, marcada para 11 de novembro.1 Estima-se que cerca de meio milhão de pessoas, que ficaram conhecidas como «retornados», tenham chegado das antigas colónias, sobretudo no verão e no outono de 1975.2 Os caixotes com os seus haveres cobriram durante meses o cais da Gare Marítima de Alcântara.3

    Aéroport de Lisbonne (Portela) · Gare Marítima de Alcântara

    1. 1RTP
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Centro Interpretativo Murais de Almada nas Gares Marítimas (Câmara Municipal de Lisboa, Administração do Porto de Lisboa)
  22. 8 août 1975

    O «Documento dos Nove»

    Um grupo de oficiais do MFA — entre os subscritores estava Salgueiro Maia — assina o «Documento dos Nove», contra a orientação do primeiro-ministro Vasco Gonçalves.13 A 13 de agosto, o COPCON, de Otelo Saraiva de Carvalho, responde com a sua «autocrítica revolucionária», o «Documento do COPCON»: o MFA parte-se em três campos — os «Nove», próximos do PS, os «gonçalvistas», ligados ao PCP, e a linha de Otelo.2

    Salgueiro Maia · Otelo Saraiva de Carvalho

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Salgueiro Maia
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Verão quente e um outono escaldante (agosto–setembro de 1975)
    3. 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Escalada de tensão e crise político-militar (julho–agosto de 1975)
  23. 27 septembre 1975

    Manifestantes destroem a Embaixada de Espanha em Lisboa

    Em protesto contra a execução, em Madrid, de cinco antifascistas condenados à morte pelo regime de Franco, manifestantes de esquerda assaltam, saqueiam e incendeiam a Embaixada e o consulado de Espanha em Lisboa, sem que nenhuma autoridade se oponha.21

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  24. 12 octobre 1975· femmes

    2.º Encontro Nacional do MDM no Liceu D. Filipa de Lencastre

    Sob o lema «Mulher: Portugal novo também é teu filho», o Movimento Democrático de Mulheres reúne-se no Liceu D. Filipa de Lencastre, em Lisboa, num encontro presidido por Maria Lamas e outras dirigentes.1 Elege Maria Lamas presidente honorária, aprova os primeiros estatutos e envia ao presidente da Assembleia Constituinte uma moção contra o facto de ainda não ter sido aprovada «qualquer medida referente à igualdade de direitos entre a mulher e o homem».1

    Maria Lamas

    1. 1MDM – Movimento Democrático de Mulheres
  25. 7 novembre 1975

    Militares fazem explodir os emissores da Rádio Renascença

    Por ordem do Governo, o Agrupamento Militar de Intervenção faz explodir os emissores da Rádio Renascença, na Buraca, pondo fim ao conflito com os trabalhadores que ocupavam a emissora.12 A 27 de novembro, a Rádio Renascença seria devolvida à Igreja.1

    Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo)

    RTP Arquivos : Destruição do Emissor da Rádio Renascença

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
  26. 11 novembre 1975

    Independência de Angola

    Depois de as autoridades portuguesas se retirarem a 10 de novembro, é proclamada a independência de Angola, fixada pelo Acordo do Alvor; o MPLA, de Agostinho Neto, assume sozinho o poder em Luanda, e o país mergulha numa longa guerra civil.123

    Agostinho Neto

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade
  27. 12 novembre 1975

    Trabalhadores da construção civil cercam a Assembleia Constituinte

    Em luta pelo contrato coletivo de trabalho, uma manifestação de operários da construção civil — cerca de 100 mil pessoas, segundo a imprensa da época — cerca o Palácio de São Bento e impede os deputados constituintes de sair durante 36 horas.31 Na residência oficial, ao lado, fica retido o primeiro-ministro, Pinheiro de Azevedo, que só na madrugada de 14 fecha um acordo com os sindicatos; os deputados saem ao fim da manhã de 13, entre alas de manifestantes.356 Entre eles estavam Sophia de Mello Breyner Andresen, que respondeu «Fascista, eu?», e Helena Roseta, que protestaria na Constituinte contra o «espetáculo de manipulação».23

    Palácio de São Bento · Pinheiro de Azevedo · Sophia de Mello Breyner Andresen · Helena Roseta

    RTP Arquivos : Sessão na Assembleia Constituinte

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Assembleia da República
    3. 3Assembleia da República – Comunicar: O cerco ao Palácio de São Bento (12/13 de novembro)
    4. 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Cerco à Assembleia Constituinte – Parte 1
    5. 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Cerco à Assembleia Constituinte – Parte 2
    6. 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte
    7. 7Assembleia da República – Comunicar: A construção da democracia (1974-1976)
  28. 16 novembre 1975

    Manifestação unitária no Terreiro do Paço

    Quatro dias depois do cerco a São Bento, realizou-se no Terreiro do Paço uma grande manifestação unitária contra a «viragem à direita» do VI Governo Provisório; os deputados do PS, do PPD e do CDS tinham partido para o Porto, por entenderem não haver segurança em Lisboa.1 Na Constituinte, o deputado comunista Octávio Pato evocou-a como «um marco no combate pela revolução democrática, rumo ao socialismo».1

    Terreiro do Paço (Praça do Comércio)

    RTP Arquivos : Manifestação de trabalhadores da cintura industrial de Lisboa I

    1. 1Assembleia da República – Comunicar
  29. 25 novembre 1975

    25 de Novembro: fim do período revolucionário

    De madrugada, paraquedistas da Base-Escola de Tancos ocupam bases aéreas e o Comando da 1.ª Região Aérea, em Monsanto; forças do RALIS, o antigo RAL 1, tomam posições e a Escola Prática de Administração Militar ocupa os estúdios da RTP.24 No Palácio de Belém, o Presidente Costa Gomes chama Álvaro Cunhal para desmobilizar os militantes do PCP e decreta o estado de sítio na região de Lisboa; os Comandos da Amadora, dos militares do «Grupo dos Nove», respondem.21 A Emissora Nacional é ocupada pela Polícia Militar e o Rádio Clube Português deixa de emitir; a 26, o ataque dos Comandos ao Regimento da Polícia Militar, na Calçada da Ajuda — o quartel de Lanceiros 2 —, faz três mortos.21 Otelo Saraiva de Carvalho é afastado do comando do COPCON.1

    Palácio de Belém · Caserne de Lanceiros 2 / Régiment de police militaire (Calçada da Ajuda) · Studios de la RTP au Lumiar · Emissora Nacional (Rua do Quelhas) · Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Costa Gomes · Otelo Saraiva de Carvalho · Álvaro Cunhal

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: 25 de Novembro de 1975
    3. 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): 25 de Novembro
    4. 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): O desencadear do 25 de Novembro
    5. 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Salgueiro Maia
  30. 7 décembre 1975

    A Indonésia invade Timor

    A Indonésia invade e ocupa o território de Timor.1 Em janeiro de 1976, a imprensa francesa denuncia que já teriam morrido cerca de 60 mil timorenses.2

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1975
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1976

1976

  1. 4 février 1976· femmes

    RTP emite «O Aborto não é um Crime», de Maria Antónia Palla

    Na série «Nome Mulher», que fazia com Antónia de Sousa, a jornalista Maria Antónia Palla mostra a prática do aborto clandestino numa reportagem realizada por Monique Rutler, da cooperativa Cinequipa.12 Perante os protestos, a série é suspensa e, depois de uma queixa da direção da Maternidade Alfredo da Costa por «exercício ilegal da medicina», o Ministério Público acusa Palla de atentado público ao pudor e incitamento ao crime.21 O julgamento começa a 16 de maio de 1979 no Tribunal da Boa-Hora, com a advogada Lia Viegas na defesa; Palla defende então que é urgente legalizar o aborto, para acabar com «esse negócio escandaloso que é o aborto clandestino».12 Acaba absolvida.2

    Tribunal de la Boa-Hora · Maria Antónia Palla

    RTP Arquivos : O Aborto não é um Crime – Parte I

    RTP Arquivos : O Aborto não é um Crime – Parte II

    1. 1RTP Arquivos
    2. 2CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    3. 3Wikipédia (inglês)
  2. 2 avril 1976· femmes

    Assembleia Constituinte aprova a Constituição da República

    Depois de dez meses de trabalhos no Palácio de São Bento, a Assembleia Constituinte lê na íntegra o texto da Constituição a partir das 9h45 e aprova-o à tarde, com os votos contra do CDS; cerca das 22h00, o Presidente Costa Gomes assina o decreto de promulgação.109 O artigo 13.º proíbe privilegiar ou prejudicar alguém em razão do sexo e o artigo 36.º dá aos cônjuges «iguais direitos e deveres», o que obriga a rever o Código Civil.62 Das 27 deputadas que passaram pela Constituinte, só Sophia de Mello Breyner Andresen presidiu a uma comissão, a da redação do preâmbulo.1 A Constituição entra em vigor a 25 de abril de 1976, o dia das primeiras eleições legislativas.610

    Palácio de São Bento · Costa Gomes · Sophia de Mello Breyner Andresen

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Évocation, par le Parlement, de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante, ouverte à 16 h 12 le 2 juin 1975 par le président par intérim Henrique de Barros. Elle suit les travaux jusqu’à l’approbation de la Constitution, le 2 avril 1976.

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    RTP Arquivos : Aprovação da Constituição da República Portuguesa 1976

    1. 1Assembleia da República: As mulheres na Constituinte de 1975-1976
    2. 2Assembleia da República: A revisão do Código Civil e os Direitos das Mulheres (1977)
    3. 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    4. 4Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    5. 5Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    6. 6Assembleia da República: Constituição da República Portuguesa – texto originário, aprovado em 2 de abril de 1976
    7. 7Assembleia da República – Comunicar: O cerco ao Palácio de São Bento (12/13 de novembro)
    8. 8Assembleia da República – Comunicar: A construção da democracia (1974-1976)
    9. 9RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
    10. 10Assembleia da República – Comunicar: Sessão de encerramento da Assembleia Constituinte (1976)

1976–aujourd’hui

Après 1976

La démocratie constitutionnelle — et la lutte des femmes pour l’égalité dans la loi et dans la vie, qui ne s’est pas arrêtée en 1976.

1976

  1. 25 avril 1976

    Primeiras eleições legislativas

    No dia em que a nova Constituição entra em vigor, os portugueses elegem pela primeira vez os 263 deputados da Assembleia da República, um ano depois das eleições para a Constituinte.52 O PS de Mário Soares vence com 34,88% e 107 deputados, à frente do PPD (24,35%), do CDS (15,97%) e do PCP (14,39%); a abstenção duplica, de 8,34% para 16,47%.51 A campanha decorre num clima de violência política: a 2 de abril, uma bomba colocada no automóvel em que seguiam vitima o padre Maximino de Sousa, candidato da UDP por Vila Real, e uma jovem de 19 anos.5

    Palácio de São Bento · Mário Soares

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    3. 3Assembleia da República – Comunicar: O cerco ao Palácio de São Bento (12/13 de novembro)
    4. 4Assembleia da República – Comunicar: A construção da democracia (1974-1976)
    5. 5Assembleia da República
  2. 29 avril 1976· femmes

    O Conselho da Revolução extingue «O Século — Hoje», de Natália Correia

    Desde 20 de abril, Natália Correia dirigia «O Século — Hoje», suplemento político diário d'O Século, a convite do diretor do jornal, João Gaspar Simões; o primeiro número trazia como editorial a Declaração Universal dos Direitos do Homem, e o de 24 de abril, véspera de eleições, saiu com «Visado pela Comissão de Reflexão» a vermelho na primeira página. A 29 de abril, sob proposta do Presidente Costa Gomes, o Conselho da Revolução extingue-o por publicar artigos «ofensivos e caluniosos para o Conselho da Revolução e para as Forças Armadas». O nono e último número sai no dia seguinte.1

    O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Natália Correia · Costa Gomes

    1. 1Imprensa Nacional, 2024
  3. 27 juin 1976

    Ramalho Eanes eleito primeiro Presidente constitucional

    António Ramalho Eanes é o primeiro Presidente da República eleito ao abrigo da Constituição de 1976, com 61,5% dos votos, à frente de Otelo Saraiva de Carvalho (16,5%), de Pinheiro de Azevedo (14,4%) e de Octávio Pato (7,5%).1 No mesmo dia elegem-se as assembleias regionais dos Açores e da Madeira.2 Só depois desta eleição toma posse o I Governo Constitucional.3

    Otelo Saraiva de Carvalho · Pinheiro de Azevedo

    1. 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    2. 2Assembleia da República – Comunicar
    3. 3Assembleia da República
  4. 23 juillet 1976

    Toma posse o I Governo Constitucional, de Mário Soares

    Toma posse o I Governo Constitucional, só do PS e chefiado por Mário Soares, que venceu as eleições de abril sem maioria absoluta e cumpre a promessa de governar sozinho; acaba a fase dos governos provisórios.134 Na composição do Governo, ao longo de 1976 a 1978, há uma só mulher: Manuela Morgado, secretária de Estado do Tesouro e depois das Finanças.1

    Mário Soares

    1. 1Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico
    2. 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Assembleia da República – Comunicar

1977

  1. novembre 1977· femmes

    Revisão do Código Civil acaba com o «chefe de família»

    Em janeiro de 1977 toma posse, perante o ministro da Justiça, Almeida Santos, a comissão que revê o Código Civil, presidida por Isabel de Magalhães Colaço, a primeira mulher a doutorar-se em Direito em Portugal; dela faz parte Maria da Nazareth Lobato Guimarães, a primeira a ensinar Direito na Universidade de Coimbra.1 A 12 de julho, a Assembleia da República autoriza o Governo a legislar, só com os votos contra do CDS; Alda Nogueira, do PCP, saúda uma proposta que «reintegra a mulher no lugar que lhe compete» na família, «como o ser de iguais direitos e deveres que é».1 O Decreto-Lei n.º 496/77, promulgado a 6 de outubro e publicado a 25 de novembro, entra em vigor a 1 de abril de 1978: acaba o poder marital, e o casamento passa a assentar na igualdade de direitos e deveres dos cônjuges.41 A Comissão da Condição Feminina esteve muito envolvida nestas alterações.3

    Palácio de São Bento · Maria Alda Nogueira

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Reportage du Parlement sur la révision du Code civil de 1977, entrée en vigueur le 1er avril 1978, qui a changé les droits des femmes dans la famille et au travail.

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    1. 1Assembleia da República
    2. 2Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
    3. 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    4. 4Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda
  2. 17 novembre 1977· femmes

    Decreto-Lei n.º 485/77 institucionaliza a Comissão da Condição Feminina

    Em regime de instalação desde 1975, a Comissão da Condição Feminina ganha lei orgânica: o Decreto-Lei n.º 485/77 integra-a na Presidência do Conselho de Ministros, na dependência do primeiro-ministro, para «apoiar todas as formas de consciencialização das mulheres portuguesas e a eliminação das discriminações contra elas praticadas».21 O seu conselho consultivo tem uma secção interministerial e outra de organizações não governamentais de mulheres, que Maria de Lourdes Pintasilgo já chamara a trabalhar com a comissão.21 A CIG, sua herdeira, festeja nesta data o aniversário institucional.1

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda
  3. 25 novembre 1977· femmes

    Decreto-Lei n.º 496/77: reforma do Código Civil

    Publicado num suplemento do Diário da República, o Decreto-Lei n.º 496/77 reescreve o direito da família para cumprir a Constituição de 1976, que impõe «a plena igualdade de direitos e deveres dos cônjuges».1 Desaparece o poder marital: a orientação da vida familiar cabe aos dois, a residência da família escolhe-se por acordo, a mulher casada deixa de ter por domicílio legal o do marido e cada cônjuge pode exercer qualquer profissão sem o consentimento do outro.1 A idade para casar passa a ser de 16 anos para a mulher como para o homem, a maioridade desce para os 18 anos e acaba a discriminação dos filhos nascidos fora do casamento.1 Promulgado a 6 de outubro, o diploma entra em vigor a 1 de abril de 1978 e fecha a revisão preparada ao longo de 1977.12

    Voir dans les archives : Assembleia da República

    Reportage du Parlement sur la révision du Code civil de 1977, entrée en vigueur le 1er avril 1978, qui a changé les droits des femmes dans la famille et au travail.

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    1. 1Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda
    2. 2Assembleia da República

1978

  1. 18 février 1978

    Lisboa acompanha a trasladação dos mortos do Tarrafal

    Debaixo de chuva forte, milhares de pessoas percorrem Lisboa a acompanhar os restos mortais dos presos que morreram no campo de concentração do Tarrafal, aos gritos de «Tarrafal nunca mais» e «Fascismo nunca mais».1 No Cemitério do Alto de São João é inaugurado um mausoléu, erguido por subscrição pública, com os nomes das 32 vítimas e a dedicatória «Aos que na longa noite do fascismo foram portadores da liberdade e pela liberdade morreram no Campo de Concentração do Tarrafal».1 Os 32 morreram entre 1936 e o primeiro encerramento do campo, em 1954.2

    Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

    RTP Arquivos : Funeral e trasladação das vítimas do Campo de Concentração do Tarrafal

    1. 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Trasladação dos restos mortais dos que perderam a vida no campo de Concentração do Tarrafal
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Encerramento do Campo de Concentração do Tarrafal

1979

  1. 1er août 1979· femmes

    Maria de Lourdes Pintasilgo, primeira mulher primeira-ministra

    Convidada pelo Presidente Ramalho Eanes para chefiar um governo de gestão, Maria de Lourdes Pintasilgo toma posse no Palácio da Ajuda à frente do V Governo Constitucional, que dura até janeiro de 1980.134 É a primeira mulher a chefiar um governo em Portugal e a segunda na Europa, depois de Margaret Thatcher.35 No seu Governo há mais duas mulheres, as secretárias de Estado Teresa Santa Clara Gomes e Gabriela Guedes Salgueiro, e a escritora Maria Velho da Costa é adjunta do secretário de Estado da Cultura, Hélder Macedo.28

    Maria de Lourdes Pintasilgo · Maria Velho da Costa

    RTP Arquivos : Tomada de posse de Maria de Lurdes Pintasilgo

    1. 1RTP Arquivos: Tomada de Posse do V Governo Constitucional
    2. 2Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico
    3. 3Assembleia da República
    4. 4RTP Arquivos: Comissão Política de Maria de Lourdes Pintasilgo
    5. 5CIG
    6. 6CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    7. 7Wikipédia (inglês)
    8. 8Observador
  2. 20 septembre 1979· femmes

    Decreto-Lei n.º 392/79: igualdade no trabalho e no emprego

    O diploma garante às mulheres igualdade de oportunidades e de tratamento com os homens no trabalho e no emprego, proíbe anúncios de emprego com preferências de sexo e revoga as normas que lhes vedavam o acesso a qualquer emprego ou profissão; junto do Ministério do Trabalho cria a Comissão para a Igualdade no Trabalho e no Emprego (CITE).1 No preâmbulo, o Governo reconhece que a igualdade «não será alcançada por mera obra da lei».1 Foi aprovado em Conselho de Ministros a 31 de julho de 1979, ainda pelo Governo de Carlos Mota Pinto, e promulgado pelo Presidente Ramalho Eanes a 31 de agosto.1

    1. 1CITE – Comissão para a Igualdade no Trabalho e no Emprego

1980

  1. 25 avril 1980

    Placa de cidadãos na antiga sede da PIDE

    No sexto aniversário da revolução, um grupo de cidadãos coloca na fachada da antiga sede da PIDE/DGS, na Rua António Maria Cardoso, uma placa: «Aqui, na tarde de 25 de Abril de 1974, a PIDE abriu fogo sobre o povo de Lisboa e matou», seguida dos nomes de Fernando Giesteira, José Barneto, Fernando Reis e João Arruda — dois deles grafados com erro, «Fernando C. Gesteira» e «José Guilherme R. Arruda».1234 Retirada nas obras que fizeram do edifício um condomínio de luxo, a placa só foi reposta no fim de 2009, depois de uma queixa do movimento Não Apaguem a Memória, e num canto inferior quase invisível para quem passa.1 Roubada no fim de março de 2014, foi substituída pela Câmara de Lisboa por uma réplica, no mesmo lugar, em abril desse ano.5 Em 2010, a Câmara pusera ali outra placa, sobre a história do lugar.3

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fernando Giesteira · José Barneto · Fernando Reis · João Arruda

    1. 1Esquerda.net (29/12/2009)
    2. 2Jornal de Notícias (13/3/2005)
    3. 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade
    4. 4Câmara Municipal de Lisboa – Lisboa Aberta
    5. 5Correio da Manhã (com a agência Lusa)
  2. 26 juillet 1980· femmes

    Portugal ratifica a Convenção CEDAW sem reservas

    A Lei n.º 23/80, aprovada pela Assembleia da República a 27 de junho e promulgada pelo Presidente Ramalho Eanes a 14 de julho, aprova para ratificação a Convenção sobre a Eliminação de Todas as Formas de Discriminação contra as Mulheres (CEDAW), adotada pela Assembleia Geral das Nações Unidas a 18 de dezembro de 1979.452 Portugal, que a assinara a 24 de abril, entrega a ratificação a 30 de julho de 1980, sem reservas.5 Foi um dos primeiros países a fazê-lo, graças à revisão global da legislação feita depois do 25 de Abril, com a Comissão da Condição Feminina a levantar as discriminações nas leis.23

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Legislação (base de dados)
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
    3. 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Igualdade entre Mulheres e Homens – Enquadramento
    4. 4Diário da República Eletrónico
    5. 5Nações Unidas – United Nations Treaty Collection

1982

  1. 2 mars 1982· femmes

    Primeiro debate parlamentar sobre o aborto e o poema de Natália Correia

    No primeiro debate parlamentar sobre a legalização do aborto, depois de Zita Seabra apresentar o projeto de lei n.º 309/II, do PCP, o deputado do CDS João Morgado pergunta se a mulher não é um objeto «quando se desliga a sua função materna da prática do acto sexual» e lembra que a Igreja proíbe o aborto porque, «quando se pratica o acto sexual», é «para se ver o nascimento de um filho»; a versão que ficou na memória, «o acto sexual é para fazer filhos», negou-a ele dias depois.21 Natália Correia, que faltou à sessão, responde-lhe com um poema satírico manuscrito em papel timbrado da Assembleia, que faz circular entre os deputados mas nunca lê em plenário: «Já que o coito – diz Morgado – tem como fim cristalino, preciso e imaculado fazer menina ou menino…».12 O projeto é rejeitado a 11 de novembro de 1982; Natália é a única deputada do PSD a votar a favor.1

    Palácio de São Bento · Natália Correia

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Polígrafo (SAPO)

1984

  1. 24 mars 1984· femmes

    Lei n.º 3/84 sobre educação sexual e planeamento familiar

    A Lei n.º 3/84 garante o direito à educação sexual, como parte do direito à educação, e o livre acesso às consultas de planeamento familiar, que nos serviços públicos são gratuitas, tal como os contracetivos que estes fornecem.3 Os programas escolares devem ensinar anatomia, fisiologia, genética e sexualidade humanas e contribuir para «a superação das discriminações em razão do sexo e da divisão tradicional de funções entre mulher e homem».3 A lei chama a Comissão da Condição Feminina, que fazia do planeamento familiar uma das suas áreas de trabalho, a colaborar nas campanhas de divulgação dos métodos contracetivos.32

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Legislação (base de dados)
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
    3. 3Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda
  2. 5 avril 1984· femmes

    Lei n.º 4/84: proteção da maternidade e da paternidade

    A Lei n.º 4/84 reconhece a maternidade e a paternidade como «valores sociais eminentes» e garante aos pais, «em condições de igualdade», a realização profissional e a participação na vida cívica.2 As trabalhadoras passam a ter direito a uma licença de maternidade de 90 dias, 60 dos quais logo a seguir ao parto, e a duas pausas diárias de até uma hora para amamentar, até o filho fazer um ano; o pai só pode gozar parte da licença se a mãe ficar incapacitada ou morrer.2 As faltas por maternidade não fazem perder direitos e contam como trabalho efetivo, salvo quanto à remuneração.21

    1. 1CITE
    2. 2Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda
  3. 11 mai 1984· femmes

    Lei n.º 6/84 despenaliza a interrupção da gravidez em alguns casos

    Aprovada pela Assembleia da República a 14 de fevereiro e publicada a 11 de maio, a Lei n.º 6/84 altera o Código Penal: o aborto feito por médico, em estabelecimento de saúde oficial ou oficialmente reconhecido e com o consentimento da mulher, deixa de ser punível quando é o único meio de afastar perigo de morte ou de lesão grave e irreversível para ela e, dentro de prazos, para evitar perigo grave para a sua saúde (12 semanas), em caso de doença grave ou malformação incurável do feto (16 semanas) ou de gravidez resultante de violação (12 semanas).4 Fora destes casos, o aborto continua a ser crime, punido com prisão até três anos, também para a mulher; a despenalização a pedido da mulher só chega em 2007.43 Feministas como Madalena Barbosa, porta-voz da Campanha Nacional pelo Aborto e Contraceção em 1979, lutavam pela despenalização; no ano da lei, a jornalista Maria Antónia Fiadeiro publica «Aborto, o crime está na lei».3

    Palácio de São Bento · Maria Antónia Fiadeiro · Madalena Barbosa

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Assembleia da República – Divisão de Informação Legislativa e Parlamentar
    3. 3CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
    4. 4Diário da República Eletrónico

1985

  1. 1985· femmes

    Leonor Beleza, primeira mulher Ministra da Saúde

    Leonor Beleza, que fora membro da Comissão da Condição Feminina de 1975 a 1982 e presidira, no Conselho da Europa, ao Comité para a Igualdade entre as Mulheres e os Homens, torna-se no governo de Cavaco Silva a primeira mulher ministra da Saúde, cargo que ocupa até 1990.1 Antes fora secretária de Estado da Presidência do Conselho de Ministros e da Segurança Social.1

    1. 1Assembleia da República

1986

  1. 26 janvier 1986· femmes

    Pintasilgo, primeira mulher candidata à Presidência da República

    Nas eleições presidenciais de 26 de janeiro de 1986, Maria de Lourdes Pintasilgo é a primeira mulher a candidatar-se a Presidente da República, como candidata independente.32 Obtém 418 961 votos (7,38%) e fica em quarto lugar, atrás de Freitas do Amaral, Mário Soares e Salgado Zenha; a segunda volta disputa-se entre os dois primeiros.4 Na noite eleitoral, o seu diretor de campanha, Sousa e Castro, diz à RTP que esperava uma percentagem maior.1

    Maria de Lourdes Pintasilgo · Mário Soares

    1. 1RTP Arquivos: Presidenciais 86 – Parte III
    2. 2RTP Arquivos: Comissão Política de Maria de Lourdes Pintasilgo
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Diário da República – Imprensa Nacional-Casa da Moeda

1989

  1. 1989· femmes

    Assunção Esteves, primeira mulher juíza do Tribunal Constitucional

    Formada em Direito e Ciências Jurídico-Políticas, Assunção Esteves é eleita juíza do Tribunal Constitucional aos 33 anos — a primeira mulher no cargo.1 Eleita deputada pela primeira vez em 1987, viria a ser, em 2011, a primeira mulher a presidir à Assembleia da República.1

    1. 1Assembleia da República

1990

  1. 5 octobre 1990

    Humberto Delgado no Panteão Nacional

    Com honras de Panteão concedidas pela Assembleia da República em 1988, os restos mortais de Humberto Delgado — assassinado perto de Olivença em 1965, sepultado em Espanha e trazido para Lisboa em 1975 — entram no Panteão Nacional.13 Na cerimónia, com guarda de honra e aviões militares a sobrevoar o Panteão, discursam Emídio Guerreiro, da comissão de honra da homenagem, e o Presidente Mário Soares, diante do primeiro-ministro Cavaco Silva e de Maria Barroso.2

    Église de Santa Engrácia – Panthéon national · Humberto Delgado · Mário Soares · Maria Barroso

    RTP Arquivos : Trasladação dos restos mortais de Humberto Delgado

    1. 1Assembleia da República – newsletter Comunicar (nov. 2021)
    2. 2RTP Arquivos
    3. 3Panteão Nacional – Museus e Monumentos de Portugal

1991

  1. 9 mai 1991· femmes

    Comissão da Condição Feminina passa a CIDM

    O Decreto-Lei n.º 166/91 transforma a Comissão da Condição Feminina em Comissão para a Igualdade e para os Direitos das Mulheres (CIDM).21 No preâmbulo, o Governo dá por alcançada uma «legislação globalmente igualitária» e explica o novo nome: a comissão deve passar da «denúncia de discriminação das mulheres» ao «desenvolvimento de acções para a construção de uma verdadeira igualdade de oportunidades».2 Entre os seus objetivos está conseguir «a corresponsabilidade efectiva das mulheres e dos homens» na vida familiar, profissional e política.2

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República Eletrónico

1997

  1. 1997· femmes

    Revisão constitucional faz da igualdade entre mulheres e homens tarefa do Estado

    A quarta revisão constitucional — a Lei Constitucional n.º 1/97, aprovada pela Assembleia da República a 3 de setembro e publicada a 20 de setembro — acrescenta às tarefas fundamentais do Estado, no artigo 9.º, «promover a igualdade entre homens e mulheres».3 O artigo sobre participação política, que passa a ser o 109.º, troca «dos cidadãos» por «de homens e mulheres» e manda a lei promover «a não discriminação em função do sexo no acesso a cargos políticos» — a base da futura Lei da Paridade.31

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    3. 3Diário da República Eletrónico
  2. 24 mars 1997· femmes

    Aprovado o primeiro Plano Global para a Igualdade de Oportunidades

    A Resolução do Conselho de Ministros n.º 49/97 aprova o I Plano Global para a Igualdade de Oportunidades, que manda integrar a igualdade entre mulheres e homens em todas as políticas e prevê medidas contra a violência sobre as mulheres e pela igualdade no emprego, na conciliação da vida familiar e profissional, na proteção da maternidade, na saúde e na educação.42 O preâmbulo reconhece que a participação das mulheres nos lugares de decisão política «é muito reduzida», mas o plano não traz medidas para o mudar, nota a Assembleia da República.43

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Legislação (base de dados)
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
    3. 3Assembleia da República
    4. 4Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (cópia do Diário da República)

1998

  1. 28 juin 1998· femmes

    Primeiro referendo sobre a interrupção voluntária da gravidez

    No primeiro referendo nacional, os eleitores respondem à pergunta «Concorda com a despenalização da interrupção voluntária da gravidez, se realizada, por opção da mulher, nas 10 primeiras semanas, em estabelecimento de saúde legalmente autorizado?».2 Votam 31,9% dos inscritos; o «não» vence por pouco, com 1 356 754 votos (50,9%) contra 1 308 130 (49,1%) para o «sim».1 A despenalização a pedido da mulher só chegaria depois do segundo referendo, em 2007.3

    1. 1Comissão Nacional de Eleições: Mapa Oficial n.º 2/98 – Referendo Nacional 1998 (DR, I Série A, n.º 183, 10.08.1998)
    2. 2Comissão Nacional de Eleições: Referendo Nacional 1998 (pergunta, marcação e resultados)
    3. 3CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

1999

  1. 1999· femmes

    Maria de Belém, Ministra para a Igualdade

    No XIV Governo Constitucional, Maria de Belém Roseira, que depois do 25 de Abril começara como adjunta de Maria de Lourdes Pintasilgo na Secretaria de Estado da Segurança Social, é nomeada Ministra para a Igualdade, cargo que ocupa até 2000.1 Antes fora ministra da Saúde, de 1995 a 1999.1

    Maria de Lourdes Pintasilgo

    1. 1Assembleia da República
  2. 1999· femmes

    Sophia de Mello Breyner Andresen, primeira mulher portuguesa Prémio Camões

    A poeta Sophia de Mello Breyner Andresen, que fora deputada à Assembleia Constituinte e presidira à comissão que redigiu o preâmbulo da Constituição de 1976, torna-se a primeira mulher portuguesa a receber o Prémio Camões.1

    Sophia de Mello Breyner Andresen

    1. 1Assembleia da República

2000

  1. 27 mai 2000· femmes

    A violência doméstica passa a crime público

    A Lei n.º 7/2000 reescreve o artigo 152.º do Código Penal e retira-lhe a regra de 1998 que fazia depender de queixa da vítima o processo contra quem maltratasse o cônjuge ou companheiro: os maus tratos físicos ou psíquicos na vida conjugal passam a crime público, e a lei estende-os a quem agrida o pai ou a mãe de um filho comum.451 O agressor pode ser proibido de contactar a vítima e afastado da residência dela até dois anos; a vítima pode pedir a suspensão provisória do processo.4 A CIG assinalou os 25 anos do crime público em 2025.1

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): 25 anos de crime público: compromisso renovado no combate à violência contra as mulheres e à violência doméstica
    2. 2Procuradoria-Geral Regional de Lisboa (PGDL)
    3. 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
    4. 4Diário da República Eletrónico: Lei n.º 7/2000, de 27 de maio — Reforça as medidas de proteção a pessoas vítimas de violência (altera o artigo 152.º do Código Penal; Diário da República n.º 123/2000, Série I-A)
    5. 5Diário da República Eletrónico: Lei n.º 65/98, de 2 de setembro — Altera o Código Penal (redação do artigo 152.º anterior a 2000; Diário da República n.º 202/1998, Série I-A)

2006

  1. 21 août 2006· femmes

    Lei da Paridade: mínimo de 33% de cada sexo nas listas

    Depois de um primeiro decreto vetado pelo Presidente Cavaco Silva, que via na rejeição das listas incumpridoras «um regime sancionador excessivo e desproporcionado», a Lei Orgânica n.º 3/2006, reaprovada com alterações a 6 de julho, obriga as listas para a Assembleia da República, o Parlamento Europeu e as autarquias a ter pelo menos 33% de cada sexo, sob pena de cortes nas subvenções públicas das campanhas.13 Chega sete anos depois da primeira proposta do Governo e da rejeição ou caducidade de cinco iniciativas, e nove anos depois de a revisão constitucional de 1997 mandar a lei promover a não discriminação no acesso a cargos políticos.1 Nas legislativas de 2009, as primeiras com a lei, as deputadas passam a 27,4%; o limiar subiria para 40% em 2019.1

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    3. 3Diário da República Eletrónico

2007

  1. 2007· femmes

    A CIDM dá lugar à Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género

    O Decreto-Lei n.º 164/2007, de 3 de maio, cria a orgânica da Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG), que sucede à Comissão para a Igualdade e para os Direitos das Mulheres e à Estrutura de Missão contra a Violência Doméstica, ambas extintas.2 O novo nome resulta de uma «revisão conceptual e terminológica» à luz dos avanços em matéria de género; o conselho consultivo mantém a secção das organizações não governamentais e ganha um grupo técnico-científico.21 A CIG é a herdeira da Comissão da Condição Feminina de 1975.1

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República Eletrónico
  2. 11 février 2007· femmes

    Segundo referendo: o «sim» à despenalização da IVG vence

    Nove anos depois do primeiro referendo, os eleitores voltam a responder à pergunta «Concorda com a despenalização da interrupção voluntária da gravidez, se realizada, por opção da mulher, nas primeiras 10 semanas, em estabelecimento de saúde legalmente autorizado?».2 Votam 43,57% dos inscritos; o «sim» vence com 2 231 529 votos (59,25%), contra 1 534 669 (40,75%) para o «não».1 Dois meses depois é publicada a lei que despenaliza a interrupção a pedido da mulher.3

    1. 1Comissão Nacional de Eleições: Mapa Oficial n.º 1/2007 – Referendo Nacional 2007 (DR, 1.ª série, n.º 43, 01.03.2007)
    2. 2Comissão Nacional de Eleições: Referendo Nacional 2007 (pergunta, proposta de referendo e resultados)
    3. 3Diário da República Eletrónico
  3. 17 avril 2007· femmes

    Lei n.º 16/2007 despenaliza a IVG a pedido da mulher

    Na sequência do referendo de fevereiro, a Lei n.º 16/2007, aprovada a 8 de março, acrescenta ao Código Penal um novo caso em que a interrupção da gravidez não é punível: quando é feita «por opção da mulher, nas primeiras 10 semanas de gravidez», por médico ou sob a sua direção, em estabelecimento de saúde oficial ou oficialmente reconhecido.32 A mulher decide depois de uma consulta obrigatória e de um período de reflexão de pelo menos três dias; o Serviço Nacional de Saúde tem de se organizar para a fazer nos prazos, sem que a objeção de consciência dos médicos o impeça.3 A lei revoga a Lei n.º 6/84 e a Lei n.º 90/97, que a alterara.3

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Comissão Nacional de Eleições
    3. 3Diário da República Eletrónico

2008

  1. 2008· femmes

    Manuela Ferreira Leite, primeira mulher a liderar um partido

    Primeira mulher a liderar um grupo parlamentar, o do PSD, entre 2001 e 2002, e primeira ministra de Estado e das Finanças, em 2002, Manuela Ferreira Leite torna-se em 2008 a primeira mulher eleita para chefiar um partido político português, o PSD.1 Fora antes secretária de Estado do Orçamento e ministra da Educação.1

    1. 1Assembleia da República

2009

  1. 16 septembre 2009· femmes

    Lei n.º 112/2009 define o regime de proteção das vítimas de violência doméstica

    A Lei n.º 112/2009 estabelece o regime jurídico de prevenção da violência doméstica e de proteção e assistência às suas vítimas.21 Cria o estatuto de vítima, atribuído logo que é apresentada a denúncia, prevê a proteção por teleassistência e organiza a rede de apoio, das casas de abrigo aos centros de atendimento.2 Aprovada a 23 de julho, entra em vigor 30 dias depois de publicada, substitui a Lei n.º 107/99 e reforça a proteção das vítimas de um crime que é público desde 2000.23

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Legislação (base de dados)
    2. 2Diário da República Eletrónico
    3. 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): 25 anos de crime público: compromisso renovado no combate à violência contra as mulheres e à violência doméstica

2010

  1. 25 avril 2010

    Placa municipal sinaliza a antiga sede da PIDE/DGS

    Por proposta do movimento Não Apaguem a Memória, nascido a 5 de outubro de 2005, a Câmara Municipal de Lisboa inaugura uma placa vertical junto ao edifício da Rua António Maria Cardoso que assinala a antiga sede da PIDE/DGS.123 Um cortejo de 150 a 200 pessoas parte dos Paços do Concelho; depois do descerramento falam antigos presos políticos — Edmundo Pedro, José Manuel Tengarrinha e Helena Pato — e o presidente da Câmara, António Costa.1 A placa conta a história do lugar e evoca os mortos de 25 de Abril de 1974, juntando-se à que um grupo de cidadãos ali pusera em 1980.4

    Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Helena Pato

    1. 1Caminhos da Memória (blogue ligado ao movimento Não Apaguem a Memória, 27/4/2010)
    2. 2Esquerda.net (29/12/2009)
    3. 3Câmara Municipal de Lisboa – Lisboa Aberta
    4. 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade

2011

  1. 21 juin 2011· femmes

    Assunção Esteves, primeira mulher Presidente da Assembleia da República

    Na sessão de abertura da XII Legislatura, no Palácio de São Bento, Assunção Esteves — que em 1989 fora a primeira juíza do Tribunal Constitucional — é eleita a primeira mulher Presidente da Assembleia da República.1 No discurso, dedica o momento «a todas as mulheres», e «sobretudo às mulheres anónimas e oprimidas».1

    Palácio de São Bento

    1. 1Assembleia da República

2013

  1. 21 janvier 2013· femmes

    Parlamento aprova a Convenção de Istambul

    A Resolução da Assembleia da República n.º 4/2013, aprovada a 14 de dezembro de 2012 e assinada pela presidente da Assembleia, Assunção Esteves, aprova a Convenção do Conselho da Europa para a Prevenção e o Combate à Violência contra as Mulheres e a Violência Doméstica, adotada em Istambul a 11 de maio de 2011.21

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República Eletrónico

2015

  1. 25 avril 2015

    Abre o Museu do Aljube Resistência e Liberdade

    No 41.º aniversário do 25 de Abril, a antiga cadeia política do Aljube, fechada em 1965, abre como Museu do Aljube Resistência e Liberdade, dedicado à memória do combate à ditadura e da resistência, com projeto de recuperação dos arquitetos Manuel Graça Dias e Egas José Vieira.12 A exposição de longa duração mostra o regime ditatorial, a censura, as polícias e os tribunais políticos, as oposições, a luta anticolonial e o 25 de Abril.1

    Prison de l’Aljube

    Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa

    Reportage de la mairie de Lisbonne sur l’ouverture du musée de l’Aljube, le 25 avril 2015, dans les locaux de l’ancienne prison politique. On y entend la phrase du maire, Fernando Medina : « Nous devons avoir conscience de ce qu’a coûté la liberté ».

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    Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

    1. 1e-cultura (Centro Nacional de Cultura)
    2. 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)

2017

  1. 1er août 2017· femmes

    Lei impõe representação equilibrada nos órgãos das empresas

    A Lei n.º 62/2017, aprovada a 23 de junho, fixa mínimos para cada sexo nos órgãos de administração e de fiscalização: 33,3% nas empresas do setor público empresarial a partir de 1 de janeiro de 2018; nas empresas cotadas em bolsa, 20% das novas designações a partir da primeira assembleia geral eletiva de 2018 e 33,3% a partir da de 2020.21 No setor público, uma designação que não cumpra é nula; a CIG acompanha a aplicação da lei e faz um relatório anual.2

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República Eletrónico

2019

  1. 28 mars 2019· femmes

    Representação equilibrada no pessoal dirigente da Administração Pública

    A Lei n.º 26/2019, aprovada a 8 de fevereiro, fixa em 40% a proporção mínima de cada sexo entre os dirigentes da administração direta e indireta do Estado e nos órgãos das instituições de ensino superior públicas e das associações públicas profissionais; nas listas para órgãos eletivos, os dois primeiros candidatos não podem ser do mesmo sexo.21 No dia seguinte é publicada a Lei Orgânica n.º 1/2019, que leva o mesmo limiar às listas eleitorais.3

    1. 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    2. 2Diário da República Eletrónico: Lei n.º 26/2019, de 28 de março — Representação equilibrada entre homens e mulheres no pessoal dirigente e nos órgãos da Administração Pública (Diário da República n.º 62/2019, Série I)
    3. 3Diário da República Eletrónico: Lei Orgânica n.º 1/2019, de 29 de março — Segunda alteração à lei da paridade nos órgãos do poder político (Diário da República n.º 63/2019, Série I)
  2. 29 mars 2019· femmes

    Revisão da Lei da Paridade sobe o limiar para 40%

    A Lei Orgânica n.º 1/2019, aprovada a 8 de fevereiro, eleva de 33% para 40% a representação mínima de cada sexo nas listas para a Assembleia da República, o Parlamento Europeu e as autarquias, impede mais de dois candidatos seguidos do mesmo sexo e manda rejeitar a lista que não seja corrigida — a sanção que levara ao veto do primeiro decreto da paridade, em 2006.31 Nas legislativas desse ano são eleitas 89 deputadas, 38,7% do Parlamento.1 Na véspera saíra a Lei n.º 26/2019, com o mesmo limiar para os dirigentes da Administração Pública.4

    1. 1Assembleia da República
    2. 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
    3. 3Diário da República Eletrónico: Lei Orgânica n.º 1/2019, de 29 de março — Segunda alteração à lei da paridade nos órgãos do poder político (Diário da República n.º 63/2019, Série I)
    4. 4Diário da República Eletrónico: Lei n.º 26/2019, de 28 de março — Representação equilibrada entre homens e mulheres no pessoal dirigente e nos órgãos da Administração Pública (Diário da República n.º 62/2019, Série I)
  3. 25 avril 2019

    Memorial digital aos Presos e Perseguidos Políticos na estação Baixa-Chiado

    Por iniciativa de cidadãos, é inaugurada na estação Baixa-Chiado do Metropolitano de Lisboa a versão digital do Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos (1926-1974), que ali fica um ano; com ela começa o sítio Memória Comum.1 É o primeiro passo do memorial que a Câmara aprovaria em 2021 para o Largo da Boa-Hora.1

    1. 1Memória Comum

2021

  1. 19 mai 2021

    Câmara de Lisboa aprova o Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos no Largo da Boa-Hora

    Na sequência de uma proposta de cidadãos, que em 2019 tinham posto a versão digital do memorial na estação Baixa-Chiado do Metro, a Câmara de Lisboa aprova por unanimidade, em reunião extraordinária, a construção do Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos (1926-1974), a instalar no Largo da Boa-Hora.12 O projeto é de Álvaro Siza Vieira, que o entregou à Câmara; em agosto de 2025, depois de cartas, petições e de um grupo de trabalho municipal, a obra ainda não tinha avançado.12

    Tribunal de la Boa-Hora

    1. 1Memória Comum
    2. 2NSF (17/8/2025)

2024

  1. 25 avril 2024, 15 h 00

    50 anos do 25 de Abril: desfile popular na Avenida da Liberdade

    No cinquentenário da revolução, o desfile popular organizado pela Comissão Promotora das Comemorações Populares do 25 de Abril parte às 15h00 do Marquês de Pombal, desce a Avenida da Liberdade e acaba no Rossio, com intervenções e momentos culturais.1 Entre os milhares que descem a Avenida está Celeste Caeiro, a mulher dos cravos.2

    Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Celeste Caeiro

    1. 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
    2. 2Rádio Renascença
  2. 27 avril 2024

    Abre o Museu Nacional Resistência e Liberdade na Fortaleza de Peniche

    Cinquenta anos depois da libertação dos presos políticos, a antiga prisão política da Fortaleza de Peniche abre como Museu Nacional Resistência e Liberdade, inaugurado pelo Presidente Marcelo Rebelo de Sousa, com a exposição «Resistência e Liberdade».12 «Não podemos deixar cair ou prescrever essa memória com o passar dos anos», disse o Presidente; Domingos Abrantes, preso dez anos em Peniche e membro da comissão criada para o museu, lembrou que o país esteve «quase meio século à espera».2 Foi daqui que Álvaro Cunhal se evadiu em 1960, na fuga de Peniche.2

    Forteresse de Peniche — la prison politique · Domingos Abrantes · Álvaro Cunhal

    1. 1Cultura Portugal (Ministério da Cultura)
    2. 2Região de Leiria
  3. 15 novembre 2024· femmes

    Morre Celeste Caeiro, a mulher dos cravos

    Celeste Caeiro, que a 25 de Abril de 1974 deu cravos aos soldados e fez deles o símbolo da revolução, morre aos 91 anos no Hospital de Leiria, para onde fora transferida com problemas respiratórios.13 A neta lamentou que nunca tivesse sido homenageada em vida; o Presidente Marcelo Rebelo de Sousa anunciou uma condecoração a título póstumo.12 Em abril, nos 50 anos da revolução, descera a Avenida da Liberdade com milhares de pessoas, e o deputado Rui Tavares propusera, na sessão solene do parlamento, homenageá-la com uma estátua; em maio, a Câmara de Lisboa aprovara dar-lhe a medalha de honra da cidade.21

    Celeste Caeiro

    1. 1Diário de Coimbra
    2. 2Rádio Renascença
    3. 3Correio da Manhã

2025

  1. 7 mars 2025· femmes

    Parlamento evoca 50 anos do voto universal das mulheres

    Por proposta do Livre, a Assembleia da República reúne-se em sessão solene para evocar os 50 anos da «universalização do direito das mulheres ao voto», com intervenções do presidente da Assembleia, José Pedro Aguiar-Branco, e de deputados dos nove partidos representados.1 O caminho começara com o voto de Carolina Beatriz Ângelo em 1911, a que a lei de 1913 respondeu reservando o voto aos homens; passou pelas primeiras deputadas, eleitas em ditadura — Domitila de Carvalho, Maria Cândida Parreira e Maria Guardiola —, e pela lei de 1968, que igualou os requisitos de mulheres e homens.1 Só depois do 25 de Abril o voto se tornou universal, consagrado na Constituição de 1976 para «todos os cidadãos maiores de dezoito anos».1

    Palácio de São Bento · Carolina Beatriz Ângelo · Domitila de Carvalho · Maria Cândida Parreira · Maria Guardiola

    1. 1Ordem dos Advogados