Parcourir
Chronologie
De la Première République à la Constitution de 1976, et ce qui a suivi : 421 dates, dont 189 de l’histoire des femmes.
Un sigle que vous ne connaissez pas — PIDE, MUD, COPCON ? Il est dans le glossaire.
Certaines entrées de cette chronologie n’ont pas encore été traduites en français. Elles sont présentées dans leur version originale en portugais.
1900–1926
La Première République
Des premiers groupes féministes, encore sous la monarchie, à la proclamation de la République et au coup d’État militaire : les lois de la famille, le divorce, le vote refusé aux femmes.
1894
1894· femmes
Fondation de l’Association féminine de secours mutuels du personnel journalier des tabacs
À la manufacture de tabac de Xabregas, dans le quartier du Beato, la main-d’œuvre était surtout féminine : une enquête de 1887 a compté 74,9 % de femmes parmi les ouvriers.1 Les ouvrières se tournaient vers les associations mutualistes féminines, et en 1894 a été fondée l’Association féminine de secours mutuels du personnel journalier des tabacs.1 Ce n’est qu’en 1927 que la compagnie allait ouvrir, à côté de la manufacture, une maternité pour les cigarières.1
1905

1905· femmes
Ana de Castro Osório publie le premier manifeste féministe portugais
Ana de Castro Osório, pionnière de la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes, publie Às Mulheres Portuguesas (Aux femmes portugaises), considéré comme le premier manifeste féministe portugais.21
1906

1906· femmes
Cinq femmes médecins adhèrent au mouvement pacifiste « La Paix et le Désarmement par les Femmes »
Carolina Beatriz Ângelo et quatre autres femmes médecins — Adelaide Cabete, Domitila de Carvalho, Emília Patacho et Maria do Carmo Lopes — adhèrent au comité portugais de l’association française La Paix et le Désarmement par les Femmes ; Carolina entre à sa direction.12
Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete · Domitila de Carvalho

1906· femmes
Création du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles
Un décret royal de 1906 institue à Lisbonne le lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles du pays.1 Le décret qui approuve son organisation date du 31 janvier et paraît au Diário do Governo (Journal du gouvernement) du 23 février.3 Domitila de Carvalho en a été la première proviseure et y a enseigné les mathématiques.4 C’est l’ancêtre du lycée Maria Amália Vaz de Carvalho, qui n’a eu son propre bâtiment qu’en 1933.1
Lycée Maria Amália Vaz de Carvalho (héritier du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles) · Domitila de Carvalho
1907

1907· femmes
Fondation du Groupe portugais d’études féministes
Un groupe de femmes instruites — intellectuelles, médecins, écrivaines et surtout enseignantes — fonde le Groupe portugais d’études féministes, pour diffuser l’émancipation féminine, créer une bibliothèque et publier des études.1 Il était dirigé par Ana de Castro Osório ; Carolina Beatriz Ângelo a participé à sa fondation, et Maria Veleda ainsi que les médecins Sofia Quintino et Adelaide Cabete en étaient aussi membres.34 Le Groupe donnait des cours du soir pour des femmes analphabètes au Centre scolaire républicain Dr Afonso Costa.2 Il a eu une vie brève, mais c’est autour de lui qu’est née la Ligue républicaine des femmes portugaises.1
Centre scolaire républicain Dr Afonso Costa — cours du soir pour les femmes (Calçada de Arroios) · Ana de Castro Osório · Maria Veleda · Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete · Sofia Quintino

1907· femmes
La revue « Alma Feminina » (1907–1908), avec Virgínia Quaresma
La revue illustrée Alma Feminina (Âme féminine) voit le jour, dirigée par la poétesse Albertina Paraíso, avec Virgínia Quaresma comme rédactrice principale et secrétaire de rédaction.2 C’est dans ses pages que Virgínia Quaresma a, pour la première fois au Portugal, mis une ouvrière à l’honneur.1 Le numéro du 31 octobre 1907 a mis en couverture Carolina Beatriz Ângelo, « exceptionnellement intelligente », disait la légende.3
1908

1908· femmes
Des suffragistes à la Ligue républicaine des femmes portugaises
En 1908, la médecin Carolina Beatriz Ângelo rejoint la Ligue républicaine des femmes portugaises, où militaient aussi Ana de Castro Osório et Adelaide Cabete.12 La Ligue défendait le suffrage féminin, mais accordait plus de poids encore à la réforme du Code civil : le divorce, la protection des enfants et l’administration des biens du couple.2 Lancée en août de cette année-là, elle ne s’est constituée légalement qu’en février 1909.3
Adelaide Cabete · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório
1909

février 1909· femmes
Fondation de la Ligue républicaine des femmes portugaises
Lancée en août 1908 par Ana de Castro Osório et António José de Almeida, la Ligue républicaine des femmes portugaises se constitue légalement en février 1909, comme association à la fois politique et féministe, pour éduquer les femmes aux principes démocratiques et réviser les lois qui les concernaient.14 Son siège était au 2e étage du n° 6 de la Rua dos Castelinhos.3 Ses instances dirigeantes comptaient aussi les médecins Carolina Beatriz Ângelo et Adelaide Cabete ; Maria Veleda, membre fondatrice, allait présider la Ligue à partir de 1911.45 En avril paraît le n° 1 de son organe, A Mulher e a Criança (La Femme et l’Enfant).2
Siège de la Ligue républicaine des femmes portugaises (Rua dos Castelinhos, 6) · Ana de Castro Osório · Adelaide Cabete · Maria Veleda · Carolina Beatriz Ângelo
RTP Arquivos : Ana de Castro Osório
- 1Almanaque Republicano (blogue): Liga Republicana das Mulheres Portuguesas
- 2Almanaque Republicano (blogue): A Mulher e a Criança. Órgão da Liga Republicana das Mulheres (ficha descritiva)
- 3Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
- 4Wikipédia (pt)
- 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): Maria Veleda na urbanização das mulheres
1910

5 octobre 1910· femmes
Proclamation de la République à Lisbonne
La révolution du 5 Octobre 1910 met fin à la monarchie, et la République est proclamée du balcon de l’hôtel de ville de Lisbonne.284 Les médecins Carolina Beatriz Ângelo et Adelaide Cabete avaient confectionné les drapeaux vert et rouge hissés ce jour-là.365 Une carte postale de l’époque célèbre Amélia Santos comme « l’héroïne de la Rotunda ».4
Carolina Beatriz Ângelo · Adelaide Cabete
- 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 2Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
- 3Assembleia da República: Exposição «Mulheres que mudaram a vida política em Portugal»
- 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 5Isabel Lousada / Universidade Católica Portuguesa
- 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
- 7FCSH+Lisboa (NOVA FCSH)
- 8Sinal Aberto

26 octobre 1910· femmes
L’assemblée de la Ligue approuve le cahier de revendications féministes
Trois semaines après la révolution, l’assemblée générale de la Ligue républicaine des femmes portugaises, dirigée par Ana de Castro Osório, examine la requête de revendications féministes à remettre au gouvernement provisoire ; Virgínia Quaresma est l’une des oratrices.124 Sur proposition de Maria Veleda, l’assemblée remercie le journal A Capital d’avoir ouvert ses colonnes à la propagande de la Ligue.2 Le lendemain, à 13 h, une commission d’adhérentes remet la requête au président du gouvernement provisoire.2

27 octobre 1910· femmes
La Ligue demande au gouvernement provisoire le divorce, la révision du Code civil et le droit de vote
La Ligue républicaine des femmes portugaises remet au gouvernement provisoire une requête dans laquelle elle demande la révision du Code civil, la loi sur le divorce et le vote des femmes.15 Elle jugeait juste le suffrage universel mais, « pour n’entraver en aucune façon le gouvernement de la République », elle ne demandait pour l’instant le vote que pour les commerçantes, les industrielles, les fonctionnaires, les diplômées, les écrivaines et celles qui administraient une fortune.3 La Ligue était alors dirigée par Ana de Castro Osório et, comme vice-présidente, par Carolina Beatriz Ângelo.135

3 novembre 1910· femmes
Le gouvernement provisoire décrète la loi sur le divorce
Moins d’un mois après la révolution, le gouvernement provisoire publie le décret ayant force de loi du 3 novembre 1910, qui institue le divorce, contentieux et par consentement mutuel, et crée un nouvel état civil, celui de « divorcé ».12 Le Portugal devient le deuxième pays européen, après la Norvège, à admettre le divorce par consentement mutuel, et la loi traite l’adultère du mari et celui de la femme dans les mêmes termes.13 La féministe Ana de Castro Osório a collaboré avec le ministre de la Justice, Afonso Costa, à la préparation de la loi, pour laquelle la journaliste Virgínia Quaresma avait fait campagne en 1909.57
Ana de Castro Osório · Virgínia Quaresma
- 1Assembleia da República
- 2Assembleia da República – Biblioteca Passos Manuel
- 3Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
- 4Wikipédia (pt): Primeira República Portuguesa
- 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
- 6Wikipédia (pt): Ana de Castro Osório
- 7Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A primeira jornalista de reportagem portuguesa numa rua de Caselas
25 décembre 1910· femmes
Lois de la famille : mariage civil et égalité dans la société conjugale
Peu après la loi sur le divorce, le ministère de la Justice promulgue les lois dites de la famille : le décret n° 1, sur le mariage comme contrat civil, et le n° 2, sur la protection des enfants.12 « La société conjugale repose sur la liberté et l’égalité », dit l’article 39 du premier.1 Le devoir d’obéissance de la femme envers son mari disparaît, l’autrice peut désormais publier librement et la mère célibataire obtient les moyens de rechercher la paternité.1
1911

3 février 1911· femmes
Une délégation de femmes porte à Teófilo Braga la proposition sur le vote des femmes
La Ligue républicaine des femmes portugaises porte à Teófilo Braga, président du gouvernement provisoire, une nouvelle requête demandant le vote pour les femmes « qui, par leur position spéciale, doivent pouvoir l’exercer » : les contribuables, celles qui exerçaient une profession scientifique ou littéraire, celles qui étaient indépendantes moralement et économiquement.3 En tête des signatures figurait la médecin Carolina Beatriz Ângelo, suivie d’Ana de Castro Osório, d’Adelaide da Cunha Barradas, de Constança Dias, de Joana de Almeida Nogueira, de Maria Laura Monteiro Torres, de Rita Dantas Machado et de Virgínia da Fonseca.32 Teófilo Braga s’est engagé à la présenter à la première réunion des ministres.3

14 mars 1911· femmes
La première loi électorale de la République n’exclut pas les femmes
Publiée le 14 mars 1911 et rédigée par le ministre de l’Intérieur, António José de Almeida, la « loi électorale devant servir à l’élection des députés à l’Assemblée constituante » (Lei eleitoral para servir na eleição de deputados à Assembleia Constituinte) donne le droit de vote aux Portugais de plus de 21 ans qui savent lire et écrire ou sont chefs de famille — sans préciser qu’il devait s’agir d’hommes.14 Les féministes y ont d’abord vu une déception, parce qu’elle ne consacrait pas le vote des femmes ; puis elles ont compris qu’elle ne le refusait pas non plus, et Carolina Beatriz Ângelo a demandé à être inscrite sur les listes électorales.4 La loi a été modifiée par un décret du 5 avril et complétée par des décrets du 20 avril et des 11, 12 et 13 mai 1911.13

1er avril 1911· femmes
Carolina Beatriz Ângelo demande à être inscrite sur les listes électorales
Veuve et chef de famille, avec une fille mineure à charge, Carolina Beatriz Ângelo sollicite de la commission de recensement électoral du 2e arrondissement (bairro) de Lisbonne son inscription sur les listes électorales, dans une demande datée du 1er avril 1911.41 La commission se déclare incompétente et transmet la demande au ministre de l’Intérieur, António José de Almeida, qui la rejette.43 Carolina forme alors un recours devant le tribunal.3

28 avril 1911· femmes
Un jugement ordonne l’inscription de Carolina Beatriz Ângelo sur les listes électorales
Le 24 avril, Carolina Beatriz Ângelo dépose au tribunal de la Boa-Hora son recours contre son exclusion des listes électorales ; l’affaire échoit au juge de la 1re chambre civile, João Baptista de Castro, père d’Ana de Castro Osório.62 Dans son jugement du 28 avril, il décide que la loi, en parlant de « Portugais », englobe les femmes, et ordonne d’inscrire Carolina sur les listes : « là où la loi ne distingue pas, le juge ne peut distinguer » (onde a lei não distingue não pode o julgador distinguir).6 A Capital du 29 avril publie le jugement et y voit « une victoire pour le féminisme national ».1
Tribunal de la Boa-Hora · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório

12 mai 1911· femmes
Fondation de l’Association de propagande féministe
Les divergences au sein de la Ligue républicaine des femmes portugaises sur la question de savoir qui devait voter — seulement les femmes instruites et ayant une profession, ou toutes, sans restrictions — conduisent à la fondation de l’Association de propagande féministe, le 12 mai 1911.12 Ana de Castro Osório et Carolina Beatriz Ângelo étaient parmi les partisanes du vote restreint ; Maria Veleda, qui cette année-là a pris la présidence de la Ligue, défendait le vote sans restrictions.16 La nouvelle association est née dans le cabinet médical de Carolina Beatriz Ângelo, qui l’a présidée.74
Cabinet médical de Carolina Beatriz Ângelo (Rua Nova do Almada, 84) · Ana de Castro Osório · Carolina Beatriz Ângelo · Maria Veleda
- 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 2Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
- 3Wikipédia (pt)
- 4Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A rua lisboeta da primeira mulher que votou em Portugal
- 5Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): A feminista e republicana Ana de Castro Osório
- 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa): Maria Veleda na urbanização das mulheres
- 7Historia Constitucional (revista eletrónica)

28 mai 1911· femmes
Carolina Beatriz Ângelo, la première femme à voter au Portugal
Dimanche matin, la médecin Carolina Beatriz Ângelo vote aux élections à l’Assemblée nationale constituante, au bureau de vote de São Jorge de Arroios, installé au Clube Estefânia : c’est la première femme à voter au Portugal.87 Veuve et chef de famille, elle était inscrite comme électrice n° 2513 sur ordre d’un juge, parce que la loi électorale n’excluait pas expressément les femmes.4 Le président du bureau a encore consulté les assesseurs avant d’accepter son bulletin ; elle a voté sous les applaudissements, et Ana de Castro Osório l’a accompagnée.418 En 1911, seule la Finlande accordait le droit de vote aux femmes en Europe, et la nouvelle a fait le tour du continent.1
Clube Estefânia — bureau de vote de São Jorge de Arroios (1911) · Carolina Beatriz Ângelo · Ana de Castro Osório
- 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 2Assembleia da República: Exposição «Mulheres que mudaram a vida política em Portugal»
- 3Ordem dos Advogados
- 4Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
- 5Isabel Lousada / Universidade Católica Portuguesa
- 6Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
- 7Mensagem de Lisboa
- 8Historia Constitucional (revista eletrónica)

24–27 juillet 1911· femmes
Pétition de l’Association de propagande féministe à la Constituante
Une pétition de l’Association de propagande féministe demandant le suffrage féminin est déposée à l’Assemblée nationale constituante.1 Approuvée en assemblée générale le 10 juillet et signée en tête par Carolina Beatriz Ângelo, qui dirigeait l’association depuis le départ d’Ana de Castro Osório pour le Brésil, elle demandait le vote pour les diplômées, les femmes chefs de famille et les commerçantes qui savaient lire et écrire.3 Le 26 juillet, l’article sur les droits civils et politiques de la femme est supprimé du projet de Constitution ; le 27, Bernardino Machado déclare que la question « n’est pas constitutionnelle ».12
Palácio de São Bento · Ana de Castro Osório · Carolina Beatriz Ângelo
26 juillet 1911· femmes
La Constituante supprime l’article sur les droits civils et politiques de la femme
Lors de la séance du 26 juillet 1911, deux jours après le dépôt d’une pétition de l’Association de propagande féministe, l’Assemblée nationale constituante supprime du projet de Constitution l’article relatif aux droits civils et politiques de la femme.12 Le député António Macieira s’est opposé à ce que l’on promette à la femme une « éducation progressive » pour l’exercice de la capacité politique et civile — la République, a-t-il rappelé, lui avait déjà donné le divorce et la libre publication de ses écrits —, et Faustino da Fonseca a soutenu que la République « ne doit pas refuser à la femme le droit de vote ».23 Le lendemain, Bernardino Machado a déclaré que la matière n’était pas constitutionnelle et devait relever de la loi ordinaire.1
août 1911
Adoption de la première Constitution républicaine
L’Assemblée nationale constituante, qui a siégé du 15 juin au 25 août 1911, adopte la Constitution du 21 août, la première de la République.12 Le texte n’a pas consacré le vote des femmes — l’article sur leurs droits avait été supprimé du projet — et a renvoyé l’organisation des élections à une loi spéciale.3 Le Congrès de la République, formé de la Chambre des députés et du Sénat, commence à siéger le 26 août.1

3 octobre 1911· femmes
Mort de Carolina Beatriz Ângelo
À 33 ans, Carolina Beatriz Ângelo se sent mal dans le tramway, en revenant d’une réunion de féministes qu’elle avait présidée, et meurt dans l’escalier de chez elle.1 Libre-penseuse, elle avait laissé par écrit qu’elle voulait un enterrement civil et que sa famille, surtout sa fille, ne porte pas le deuil.41 Adelaide Cabete appelle les femmes à venir aux obsèques.1
1912

juin 1912· femmes
Parution de la revue « A Mulher Portuguesa », de l’Association de propagande féministe
L’Association de propagande féministe lance la revue A Mulher Portuguesa (La Femme portugaise), dont paraîtront cinq numéros, de juin 1912 à février 1913.1 Le n° 1 publie la lettre d’Ana de Castro Osório, écrite à São Paulo et lue lors de la séance du 12 mai 1912, pour le premier anniversaire de l’association : « Notre Association s’est formée dans la lutte ».2 Elle y accusait la Constituante d’avoir écarté le vote des femmes, « le jugeant inopportun ».4

3–9 juillet 1912· femmes
Des socialistes et des républicaines demandent le vote au Sénat
Le 3 juillet 1912, en pleine discussion du Code électoral, le Sénat reçoit une requête de l’Union des femmes socialistes contre le refus du vote aux femmes, qui rappelle les promesses que les républicains avaient faites dans l’opposition.1 Le 9 arrive une pétition de la Ligue républicaine des femmes portugaises, alors présidée par Maria Veleda.12 Le sénateur João de Freitas répond que la Ligue réunit « seulement quelques centaines de femmes » et que la grande masse des Portugaises est indifférente au vote.1
9 juillet 1912· femmes
La Ligue remet au Sénat une pétition pour le vote des femmes
En pleine discussion du Code électoral, la Ligue républicaine des femmes portugaises remet une pétition pour que la loi consacre le vote des femmes, quelques jours après que le Sénat a reçu une requête de l’Union des femmes socialistes.1 Lors du débat, plusieurs sénateurs s’y sont opposés, en invoquant l’influence de l’Église sur les femmes ; d’autres n’acceptaient que le vote des diplômées.1 Le 2 juillet, le Sénat était allé jusqu’à approuver un amendement qui donnait le vote aux femmes de plus de 25 ans titulaires d’un diplôme supérieur, secondaire ou spécial — mais la Chambre des députés ne l’a pas suivi, et le Code électoral de 1913 a réservé le vote aux hommes.2
1913

3 juillet 1913· femmes
Le Code électoral réserve le vote aux hommes
La loi n° 3 du 3 juillet 1913 ne reconnaît comme électeurs que les citoyens « de sexe masculin » de plus de 21 ans sachant lire et écrire, refermant la brèche juridique par laquelle Carolina Beatriz Ângelo avait voté en 1911.17 Le Sénat était allé jusqu’à approuver le vote des diplômées, mais la Chambre des députés l’a refusé.8 Les femmes allaient attendre près de vingt ans un droit de vote, et encore restreint.1
Palácio de São Bento · Carolina Beatriz Ângelo
- 1Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 2Ordem dos Advogados
- 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
- 4Assembleia da República: Carolina Beatriz Ângelo
- 5Biblioteca Nacional de Portugal: Primeira República — Sinopse da Legislação Eleitoral (Materiais para a História Eleitoral e Parlamentar Portuguesa, 1820-1926)
- 6Toponímia de Lisboa (Câmara Municipal de Lisboa)
- 7Biblioteca Nacional de Portugal: Materiais para a História Eleitoral e Parlamentar Portuguesa, 1820-1926 — Primeira República: roteiro de fontes
- 8Historia Constitucional (revista eletrónica)

14 novembre 1913· femmes
Regina Quintanilha, la première femme à plaider au Portugal
Avec une autorisation spéciale de la Cour suprême de justice, Regina Quintanilha fait ses débuts d’avocate au tribunal de la Boa-Hora, en défendant des accusées — la première femme à plaider au Portugal.31 Le journal A Luta (La Lutte) a écrit qu’elle avait pris la parole « avec beaucoup de brio ».1 La profession d’avocat ne s’ouvrirait légalement aux femmes qu’en 1918, avec le décret n° 4676.3
1914

1914· femmes
Fondation du Conseil national des femmes portugaises
À l’initiative de la médecin Adelaide Cabete, qui allait le présider pendant plus de vingt ans, naît le Conseil national des femmes portugaises.12 Pendant 32 ans, son siège a été le cabinet d’Adelaide Cabete, au 1er étage du n° 13 de la Praça dos Restauradores.1 En novembre paraît le n° 1 du Boletim Oficial (Bulletin officiel), dirigé par Maria Clara Correia Alves.3 Il allait devenir la plus importante et la plus durable association féministe portugaise de la première moitié du XXe siècle.15
Conseil national des femmes portugaises · Adelaide Cabete · Maria Clara Correia Alves
1915

août 1915· femmes
Grève des couturières de Ramiro Leão & C.ª
Convoquées par l’association de classe des couturières et des piqueuses, dont le siège était dans la Rua do Benformoso, plus de cent ouvrières de la fabrique de Ramiro Leão & C.ª, sur la colline de Santana, se rendent à une réunion du syndicat.1 Trois d’entre elles — Miquelina Furtado, Laurinda Pinheiro et Lúcia Martins — sont licenciées parce qu’elles font partie d’une commission pour la journée de huit heures, et leurs collègues se mettent en grève devant la fabrique, jusqu’à ce que la cavalerie et l’infanterie de la Garde nationale républicaine (GNR) les dispersent.1 Douze ouvrières démissionnent par solidarité avec les licenciées.1
Siège de l’association de classe des couturières et des piqueuses (Rua do Benformoso)
1916

20 mars 1916· femmes
Création de la Croisade des femmes portugaises
Un groupe de femmes présidé par Elzira Dantas Machado, épouse du président Bernardino Machado, crée la Croisade des femmes portugaises, pour apporter une assistance morale et matérielle à quiconque en aurait besoin à cause de la guerre avec l’Allemagne.12 Elle est née de la Commission féminine « Pela Pátria » (Pour la patrie), dont Ana de Castro Osório avait été la fondatrice.32 En 1917, elle a organisé des cours d’infirmières pour les hôpitaux militaires du pays et du front européen, dirigés au début par la médecin Sofia Quintino.12 La journaliste Virgínia Quaresma a mis au service de la Croisade l’agence de presse qu’elle dirigeait à Lisbonne.4
1917
1917· femmes
Une loi abolit les restrictions civiles fondées sur le sexe
Selon la juriste féministe Elina Guimarães, les restrictions du Code civil qui empêchaient les femmes de se porter caution, d’être témoins instrumentaires, tutrices ou membres du conseil de famille ont été abolies par une loi de 1917, ratifiée en 1918, et supprimées du texte du Code en 1930.1 Les lois de la famille de 1910 les avaient laissées en place.1

janvier 1917· femmes
Parution de la revue « Alma Feminina » du Conseil national des femmes portugaises
Le Conseil national des femmes portugaises lance le bulletin Alma Feminina (Âme féminine), qui paraîtra jusqu’en mai 1946.1 Le premier numéro, de janvier 1917, est dirigé par Maria Clara Correia Alves, qui avait déjà dirigé le Boletim Oficial (Bulletin officiel) du Conseil.12 Parmi les directrices suivantes figurent Adelaide Cabete et, en 1929–1930, la juriste Elina Guimarães.32
Maria Clara Correia Alves · Adelaide Cabete · Elina Guimarães

1er août 1917· femmes
Mort d’Angelina Vidal
La propagandiste républicaine et socialiste Angelina Vidal meurt presque dans la misère au n° 41 de la Rua de São Gens, à Graça.1 La veille, on lui avait accordé la pension de réversion due à la mort de son mari, médecin de la Marine, que la monarchie lui avait refusée parce qu’elle était une « ennemie des institutions ».1 En 1924, Lisbonne allait donner son nom à une rue.1
Maison où est morte Angelina Vidal (Rua de São Gens, 41) · Angelina Vidal
1918

19 juillet 1918· femmes
Un décret ouvre aux femmes la profession d’avocat et d’autres fonctions publiques
Le décret n° 4676 du 19 juillet 1918, du gouvernement de Sidónio Pais, permet aux femmes diplômées en droit d’exercer la profession d’avocat et les fonctions d’adjoint de notaire et de conservateur des registres, et leur ouvre des postes dans les administrations publiques.21 Il précise toutefois que certaines « fonctions de direction et d’initiative » sont réservées à l’homme, et ne leur donne pas le droit de vote.23 Regina Quintanilha plaidait depuis 1913, avec une autorisation spéciale ; Aurora de Castro e Gouveia a profité du décret pour exercer comme avocate et devenir la première notaire du pays.23
1919
23 février 1919
Parution du premier numéro du journal ouvrier « A Batalha »
Paraît le premier numéro d’A Batalha (La Bataille), « porte-parole de l’organisation ouvrière portugaise », propriété de l’Union ouvrière nationale ; à partir de septembre 1919, ce sera l’organe de la Confédération générale du travail.1 Sous la Dictature militaire, le siège est détruit et saccagé et la publication interrompue ; le journal reparaîtra après le 25 Avril, à l’initiative d’Emídio Santana.1
septembre 1919
Fondation de la Confédération générale du travail
À une époque de grande agitation sociale, sous l’effet de la révolution russe et de la fin de la Première Guerre mondiale, est fondée la Confédération générale du travail (CGT), centrale ouvrière anarcho-syndicaliste ; le journal A Batalha (La Bataille) devient son organe.1 Sous la République et la Dictature militaire, la CGT mènera de nombreuses luttes ouvrières et verra beaucoup de militants emprisonnés et déportés.1
1921
6 mars 1921
Fondation du Parti communiste portugais
Lors d’une réunion au siège de l’Association des employés de bureau, à Lisbonne, est fondé le Parti communiste portugais, sous l’effet de la révolution russe de 1917.1 Interdit après le coup d’État du 28 mai 1926, il vivra dans la clandestinité jusqu’au 25 Avril 1974.1
15 octobre 1921
Parution du premier numéro de « Seara Nova »
Paraît le premier numéro de Seara Nova (Nouvelle Moisson), revue d’intellectuels « détachés des partis politiques mais pas de la vie politique », qui se proposaient d’imposer les réformes nécessaires à la vie nationale, au-dessus des clientèles et des oligarchies.12 Parmi les « seareiros » (moissonneurs) figuraient Jaime Cortesão, Raul Proença, António Sérgio et Aquilino Ribeiro.1 Frappée par la censure, la revue a interrompu sa parution entre août 1926 et avril 1927 ; à son retour, une bonne partie de sa direction et de ses collaborateurs se trouvait en prison ou en exil.2
1924

4–9 mai 1924· femmes
Ier Congrès féministe et d’éducation
Pour célébrer ses dix ans, le Conseil national des femmes portugaises, présidé par Adelaide Cabete, organise le premier congrès féministe du pays, dans le salon d’honneur de l’Association de secours mutuels des employés du commerce de Lisbonne ; il est inauguré par le président de la République, Manuel Teixeira Gomes.124 La notaire Aurora de Castro e Gouveia réclame la pleine égalité politique et le droit de vote ; parmi les oratrices figurent aussi Deolinda Lopes Vieira, Maria O’Neill, Angélica Viana Porto et Regina Quintanilha.34 Il en est sorti des propositions très avancées pour l’époque : un mois de repos avant l’accouchement pour les travailleuses, l’éducation sexuelle à l’école, un salaire égal pour un travail égal, l’égalité juridique au sein du couple et le vote des femmes.4
Paço de São Cristóvão / Palácio Vagos — Association de secours mutuels des employés du commerce de Lisbonne · Adelaide Cabete · Aurora de Castro e Gouveia · Maria O'Neill · Angélica Viana Porto · Deolinda Lopes Vieira · Regina Quintanilha

17 octobre 1924· femmes
Lisbonne donne à une rue le nom d’Angelina Vidal
Par un arrêté municipal du 17 octobre 1924, l’ancien Caminho do Forno do Tijolo prend le nom de Rua Angelina Vidal, avec la légende « Illustre conférencière et propagandiste de l’émancipation sociale » (Ilustre Conferencista e Propagandista da Emancipação Social).1 Ce fut l’un des 14 noms de rue féminins attribués par la Lisbonne républicaine, entre 1910 et 1926.2 Angelina Vidal était morte en 1917, presque dans la misère, à Graça.1
1926–1933
La Dictature militaire
Le coup d’État du 28 mai 1926 met fin au parlement. Salazar devient ministre des Finances en 1928 et bâtit, à partir de là, le régime qui durera 48 ans.
1926

28 mai 1926
Le coup d’État militaire du 28 mai met fin à la Première République
Le coup d’État militaire lancé à Braga le 28 mai 1926 renverse la République parlementaire et ouvre la Dictature militaire (1926–1933), au sein de laquelle émergeront Salazar et l’Estado Novo (« État nouveau »).12 À Lisbonne, une force militaire ferme le Parlement.2 Suivent des années de révoltes et de répression, avec des centaines de morts et des milliers de prisonniers politiques et de déportés.1

22 juin 1926
La censure de la presse s’installe à la caserne du Carmo
Moins d’un mois après le coup d’État du 28 mai, les services de censure de la presse commencent à fonctionner à la caserne de la Garde nationale républicaine (GNR) du Carmo, où ils restent jusqu’en 1934.1 Suivront six autres adresses, dans le Chiado, le Bairro Alto et aux Restauradores — entre 1947 et 1961, au Palácio Foz —, jusqu’à la Rua da Misericórdia, où se trouvait la censure le 25 avril 1974.1
Largo do Carmo et caserne du Carmo · Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI)
1927

1927· femmes
La maternité de la Compagnie nationale des tabacs, à Xabregas
Après des décennies de dénonciations — Adelaide Cabete avait réclamé des crèches dans les usines dans sa thèse de médecine —, la Compagnie nationale des tabacs ouvre, à côté de la manufacture de Xabregas, une maternité pour les cigarières et les femmes des ouvriers.1 Il y avait des consultations pour les mères et les enfants, du lait pour les bébés, une hospitalisation gratuite un mois avant et un mois après l’accouchement, et une crèche.1 Les ouvrières de cette manufacture avaient fondé en 1894 une association mutualiste féminine.1
3–9 février 1927
La révolte de février 1927 contre la Dictature militaire
La première grande révolte du « reviralho » (retournement) contre la Dictature militaire commence à Porto le 3 février, avec des militaires et des civils comme Sousa Dias, Jaime de Morais et Jaime Cortesão, et ne gagne Lisbonne que le 7.1 Les insurgés se rendent à Porto et, en fin d’après-midi le 9, à Lisbonne.1 Suivent des licenciements de fonctionnaires, la dissolution d’unités de l’armée et de la Garde nationale républicaine (GNR), des centaines de prisonniers et de déportés, des exécutions et l’exil de nombreux républicains, qui formeront en France la Ligue de défense de la République.1

7–9 février 1927
La révolte de février 1927 à Lisbonne
Commencée à Porto le 3 février, la révolte ne s’étend à Lisbonne que le 7 : des marins, des compagnies de la Garde nationale républicaine (GNR) et des civils armés, commandés par des hommes comme Mendes dos Reis et Agatão Lança, dressent des barricades dans la Rua Alexandre Herculano, sur le Largo do Rato et dans la Rua de São Filipe Néri.1 Ils se rendent en fin d’après-midi le 9 février ; ce jour-là, près de la fontaine du Largo do Rato, plusieurs civils et marins ont été fusillés.12 La répression qui a suivi a créé, en mars, une Police spéciale d’informations, embryon de la police politique de l’Estado Novo (« État nouveau »).2
mars 1927
Des exilés créent la Ligue de défense de la République (« Ligue de Paris »)
Après la défaite de la révolte de février, des républicains exilés — parmi lesquels António Sérgio, Afonso Costa, José Domingues dos Santos, Álvaro de Castro et Jaime Cortesão — organisent, d’abord en Galice puis à Paris, la Ligue de défense de la République, connue sous le nom de Ligue de Paris.1 Son document fondateur, Ao País (Au pays), rédigé par António Sérgio, est rendu public en juillet 1927 : il demandait la réforme des institutions parlementaires, de la vie publique, de l’économie et de l’éducation.1
1928

1928
La prison de l’Aljube devient une prison politique
Deux ans après le coup d’État, la prison de l’Aljube devient une prison politique pour les détenus de sexe masculin et sert de « plaque tournante » pour ceux qui partaient en déportation.21 En 1934, elle passe sous l’administration directe de la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE), comme prison des prévenus ; en 1935, les cellules collectives sont cloisonnées et le parloir est équipé d’un grillage entre les prisonniers et les visiteurs.23 À partir de 1943, elle compte treize cellules d’isolement, les « curros ».2

1928· femmes
Maria Lamas prend la direction de « Modas & Bordados »
À l’invitation de l’écrivain Ferreira de Castro, Maria Lamas prend la direction de Modas & Bordados (Modes et broderies), supplément d’O Século, et rend la revue rentable grâce à un discours « de femme à femme ».14 Elle la dirigera jusqu’en 1947, lorsqu’elle devra choisir entre la revue et le Conseil national des femmes portugaises.31
O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas
mars 1928
Óscar Carmona élu président, sans candidat d’opposition
27 avril 1928
Salazar entre en fonctions comme ministre des Finances
Pour résoudre la crise des finances publiques, la Dictature militaire appelle au gouvernement António de Oliveira Salazar, professeur d’économie et de finances à Coimbra, figure en vue du Centre catholique, avec une réputation de « magicien des finances ». Il entre en fonctions le 27 avril 1928 et, dans son discours d’investiture, affirme qu’il sait très bien ce qu’il veut et où il va.12 Commençait alors la longue marche vers le pouvoir qui allait le mener, en 1932, à la présidence du Conseil.2

24 juin 1928· femmes
IIe Congrès féministe et d’éducation
Déjà sous la dictature, le Conseil national des femmes portugaises tient le IIe Congrès féministe et d’éducation ; la séance inaugurale, avec Adelaide Cabete et Angélica Viana Porto à la tribune, est présidée par la médecin espagnole Elisa Soriano, sans aucun représentant du gouvernement.1 Il y a eu douze communications, présentées par dix femmes, et celles qui portaient sur les droits politiques et civils ont été plus nombreuses que celles sur l’éducation.1 Maria O’Neill a défendu « Le vote aux femmes » (O voto às mulheres), et Elina Guimarães, la protection de la travailleuse.361 Deolinda Lopes Vieira, membre du comité d’organisation, a défendu l’« École unique » (Escola Única) et la coéducation, que la dictature avait abolie dans les écoles primaires l’année précédente.5
Adelaide Cabete · Maria O'Neill · Elina Guimarães · Angélica Viana Porto · Deolinda Lopes Vieira
1930

17 mai 1930· femmes
Maria Lamas organise l’exposition « Mulheres Portuguesas » (Femmes portugaises)
À l’initiative de Maria Lamas, l’exposition « Mulheres Portuguesas — Exposição da Obra Feminina, Antiga e Moderna » (Femmes portugaises — exposition de l’œuvre féminine, ancienne et moderne) ouvre le 17 mai dans onze salles du journal O Século, sous la devise « Soyons intelligemment femmes » (Sejamos inteligentemente mulheres).51 Elle montrait le travail des femmes de tout le pays, des artisanes aux intellectuelles, et reconstituait les salons de Maria Amália Vaz de Carvalho et de Carolina Michaëlis de Vasconcelos.54 Elle a été organisée avec le Conseil national des femmes portugaises.4
O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas
8 juillet 1930
Salazar fait promulguer l’Acte colonial
Ministre des Finances de la Dictature militaire et, par intérim, des Colonies, Salazar fait promulguer l’Acte colonial, qui centralise à Lisbonne l’administration de l’empire et subordonne les intérêts des colonies à ceux de la métropole.1 « Il est de l’essence organique de la Nation portugaise de remplir la fonction historique de posséder et de coloniser des domaines d’outre-mer », disait l’article 2.1 Le texte serait incorporé à la Constitution de 1933.1
1931
1931· femmes
Premier vote des femmes, restreint aux femmes instruites
La Dictature militaire reconnaît pour la première fois le droit de vote à certaines femmes : le décret n° 19 694 du 5 mai, aux femmes chefs de famille, pour les conseils de paroisse (freguesia), et le décret n° 20 073 du 15 juillet, à celles qui avaient fait des études secondaires ou supérieures, pour les conseils municipaux.127 Dans cette première phase, le vote des femmes ne valait que pour les conseils de paroisse et les conseils municipaux.5 Ainsi se refermait une parenthèse de près de vingt ans depuis le Code électoral de 1913.3
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 19 694, de 5 de maio de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 104): organiza o recenseamento eleitoral
- 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 20 073, de 15 de julho de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 162): altera a lei do recenseamento eleitoral
- 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 4Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
- 5Ordem dos Advogados
- 6Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
- 7jugular (blogue, SAPO)
15 février 1931
Premier numéro d’« Avante! », journal clandestin du PCP
Paraît le premier numéro d’Avante! (En avant !), organe central du Parti communiste portugais, adressé au « prolétariat du Portugal » et imprimé dans des imprimeries clandestines.1 La publication a été irrégulière et s’est même interrompue pendant deux ans ; reprise en août 1941, elle ne s’est plus arrêtée jusqu’au 25 Avril.1 Le premier Avante! légal est paru le 17 mai 1974.1
4 avril 1931
Premier numéro du « Diário da Manhã », journal de l’Union nationale
Paraît à Lisbonne le Diário da Manhã (Le Quotidien du matin), dirigé par Domingos Garcia Pulido, dans l’ancienne rédaction du journal républicain O Mundo (Le Monde), dans la Rua da Misericórdia. Dans son premier éditorial, il se dit « journal républicain », mais il sera l’organe officieux et d’endoctrinement de l’Union nationale, de plus en plus voué au culte de Salazar.1 Le dernier numéro paraît le 30 janvier 1971, alors que Marcelo Caetano est déjà au gouvernement ; lui succède Época.1
1er mai 1931
Des morts dans la répression du 1er Mai 1931 à Lisbonne
La Police de sécurité publique (PSP) et la Garde nationale républicaine (GNR) répriment à coups de feu les manifestations du 1er Mai à Lisbonne : des dizaines de blessés et au moins quatre morts — un aide-maçon de la mairie, un employé de la Shell, un commis de droguerie touché derrière son comptoir et le propriétaire d’un hôtel de la Rua do Comércio, touché à sa fenêtre.1 C’était le point culminant d’une année de grèves et de révoltes contre la Dictature militaire.2
5 mai 1931· femmes
Décret n° 19 694 : les femmes chefs de famille aux élections des conseils de paroisse
Déjà sous la dictature, le décret n° 19 694, qui organise le recensement électoral, fait élire les membres des conseils de paroisse (freguesia) par les chefs de famille « de l’un et l’autre sexe ».1 Sont considérées comme chefs de famille les femmes veuves, divorcées ou séparées judiciairement, ayant leur propre famille, et les femmes mariées dont le mari est absent, aux colonies ou à l’étranger.13 C’est le premier vote des femmes, encore limité aux conseils de paroisse.3 En juillet, le décret n° 20 073 donnerait le vote pour les conseils municipaux aux femmes ayant fait des études secondaires ou supérieures.2
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 19 694, de 5 de maio de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 104): organiza o recenseamento eleitoral
- 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto n.º 20 073, de 15 de julho de 1931 (Diário do Governo, I série, n.º 162): altera a lei do recenseamento eleitoral
- 3jugular (blogue, SAPO)
- 4Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
- 5Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
15 juillet 1931· femmes
Décret n° 20 073 : le vote pour les femmes ayant fait des études secondaires ou supérieures
Le décret n° 20 073 étend le vote pour les conseils de paroisse (freguesia) aux célibataires majeures ou émancipées « ayant leur propre famille et d’une probité morale reconnue », et donne le vote pour les conseils municipaux aux Portugaises majeures ou émancipées ayant fait des études secondaires ou supérieures.1 Il arrivait près de vingt ans après que le Code électoral de 1913 avait réservé le vote aux hommes.23 C’était un vote très restreint, qui n’allait pas jusqu’au parlement : il valait pour les conseils de paroisse et les conseils municipaux.4
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
- 2Assembleia da República: O sufrágio feminino no Parlamento na 1.ª República (ComunicAR n.º 71, março de 2021)
- 3Assembleia da República: O sufrágio feminino no parlamento na 1.ª República
- 4Ordem dos Advogados
- 5jugular (blogue, SAPO)

26 août 1931
Révolte du « reviralho » (retournement) du 26 août 1931 à Lisbonne
Des militaires et des civils se soulèvent à Lisbonne contre la Dictature militaire, avec des aviateurs de la base aérienne d’Alverca ; ils occupent des positions du haut du Parque Eduardo VII au Largo do Rato et attaquent la caserne du 5e de chasseurs (Caçadores 5), à Campolide, qui reste fidèle au gouvernement.15 Les combats font une quarantaine de morts, et les insurgés arrêtés sont conduits au gouvernement civil, dans la Rua Capelo.1 Le 2 septembre, 358 déportés, parmi lesquels les chefs militaires de la révolte, embarquent sur le navire Pedro Gomes à destination du Timor.2
Largo do Rato (ancienne Praça do Brasil) · Parque Eduardo VII · Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP
1932
5 juillet 1932
Salazar prend la présidence du Conseil des ministres
Après deux ans d’influence prépondérante comme ministre des Finances, Oliveira Salazar devient chef du gouvernement le 5 juillet 1932 et ouvre la voie à l’institutionnalisation de l’Estado Novo (« État nouveau »), que la Constitution de 1933 consacrerait.1

5 décembre 1932
Création des tribunaux militaires spéciaux
Le décret n° 21 942 crée les tribunaux militaires spéciaux, à Lisbonne et à Porto, pour juger les crimes politiques, avec des peines de déportation à purger « dans une colonie pénale établie sur une île des colonies ».1 À Lisbonne, les prisonniers attendaient souvent leur procès dans les cachots du 1er commissariat, au gouvernement civil, où se tenaient aussi les procès.2 Ces tribunaux céderaient la place, en 1945, aux tribunaux pléniers.1
Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP
1933

1933· femmes
Le premier lycée de jeunes filles s’installe dans son propre bâtiment
Héritier du lycée Maria Pia, le lycée Maria Amália Vaz de Carvalho s’installe dans le bâtiment de la Rua Rodrigo da Fonseca, conçu par Miguel Ventura Terra — le premier construit spécialement pour un lycée de jeunes filles.13 Maria Guardiola en était la proviseure depuis 1928, et Domitila de Carvalho, la première proviseure du Maria Pia, continuait d’y enseigner les mathématiques.24 L’année suivante, toutes deux seraient élues parmi les trois premières députées.2
Lycée Maria Amália Vaz de Carvalho (héritier du lycée Maria Pia, le premier lycée de jeunes filles) · Maria Guardiola · Domitila de Carvalho
1933–1958
L’Estado Novo
La Constitution de 1933, la police politique, la censure, Tarrafal. Et une opposition qui ne se tait pas : les grèves, le MUD, les candidatures présidentielles.
1933
11 avril 1933· femmes
La Constitution de l’Estado Novo entre en vigueur
Approuvée par plébiscite le 19 mars — les abstentions étant comptées comme des votes favorables —, la Constitution de 1933 entre en vigueur le 11 avril et institue l’Estado Novo (« État nouveau »).12 L’article 5 déclare que tous sont égaux devant la loi, « sauf, quant à la femme, les différences résultant de sa nature et du bien de la famille », formule qui a justifié l’inégalité juridique des femmes.34 Le même jour est publié le décret de la censure préalable.5
- 1RTP Ensina
- 2Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
- 3Assembleia da República: A revisão do Código Civil e os Direitos das Mulheres (1977)
- 4Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

11 avril 1933
Le décret-loi n° 22 469 institue la censure préalable
Le jour où entre en vigueur la nouvelle Constitution, le décret-loi n° 22 469 réglemente la censure préalable des publications périodiques, pour empêcher la « perversion de l’opinion publique ».1 En juin est créée la Direction générale des services de censure, qui travaillait alors dans la caserne de la Garde nationale républicaine (GNR) du Carmo.13 La censure s’étendrait aux livres, aux spectacles, à la radio et au cinéma, et ne serait abolie qu’après le 25 Avril.12

29 août 1933
Création de la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE)
Le décret-loi n° 22 992 du 29 août crée la Police de vigilance et de défense de l’État (PVDE), la police politique qui a porté ce nom jusqu’en 1945, quand elle a laissé place à la PIDE.13 Le régime mise sur l’aggravation de la répression pour briser la résistance.2 Le siège de la Rua António Maria Cardoso n’a fonctionné pleinement qu’à partir de 1938 ; jusque-là, une grande partie de la violence et de la torture passait par les commissariats de la Police de sécurité publique (PSP), presque toujours en lien avec l’Aljube.5
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Prison de l’Aljube
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Prisões da Ditadura
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Ditadura militar e ascensão do salazarismo
- 5Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
23 septembre 1933
Le Statut du travail national interdit la grève
Inspiré de la « Carta del Lavoro » (Charte du travail) de Mussolini, le Statut du travail national impose le modèle corporatiste et la « fascisation » des syndicats ; avec la Constitution, il interdit la grève et le lock-out.21 La réponse ouvrière a été la grève générale du 18 janvier 1934.2 La grève ne redeviendrait légale qu’avec le décret-loi n° 392/74.1

25 septembre 1933
Création du Secrétariat de la propagande nationale
Le décret-loi n° 23 054 crée, auprès de la présidence du Conseil, le Secrétariat de la propagande nationale, avec pour mission, entre autres, de « combattre par tous les moyens » la pénétration dans le pays de « toutes idées perturbatrices et dissolvantes de l’unité et de l’intérêt national » et d’utiliser la radio, le cinéma et le théâtre comme « moyens indispensables à son action ».1 Dirigé par António Ferro, il a été une pièce maîtresse de la machine de propagande du régime.24 En 1940, l’État achète le Palácio Foz, aux Restauradores, pour y installer son siège.3 En 1944, un décret-loi regroupe au sein du Secrétariat national de l’information, qui lui a succédé, les services de propagande, de tourisme, de presse et de censure.5
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico
- 2Wikipédia (ponto de partida): Secretariado de Propaganda Nacional
- 3Wikipédia (ponto de partida): Palácio Foz
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Ditadura militar e ascensão do salazarismo
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Censura no Salazarismo

19 novembre 1933
150 prisonniers politiques déportés à Angra do Heroísmo
Venus du fort de Peniche, 150 prisonniers — militaires et civils, partisans du « reviralho » (retournement), syndicalistes, anarchistes et communistes, jugés et condamnés par un tribunal militaire — sont déportés à la forteresse de São João Baptista, à Angra do Heroísmo.1 Ce fut le premier convoi depuis que la forteresse était devenue une prison de la police politique, trois mois après la création de la PVDE.1
1934

18 janvier 1934
Grève générale révolutionnaire du 18 Janvier 1934
Anarcho-syndicalistes, communistes et socialistes appellent à une grève générale contre la « fascisation » des syndicats imposée par le Statut du travail national.1 À Lisbonne, une bombe explose au Poço do Bispo et la voie ferrée est coupée à Xabregas ; à Marinha Grande, les ouvriers verriers occupent le poste de la Garde nationale républicaine (GNR) et la mairie.1 Des prisonniers comme António Gato Pinto passent par les cachots du gouvernement civil et par l’Aljube ; plusieurs participants mourront à Tarrafal, parmi lesquels Bento Gonçalves et Mário Castelhano.31 Cette année-là, la PVDE se met à administrer directement les prisons politiques : l’Aljube, Caxias, Peniche et Angra.4
Gouvernement civil de Lisbonne et 1er commissariat de la PSP · Prison de l’Aljube · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert) · Fort de Caxias — la prison politique · Forteresse de Peniche — la prison politique
16 juin 1934
Inauguration à Porto de la Ire Exposition coloniale portugaise
S’ouvre à Porto la Ire Exposition coloniale portugaise, dont le commissaire est Henrique Galvão, un militaire qui allait devenir un opposant de premier plan au salazarisme.1 Moment d’exaltation impériale, l’exposition comprenait des « zoos humains », où des hommes, des femmes et des enfants des colonies étaient exhibés au public dans leurs prétendus « habitats ».1
6 novembre 1934· femmes
Décret-loi n° 24 631 : certaines femmes peuvent voter et être élues à l’Assemblée nationale
La nouvelle loi électorale de l’Estado Novo (« État nouveau ») définit qui peut être élu à l’Assemblée nationale — les citoyens portugais ayant la capacité électorale et sachant lire et écrire —, considère comme électeur quiconque est inscrit sur les listes électorales et fixe la première élection au 16 décembre 1934.1 Ne pouvaient pas être élus, entre autres, ceux qui étaient emprisonnés pour des délits politiques ou sociaux.1 Selon l’historienne Irene Flunser Pimentel, pouvaient voter et être élues les femmes célibataires de plus de 21 ans ayant un revenu propre ou qui travaillaient, les femmes chefs de famille et les femmes mariées titulaires d’un diplôme secondaire ou qui payaient une certaine contribution foncière.2 Aux élections de décembre seraient élues les trois premières députées.2

16 décembre 1934· femmes
Élection des trois premières députées portugaises
Aux élections du 16 décembre 1934, la liste de l’Union nationale fait entrer à l’Assemblée nationale les trois premières députées portugaises : la professeure et médecin Domitila de Carvalho, l’avocate Maria Cândida Parreira et la professeure Maria Guardiola.12 Elles ont siégé surtout dans les commissions du travail et de l’assistance, et de l’éducation, parce qu’on considérait que c’étaient des sujets « plus liés aux intérêts de la femme ».1 Ce n’est pas la Première République qui a ouvert aux femmes les portes du parlement, mais le régime de Salazar, qui a vu en elles un moyen de propager l’idéologie de l’Estado Novo (« État nouveau »).1 L’Assemblée s’est ouverte le 11 janvier 1935.3
Palácio de São Bento · Domitila de Carvalho · Maria Cândida Parreira · Maria Guardiola
1935

janvier 1935
La redoute Sud de Caxias passe à la police politique
La redoute Sud du fort de Caxias, prison depuis 1916, passe sous l’autorité de la PVDE, pour les prisonniers hommes.1 Caxias rejoint ainsi l’Aljube comme prison politique de la région de Lisbonne ; en 1938, la redoute Nord deviendrait la prison des femmes.1

11 janvier 1935· femmes
L’Assemblée nationale s’ouvre, avec les trois premières députées
Élue en décembre 1934, l’Assemblée nationale de l’Estado Novo (« État nouveau ») se réunit pour la première fois au Palácio de São Bento, avec l’arrivée du président de la République, Óscar Carmona, et de Salazar.12 Parmi les députés figurent les trois premières femmes élues à un parlement au Portugal : Domitila de Carvalho, Maria Cândida Parreira et Maria Guardiola.36 Seules avaient pu voter les femmes ayant suivi un cursus spécial, secondaire ou supérieur.4
Palácio de São Bento · Domitila de Carvalho · Maria Guardiola · Maria Cândida Parreira · António de Oliveira Salazar
- 1Assembleia da República: Chegada de Óscar Carmona e Oliveira Salazar à abertura da Assembleia Nacional, 11 de janeiro de 1935 (legenda)
- 2Assembleia da República: Exterior do Palácio de S. Bento no dia da abertura da Assembleia Nacional, 11 de janeiro de 1935 (legenda)
- 3Assembleia da República: As três primeiras mulheres eleitas Deputadas (legenda)
- 4Assembleia da República: O Parlamento na história constitucional – O Estado Novo (1926-1974)
- 5Ordem dos Advogados
- 6Susana Fontes e Sónia Coelho / Faces de Eva (SciELO Portugal)

13 juin 1935
Création de la FNAT, Fondation nationale pour la joie au travail
Le décret-loi n° 25 495 crée la Fondation nationale pour la joie au travail, pour promouvoir « la mise à profit du temps libre des travailleurs portugais » : tout ce qui pouvait « fortifier, éduquer et distraire le corps et l’esprit de ceux qui travaillent » devait être regardé avec un « soin particulier ».1 Elle suivait le modèle du Dopolavoro de Mussolini et de la « Force par la joie » de Hitler, et servait les adhérents des syndicats nationaux, des Casas do Povo (maisons du peuple) et des Casas de Pescadores (maisons des pêcheurs).2 En 1946, elle a installé son siège au Palácio Camarido, dans la Calçada de Sant’Ana ; en 1975, elle a pris le nom d’INATEL.32
Palácio Camarido – siège de la FNAT · Stade de la FNAT (rebaptisé stade du 1er-Mai)

10 novembre 1935· femmes
Constitution de l’Association féminine portugaise pour la paix
L’Association féminine portugaise pour la paix est constituée, avec son siège à Lisbonne, d’abord dans la Rua do Loreto, puis dans la Rua Latino Coelho.1 Elle se présentait comme apolitique et non religieuse, mais a réuni des femmes antifascistes et antibellicistes, de Stella Piteira Santos et Maria Alda Nogueira à Isabel Aboim Inglez et Manuela Porto.43 Maria Lamas l’a présidée à partir de 1938.2 Elle a été dissoute en 1952, par décision du ministre de l’Intérieur.1
Siège de l’Association féminine portugaise pour la paix · Maria Lamas · Stella Piteira Santos · Isabel Aboim Inglez · Manuela Porto · Maria Alda Nogueira
1936

11 avril 1936· femmes
La loi n° 1941 crée la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa)
La loi n° 1941 du 11 avril 1936 crée la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa) et la Jeunesse portugaise féminine (Mocidade Portuguesa Feminina), organisations d’encadrement de la jeunesse par le régime.1 La Jeunesse portugaise aurait son siège au Palácio da Independência, sur le Largo de São Domingos, jusqu’en 1974.2 Toutes deux ont été dissoutes par le décret-loi n° 171/74, dès le 25 avril 1974.1
Palácio da Independência – siège de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa)

23 avril 1936
Un décret crée le camp de concentration de Tarrafal
Le décret-loi n° 26 539 crée la « colonie pénale pour prisonniers politiques et sociaux » de Tarrafal, sur l’île de Santiago, au Cap-Vert — le « camp de la mort lente » (Campo da Morte Lenta).1 Le médecin du camp, Esmeraldo Pais, disait : « je ne suis pas ici pour soigner, mais pour signer des certificats de décès ».1 Le camp a reçu ses premiers prisonniers le 29 octobre 1936 ; jusqu’à sa fermeture, en 1954, 340 prisonniers y sont passés, et 34 y sont morts.1

18 juillet 1936
Soulèvement de Franco : la guerre civile d’Espagne commence
Le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole marque le début de la guerre civile d’Espagne.1 Salazar soutient Franco, et entre 1936 et 1939 la dictature portugaise traverse l’une de ses périodes les plus violentes : 9 575 arrestations opérées par la police politique et 38 décès connus, la plupart dans les prisons et à Tarrafal.1

6 août 1936· femmes
« Révolte du lait » à Madère ; dix prisonnières envoyées à Lisbonne
Protestation populaire contre le monopole des produits laitiers, la révolte s’étend sur plus d’un mois et se solde par 557 arrestations et 7 morts.1 En juin 1937, dix femmes de Ribeira Brava — Ludovina de Jesus da Corte, Agostinha da Câmara, Francisca Andrade, Maria de Jesus Silva, Maria Rosa de Abreu, Maria de Jesus Andrade, Conceição da Câmara Rodrigues, Tereza da Corte, Virgínia de Jesus et Maria de Souza — sont envoyées à la prison des Mónicas, à Lisbonne.1 Les prisonniers emmenés sur le continent sont restés détenus entre deux et trois ans.1
15 août 1936· femmes
Approbation des statuts de l’Œuvre des mères pour l’éducation nationale
Le décret n° 26 893 approuve les statuts de l’Œuvre des mères pour l’éducation nationale (OMEN), instituée sous le patronage du ministère de l’Éducation nationale pour « stimuler l’action éducative de la famille ». Parmi ses buts figuraient « orienter les mères portugaises » dans l’éducation de leurs enfants, promouvoir « le confort du foyer », « défendre les bonnes mœurs, notamment en ce qui concerne l’habillement, la lecture et les divertissements » et organiser la section féminine de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa).1 Elle diffusait le rôle que le régime destinait aux femmes : mères dévouées à la famille et aux tâches domestiques, épouses obéissant à leur mari, le « chef » de famille.2 Maria Guardiola en a été la vice-présidente de 1937 jusqu’à sa dissolution, en 1975.3
8 septembre 1936
Révolte des marins sur le Tage
Des marins des navires Afonso de Albuquerque, Dão et Bartolomeu Dias, organisés par l’Organisation révolutionnaire de la marine, liée au Parti communiste portugais (PCP), se soulèvent sur le Tage contre la dictature.1 Salazar fait bombarder les navires : il y a 12 morts et 208 prisonniers, et 34 marins partent avec le premier contingent pour Tarrafal.1 La plupart n’en sont sortis qu’à la fermeture du camp, en 1954 ; cinq y sont morts.1
30 septembre 1936
Création de la Légion portugaise
Le décret-loi n° 27 058 du 30 septembre 1936 crée la Légion portugaise, milice du régime.1 Le 25 avril 1974, elle a été la première force paramilitaire à se rendre, et le décret-loi n° 171/74 l’a dissoute.21

17 octobre 1936
Les marins insurgés embarquent pour Tarrafal
Livrés à la PVDE après la révolte du 8 septembre, les marins arrêtés sont passés par le poste de police de la « Mitra », dans la partie orientale de Lisbonne, puis, à partir du 18 septembre, par le Pénitencier.12 Condamnés par le Tribunal militaire spécial, ils ont embarqué le 17 octobre sur le navire qui est parti le lendemain pour le camp de Tarrafal, tout juste créé.23 Parmi eux se trouvaient l’artilleur Francisco José Pereira, qui, en septembre 1937, a été le premier déporté à mourir dans le camp, et le marin Jacinto de Melo Faria Vilaça, qui y est mort en 1941, à 26 ans.12
« Mitra » – asile de la Mitra et 3e poste du 14e commissariat de la PSP · Pénitencier de Lisbonne · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)

29 octobre 1936
Les 152 premiers prisonniers arrivent à Tarrafal
Partis de Lisbonne le 18 octobre dans les cales du navire Luanda, les 152 premiers déportés — parmi lesquels des participants à la grève générale du 18 janvier 1934 et à la révolte des marins — arrivent au camp de Tarrafal, après douze jours de voyage.1 Le camp a été conçu pour les isoler du monde, dans des conditions inhumaines de captivité, de mauvais traitements, de travail forcé et de torture.1
24 novembre 1936· femmes
Les institutrices ne peuvent se marier qu’avec l’autorisation du ministre
Le décret-loi n° 27 279, qui fixe les bases de l’enseignement primaire, dispose en son article 9 que « le mariage des institutrices ne pourra avoir lieu sans l’autorisation du ministre de l’Éducation nationale », qui ne la donnera que si le fiancé a une « bonne conduite morale et civile » et des « traitements ou revenus, attestés par des documents, en rapport avec le traitement de l’institutrice ».1 Le même texte exige une « conduite morale irréprochable » de ceux qui enseignent et rend obligatoire l’inscription des élèves de l’école primaire à la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa).1 L’autorisation n’a cessé d’être exigée qu’en décembre 1969.2
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 27 279, de 24 de novembro de 1936 (Diário do Governo, I série, n.º 276): bases do ensino primário
- 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 49 473, de 27 de dezembro de 1969 (Diário do Governo, I série, n.º 301): revoga a autorização para o casamento das professoras primárias
1937
20 janvier 1937
« Bombes des ministères » : des anarchistes attaquent les soutiens de Franco à Lisbonne
En solidarité avec l’Espagne républicaine, des anarchistes font exploser des bombes au ministère de l’Éducation nationale, à l’Emissora Nacional, au Rádio Clube Português et à la Maison d’Espagne, entre autres cibles ; le lendemain, des engins explosent au ministère de la Guerre.1 Les cibles ont été choisies grâce à des contacts de l’anarchiste Emídio Santana.1 L’enthousiasme conduirait les anarchistes à l’attentat contre Salazar, en juillet.1
4 juillet 1937
Attentat à la bombe contre Salazar sur l’Avenida Barbosa du Bocage
Le dimanche matin, une bombe cachée dans un collecteur d’égout de l’Avenida Barbosa du Bocage explose à l’arrivée de la voiture de Salazar, qui se rendait à la messe dans la chapelle privée de Josué Trocado ; à cause d’une erreur de quelques centimètres, elle explose dans la mauvaise direction, et le dictateur en sort indemne.12 L’action est attribuée à des anarchistes comme Emídio Santana, liés à d’autres membres du Front populaire.14 La PVDE arrête et torture des innocents ; deux d’entre eux, José Lopes da Silva et Jacinto Estêvão de Carvalho, meurent.1
Avenida Barbosa du Bocage, n° 96 (chapelle privée de Josué Trocado) · Emídio Santana · António de Oliveira Salazar
1938

mai 1938
Francisco Paula de Oliveira (« Pavel ») s’évade de l’Aljube
Francisco de Paula Oliveira Júnior, dit « Pavel », secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP), arrêté le 10 janvier 1938 dans sa maison clandestine, s’évade de l’Aljube avec l’aide de l’infirmier Augusto Rodrigues, qui se joint à l’évasion avec un autre prisonnier très malade, « Casanova ».1 Cachés sur un bateau norvégien, ils gagnent Paris ; Pavel finirait exilé au Mexique, où il a été journaliste, écrivain et critique d’art, ami de Frida Kahlo et de Diego Rivera.1

mai 1938· femmes
La redoute Nord de Caxias devient la prison politique des femmes
La redoute Nord du fort de Caxias passe sous l’autorité de la police politique, pour les femmes.1 Les prisonnières y accomplissaient toute leur détention préventive et leurs peines, deux par deux dans des salles, et ne sortaient en promenade qu’avec la même compagne.2 Certaines avaient avec elles leurs enfants en bas âge ou nés en prison ; lors des visites, à travers une vitre, elles ne pouvaient pas les serrer dans leurs bras.2
1er juillet 1938· femmes
Un décret-loi impose que les infirmières soient célibataires ou veuves
Le décret-loi n° 28 794 dispose que, dans les postes d’infirmière et de service domestique occupés par des femmes, ne peuvent entrer que des célibataires ou des veuves sans enfants, « lesquelles seront remplacées dès que ces conditions cesseront d’être remplies ».1 Commence alors une lutte de 25 ans des infirmières, qui n’a pris fin qu’avec le décret-loi n° 44 923 de mars 1963.1
1939
17 mars 1939
Salazar et Franco signent le Pacte ibérique
À quelques jours de la prise de Madrid par les franquistes, Salazar et Franco signent le Pacte ibérique, qui scelle l’alliance des deux dictatures.1 Pendant la guerre civile, les « Viriatos », des milices portugaises organisées par Jorge Botelho Moniz, ont combattu aux côtés de Franco, la police politique portugaise a livré des réfugiés républicains, et le Rádio Clube Português, fondé par Botelho Moniz, a émis pour encourager les franquistes.1

décembre 1939
Miguel Torga emprisonné à l’Aljube
Arrêté à Leiria à cause d’O Quarto Dia (Le Quatrième Jour) et d’A Criação do Mundo (La Création du monde), l’écrivain Miguel Torga passe trois mois dans les cellules de l’Aljube.1 Il y écrit le poème « Canção » (Chanson), daté du 30 décembre 1939 : « La liberté lui manque. Seule cette douleur lui fait mal. » (Falta-lhe a liberdade. Só essa dor lhe dói.)1
1940
7 mai 1940· femmes
Concordata com a Santa Sé proíbe o divórcio dos casamentos católicos
A Concordata assinada a 7 de maio de 1940 entre Portugal e a Santa Sé devolve efeitos civis ao casamento católico e proíbe o divórcio a quem casar pela Igreja daí em diante; quem casara antes, mesmo pela Igreja, e quem casasse só pelo civil continuava a poder divorciar-se.134 Trinta anos depois da Lei do Divórcio de 1910, que permitira o divórcio litigioso e por mútuo consentimento, os casamentos católicos voltavam a ser indissolúveis.3 A proibição valia para os dois cônjuges, mas pesava muito mais sobre a mulher, a parte social, económica e juridicamente mais fraca.2 Só o Protocolo Adicional de 1975 devolveu o divórcio aos casados pela Igreja.14

du 23 juin au 2 décembre 1940
Abre em Belém a Exposição do Mundo Português
Para celebrar o «duplo centenário» — a fundação do reino, em 1140, e a Restauração, em 1640 —, o Estado Novo inaugura em Belém, no dia seguinte ao armistício entre a França e a Alemanha, o grande acontecimento de propaganda do regime, à volta da nova Praça do Império e do primeiro Padrão dos Descobrimentos.12 Tem uma secção histórica, uma de etnografia metropolitana, com réplicas de aldeias portuguesas, e uma secção colonial, no Jardim Colonial; estima-se em três milhões as visitas até ao encerramento, a 2 de dezembro.1
Praça do Império · Padrão dos Descobrimentos · Jardim Botânico Tropical (antigo Jardim Colonial)

27 juin 1940· femmes
Abre a Secção Colonial, com 138 pessoas das colónias expostas ao público
No Jardim Colonial abre a secção colonial da Exposição do Mundo Português, dirigida por Henrique Galvão: entre pavilhões e réplicas de aldeias, 138 homens, mulheres e crianças recrutados nas colónias vivem à vista dos visitantes, num «zoo humano», como lhe chama a historiadora Cláudia Castelo.1 Entre eles estão o rei do Congo, D. Pedro VII, com a rainha e a princesa, Verónica, mulher de um chefe timorense, e mulheres machopes de Moçambique, fotografadas numa aula de costura dada por uma freira missionária.1 Os bijagós da Guiné ficam na ilha de um dos lagos.2 Em outubro, a comissão executiva decide mandá-los regressar antes do inverno, invocando razões de saúde.1
1941

5 novembre 1941
Greve dos operários dos lanifícios da Covilhã
Num tempo de fome e racionamento, com a II Guerra Mundial a abrir a primeira grande crise do Estado Novo, os operários dos lanifícios da Covilhã entram em greve — um dos primeiros sinais das lutas operárias que aí vinham.1 Felisberto Fernandes Berto, que se destacou na luta, foi preso e levado para as cadeias do Aljube e de Caxias, e morreu no Hospital do Desterro, em Lisboa, a 20 de dezembro de 1941.1 Ferreira de Castro evocou a greve no romance «A Lã e a Neve», publicado em 1947.1
1943

1943
Construção dos «curros» do Aljube
No segundo andar do Aljube são erguidas treze celas de isolamento, os «curros» ou «gavetas»: com cerca de um metro de largura por dois de comprimento, fechadas por duas portas e quase todas em semiobscuridade 24 horas por dia.12 No primeiro período de incomunicabilidade, que podia durar até seis meses, o preso não tinha caneta, lápis, papel, jornais, livros nem relógio.1 Ao lado dos sanitários ficava a cela disciplinar, a n.º 14, onde o preso permanecia às escuras, sem enxerga e muitas vezes a pão e água.1 A cadeia política do Aljube fechou no verão de 1965.2
26 juillet 1943
Começa a vaga de greves de 1943 na região de Lisboa
A 26 de julho começa o movimento grevista que, em Lisboa, Almada, Barreiro, Seixal, Amora e outros pontos do país, abrangerá cerca de 50 mil trabalhadores, segundo o PCP, que o organizou.1 Pediam aumentos de salários, mais géneros essenciais e «Paz, pão, liberdade e trabalho».1 O Governo ameaçou despedir quem não voltasse ao trabalho; houve confrontos violentos com a polícia, fábricas encerradas e muitas prisões.1

10–13 novembre 1943
III Congresso (I ilegal) do PCP no Monte Estoril
Na Vila Arriaga, um pequeno palacete da Rua do Pinheiro, no Monte Estoril, o PCP reúne o seu III Congresso, o primeiro na clandestinidade.1 Elege para o Comité Central, entre outros, Álvaro Cunhal, José Gregório, Manuel Guedes, Pires Jorge, Sérgio Vilarigues, Alfredo Dinis e Dias Lourenço, e propõe uma frente comum dos vários setores democráticos contra o regime — a «linha frentista de unidade antifascista», no quadro da qual nasceria, em dezembro, o MUNAF.12 A casa foi ocupada por 17 funcionários clandestinos que, quando convocados, não sabiam ao que iam; reforçou-se a segurança e traçou-se uma linha de fuga para o caso de a polícia política a assaltar.1

décembre 1943
Fundado o Movimento de Unidade Nacional Antifascista (MUNAF)
Em dezembro de 1943 é fundado o Movimento de Unidade Nacional Antifascista (MUNAF), presidido pelo general Norton de Matos.1 Com a guerra a correr a favor dos Aliados, a fome, a falta de géneros e as greves, a oposição apostava numa frente de unidade antifascista; o PCP aprovara no seu congresso a «linha frentista».1 O MUNAF juntava o Partido Republicano Português, o Partido Socialista (SPIO), a União Socialista e o PCP, e com eles republicanos, socialistas, comunistas, católicos, liberais, monárquicos, seareiros, maçons, anarcossindicalistas e independentes.1
1944

3 juillet 1944
Oficialização da Casa dos Estudantes do Império
Numa visita à Casa dos Estudantes de Angola, o ministro das Colónias, Francisco Vieira Machado, formaliza a fusão das «casas» de estudantes das colónias numa só, a Casa dos Estudantes do Império.2 O regime temia que as «casas» se tornassem alfobre de nacionalismos e pôs a nova Casa sob tutela do Ministério das Colónias e patrocínio da Mocidade Portuguesa, para cultivar a «unidade imperial»; no ano seguinte abriu a delegação de Coimbra.31 A Casa tornou-se depressa um centro de formação política e de agitação antifascista e anticolonial, e muitos sócios aderiram ao MUD Juvenil logo em 1946.31
1945

1945· femmes
Mulheres no Movimento de Unidade Democrática
Em 1945, várias mulheres assinam as listas do Movimento de Unidade Democrática: a médica Cesina Bermudes defende que se forme nele uma Comissão de Mulheres, e Isabel Aboim Inglez torna-se a primeira mulher na Comissão Central e integra a Comissão das Mulheres.143 Nesse ano, o «Diário de Lisboa» publica «As mulheres e o movimento de oposição», um documento assinado por Beatriz Cal Brandão, Maria Lamas, Clementina Carneiro de Moura, Cesina Bermudes, Maria Alda Nogueira, Natália Correia, Francine Benoît e Maria Estanco Louro.1 Maria Lamas diria que assinar as listas do MUD Juvenil foi o seu primeiro ato político: «Ao fazê-lo, saí do anonimato».2 Manuela Porto também aderiu ao MUD e, no Porto, Virgínia Moura entrou no fim do ano para a Comissão Distrital.1
Isabel Aboim Inglez · Cesina Bermudes · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira · Natália Correia · Manuela Porto · Virgínia Moura

juillet 1945· femmes
Maria Lamas assume a presidência do CNMP
Em julho de 1945, Maria Lamas assume a presidência da direção do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, então com sede na Praça dos Restauradores.14 Relança o Conselho a nível nacional, chamando mulheres e jovens de vários meios sociais, e formam-se delegações pelo país.34 Nesse ano entra para o Conselho Maria Alda Nogueira.2 Sob a presidência de Maria Lamas, o Conselho forma a Comissão Organizativa do Movimento Abolicionista Português (COMAP), para combater a prostituição e o sistema que a regulamentava.5
Conseil national des femmes portugaises · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira
8 octobre 1945· femmes
Fundação do Movimento de Unidade Democrática (MUD)
Depois da vitória aliada, a oposição organiza-se legalmente no Movimento de Unidade Democrática (MUD), herdeiro do MUNAF, constituído numa reunião no Centro Escolar Republicano Almirante Reis, em Lisboa.412 Reunindo figuras de vários quadrantes, foi a mais importante e ampla organização legal de unidade antifascista.2 Na reunião estavam, entre outros, Maria Palmira Tito de Morais e Isabel Aboim Inglez, que seria a primeira mulher na Comissão Central do movimento.13 A perseguição começou logo em 1946 e acabou na ilegalização do MUD.2

20 octobre 1945
Os Tribunais Plenários substituem os Tribunais Militares Especiais
Com a vitória aliada, o Decreto-Lei n.º 35 044, de 20 de outubro de 1945, extingue o Tribunal Militar Especial, herdeiro dos tribunais de 1932, e entrega o julgamento dos crimes contra a segurança do Estado — e também dos crimes de imprensa — ao plenário dos tribunais criminais de Lisboa e do Porto.12 Cada plenário era presidido por um desembargador nomeado pelo ministro da Justiça e tinha como vogais os dois juízes mais antigos dos juízos criminais: uma mudança que a Comissão Comemorativa 50 Anos descreve como «simples manobra cosmética».13 O Plenário de Lisboa funcionou no tribunal da Boa-Hora, onde foram julgados, entre muitos outros, Mário Soares e Álvaro Cunhal.4 Os juízes deixavam os agentes da PIDE ocupar a sala de audiências e impediam os réus de denunciar as condições em que tinham sido preparados os processos.2

22 octobre 1945
A polícia política passa a chamar-se PIDE
O Decreto-Lei n.º 35 046, de 22 de outubro de 1945, cria a Polícia Internacional e de Defesa do Estado (PIDE), «organismo de polícia judiciária dependente do Ministério do Interior», e revoga o diploma de 1933 que criara a PVDE.12 Com este nome, a polícia política durou até se transformar em Direção-Geral de Segurança.3 Na sede da Rua António Maria Cardoso, os serviços de investigação ocupavam o terceiro piso, onde os presos eram interrogados e submetidos a grande violência e a torturas várias.4 Numa sala desse piso morreu em 1949, depois de violentamente espancado e torturado, o preso político António Almeida, da Marinha Grande.4
- 1Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 35 046, de 22 de outubro de 1945 (Diário do Governo, I série, n.º 234): cria a Polícia Internacional e de Defesa do Estado
- 2Diário do Governo (Imprensa Nacional), no Diário da República Eletrónico: Decreto-Lei n.º 22 992, de 29 de agosto de 1933 (Diário do Governo, I série, n.º 195): cria a Polícia de Vigilância e Defesa do Estado
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Prisões da Ditadura
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A sede e as delegações da PIDE
31 décembre 1945· femmes
Lei eleitoral exclui do voto as mulheres casadas
O Decreto-Lei n.º 35 426, sobre o recenseamento para as eleições do Presidente da República e da Assembleia Nacional, deixa votar as mulheres maiores e emancipadas com habilitações literárias e as «chefes de família» — viúvas, divorciadas, separadas ou solteiras «com reconhecida idoneidade moral» — que pagassem pelo menos 100$00 de impostos.1 Exclui expressamente «a mulher casada que não esteja judicialmente separada de pessoas e bens, e cujo marido possua capacidade eleitoral».1 O Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas protestou contra o decreto, por tirar o voto às mulheres casadas.2 Em 1946, a Lei n.º 2015 alargou o voto a parte das mulheres casadas.1
1946

28 mai 1946· femmes
Lei n.º 2015 alarga o voto a algumas mulheres casadas
A Lei n.º 2015 dá o voto às mulheres casadas que saibam ler e escrever e cuja contribuição predial, própria ou do casal, seja superior a 200$00.1 Nasceu de um requerimento do deputado Pinto Coelho para a Assembleia Nacional apreciar o decreto-lei de dezembro, que deixara as casadas sem voto; as comissões recusaram o parecer da Câmara Corporativa, que queria negar-lhes o voto para «evitar a desunião da família».1 A deputada Maria Van Zeller apoiou o alargamento, mas sem querer para a mulher «absoluta igualdade» com o homem, o que contrariaria, dizia, «o espírito da política de regresso da mulher ao lar».1

28 juillet 1946
Constituído formalmente o MUD Juvenil
No Centro Republicano José Estêvão é formalmente constituído o MUD Juvenil, nascido em abril do Movimento Académico de Unidade Democrática (MAUD) e ligado ao MUD, criado em outubro de 1945.1 Segundo Octávio Pato, que lá esteve, a reunião foi no Lumiar, e nela ficou constituída a Comissão Central: Salgado Zenha, João Sá da Costa, José Borrego, Júlio Pomar, Maria Fernanda Silva, Mário Sacramento, Mário Soares, Nuno Fidelino Figueiredo, o próprio Octávio Pato, Rui Grácio e Óscar dos Reis.2 Nos anos seguintes, o MUD Juvenil dinamiza greves e protestos estudantis, organiza a Semana da Juventude e a concentração de Bela Mandil e apoia a candidatura de Norton de Matos; muitos dos seus membros passaram pelas prisões do regime, nomeadamente pelo Aljube.1 Muitos sócios da Casa dos Estudantes do Império aderiram logo em 1946.3
Prison de l’Aljube · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Mário Soares · Norton de Matos
13 décembre 1946· femmes
Isabel Aboim Inglez presa pela primeira vez pela PIDE
Isabel Aboim Inglez, dirigente do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas e da Associação Feminina Portuguesa para a Paz e primeira mulher na Comissão Central do MUD, é presa pela primeira vez pela PIDE, acusada de ser «um elemento comunista», e libertada sob caução no dia seguinte.12 No ano anterior fora demitida da Faculdade de Letras por razões políticas.2 Voltaria a ser presa em janeiro de 1948, pela distribuição de 1500 exemplares de propaganda do MUD, e ficaria dois meses detida; em fevereiro de 1949 foi fechado o colégio que dirigia, o Colégio Fernão de Magalhães.1
1947

4–12 janvier 1947· femmes
Exposição de Livros Escritos por Mulheres
O Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, presidido por Maria Lamas, mostra na Sociedade Nacional de Belas Artes cerca de três mil livros de quatrocentas autoras de trinta países, com fotografias de mulheres que se tinham destacado como intelectuais e resistentes contra o nazismo e o fascismo.13 Manuela Porto fala sobre «Virginia Woolf: o problema das mulheres das letras».3 Jornais ligados ao regime, como «A Defesa» e «Novidades», acusam o Conselho de ser contra o Estado Novo e de ligar o feminismo ao comunismo.4 A exposição precipitou o fim do Conselho, fechado pela polícia em junho.24
Société nationale des beaux-arts · Maria Lamas · Manuela Porto
- 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
- 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
- 3CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
- 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
- 7Wikipédia (pt)
- 8Wikipédia
21–28 mars 1947
Semana da Juventude do MUD Juvenil e cerco de Bela Mandil
Entre 21 e 28 de março, o MUD Juvenil promove pelo país a Semana da Juventude: festivais, sessões culturais e desportivas, passeios e acampamentos onde se discutiam os problemas da juventude e as formas de resistir à ditadura.1 Em Bela Mandil, no concelho de Olhão, o Festival da Juventude reuniu centenas de jovens num acampamento; embora legal, foi cercado por PIDE, PSP e GNR armadas, que obrigaram a suspender as atividades e a abandonar o local.1 Muitos jovens resistiram e acabaram agredidos ou presos, e em protesto o hino nacional ecoou na mata; o 28 de março ficou a ser o Dia Nacional da Juventude.1

28 juin 1947· femmes
A polícia fecha o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas
A polícia fecha «sem aviso prévio» a sede do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, na Travessa da Fábrica das Sedas, nas Amoreiras, para onde se mudara em 1946, e põe fim a 33 anos de associação.1 Foi a Exposição de Livros Escritos por Mulheres, em janeiro, que precipitou o fecho: os jornais ligados ao regime tinham acusado o Conselho de ser contra o Estado Novo e de ligar o feminismo ao comunismo.21 Depois da exposição, a presidente, Maria Lamas, fora obrigada a escolher entre a direção de «Modas & Bordados», n'O Século, e o Conselho, e escolhera o Conselho.4 Entre as dirigentes estavam também Manuela Porto, vice-presidente desde 1946, Elina Guimarães, que presidia à Comissão Jurídica, e Isabel Aboim Inglez.468
Dernier siège du CNMP, fermé par la police en 1947 · O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas · Elina Guimarães · Manuela Porto · Isabel Aboim Inglez
- 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH
- 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
- 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
- 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
- 6Wikipédia (pt)
- 7Wikipédia
- 8Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Isabel Aboim Inglez
- 9Gerador
1948

1948· femmes
Maria Barroso afastada do Teatro Nacional D. Maria II
Atriz da companhia de Amélia Rey Colaço e Robles Monteiro, protagonista da «Benilde» de José Régio e Adela em «A Casa de Bernarda Alba», Maria Barroso deixa de poder trabalhar no Teatro Nacional D. Maria II, por uma ordem «vinda da polícia e do Ministério da Educação»; a decisão chega na altura da terceira prisão de Mário Soares.12 Fazia recitais com os poetas da oposição, e a polícia política já a chamara a interrogatórios.3 «Foi um desgosto. Senti que era uma injustiça», contou à biógrafa Leonor Xavier.1

1er mars 1948
O MUD é declarado ilegal
A 1 de março de 1948, o MUD responde à notificação, feita na PIDE, de um despacho de abril de 1947 que o considerava ilegal por nele colaborar «o chamado Partido Comunista».1 Na representação que fez ao Governo, assinada por António Sérgio, Isabel Aboim Inglez, Manuel Mendes, Gustavo Soromenho e outros, reclamava a libertação dos seus membros presos, entre eles Tito de Morais, detido no Aljube.1 A ilegalização fechou a perseguição começada em 1946, que levara à prisão de vários membros e à demissão de figuras como Bento de Jesus Caraça, mas não impediu o apoio à candidatura de Norton de Matos em 1949.1
du mai 1948 au avril 1950· femmes
Publicação de As Mulheres do Meu País, de Maria Lamas
Depois do fecho do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, a que presidia, Maria Lamas percorre o país durante dois anos, vai à Madeira e aos Açores, e publica «As Mulheres do Meu País», uma grande reportagem sobre a vida e o trabalho das mulheres portuguesas.136 A obra saiu em fascículos, de maio de 1948 a abril de 1950, para contornar a censura.13 Organizou-a em cinco grandes grupos — a camponesa, a mulher do mar, a operária, a doméstica e a empregada, que incluía as profissões liberais, as intelectuais e as artistas — e muitas das fotografias são dela, completadas com imagens de outros autores.1
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 2Repositório Aberto da Universidade Aberta
- 3RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
- 4CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
- 7MDM – Movimento Democrático de Mulheres
27 juin 1948
Funeral de Bento de Jesus Caraça torna-se protesto contra o regime
O matemático e pedagogo Bento de Jesus Caraça, resistente antifascista e militante do PCP, morre em Lisboa a 25 de junho, vítima de doença cardíaca.1 Preso pela PIDE em 1946, fora demitido de professor catedrático do Instituto Superior de Ciências Económicas e Financeiras, um dos casos da perseguição que se abateu sobre o MUD.12 O funeral, a 27 de junho, é um momento simbólico de protesto contra o regime.1
1949

28 janvier 1949· femmes
Sessão da Comissão Feminina da candidatura de Norton de Matos
Na campanha de Norton de Matos à Presidência, Maria Lamas fala em nome das mulheres democratas numa sessão de apoio promovida pela Comissão Feminina da candidatura.1 Denuncia a lei eleitoral, que «exclui do sufrágio a grande massa de trabalhadoras e domésticas, especialmente as casadas», e pergunta: «Será que o Estado Novo tem medo da consciência esclarecida da mulher?»1 A Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino, que apoiava a candidatura, juntava Maria Lamas, Cesina Bermudes, Isabel Aboim Inglez, Ema Quintas Alves e Manuela Porto.34 Num discurso em Santarém, Cesina Bermudes apresentou as reivindicações que a Comissão Feminista defendia: «abolição do regulamento da prostituição, salário igual para trabalho igual, equiparação jurídica para ambos os sexos […] e sufrágio universal».2
Maria Lamas · Norton de Matos · Cesina Bermudes · Isabel Aboim Inglez · Manuela Porto

28 janvier 1949· femmes
Comício de Norton de Matos na Voz do Operário
Comício da candidatura presidencial de Norton de Matos na sede de A Voz do Operário, em Lisboa.1 Uma fotografia do espólio de Manuel Mendes mostra Isabel Aboim Inglez, Norton de Matos, Carvalhão Duarte, Câmara Reys e Mário de Azevedo Gomes, entre outros.12 Pelo papel que vinha tendo na oposição, Isabel Aboim Inglez viu fechado em fevereiro o colégio que dirigia, o Colégio Feminino Fernão de Magalhães.23

10 février 1949· femmes
Comício da candidatura de Norton de Matos na Voz do Operário, com Maria Lamas e Cesina Bermudes
Num comício da candidatura de Norton de Matos na Voz do Operário, em Lisboa, estão Maria Lamas, Manuel João da Palma Carlos e a médica Cesina Bermudes, entre outros.123 Maria Lamas e Cesina Bermudes estavam na Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino, que apoiava a candidatura; Cesina era uma das dirigentes da Comissão Eleitoral Feminina em Lisboa e discursou em vários comícios.4
A Voz do Operário · Maria Lamas · Cesina Bermudes · Norton de Matos
- 1Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso: Candidatura de Norton de Matos [...] comício de Lisboa (Voz do Operário). Maria Lamas, Manuel João da Palma Carlos e Cesina Bermudes – fotografia (cota 04654.000.026)
- 2Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso: Candidatura de Norton de Matos [...] comício de Lisboa (Voz do Operário) (cota 04959.014.004)
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 4Wikipédia (português)

12 février 1949
Desistência de Norton de Matos às presidenciais
Em julho de 1948, o general Norton de Matos avançou com a candidatura à Presidência da República, que juntou republicanos, maçons, socialistas, liberais, comunistas, anarcossindicalistas, católicos e até alguns monárquicos.1 A campanha, iniciada em janeiro sob vigilância e censura, teve forte adesão em Beja, Évora e sobretudo no Porto, e nos comícios de Lisboa estiveram mulheres como Maria Lamas e Cesina Bermudes.1 A 7 de fevereiro, uma assembleia de delegados no Centro Republicano António José de Almeida, onde estava Cesina Bermudes, decidiu que o candidato não iria às urnas.3 Norton de Matos retirou-se por não ter garantias de uma eleição isenta, e Óscar Carmona foi reeleito sem adversário a 13 de fevereiro.21

22 février 1949· femmes
Mário Soares e Maria Barroso casam por procuração na cadeia do Aljube
Preso a 15 de fevereiro, quando se dirigia ao Tribunal da Boa-Hora, onde ia ser julgada a comissão central do MUD Juvenil, Mário Soares casa uma semana depois com Maria Barroso, por procuração, na cadeia do Aljube. Um dos padrinhos, Manuel Mendes, também estava preso.12
Prison de l’Aljube · Tribunal de la Boa-Hora · Mário Soares · Maria Barroso

25 mars 1949, 5 h 00· femmes
PIDE prende Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira
Às 5 da manhã, seis agentes da PIDE e vários elementos da GNR, armados, assaltam uma casa clandestina no Casal de Santo António, no Luso, e prendem três funcionários do PCP: Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira.1 Sofia Ferreira, a «Elvira», e Cunhal, o «Manuel», tinham alugado a casa em novembro de 1948 fazendo-se passar por um casal; Militão juntara-se-lhes meses depois, fugido à PIDE.1 Militão foi transferido em maio para a Penitenciária de Lisboa, onde morreu em janeiro de 1950, em greve de fome; Cunhal ficou preso onze anos, até fugir de Peniche.21 Sofia Ferreira ficou presa três anos, voltou a ser presa em 1959 e passou, ao todo, mais de treze anos nas prisões do regime.13
Pénitencier de Lisbonne · Sofia Ferreira · Militão Ribeiro · Álvaro Cunhal

du 14 octobre 1949 au 14 janvier 1950· femmes
Prisão de Cesina Bermudes, dirigente do Movimento Nacional Democrático Feminino
A médica Cesina Bermudes, que na campanha de Norton de Matos estivera ao lado de Maria Lamas e Isabel Aboim Inglez, é presa por integrar a Comissão Central do Movimento Nacional Democrático Feminino e recolhida ao forte de Caxias.12 Libertada três meses depois, a 14 de janeiro de 1950, ficou impedida de ensinar na Faculdade de Medicina de Lisboa e passou a ensinar Puericultura em escolas industriais.12
Fort de Caxias — la prison politique · Cesina Bermudes · Maria Lamas · Isabel Aboim Inglez · Norton de Matos

7–24 décembre 1949· femmes
Prisão de Maria Lamas e de membros do Movimento Nacional Democrático
Maria Lamas, da Comissão Central do Movimento Nacional Democrático — que em outubro subscrevera, com Ruy Luís Gomes, Virgínia Moura, José Morgado e outros, um comunicado sobre as eleições de deputados —, é presa com outros membros do movimento e levada para Caxias.41 Segundo o MDM, estiveram presos com ela Virgínia Moura e Ruy Luís Gomes, entre outros.5 Foram libertados sob caução a 24 de dezembro.1 Foi a primeira de várias prisões de Maria Lamas, sempre recolhida a Caxias: voltaria a ser presa a 18 de julho de 1950 e em dezembro de 1953, no aeroporto.235
Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lamas · Virgínia Moura
1950

2 janvier 1950
Morte de Militão Ribeiro na Penitenciária de Lisboa
Doente, em isolamento há nove meses e em greve de fome em protesto contra o regime prisional, o dirigente comunista Militão Ribeiro morre na Penitenciária de Lisboa, aos 54 anos.12 Em cartas escritas dois meses antes acusava a PIDE de «envenenamento».1

2–9 mai 1950· femmes
Álvaro Cunhal e Sofia Ferreira julgados no Tribunal Plenário
Catorze meses depois de presos juntos no Luso, Álvaro Cunhal e Sofia Ferreira são julgados no Tribunal Plenário, na Boa-Hora; o terceiro preso, Militão Ribeiro, morrera em janeiro.1 Cunhal, que estivera catorze meses incomunicável e preparara a defesa nesse isolamento, chama-lhe a 2 de maio «uma nova forma de tortura» e acaba a acusar: «então que se sentem os fascistas no banco dos réus».21 A 9 de maio, Sofia Ferreira é condenada a três anos de prisão.3 Cunhal fica preso onze anos seguidos, oito deles em isolamento, na Penitenciária de Lisboa e depois em Peniche.24
Tribunal de la Boa-Hora · Pénitencier de Lisbonne · Álvaro Cunhal · Sofia Ferreira · Militão Ribeiro
- 1Partido Comunista Português: Julgamento de Álvaro Cunhal (70 anos do julgamento e intervenção no tribunal a 2 de maio de 1950)
- 2Câmara Municipal de Lisboa — Comissão Municipal de Toponímia
- 3Partido Comunista Português: «Sofia foi uma combatente com uma enorme consciência de classe, generosa, inteligente e sagaz» (Centenário de Sofia Ferreira)
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
19 juin 1950· femmes
Requerimento a Salazar contra os maus-tratos aos presos
Maria Lamas assina, com José Morgado, Albertina Macedo e Areosa Feio, um requerimento a Salazar, presidente do Conselho, sobre os maus-tratos aos presos políticos: lembra as mortes de Militão Bessa Ribeiro, José Moreira e Wenceslau Ramos e o enlouquecimento de José Augusto da Silva Martins.1 Um mês depois, a 18 de julho, é presa pela segunda vez.23

18 juillet 1950· femmes
Maria Lamas presa pela segunda vez
A escritora e ativista Maria Lamas é detida pela segunda vez e só sai em liberdade seis meses depois, após sentença em tribunal; na prisão escreve as suas «Cartas Políticas», que pensava publicar com o título «Cartas Humanas».1 Foi presa pela PIDE três vezes entre 1949 e 1962, e levada sempre para Caxias.12
1951

1951· femmes
Centro de Estudos Africanos instala-se na Rua Actor Vale, 37
Estudantes africanos ligados à Casa dos Estudantes do Império — Amílcar Cabral, Mário Pinto de Andrade, Francisco José Tenreiro, Agostinho Neto, entre outros — passaram a reunir-se na casa da família Espírito Santo, na Rua Actor Vale, 37, onde vivia Alda do Espírito Santo: ali se instalou o Centro de Estudos Africanos.14 Estudavam África e o colonialismo, numa estrutura fechada por causa da PIDE.23 Noémia de Sousa era uma dos «mais velhos» do grupo, que se desfez quando estes, com medo da PIDE, se dispersaram.1
Maison de la famille Espírito Santo — siège du Centre d’études africaines · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Alda do Espírito Santo · Amílcar Cabral · Agostinho Neto · Noémia de Sousa
1952
21 mars 1952· femmes
Dissolução da Associação Feminina Portuguesa para a Paz
Por despacho do ministro do Interior, é dissolvida a Associação Feminina Portuguesa para a Paz, cinco anos depois de o regime fechar o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas.12 Maria Lamas aceitara presidi-la em 1938; para a historiadora Virgínia Baptista, a associação manteve atividade apesar de extinta.2
Siège de l’Association féminine portugaise pour la paix · Maria Lamas
1953
3 février 1953
Massacre de Batepá em São Tomé
Em São Tomé, os protestos dos «forros» contra a imposição do trabalho forçado nas roças são reprimidos pelo governador Carlos Gorgulho com rusgas, torturas, assassinatos e deportações, que causam a morte de centenas de são-tomenses.1 O advogado oposicionista Manuel João da Palma Carlos denunciou o caso e defendeu os presos.1
8 mars 1953· femmes
Reunião clandestina de mulheres em Lisboa no Dia Internacional da Mulher
Seis anos depois de o regime extinguir o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, e apesar da proibição, algumas dezenas de mulheres reúnem-se em Lisboa para discutir a luta pela paz e a amnistia, conta o «Avante!»; é lido o comunicado da Federação Democrática Internacional de Mulheres para o Congresso Internacional de Mulheres.1

20 décembre 1953· femmes
Maria Lamas presa no aeroporto
Ao regressar de uma reunião do Conselho Mundial da Paz, Maria Lamas é presa pela PIDE no aeroporto, e com ela cerca de cinquenta pessoas que a esperavam, entre elas a pintora Maria Keil, Sofia Dias Coelho, Antónia Lapa e Maria Machado.1 Vinha de três meses de viagem por congressos da paz; à chegada do avião, esperava-a um agente da PIDE com nova ordem de prisão.2 Levada para Caxias, é libertada a 8 de janeiro de 1954.4
Aéroport de Lisbonne (Portela) · Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lamas
1954

26 janvier 1954
Encerrado (pela primeira vez) o campo do Tarrafal
Fecha pela primeira vez o campo de concentração do Tarrafal, em Cabo Verde, aberto em 1936.12 Por ali passaram entre 340 e 375 presos — republicanos, socialistas, anarquistas, comunistas, combatentes da Guerra de Espanha — e morreram 32 a 34; Francisco Miguel foi o último a sair nesta fase.12 O campo reabriria em 1961, para os presos dos movimentos de libertação.1

19 mai 1954· femmes
Catarina Eufémia morta pela GNR em Baleizão
Assalariada rural, Catarina Eufémia é morta a tiro pelo tenente Carrajola, da GNR, durante uma greve de trabalhadores alentejanos por melhores salários.1 Margarida Tengarrinha fez nesse ano uma gravura da sua morte, e José Afonso eternizou-a no «Cantar Alentejano».1
Margarida Tengarrinha · José Afonso (Zeca Afonso)

17 décembre 1954
António Dias Lourenço foge do Forte de Peniche pelo mar
Dirigente do PCP, preso no Forte de Peniche desde 1953, António Dias Lourenço corta com uma faca a porta do «Segredo», a cela de castigo junto à muralha, desce por uma corda de cobertores, deixa-se cair ao mar e nada até terra.1 Trabalhadores de uma carrinha de peixe escondem-no e levam-no ao Bombarral.1
1956

4 juillet 1956
Homologação dos estatutos da Sociedade Portuguesa de Escritores
Depois de reuniões na Casa do Alentejo desde maio de 1954, convocadas por Aquilino Ribeiro e Ferreira de Castro, os estatutos da Sociedade Portuguesa de Escritores foram finalmente homologados por despacho ministerial.1 Nas eleições do dia seguinte, Aquilino Ribeiro ficou à frente da direção.1 Instalada primeiro na Rua das Taipas, a SPE fixou depois sede na Rua da Escola Politécnica, onde funcionou até ser extinta em 1965.1
1957

1957· femmes
Prisão de Aida Magro, responsável clandestina da Zona Oriental de Lisboa

1957–1962
Reuniões do «Grupo do Café Gelo»
Entre 1957 e 1962, perto de trinta poetas e pintores dissidentes — Herberto Helder, Mário Cesariny, Luiz Pacheco, António José Forte, Natália Correia, entre outros — reuniram-se no Café Gelo, no Rossio.21 No 1.º de Maio de 1962, a polícia entrou no café e espancou quem lá estava; dias depois, o gerente, chamado à esquadra, disse-lhes que já não podiam ficar.2
octobre 1957
I Congresso Republicano de Aveiro
Realiza-se em Aveiro o I Congresso Republicano, impulsionado por Mário Sacramento, que prepara a oposição para as eleições presidenciais do ano seguinte; o II Congresso só voltaria a reunir em 1969.1

décembre 1957
Nacionalistas das colónias fundam em Paris o Movimento Anti-Colonialista
Reunidos em Paris, nacionalistas das colónias portuguesas que estudavam na Europa, ligados sobretudo à Casa dos Estudantes do Império — como Mário de Andrade, Marcelino dos Santos, Amílcar Cabral, Agostinho Neto e Lúcio Lara —, fundam o Movimento Anti-Colonialista (MAC).1 O seu manifesto foi, para Cabral, «o prefácio da nossa luta».1
Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Amílcar Cabral · Agostinho Neto
1958–1968
De Delgado à la guerre
La candidature de Humberto Delgado ébranle le régime. Suivent les révoltes, les évasions, la guerre coloniale et la crise universitaire de 1962.
1958

10 mai 1958
Humberto Delgado: «Obviamente, demito-o!»
Na conferência de imprensa no Café Chave d'Ouro, em Lisboa, o general Humberto Delgado, candidato da oposição à Presidência, responde assim ao correspondente da France Presse, que lhe pergunta o que fará de Salazar se for eleito.123 A frase incendeia o país.54

16 mai 1958
Chegada de Humberto Delgado a Santa Apolónia
Depois de uma multidão o receber no Porto, a 14 de maio — as fotografias do comício foram proibidas nos jornais —, Humberto Delgado regressa a Lisboa.5 Espera-o gente de Santa Apolónia ao Terreiro do Paço; a PIDE desvia a caravana do general para a zona oriental e a GNR carrega sobre os apoiantes no Terreiro do Paço, no Rossio, nos Restauradores e nas ruas da Baixa.14 Em 2008, uma placa na estação passou a lembrar a chegada do general.32
Gare de Santa Apolónia · Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Humberto Delgado

18 mai 1958
Comício de Humberto Delgado no Liceu Camões
Humberto Delgado discursou num comício no ginásio do Liceu de Camões; o texto do discurso guarda-se no espólio de Manuel Mendes.1 Depois deste comício repetiram-se as cargas policiais da chegada a Santa Apolónia.2
juin 1958· femmes
Grande greve do Couço e a luta das mulheres do Couço
Junho de 1958 fica marcado pela «grande greve do Couço», terra muito castigada pela repressão, que somou mais de 200 prisões entre 1933 e o 25 de Abril.1 As mulheres do Couço, como Maria Carmina e Rosa Viseu, estiveram nas praças de jorna, nas lutas pelas oito horas e ao lado dos presos.1

8 juin 1958
Eleição presidencial de 1958 e fraude contra Humberto Delgado
A candidatura de Humberto Delgado, apoiada por toda a oposição depois da desistência de Arlindo Vicente, abala o regime.25 Com intimidações, proibição da fiscalização e falsificação de resultados, o regime proclamou a eleição de Américo Tomás.21 Delgado obteve oficialmente 23% dos votos, resultado nunca publicado no Diário do Governo; pouco depois, o regime acabou com a eleição direta do Presidente da República.3 Seguiram-se greves e prisões: um dos presos, o operário Raul Alves, morreria na sede da PIDE.4
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Humberto da Silva Delgado (biografia)
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Raul Alves (biografia)
- 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 6Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos

31 juillet 1958
Raul Alves cai do 3.º andar da sede da PIDE
Preso a 16 de julho, depois das greves da Companhia Industrial Portuguesa contra a fraude eleitoral de junho, o operário Raul Alves passa por Caxias e pelo Aljube; a 31, depois de torturado, é lançado por agentes de uma janela do 3.º andar da sede da PIDE, perante testemunhas.31 A PIDE fala em suicídio.3 A embaixatriz do Brasil, que viu a queda, conta-o ao cardeal Cerejeira, que escreve ao ministro do Interior; do ministério chega a resposta: «Trata-se, apenas, de um comunista sem importância».13 No mesmo piso tinham morrido António Almeida, em 1949, e João Moreira, em 1950.2
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique · Raul Alves

26 septembre 1958
O guitarrista Carlos Paredes preso no local de trabalho
Funcionário administrativo do Hospital de São José desde 1949, o guitarrista Carlos Paredes é preso no local de trabalho, acusado de pertencer ao PCP.1 Passa um mês no Aljube e segue para Caxias: são 15 meses de prisão até ao julgamento no Tribunal Plenário, em 1959, a que se segue a expulsão da função pública.1
Hôpital de São José · Prison de l’Aljube · Fort de Caxias — la prison politique
1959
16 janvier 1959
Henrique Galvão foge do Hospital de Santa Maria
Condenado a 19 anos de prisão e internado sob vigilância da PIDE, o opositor Henrique Galvão foge de madrugada do Hospital de Santa Maria; dias depois refugia-se na Embaixada da Argentina, de onde parte em maio para o exílio.1 Dois anos mais tarde comandaria o assalto ao paquete Santa Maria.1

11 mars 1959, 23 h 00
Revolta da Sé (Movimento Militar Independente)
Golpe civil e militar de inspiração sobretudo católica, preparado depois da fraude eleitoral de 1958 por uma junta em que estavam os majores Luís Cesariny Calafate e Pastor Fernandes.13 Na noite de 11 de março, os chefes dos grupos civis concentraram-se nos claustros da Sé de Lisboa; às 23 horas, Pastor Fernandes mandou dispersar — o Governo sabia de tudo.3 A PIDE prendeu 44 pessoas, a primeira das quais Manuel Serra, a «alma civil» da conspiração; alguns, como o jovem Jaime Conde, foram parar à cadeia do Aljube, ali ao lado.32
Cathédrale patriarcale de Lisbonne (Sé) · Prison de l’Aljube · Manuel Serra

3 août 1959
Massacre de Pidjiguiti, no porto de Bissau
Marinheiros e estivadores do porto de Pidjiguiti, em Bissau, em greve por melhores salários, são violentamente reprimidos pelas autoridades coloniais: cerca de 50 mortos e uma centena de feridos.1 O massacre foi decisivo para a organização do PAIGC, de Amílcar Cabral, que em 1963 passaria à luta armada.12

15 octobre 1959· femmes
Prisão de Maria Alda Nogueira na Avenida da Liberdade
Clandestina desde 1949, Maria Alda Nogueira é presa pela PIDE num táxi, na Avenida da Liberdade.31 Julgada no Tribunal Plenário a 22 de outubro de 1960, com Maria Lamas e Isabel Aboim Inglez entre as testemunhas abonatórias, é condenada a oito anos de prisão e medidas de segurança, que cumpre em Caxias.13 A CIG apresenta-a como a primeira mulher em Portugal condenada à prisão por motivos políticos.2
Tribunal de la Boa-Hora · Fort de Caxias — la prison politique · Maria Alda Nogueira · Maria Lamas · Isabel Aboim Inglez
1960

janvier 1960
Fundado em Caracas o Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação
Opositores portugueses e espanhóis no exílio criam em Caracas o Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação (DRIL), para derrubar as ditaduras ibéricas pela ação armada.1 Henrique Galvão, fugido de Lisboa um ano antes, assina pela parte portuguesa, em representação de Humberto Delgado.1 A ação mais espetacular do DRIL seria o assalto ao paquete Santa Maria.1

3 janvier 1960, 16 h 00
Fuga de Peniche: Álvaro Cunhal e outros nove dirigentes evadem-se
Às 4 da tarde, um carro conduzido pelo ator Rogério Paulo dá o sinal e dez presos do PCP — entre eles Álvaro Cunhal, Jaime Serra e Francisco Miguel — fogem do Forte de Peniche, acompanhados por um guarda da GNR.123 A fuga foi preparada cá fora por Pires Jorge e por António Dias Lourenço, ele próprio fugido de Peniche em 1954, com a ajuda de Octávio Pato e Rui Perdigão; Margarida Tengarrinha ilustrou-a.15 Depois dela, a vigilância apertou: passou a haver dois guardas em cada posto.4
Forteresse de Peniche — la prison politique · Álvaro Cunhal · Margarida Tengarrinha
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Fuga de Peniche
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 3Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche)
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): António Dias Lourenço – Fuga de Peniche
16 juin 1960
Massacre de Mueda, no norte de Moçambique
Num encontro convocado pelo governador de Cabo Delgado com representantes macondes, a ordem de prisão destes provoca protestos e as autoridades abrem fogo.1 O número de mortos é incerto: 14 segundo relatórios portugueses, 16 segundo testemunhas diretas, 150 segundo a FRELIMO e até 600 segundo alguma bibliografia.1 Foi um dos últimos episódios de resistência antes da guerra em Moçambique.1
1961

1961
Tarrafal reabre para presos dos movimentos de libertação
Com o início da guerra colonial, o campo do Tarrafal reabre para os nacionalistas de Angola, Guiné-Bissau e Cabo Verde; os primeiros presos, vindos de Angola, chegam em fevereiro de 1962.123 Por ali passaram 227 homens, quatro dos quais lá morreram; os últimos só seriam libertados a 1 de maio de 1974.1
4 janvier 1961
Revolta da Baixa do Cassanje, em Angola
Nos campos de algodão da Cotonang, em Malanje, os camponeses recusam trabalhar e queimam as sementes, contra a cultura obrigatória e o trabalho forçado.1 A repressão, com aldeias bombardeadas com napalm, causou entre largas centenas e dez mil mortos; a revolta é lembrada como a génese da luta de libertação de Angola.12

du 22 janvier au 2 février 1961
Operação Dulcineia: Henrique Galvão toma o paquete Santa Maria
Em colaboração com Humberto Delgado e o DRIL, Henrique Galvão — fugido do Hospital de Santa Maria dois anos antes — toma de assalto o paquete Santa Maria, ao largo das Caraíbas, com mais de 600 passageiros a bordo, e rebatiza-o «Santa Liberdade»: a «Operação Dulcineia» chama a atenção do mundo para a ditadura portuguesa.123 O sequestro termina a 2 de fevereiro, no Recife, depois de o novo presidente do Brasil, Jânio Quadros, garantir asilo a Galvão.2
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): O Assalto ao Santa Maria
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Diretório Revolucionário Ibérico de Libertação (DRIL)
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Operação Vagô
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade
- 6Wikipédia: Oposição à ditadura portuguesa
- 7Wikipédia: Eleições presidenciais portuguesas de 1958
31 janvier 1961
Oposição divulga o «Programa para a Democratização da República»
Um grupo de cidadãos da Oposição Democrática torna público o «Programa para a Democratização da República».1
4 février 1961
Assalto às cadeias de Luanda inicia a luta armada em Angola
Na madrugada de 4 de fevereiro, cerca de 200 homens armados de catanas, facas e algumas pistolas atacam a Casa de Reclusão Militar, a Companhia Móvel da PSP e outras cadeias de Luanda para libertar presos nacionalistas.12 Nos dias seguintes, a repressão nos musseques causa centenas de mortos e feridos; a data marca o início da luta armada pela independência de Angola.1
15 mars 1961
Ataques da UPA no norte de Angola: começa a guerra colonial
A União dos Povos de Angola ataca povoações e fazendas no norte de Angola, matando colonos brancos e trabalhadores negros.1 Salazar envia tropas — «para Angola rapidamente e em força», dirá em abril, depois de sobreviver ao golpe de Botelho Moniz — e começa uma guerra que se arrastará até 1974.21

11–12 avril 1961
Golpe Botelho Moniz («Abrilada» de 1961)
O ministro da Defesa, general Júlio Botelho Moniz, com outros altos comandos, tentou afastar Salazar por via institucional, perante a guerra que começava em Angola.1 Américo Tomás recusou demitir o chefe do Governo, os preparativos foram denunciados e o golpe fracassou; vários chefes militares foram exonerados.1 Entre os implicados estava o então coronel Francisco da Costa Gomes, que pôde prosseguir a carreira.1 Salazar sobrevive e manda tropas «para Angola rapidamente e em força».4
21 avril 1961
Parte para Angola, no «Niassa», o primeiro contingente de tropas
Oito dias depois de Salazar assumir a pasta da Defesa — «Angola, andar rapidamente e em força» —, embarca no paquete «Niassa», no cais da Rocha do Conde de Óbidos, o primeiro contingente enviado por mar para a guerra em Angola; chega a Luanda a 1 de maio. Dois dias antes partira o primeiro contingente por avião.1 A partir desse dia, o cais da Rocha do Conde de Óbidos foi sobretudo o lugar de partida de centenas de milhares de homens para a guerra colonial.2
28 avril 1961· femmes
Fundação do Movimento Nacional Feminino (pró-regime)
Cecília Supico Pinto, mulher de um antigo ministro de Salazar, funda o Movimento Nacional Feminino, que até 1974 mobiliza mulheres em apoio ao regime e à guerra colonial: as «madrinhas de guerra» escreviam aos soldados, e o movimento editou mais de 300 milhões de aerogramas.21 Impulsionado diretamente pela ditadura, fazia parte de uma estratégia para levar o país a aceitar a guerra — o contraponto oficial às organizações de mulheres da oposição.2
8 août 1961· femmes
As «Seis Marias», primeiras enfermeiras paraquedistas
No campo do Arrepiado, junto a Tancos, Maria Arminda dos Santos, Maria de Lourdes Rodrigues, Maria da Nazaré Andrade, Maria do Céu Policarpo, Maria Ivone Reis e Maria Zulmira André fazem o último salto do curso e recebem a boina verde: são as primeiras enfermeiras paraquedistas da Força Aérea, e a imprensa, que as põe na primeira página, chama-lhes as «Seis Marias».1 Ao longo da guerra colonial, as enfermeiras paraquedistas evacuaram feridos na frente de combate e nos voos para Lisboa.1
10 novembre 1961· femmes
Operação Vagô: desvio de avião e panfletos sobre Lisboa
Palma Inácio, Maria Helena Vidal e outros quatro opositores tomam o comando de um voo da TAP de Casablanca para Lisboa e lançam sobre Lisboa, Barreiro, Setúbal, Beja e Faro milhares de panfletos contra a farsa das eleições para a Assembleia Nacional, marcadas para dias depois; o avião aterra em Tânger.12 A operação fora concebida por Henrique Galvão, que em janeiro comandara o assalto ao Santa Maria; foi o primeiro desvio de um avião por motivos políticos em Portugal.2
11 novembre 1961
Cândido Capilé morto a tiro numa manifestação em Almada
Uma manifestação contra a burla eleitoral, que exigia «Liberdade, Paz e Amnistia para os presos políticos», segue da Cova da Piedade para Almada e é atacada a tiro; o operário corticeiro Cândido Martins Capilé, de 28 anos, é morto.12 José Dias Coelho desenhou a cena para o «Avante!».1

4 décembre 1961, 9 h 35
Fuga de Caxias no carro blindado de Salazar
Oito dirigentes do PCP — entre eles Domingos Abrantes — fogem do Forte de Caxias no Chrysler Imperial blindado que estivera ao serviço de Salazar.12 Ao volante vai António Tereso, mecânico em quem os guardas confiavam por o julgarem «rachado»; ao grito de «Golo!», os presos entram no carro, que arranca pelo túnel e rebenta o portão exterior.12
Fort de Caxias — la prison politique · António Tereso · Domingos Abrantes
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Conceição Matos et Domingos Abrantes racontent ensemble, dans un témoignage recueilli par le musée le 7 octobre 2015, la clandestinité, les emprisonnements et la torture. Les mots-clés du musée incluent la prison de l’Aljube, Caxias, les interrogatoires de la PIDE et l’évasion de Caxias.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

15 décembre 1961· femmes
Albina Fernandes presa com os filhos pequenos
Na clandestinidade com Octávio Pato, Albina Fernandes é presa no mesmo dia que o companheiro e leva consigo para Caxias os dois filhos, de seis e dois anos: descansava de joelhos no chão, agarrada aos pulsos deles, «para que não mos tirassem».12 A PIDE ameaça entregá-los a uma instituição, mas ela consegue que fiquem com os avós paternos, a quem são entregues a 10 de janeiro de 1962.23 Julgada a 17 de novembro de 1962, fica seis anos e sete meses presa.12
18–19 décembre 1961
União Indiana ocupa Goa, Damão e Diu

19 décembre 1961
A PIDE assassina o escultor José Dias Coelho em Alcântara
O escultor e militante comunista José Dias Coelho é emboscado por agentes da PIDE em Alcântara e morto a tiro na Rua da Creche, que hoje tem o seu nome.143 A companheira, Margarida Tengarrinha, só soube da morte a 26 de dezembro, no dia do enterro, e dedicou a vida a manter viva a sua memória.24 José Afonso evocou-o em «A Morte Saiu à Rua».46
Rua da Creche (lieu de l’assassinat de José Dias Coelho) · José Dias Coelho · Margarida Tengarrinha · José Afonso (Zeca Afonso)
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Témoignage de Margarida Tengarrinha recueilli par le musée de l’Aljube le 8 mars 2017, publié en 2021. D’après les mots-clés du musée, il aborde le MUD Juvenil (Mouvement d’unité démocratique de la jeunesse), la vie clandestine au sein du Parti communiste portugais (PCP), l’appareil de falsification de documents, la presse clandestine et José Dias Coelho.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : A Mulher e o Fascismo: Mulheres que Lutaram – Parte I
RTP Arquivos : A Mulher e o Fascismo: Mulheres que Lutaram – Parte II
1962

1962· femmes
Isabel do Carmo, a primeira estudante a falar num plenário
Aluna de Medicina, Isabel do Carmo é a primeira mulher a tomar a palavra num plenário da crise académica de 1962, no Estádio Universitário.1 A PIDE registou que disse falar «como uma delas, como qualquer delas» e que sugeriu oferecer flores à polícia, «as armas mais bonitas criadas em Portugal».1
Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Isabel do Carmo

1er janvier 1962
Revolta de Beja
Revolta militar e civil no quartel de Infantaria 3, em Beja, comandada pelo capitão João Varela Gomes, com Manuel Serra como líder civil.1 Humberto Delgado e a secretária, Arajaryr Campos, tinham entrado clandestinamente no país para participar.24 A revolta fracassou, mas quebrou um ciclo de trinta anos sem a oposição pegar em armas; o processo que se seguiu, com 86 réus, foi o maior do Estado Novo.13 A tentativa falha e os militares envolvidos são presos e expulsos das Forças Armadas.5

15 février 1962· femmes
Prisão de Stella Piteira Santos
Stella Piteira Santos, antiga associada da Associação Feminina Portuguesa para a Paz e do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, é presa e torturada pela PIDE.2 Ajudara a levar Humberto Delgado para a Revolta de Beja, e a polícia procurava o marido, Fernando Piteira Santos; passa quase dois meses em Caxias, numa cela com Maria Alda Nogueira, Sofia Ferreira e Cândida Ventura.1 Exila-se depois em Argel, onde será a voz da Rádio Voz da Liberdade.21
Fort de Caxias — la prison politique · Stella Piteira Santos · Maria Alda Nogueira · Sofia Ferreira · Humberto Delgado
8 mars 1962· femmes
Mulheres manifestam-se no Porto contra a guerra e a repressão
12 mars 1962
Começa a emitir a Rádio Portugal Livre

24 mars 1962
Proibido o Dia do Estudante: começa a crise académica de 1962
Na manhã de 24 de março, os estudantes concentram-se na Cidade Universitária, desafiando a proibição das comemorações do Dia do Estudante; a polícia espanca e prende, ocupa instalações e cantinas.1 A luta prolonga-se por meses: as associações de Lisboa e de Coimbra declaram o luto académico, Coimbra solidariza-se e a Associação Académica de Coimbra é encerrada.32 A data é hoje o Dia Nacional do Estudante.1
Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés)
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Helena Cabeçadas raconte au musée de l’Aljube le mouvement associatif des lycées, la crise universitaire de 1962, qu’elle a vécue à 14 ans, et son arrestation en 1965, quand elle a été emmenée au gouvernement civil puis à Caxias. Exclue de tous les établissements scolaires du pays, elle est partie seule en exil en Belgique à 17 ans.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

26 mars 1962· femmes
Declaração do luto académico
As associações de estudantes de Lisboa e de Coimbra declararam o «luto académico» — greve às aulas, um direito proibido pela ditadura.1 Os plenários ao ar livre, junto às faculdades e no Estádio Universitário, tornaram-se a forma de decisão do movimento; num deles falou pela primeira vez uma mulher, a estudante de Medicina Isabel do Carmo.12
Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Isabel do Carmo

5–12 avril 1962
Marcelo Caetano pede a demissão de reitor
Quando o Governo voltou a proibir o Dia do Estudante, que tinha aceitado remarcar para 7 e 8 de abril, o reitor Marcelo Caetano — que da varanda da Reitoria defendera perante os estudantes a autonomia universitária —, sentindo-se desautorizado, pediu a demissão; o luto académico foi retomado.12 O mandato terminou a 12 de abril de 1962.3

27 avril 1962· femmes
Prisão das Mulheres do Couço
Na madrugada de 27 de abril, a PIDE, com a GNR, prende no Couço cinco mulheres e dez homens que preparavam a luta pelas oito horas de trabalho nos campos: Maria Custódia Chibante, Maria da Conceição Figueiredo, Maria Galveias, Maria Madalena e Olímpia Brás ficariam conhecidas como as Mulheres do Couço.21 Nos interrogatórios na sede da PIDE, na Rua António Maria Cardoso, são torturadas com espancamentos, privação de sono e «estátua»: Maria Custódia passa ali 98 horas sem falar, 75 delas sem dormir, e é levada em braços para Caxias.213 Maria Galveias, presa com a filha em idade escolar, é interrogada onze dias e onze noites.1
Fort de Caxias — la prison politique · Siège de la PVDE / PIDE / DGS

1er mai 1962
1.º de Maio de 1962 na Baixa de Lisboa
Em plena crise académica, operários e estudantes manifestam-se na Baixa gritando «Temos fome!», «Liberdade!», «Abaixo a PIDE!»; há confrontos no Terreiro do Paço, no Carmo, no Rossio, no Martim Moniz e em Alcântara, e a polícia de choque, a GNR, a PIDE e a Legião Portuguesa reprimem até à noite.13 Junto ao Largo do Caldas, uma rajada de metralhadora da polícia mata o tipógrafo Estêvão Giro, de 25 anos.152 No Rossio, a polícia entrou no Café Gelo e espancou quem lá estava.64
Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Largo do Caldas / Rua da Madalena · Café Gelo · Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Estêvão Giro

9 mai 1962
Greve de fome na Cantina da Cidade Universitária
Por proposta de Eurico de Figueiredo, 81 estudantes começam uma greve de fome na cantina da Cidade Universitária, e cerca de 1500 colegas ficam com eles, em solidariedade.12 Na madrugada de 11 de maio, a polícia de choque cerca a cantina e prende-os um a um, apesar da mediação de professores como Luís Lindley Cintra; alguns seguem para Caxias, onde um grupo de estudantes presas continua a recusar a comida.23
Cantine de la Cidade Universitária · Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Fort de Caxias — la prison politique · Eurico de Figueiredo · Luís Filipe Lindley Cintra

15 mai 1962· femmes
Escritores da SPE solidarizam-se com os estudantes
Membros da Sociedade Portuguesa de Escritores — entre eles Sophia de Mello Breyner Andresen, José Cardoso Pires, José Saramago e Aquilino Ribeiro — assinaram um abaixo-assinado de solidariedade com as associações de estudantes em luta.12 Três anos depois, o Governo extinguiria a SPE.1
Société portugaise des écrivains (siège) · Sophia de Mello Breyner Andresen

28 mai 1962
Prisão de Eurico de Figueiredo
Presidente da Comissão Pró-Associação dos Estudantes de Medicina, já expulso da universidade, Eurico de Figueiredo é preso e levado para o Aljube.1 A prisão motiva um forte movimento de solidariedade estudantil, com manifestações reprimidas pela polícia, até à sua libertação.1 No mesmo dia, alguém fotografou da varanda da Casa dos Estudantes do Império um camião da polícia de choque.2
Prison de l’Aljube · Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Eurico de Figueiredo
du juin 1962 au 3 décembre 1969· femmes
Exílio de Maria Lamas em Paris
Perseguida, Maria Lamas exila-se em Paris, onde apoia os refugiados portugueses que lá chegam e mantém a atividade nos congressos internacionais de mulheres e da paz.541 Regressa a Portugal a 3 de dezembro de 1969 e vai viver para Évora, com a filha.1

4 juin 1962
Carga policial na Faculdade de Medicina; Lindley Cintra agredido
A polícia de choque carregou sobre estudantes e professores à entrada da Faculdade de Medicina.2 O filólogo Luís Lindley Cintra, professor de Letras que tentava dialogar com a polícia, foi agredido e assistido no hospital; a agressão valeu-lhe a solidariedade dos colegas, e os estudantes ofereceram-lhe depois um quadro do pintor Fernando Azevedo.1
Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés) · Luís Filipe Lindley Cintra

15 juin 1962
Plenário no Técnico suspende o luto académico
Com a época de exames à porta, um plenário no Instituto Superior Técnico votou por maioria a suspensão do luto académico; a contestação continuou em torno da prisão dos dirigentes, sobretudo de Eurico de Figueiredo, e dos processos disciplinares.1 No fim de junho, um despacho ministerial expulsou 21 grevistas, por 30 meses, de todas as escolas de Lisboa.2

20 juin 1962
Manifestação pela libertação do estudante Eurico de Figueiredo
Uma manifestação de apoio ao dirigente estudantil Eurico de Figueiredo, preso no Aljube, devia terminar junto à cadeia, mas uma carga da polícia de choque perto da Sé dispersa-a; os estudantes seguem para a Baixa gritando «Liberdade! Autonomia!».1
Cathédrale patriarcale de Lisbonne (Sé) · Prison de l’Aljube · Eurico de Figueiredo

décembre 1962
Fundada a Frente Patriótica de Libertação Nacional (FPLN)
Setores da oposição criam a Frente Patriótica de Libertação Nacional, um movimento unitário com delegação no exterior instalada na Argélia, onde funcionará até ao 25 de Abril.12 Humberto Delgado assumiria a sua presidência em 1964, para romper com ela meses depois.1
1963

janvier 1963
Nasce a revista «O Tempo e o Modo»
Fundada por católicos progressistas como António Alçada Baptista, seu primeiro diretor, e João Bénard da Costa, com socialistas laicos como Mário Soares e jovens vindos das lutas estudantis de 1962, a revista «O Tempo e o Modo» torna-se um dos principais espaços de debate e de oposição à ditadura.1

23 janvier 1963
Começa a luta armada do PAIGC na Guiné
O PAIGC, dirigido por Amílcar Cabral, inicia a luta armada contra o colonialismo português na Guiné, menos de quatro anos depois do massacre de Pidjiguiti.12
18 mars 1963· femmes
Fim da proibição do casamento das enfermeiras
O Decreto-Lei n.º 44 923, de 18 de março, passa a admitir na enfermagem hospitalar mulheres casadas e viúvas com filhos, «quando as necessidades de serviço aconselhem essa admissão».2 Caía, depois de uma luta de 25 anos, a regra imposta em 1938 e reafirmada em 1942, que só aceitava solteiras ou viúvas sem filhos.13 Mas o próprio diploma repetia que o lugar da mulher casada era o lar, «onde lhe está reservada a mais nobre missão».2
1964

1er mai 1964
Morte de David Almeida Reis junto ao Elevador da Glória
Durante a manifestação do 1.º de Maio, o trabalhador David Almeida Reis é morto por agentes da PIDE em frente ao então café Palladium, junto ao Elevador da Glória, nas imediações do Palácio Foz.1

juillet 1964· femmes
Prisão de Maria Lourença Cabecinha
A funcionária clandestina do PCP Maria Lourença Cabecinha, trabalhadora rural alentejana, é presa e levada para Caxias, onde sofre interrogatórios penosos e tortura psicológica; na prisão aprende Matemática e Geografia com Maria Alda Nogueira.1 Condenada em janeiro de 1965 a dois anos e dez meses de prisão maior e a medidas de segurança, só sai em setembro de 1969.1
Fort de Caxias — la prison politique · Maria Lourença Cabecinha · Maria Alda Nogueira
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Trois femmes de la campagne — Eulália Miranda, Hermínia Vicente et Maria Lourença Cabecinha — dans un témoignage commun recueilli par le musée de l’Aljube le 19 octobre 2016. D’après les mots-clés du musée, elles parlent de la lutte pour la journée de 8 heures, de la clandestinité au sein du Parti communiste portugais (PCP), des enfants de clandestins, de la détention et des interrogatoires à Caxias.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
25 septembre 1964
Começa a luta armada da FRELIMO em Moçambique
A FRELIMO inicia a luta armada em Moçambique, a terceira frente da guerra colonial, depois de Angola e da Guiné.1 Mueda, onde em 1960 as autoridades tinham aberto fogo sobre os macondes, é lembrada como o prenúncio desta guerra.1
1965

26 janvier 1965
Manifestação frente ao Aljube pela libertação de estudantes
A 21 de janeiro a PIDE prende cerca de meia centena de dirigentes estudantis da Universidade de Lisboa e fecha-os nos «curros» do Aljube; no Dia da Universidade, uma mãe interrompe o reitor a gritar «Libertem o meu filho».1 A 26, familiares e estudantes manifestam-se à porta da cadeia e são carregados pela polícia de choque.1 Meses depois, a cadeia do Aljube seria encerrada.1

13 février 1965· femmes
PIDE assassina Humberto Delgado e Arajaryr Campos
O general Humberto Delgado e a sua secretária, Arajaryr Campos, são assassinados por uma brigada da PIDE numa emboscada em Espanha, perto de Badajoz: era a «Operação Outono», preparada desde o golpe de Beja.4153 Os corpos só foram encontrados em abril, em Villanueva del Fresno, perto da fronteira.42 Em 1990, os restos do general foram trasladados para o Panteão Nacional.6
Église de Santa Engrácia – Panthéon national · Humberto Delgado · Arajaryr Campos
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Frente Patriótica de Libertação Nacional
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Candidatura de Humberto Delgado – uma jornada de resistência
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Humberto da Silva Delgado (biografia)
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Arajaryr Canto Moreira Campos (biografia)
- 6Panteão Nacional – Museus e Monumentos de Portugal

21 avril 1965· femmes
Prisão e tortura de Conceição Matos
Às quatro da manhã, a PIDE, com a GNR, entra na casa do Montijo onde vivia na clandestinidade Conceição Matos; horas depois prende também o companheiro, Domingos Abrantes, que fugira de Caxias em 1961.13 Levada para a sede da PIDE, na Rua António Maria Cardoso, e depois para Caxias, passa ano e meio presa; nos interrogatórios é espancada, despida e humilhada, sem nunca falar.123
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fort de Caxias — la prison politique · Conceição Matos · Domingos Abrantes
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Conceição Matos et Domingos Abrantes racontent ensemble, dans un témoignage recueilli par le musée le 7 octobre 2015, la clandestinité, les emprisonnements et la torture. Les mots-clés du musée incluent la prison de l’Aljube, Caxias, les interrogatoires de la PIDE et l’évasion de Caxias.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

21 mai 1965, 22 h 00
Extinção da Sociedade Portuguesa de Escritores e assalto à sede
Depois de a Sociedade Portuguesa de Escritores premiar «Luuanda», de Luandino Vieira, então preso no Tarrafal, o ministro da Educação Nacional extinguiu-a por despacho.23 Nessa noite, pelas 22 horas, a sede, na Rua da Escola Politécnica, foi assaltada e saqueada por «desconhecidos» apoiados pela PIDE, que deixaram o letreiro «Agência dos terroristas na Metrópole».1 Todo o júri foi interrogado pela PIDE — incluindo Fernanda Botelho, a única mulher — e três jurados, Alexandre Pinheiro Torres, Augusto Abelaira e Manuel da Fonseca, ficaram detidos.14
Société portugaise des écrivains (siège) · Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert) · José Luandino Vieira · Fernanda Botelho

août 1965
Fecha a cadeia política do Aljube
Depois de protestos nacionais e internacionais contra as condições dos «curros» — entre eles a visita, em 1963, do deputado britânico Lord Russell of Liverpool —, a cadeia política do Aljube é encerrada e os presos passam para Caxias, onde o Reduto Norte é ampliado para os receber.143 Meses antes, a manifestação à porta da cadeia pela libertação dos estudantes ali presos fora carregada pela polícia.2

6 septembre 1965
Encerramento da Casa dos Estudantes do Império
O ministro da Educação Nacional dissolve a Casa dos Estudantes do Império, a pretexto de não estar ligada a nenhuma instituição de ensino; a PIDE interroga a direção, instala-se nos edifícios e confisca arquivos, biblioteca e mobiliário.13 Terminavam vinte e um anos de uma casa por onde tinham passado Agostinho Neto, Amílcar Cabral e muitos outros futuros dirigentes dos movimentos de libertação.4
Maison des étudiants de l’Empire (CEI) · Agostinho Neto · Amílcar Cabral

4 octobre 1965
Manifesto dos «101 católicos» contra a política colonial
É publicado o manifesto dos «101 católicos contra a política colonial da ditadura», que reúne figuras como Alçada Baptista, Helena Cidade Moura, João Bénard da Costa, Ruy Belo, Sophia de Mello Breyner Andresen e Nuno Teotónio Pereira.12 O manifesto marca o apoio declarado de setores católicos à oposição e denuncia abertamente Salazar e o regime.1
1966

1966· femmes
Natália Correia publica a «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», que a censura apreende
A poeta Natália Correia, apoiante de Humberto Delgado, publica pela Afrodite, de Fernando Ribeiro de Mello, a «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», dos cancioneiros medievais à atualidade, com ilustrações de Cruzeiro Seixas; a censura apreende-a e abre-se um longo processo judicial, cuja primeira peça tem data de 17 de janeiro de 1966.32 A sentença só viria a 21 de março de 1970, no fim do julgamento no Tribunal Plenário.3 Mais tarde, como diretora literária da Estúdios Cor, Natália seria processada pela publicação das «Novas Cartas Portuguesas».1
25 novembre 1966· femmes
Novo Código Civil mantém o marido como «chefe da família»
O Decreto-Lei n.º 47 344 aprova o novo Código Civil, que entra em vigor a 1 de junho de 1967. O artigo 1674.º, «Poder marital», diz que «o marido é o chefe da família, competindo-lhe nessa qualidade representá-la e decidir em todos os actos da vida conjugal comum».1 À mulher cabe o governo doméstico; fora das profissões liberais e da função pública, se não tiver dado o seu consentimento, o marido pode fazer cessar a qualquer altura o contrato de trabalho da mulher.2 Para a jurista Elina Guimarães, o Código restabelecia em abstrato o poder marital, ainda que alargasse na prática a capacidade da mulher casada.2 O «chefe de família» só desapareceu com a revisão de 1977.3
1967
17 mai 1967
LUAR assalta o Banco de Portugal na Figueira da Foz
Na «Operação Mondego», dirigida por Palma Inácio — o mesmo que em 1961 desviara um avião da TAP —, a LUAR assalta a agência do Banco de Portugal na Figueira da Foz para financiar a luta contra a ditadura.123 Os assaltantes fogem de avioneta, fingem rumar ao Norte de África e chegam, por Espanha, a França.1

juin 1967· femmes
Prisão de Helena Pato
Helena Pato, ativa no PCP e na Comissão de Socorro aos Presos Políticos, é presa e levada para Caxias.1 Suspeita de ligações à luta armada, sofre um longo isolamento, agressões e tortura do sono, até ser libertada em novembro.1
Fort de Caxias — la prison politique · Helena Pato
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Helena Pato raconte, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 30 septembre 2015, son arrestation par la PIDE, les interrogatoires, la torture et l’isolement à Caxias. Les mots-clés du musée mentionnent aussi les femmes, la solidarité et le secours aux prisonniers politiques.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

25–26 novembre 1967
Cheias na região de Lisboa expõem a miséria escondida pelo regime
Na noite de 25 para 26 de novembro, uma tromba de água arrasa bairros pobres e de lata da Grande Lisboa: oficialmente 462 mortos, talvez 700.12 A censura manda calar as mortes e a ação dos estudantes, que se mobilizam no socorro — entre eles José António Ribeiro Santos — e publicam o jornal «Solidariedade Estudantil»; vozes como a do arquiteto Nuno Teotónio Pereira apontam o desordenamento como causa da tragédia.13

10 décembre 1967
Imprensa britânica revela o escândalo «Ballet Rose»
Jornais britânicos noticiam uma rede de prostituição e abuso de menores — crianças de nove e dez anos vindas das zonas mais pobres do país — que envolvia altas figuras do regime.1 Salazar e o diretor da PIDE, Silva Pais, abafam o caso; Mário Soares, acusado de ser a fonte das notícias, é preso, passa o Natal isolado em Caxias e é deportado para São Tomé.1
Fort de Caxias — la prison politique · Mário Soares · Silva Pais
1968
1968· femmes
Fundado o Movimento Democrático de Mulheres
O Movimento Democrático de Mulheres nasce numa assembleia na Padaria do Povo, em Lisboa, e junta herdeiras do Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas e da Associação Feminina Portuguesa para a Paz, como Maria Alda Nogueira; Isabel do Carmo está entre as fundadoras.43 No ano seguinte organiza ações no Dia Internacional da Mulher em Lisboa, Porto, Setúbal e Évora; a 21 de outubro de 1973 faz o 1.º Encontro Nacional, na Cova da Piedade, com 250 mulheres, presidido por Luísa Amorim, Helena Neves e Berta Monteiro.14 Depois de 1974, Maria Lamas será a sua presidente honorária.25
Coopérative « A Padaria do Povo » · Isabel do Carmo · Maria Lamas · Maria Alda Nogueira · Helena Neves
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Dia Internacional da Mulher
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Maria Lamas
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Isabel do Carmo (testemunho e biografia)
- 4MDM – Movimento Democrático de Mulheres: A nossa história – MDM 1968-2023
- 5MDM – Movimento Democrático de Mulheres: Maria Lamas
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Helena Pato (testemunho e biografia)
1er–3 juillet 1968
«Greve da Mala» na Carris de Lisboa
1968–1974
Les années Caetano
Marcelo Caetano succède à Salazar et promet une ouverture. La guerre continue, la police change de nom, et le Mouvement des capitaines voit le jour.
1968

27 septembre 1968
Marcelo Caetano sucede a Salazar na chefia do Governo
Afastado Salazar por doença, Marcelo Caetano é nomeado presidente do Conselho e o novo governo toma posse no Palácio de Belém; no dia seguinte, Caetano faz uma declaração ao país no palácio da Assembleia Nacional.124 A sua chegada traz uma «tímida abertura», que a ditadura logo se apressou a conter.3
Palácio de Belém · Palácio de São Bento · Marcelo Caetano · António de Oliveira Salazar

8 décembre 1968
A PIDE invade a Associação de Estudantes do Técnico
A PIDE invade a Associação de Estudantes do Instituto Superior Técnico, apreende documentos, identifica estudantes e suspende os dirigentes; a associação e o IST são encerrados até ao fim das férias, e a academia de Lisboa decreta «luto académico».123 Segue-se a invasão da Cidade Universitária pela polícia — uma intimidação que se tornaria recorrente.1
Instituto Superior Técnico · Cidade Universitária de Lisbonne (stade universitaire et facultés)
26 décembre 1968· femmes
Lei iguala pela primeira vez os requisitos de voto de mulheres e homens
A Lei n.º 2137, de 26 de dezembro, considera eleitores da Assembleia Nacional todos os cidadãos portugueses, maiores ou emancipados, que saibam ler e escrever português — sem distinguir homens e mulheres —, e ainda os que já tinham sido recenseados ao abrigo da Lei n.º 2015, de 1946.4 Era a primeira vez que homens e mulheres votavam com os mesmos requisitos, mas a exigência de saber ler e escrever afastava muito mais mulheres: no início dos anos 70, uma em cada três não sabia ler.123

du 31 décembre 1968 au 1er janvier 1969· femmes
Vigília pela paz na Igreja de São Domingos
Na noite de 31 de dezembro, depois da missa do cardeal Cerejeira, mais de cem católicos ficaram em vigília na Igreja de São Domingos até às 6 da manhã de 1 de janeiro, o Dia Mundial da Paz, denunciando o «compromisso político da Igreja frente ao Estado» e a guerra colonial.3 Estavam lá Nuno Teotónio Pereira, em casa de quem a vigília fora combinada, e Francisco de Sousa Tavares, entre outros.31 Cantou-se a «Cantata da Paz», que Sophia de Mello Breyner Andresen escreveu para essa noite — «Vemos, ouvimos e lemos / Não podemos ignorar» —, musicada por Francisco Fernandes e cantada por Francisco Fanhais.32
Église de São Domingos · Sophia de Mello Breyner Andresen · Nuno Teotónio Pereira
1969

1969· femmes
Sophia de Mello Breyner e Maria Barroso candidatas pela oposição
Nas eleições de 1969 para a Assembleia Nacional, Sophia de Mello Breyner Andresen e Maria Barroso candidatam-se a deputadas pela CEUD.1 No mesmo ano constitui-se a Comissão Nacional de Socorro aos Presos Políticos, de que Sophia foi membro.12
8 mars 1969· femmes
Mulheres reúnem-se na Serra de Sintra no Dia da Mulher
Um ano depois da fundação do MDM, largas dezenas de mulheres de Lisboa e arredores juntam-se na Serra de Sintra e, apesar da presença intimidatória da polícia, distribuem 5 mil exemplares do manifesto «A Mulher na Luta».1 No Porto, comissões de operárias concentram-se contra o aumento do custo de vida e entregam as suas reivindicações no governo civil.1
17 avril 1969
Começa a crise académica de 1969 em Coimbra
Em Coimbra desencadeia-se a crise universitária de 1969, que leva à greve às aulas e, depois, ao boicote aos exames de junho.1 Vinha de trás: em dezembro de 1968, quando a PIDE invadiu a Associação de Estudantes do Técnico, Coimbra solidarizara-se, e em fevereiro a lista do Conselho das Repúblicas ganhara a Associação Académica.2

15–17 mai 1969
II Congresso Republicano de Aveiro
Cerca de 1500 participantes debatem no Teatro Aveirense, entre outros temas, a igualdade de direitos das mulheres, o fim da censura e a guerra colonial; mandam mensagens Maria Lamas e Aida Magro, e entre os congressistas estão Virgínia Moura, Mário Soares e Emídio Santana.12 O I Congresso reunira em 1957.1
Maria Lamas · Aida Magro · Virgínia Moura · Mário Soares · Emídio Santana

du 3 juin 1969 au 21 mars 1970· femmes
Natália Correia julgada no Tribunal Plenário pela Antologia
Começa no Tribunal Plenário Criminal de Lisboa o julgamento da «Antologia de Poesia Portuguesa Erótica e Satírica», organizada por Natália Correia e apreendida em 1966.1 A 21 de março de 1970, Natália e o editor, Fernando Ribeiro de Mello, são condenados a 90 dias de prisão substituídos por multa; Mário Cesariny, Luiz Pacheco, Ary dos Santos e Melo e Castro, a 45 dias.1
octobre 1969
Campanha da Comissão Democrática Eleitoral (CDE) de Lisboa
Para as eleições de outubro para a Assembleia Nacional, a Comissão Democrática Eleitoral (CDE) de Lisboa publica o boletim «Movimento Democrático», cujo n.º 1 sai a 9 de outubro.1 Integra a CDE de Lisboa, entre outras, Isabel do Carmo; Emídio Santana fala de questões sindicais em comícios da CDE e da CEUD.23
25 octobre 1969· femmes
Mulher casada deixa de precisar de autorização do marido para o passaporte
O Decreto n.º 49 317, de 25 de outubro, acaba com a autorização do marido para que a mulher casada tenha passaporte: o próprio Governo reconhecia que ela já não precisava dessa autorização para «tomar decisões bem mais importantes».2 A exigência, lembrou Elina Guimarães, levava muitos maridos separados a negá-la ou a fazer chantagem; no mesmo ano, a nova lei do contrato de trabalho manteve ao marido o direito de se opor ao trabalho da mulher.1
26 octobre 1969
Eleições de 1969 para a Assembleia Nacional
A oposição concorre dividida — a CDE e a CEUD —, sob repressão e com os habituais atropelos à lei, e a Ação Nacional Popular, o partido do regime, vence.12 Nas suas listas entra a chamada «ala liberal» (Sá Carneiro, Pinto Balsemão, Miller Guerra, entre outros), muitos dos quais acabariam por renunciar ao mandato depois da revisão constitucional de 1971.13
RTP Arquivos : Primeira conferência de imprensa da Comissão Eleitoral de Unidade Democrática
24 novembre 1969
A PIDE passa a chamar-se Direção-Geral de Segurança
O Decreto-Lei n.º 49 401 extingue a Polícia Internacional e de Defesa do Estado, criada em 1945, e cria no Ministério do Interior a Direção-Geral de Segurança (DGS), que lhe sucede como polícia política.32 A DGS seria extinta a 25 de abril de 1974.1
4–15 décembre 1969· femmes
Greve das operárias da Penteadora, em Unhais da Serra
Na fábrica de lanifícios Penteadora, em Unhais da Serra (Covilhã), onde trabalhavam cerca de 500 pessoas, sobretudo mulheres dos 14 aos 30 anos, as operárias recusam operar o dobro das máquinas — 800 fusos em vez de 400 — e fazem greve de braços caídos.1 A 12 de dezembro, a GNR aponta-lhes metralhadoras e há despedimentos; as trabalhadoras acabam por vencer e continuam com 400 fusos.1

27 décembre 1969· femmes
Professoras primárias deixam de precisar de autorização para casar
O Decreto-Lei n.º 49 473, assinado por Marcelo Caetano e pelo ministro da Educação Nacional, José Hermano Saraiva, revoga o artigo 9.º do decreto de 1936, que fazia depender o casamento das professoras primárias de autorização do ministro. O Governo reconhecia que a exigência estava «desde há muito convertida em formalidade burocrática que dificulta o casamento das professoras».1
1970

1970· femmes
Pintasilgo lidera o primeiro grupo de trabalho sobre a mulher
Com as relações internacionais tensas pela recusa de dar a independência às colónias, o regime propõe-se conhecer a situação das mulheres portuguesas.14 O Ministério das Corporações e da Previdência Social convida Maria de Lourdes Pintasilgo, que ali era consultora, e nasce o Grupo de Trabalho para a Definição de uma Política Nacional Global acerca da Mulher, embrião da futura Comissão da Condição Feminina.14

janvier 1970· femmes
Prisão de Diana Andringa
A jornalista Diana Andringa é presa na empresa de publicidade onde trabalhava, depois da prisão em Angola de militantes anticoloniais com quem tinha contacto, e passa dois meses e meio em isolamento em Caxias.1 Seria julgada no Tribunal Plenário em 1971.1
Fort de Caxias — la prison politique · Diana Andringa
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Témoignage de Diana Andringa recueilli par le musée de l’Aljube le 19 avril 2017. D’après les mots-clés du musée, elle parle du mouvement étudiant, du soutien aux prisonniers politiques, de ses liens avec le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et la lutte de libération, de sa détention et des interrogatoires à Caxias, et de son procès devant le tribunal plénier.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
27 juillet 1970
Morre Salazar
Ao fim de cerca de ano e meio de doença, que o afastara da chefia do Governo, António de Oliveira Salazar morre em Lisboa.1

août 1970· femmes
Maria Teresa Lobo, primeira mulher num governo português
Marcello Caetano nomeia Maria Teresa Cárcomo Lobo subsecretária de Estado da Saúde e Assistência: é a primeira mulher a integrar um governo em Portugal.1 Toma posse no Palácio de Belém e fica até à remodelação de novembro de 1973.1 A 20 de agosto de 1970, o vespertino «A Capital» dava a notícia: «Uma senhora (pela primeira vez) membro do Governo».12
1er octobre 1970
Criada a Intersindical
É criada a Intersindical, a primeira central sindical portuguesa.1

2 octobre 1970· femmes
Suicídio de Albina Fernandes
Dois anos depois de sair de Caxias, com o sistema nervoso destruído por seis anos e sete meses de prisão, Albina Fernandes suicida-se.1 A Comissão Nacional de Socorro aos Presos Políticos — num telegrama a Marcelo Caetano subscrito, entre outros, por Cecília Areosa Feio, Maria Eugénia Varela Gomes e Sophia de Mello Breyner Andresen — responsabiliza o Governo, e o funeral transforma-se numa manifestação de protesto.1 Sofia Ferreira acusaria o médico da PIDE de lhe ter negado assistência na prisão.1
Fort de Caxias — la prison politique · Albina Fernandes · Sofia Ferreira · Sophia de Mello Breyner Andresen

26 octobre 1970
ARA sabota o navio Cunene na doca de Alcântara
A Acção Revolucionária Armada, braço armado do PCP, reivindica a primeira ação: duas explosões no navio Cunene, que levava armamento e mercadorias para as tropas coloniais, deixado «alagado e imobilizado» na doca de Alcântara.12 A ação fora estudada e decidida no comando central da ARA por Jaime Serra, Francisco Miguel e Raimundo Narciso.12
20 novembre 1970
Três bombas da ARA em Lisboa
A ARA faz rebentar de madrugada três engenhos, cada um contra uma frente da sua luta: junto à escola técnica da PIDE, na Estrada de Benfica, em Sete Rios (a repressão); no Centro Cultural dos Estados Unidos, na Avenida Duque de Loulé (o imperialismo); e no Cais da Fundição, onde a carga destinada ao navio «Niassa», pronto a levar material de guerra, rebentou no armazém (a guerra colonial).123 A bomba da escola da PIDE, deixada na rua, matou um rapaz de 15 anos que voltava de uma noite de trabalho: foi a única vítima mortal das ações da ARA.13

21 novembre 1970
Operação Mar Verde: invasão de Conacri
António de Spínola, que Marcelo Caetano escolhera para a Guiné, dá luz verde à invasão da Guiné-Conacri por forças portuguesas, para depor Sékou Touré, capturar Amílcar Cabral, libertar cerca de vinte portugueses ali presos e destruir alvos militares.12 A operação, proposta por Alpoim Calvão, fracassa, viola o direito internacional e é condenada na ONU; Portugal nunca a reconheceu.12
1971
1971· femmes
Maria Teresa Horta publica «Minha Senhora de Mim»
Maria Teresa Horta publica «Minha Senhora de Mim», poemas que recorrem às cantigas de amigo para desafiar o pensamento patriarcal e defender o direito da mulher a viver em pleno a sua sexualidade.2 Como «Maina Mendes» (1969), de Maria Velho da Costa, e «Os Outros Legítimos Superiores» (1970), de Maria Isabel Barreno, o livro desafiava os papéis que a ditadura atribuía às mulheres.1 A PIDE apreende-o por ofensa «da moral tradicional da nação», a editora, Snu Abecassis, é ameaçada com o fecho da Dom Quixote se voltar a publicar a autora, e Maria Teresa Horta é espancada na rua por três homens.2 Foi então, em maio de 1971, que as três decidiram escrever juntas as «Novas Cartas Portuguesas»: «Se uma mulher sozinha causa toda esta confusão, este burburinho, este escândalo, o que aconteceria se fôssemos três?», perguntou Maria Velho da Costa.2
Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa
RTP Arquivos : Lançamento de “Minha Senhora de Mim” de Maria Teresa Horta

1971· femmes
Natália Correia abre o Botequim, na Graça
No rés-do-chão da Vila Sousa, no Largo da Graça, Natália Correia abre o Botequim com Isabel Meireles, Júlia Marenha e Helena Roseta.16 Para lá passa a tertúlia que reunira em casa nas décadas de 1950 e 1960.6 Nas de 1970 e 1980, o bar, onde Natália cantou durante muitos anos, foi ponto de encontro de escritores e políticos, com tertúlias, convívios literários e café-concerto, e lugar para discutir em liberdade literatura, política e feminismo.514 Helena Roseta geriu-o entre 1991 e 1993, e o Botequim fechou depois da morte de Natália, em 1993.71
Botequim · Appartement de Natália Correia · Natália Correia · Helena Roseta
- 1FCSH+Lisboa – NOVA FCSH: Natália Correia: todas as personalidades num botequim (19/4/2017)
- 2Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
- 3Imprensa Nacional, 2024
- 4FCSH+Lisboa – NOVA FCSH: Graça em estado de graça (roteiro, 20/4/2017)
- 5RTP Ensina
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 7Assembleia da República

1971
A DGS concentra os interrogatórios no Reduto Sul de Caxias
A DGS passa os interrogatórios — e, com eles, a tortura sistemática — para o Reduto Sul de Caxias, mesmo ao lado dos presos em isolamento no Reduto Norte, que assim podiam ser interrogados a qualquer hora.12 As seis salas de interrogatório ganham gravadores e um sistema que permitia gravar o que ali se passava e também injetar sons.1

du février 1971 au mars 1971· femmes
Julgamento de Diana Andringa no Tribunal Plenário
Diana Andringa, presa em janeiro de 1970, é julgada no Tribunal Plenário de Lisboa entre fevereiro e março de 1971 e condenada a 20 meses de prisão; sai em liberdade em setembro e volta ao jornalismo.1
Tribunal de la Boa-Hora · Diana Andringa
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Témoignage de Diana Andringa recueilli par le musée de l’Aljube le 19 avril 2017. D’après les mots-clés du musée, elle parle du mouvement étudiant, du soutien aux prisonniers politiques, de ses liens avec le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et la lutte de libération, de sa détention et des interrogatoires à Caxias, et de son procès devant le tribunal plénier.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
8 mars 1971
ARA destrói helicópteros na Base Aérea de Tancos

mai 1971· femmes
Grupo de Trabalho para a Participação das Mulheres na Vida Económica e Social
O grupo dirigido por Maria de Lourdes Pintasilgo passa a chamar-se Grupo de Trabalho para a Participação das Mulheres na Vida Económica e Social; a equipa cresce e o âmbito da sua intervenção alarga-se.1
3 juin 1971
ARA corta as telecomunicações de Lisboa durante a reunião da NATO
Durante a conferência ministerial da NATO em Lisboa, três operacionais da ARA disfarçados de operários entram na central de telecomunicações com duas cargas explosivas.1 A explosão corta todas as comunicações de Lisboa com o exterior durante seis horas, causa «grande embaraço» ao regime e é noticiada no estrangeiro.12
26–30 juillet 1971
Bancários manifestam-se na Baixa de Lisboa
Durante cinco dias, bancários de Lisboa e do Porto manifestam-se e exigem a libertação do dirigente sindical Daniel Cabrita; a repressão policial na Baixa de Lisboa faz nove feridos.1

16 août 1971
Revisão constitucional de 1971 promete «maior autonomia» às colónias
Numa tentativa de aparentar abertura, a Assembleia Nacional aprova uma revisão constitucional que preconiza «maior autonomia» para as províncias ultramarinas, enquanto Portugal continuava a ignorar as recomendações da ONU sobre os territórios africanos.1 A revisão deixa intacta a concentração de poderes no Presidente do Conselho e no Presidente da República, e muitos dos deputados da «ala liberal» acabariam por renunciar ao mandato.2
7 novembre 1971· femmes
Primeira ação armada das Brigadas Revolucionárias
As Brigadas Revolucionárias, nascidas de uma cisão do PCP protagonizada por Isabel do Carmo e Carlos Antunes em torno da luta armada, fazem a sua primeira ação: uma bomba na base da NATO na Fonte da Telha, onde um dos fundadores trabalhava como operário da construção civil.123
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Isabel do Carmo, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 24 avril 2019. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, la clandestinité, la lutte armée, la détention, la torture et l’isolement à Caxias, et l’emprisonnement après le 25 Avril.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
1972

avril 1972· femmes
Publicadas as «Novas Cartas Portuguesas»
A Estúdios Cor, com direção literária de Natália Correia, que se recusou a cortar partes do texto, edita na íntegra o livro escrito a três por Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa: uma denúncia da condição das mulheres, da guerra colonial e do sistema judicial.15 Três dias depois do lançamento, a censura recolhe e destrói a primeira edição, e o regime processa as autoras e o editor, Romeu de Melo, por um livro de «conteúdo insanavelmente pornográfico e atentatório da moral pública».124
Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa · Natália Correia

juillet 1972
Brigadas Revolucionárias largam porcos «almirantes» no Rossio
A 11 de julho de 1972, as Brigadas Revolucionárias destroem quinze camiões Berliet do Exército destinados à guerra colonial, com explosivos roubados um mês antes numa pedreira de Boliqueime, no Algarve: foi a primeira ação das BR a atingir diretamente o aparelho colonial.1 Depois da reeleição de Américo Tomás, a 25 de julho, largam em pleno Rossio e em Alcântara dois porcos vestidos de almirante, enquanto petardos espalham panfletos contra a «farsa eleitoral», «uma fantochada maior e uma porcaria».12

12 octobre 1972
Estudante Ribeiro Santos morto a tiro pela PIDE/DGS no ISCEF
Num «meeting contra a repressão» no Instituto Superior de Ciências Económicas e Financeiras, os estudantes retêm um desconhecido que tomam por informador da DGS; chamados para o identificar, dois agentes dizem não o conhecer, mas querem levá-lo.384 Na confusão, o agente António Gomes da Rocha dispara: atinge pelas costas José António Ribeiro Santos, estudante de Direito ligado ao MRPP, que morre pouco depois, e fere José Lamego; na sala estava Aurora Rodrigues.846 Nessa noite, trezentos estudantes reunidos no Técnico decidem paralisar a universidade, e na vaga de prisões que se segue é presa, entre outros, Isabel do Carmo.87 O agente nunca foi julgado.18
L’ISCEF, au Quelhas · Instituto Superior Técnico · José António Ribeiro Santos · Aurora Rodrigues · Isabel do Carmo
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Aurora Rodrigues, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 12 octobre 2016. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, l’assassinat de Ribeiro Santos, le Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat (MRPP), la détention, les interrogatoires et la torture à Caxias.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : Ribeiro Santos
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade: José António Leitão Ribeiro Santos (biografia)
- 4Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
- 5Seara Nova (10/8/2023)
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Aurora Rodrigues (testemunho e biografia)
- 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Isabel do Carmo (testemunho e biografia)
- 8Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 9Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso
- 10Toponímia de Lisboa – CML (24/3/2014)

14 octobre 1972
Funeral de Ribeiro Santos
Dois dias depois do assassinato, milhares de pessoas, sobretudo estudantes, juntam-se à porta do prédio onde José António Ribeiro Santos vivia, na Calçada do Largo de Santos — hoje Calçada Ribeiro Santos —, de onde parte o cortejo para o cemitério da Ajuda.32 Entre gritos de «assassinos» e «viva a liberdade», há cargas policiais durante o cortejo e no cemitério, e cerca de vinte pessoas são presas: é uma das maiores manifestações contra a ditadura na sua fase final.21
2 novembre 1972
ONU reconhece a legitimidade da luta armada contra Portugal
A Assembleia Geral da ONU reconhece a «legitimidade da luta armada contra Portugal, em África».1
16 décembre 1972
Massacre de Wiriyamu, em Moçambique
Na «Operação Marosca», aviação, comandos e agentes da DGS atacam cinco aldeias na região de Tete; terão morrido 385 pessoas, cerca de um terço dos habitantes, entre elas muitas mulheres e crianças.12 O padre Domingos Ferrão e Domingo Kansande apuraram a lista das vítimas e fizeram-na chegar a padres espanhóis e holandeses; o padre inglês Adrian Hastings revelou o massacre no «The Times» a 10 de julho de 1973, dias antes da visita de Marcelo Caetano a Londres.1 Portugal nunca o assumiu oficialmente.1

30–31 décembre 1972· femmes
Vigília da Capela do Rato contra a guerra colonial
Cristãos e não cristãos começam na Capela do Rato uma vigília de 48 horas pela paz, com greve de fome; abre-a Maria da Conceição Moita, que lê a declaração ao microfone.13 A 31, aprovam uma moção contra a «guerra criminosa» e a «cumplicidade da hierarquia da Igreja Católica»; ao fim do dia, a polícia interrompe a vigília e leva os participantes para a esquadra do Largo do Rato, e alguns, como Nuno Teotónio Pereira, seguem para Caxias.135 Os funcionários públicos presentes são alvo de processos de demissão, e os abaixo-assinados de solidariedade juntam nomes como Sophia de Mello Breyner Andresen, Maria Isabel Barreno e Isabel do Carmo.137
Chapelle du Rato · Fort de Caxias — la prison politique · Largo do Rato (ancienne Praça do Brasil) · Maria da Conceição Moita · Sophia de Mello Breyner Andresen · Isabel do Carmo · Nuno Teotónio Pereira · Maria Isabel Barreno
Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : A Paz é Obrigatória
1973
1973· femmes
Prisão de Violante Saramago Matos com a filha de 18 meses
Presa em 1973, Violante Saramago Matos teve consigo na cela a filha de dezoito meses, que aprendeu a andar na prisão: «Força, filha, força nas perninhas», dizia-lhe todos os dias, na cela e no recreio.1 No mesmo ano a polícia política prendeu também Helena Roseta, futura deputada constituinte.2

20 janvier 1973
Amílcar Cabral assassinado em Conacri
Já de noite, ao chegar a casa em Conacri com a mulher, Ana Maria, o líder do PAIGC, Amílcar Cabral, é morto a tiro por um grupo de homens armados.12 A autoria continua controversa: tudo aponta para uma ação conjunta de dissidentes do PAIGC, autoridades da Guiné-Conacri, PIDE/DGS e setores militares portugueses.1 Dois anos antes, a Operação Mar Verde tentara capturá-lo.3

4 avril 1973
III Congresso da Oposição Democrática, em Aveiro
Quatro anos depois do II Congresso, o III Congresso da Oposição Democrática aprova em Aveiro como objetivos imediatos o fim da guerra colonial, a luta contra o poder absoluto do capital monopolista e a conquista das liberdades democráticas; fica marcado por uma violentíssima repressão policial.142 Maria Barroso foi a única mulher a intervir na sessão de abertura.3

3 mai 1973· femmes
Prisão de Aurora Rodrigues
Aurora Rodrigues, estudante de Direito, que assistira ao assassinato de Ribeiro Santos e aderira depois ao MRPP, é presa a seguir a uma reunião de estudantes.2 Em Caxias, em rigoroso isolamento, sofre a «estátua», dezasseis dias seguidos de tortura do sono, espancamentos e a simulação de afogamento, com a cabeça mergulhada à força num lavatório; nunca fala.2 É libertada três meses depois, sem acusação, sem julgamento e sem ter podido falar com um advogado.21
Fort de Caxias — la prison politique · Aurora Rodrigues
Voir dans les archives : Museu do Aljube Resistência e Liberdade
Aurora Rodrigues, dans un témoignage recueilli par le musée de l’Aljube le 12 octobre 2016. Les mots-clés du musée incluent le mouvement étudiant, l’assassinat de Ribeiro Santos, le Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat (MRPP), la détention, les interrogatoires et la torture à Caxias.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu do Aljube
Museu do Aljube Resistência e Liberdade, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
juin 1973· femmes
As Três Marias, primeira causa feminista internacional
Numa conferência da National Organization for Women, em Boston, o caso das Três Marias é votado como a primeira causa feminista internacional.1 Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Doris Lessing, Iris Murdoch e Stephen Spender lideraram a campanha de solidariedade com Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa, e houve ações feministas junto de várias embaixadas de Portugal; ainda a 17 de maio de 1974 se manifestava gente em Nova Iorque a favor das três.21
Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa
13 juillet 1973
Decreto-Lei n.º 353/73 lança a contestação dos capitães
Para responder à falta de capitães do quadro permanente nas frentes africanas, o ministro do Exército, Sá Viana Rebelo, faz aprovar um decreto-lei que permite substituir os quatro anos da Academia Militar por um curso intensivo de dois semestres.12 O decreto e o retificativo de 20 de agosto (Decreto-Lei n.º 409/73) foram o detonador da contestação que levaria ao 25 de Abril: a 9 de setembro os capitães reuniam-se em Alcáçovas, e a 12 de outubro uma circular do Ministério do Exército suspendia os dois diplomas, antes de o ministro ser exonerado.123

15 juillet 1973
Caetano em Londres sob a denúncia de Wiriyamu
Dias depois de o «The Times» revelar o massacre de Wiriyamu, Marcelo Caetano visita Londres e é recebido com hostilidade e com uma manifestação contra a política colonial junto à embaixada portuguesa, rodeada por um cordão policial.123

9 septembre 1973
Reunião no Monte do Sobral (Alcáçovas): nasce o Movimento dos Capitães
Contra a legislação com que o Governo queria suprir a falta de oficiais na guerra em África, 136 oficiais reúnem-se clandestinamente no Monte do Sobral, em Alcáçovas, e assinam um abaixo-assinado a Marcelo Caetano a pedir a revogação dos decretos.51 Nasce o Movimento dos Capitães, depois Movimento das Forças Armadas.5164 Em agosto já se tinham reunido oficiais em Bissau.13
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: A Reunião de Óbidos
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Fita do Tempo
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O 25 de abril
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: O Encontro de Alcáçovas
- 6Associação 25 de Abril
24 septembre 1973
PAIGC proclama unilateralmente a independência da Guiné-Bissau
Reunida numa colina da região do Boé, em zona libertada pelo PAIGC, a Assembleia Nacional Popular proclama unilateralmente o Estado da Guiné-Bissau.123 A 2 de novembro, por 93 votos contra 7, a Assembleia Geral da ONU felicita-se «pelo recente acesso à independência do povo da Guiné-Bissau» e condena a «presença ilegal de Portugal».3

octobre 1973· femmes
Prisão e tortura de Maria José Morgado
A estudante de Direito Maria José Morgado, militante do MRPP e clandestina desde os 19 anos, é presa na casa onde se escondia, perto da Feira da Ladra.1 No quarto andar da sede da PIDE, onde decorriam os interrogatórios, é esbofeteada várias vezes; em Caxias sofre cinco dias de tortura do sono e espancamentos com cavalo-marinho.1
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fort de Caxias — la prison politique · Maria José Morgado

25 octobre 1973, 10 h 00· femmes
Começa o julgamento das Três Marias, à porta fechada
No Tribunal Correcional da Boa-Hora começa o julgamento das autoras e do editor das «Novas Cartas Portuguesas».1 O juiz declara a audiência secreta e manda sair dezenas de assistentes — jornalistas portugueses e estrangeiros, observadoras do movimento feminista, gente do PEN Club —, e a censura impõe aos jornais silêncio absoluto sobre o processo.12 Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta e Maria Velho da Costa tinham sido interrogadas por um agente da Polícia Judiciária especializado em processos de prostituição.52 Entre as testemunhas de defesa estariam Natália Correia, Fernanda Botelho e Maria Lamas, que depôs a 1 de março de 1974; a campanha internacional de apoio fez do processo a «primeira causa feminista internacional».486
Tribunal de la Boa-Hora · Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa · Natália Correia · Maria Lamas · Fernanda Botelho
Hemeroteca Municipal de Lisboa : «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto
RTP Arquivos : Entrevista às “Três Marias”
- 1Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto (Diário de Lisboa, 25/10/1973)
- 2Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «As Três Marias foram absolvidas» / «Absolvição para as Novas Cartas Portuguesas» (Diário de Lisboa, 8 de maio de 1974)
- 3Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
- 4Wikipédia (ponto de partida)
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 6Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade
- 8RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa

6 novembre 1973
Padre Felicidade Alves e Nuno Teotónio Pereira julgados no Plenário
O padre José Felicidade Alves, o cónego Abílio Tavares Cardoso, o arquiteto Nuno Teotónio Pereira e Manuel Mendes Mourão são julgados no Tribunal Plenário de Lisboa, acusados de «atos contra a segurança do Estado» pelos Cadernos GEDOC.1 Lançados em fevereiro de 1969, os onze números dos cadernos, até 1970, criticavam a hierarquia católica, a guerra colonial e a situação política do país.1

24 novembre 1973· femmes
Processo da DGS contra o grupo anticolonial e as Brigadas Revolucionárias
É autuado em Caxias o processo da DGS contra as Brigadas Revolucionárias e um «agrupamento» anticolonial, que apanha muitas das pessoas ligadas à vigília da Capela do Rato.12 Maria da Conceição Moita é esbofeteada até desmaiar e sujeita várias vezes à tortura do sono — a primeira durante sete dias e oito noites — e a catorze horas de «estátua»; Maria Luísa Sarsfield Cabral sofre quatro dias e quatro noites de tortura do sono; Nuno Teotónio Pereira é espancado e privado do sono.1
Fort de Caxias — la prison politique · Chapelle du Rato · Maria da Conceição Moita · Nuno Teotónio Pereira

1er décembre 1973
Reunião de Óbidos alarga a Comissão Coordenadora
Sob o pretexto de um magusto, cerca de 180 delegados do Movimento dos Capitães reúnem-se na Casa do Povo de Óbidos.1 A hipótese do golpe de Estado é discutida, mas vence, por prudência, a via legalista; a Comissão Coordenadora passa a ter 19 membros — entre eles Otelo Saraiva de Carvalho e Salgueiro Maia —, o movimento é rebatizado MOFA e escolhe como chefes prestigiados Costa Gomes e António de Spínola.123
Otelo Saraiva de Carvalho · Salgueiro Maia · Costa Gomes · António de Spínola

du 6 décembre 1973 au 26 avril 1974· femmes
Prisão de Maria da Conceição Moita
Maria da Conceição Moita, organizadora da vigília da Capela do Rato e militante das Brigadas Revolucionárias, a quem dava apoio logístico, é presa pela DGS quando se preparava para fugir para Paris, depois da prisão de vários companheiros, entre eles o irmão, Luís Moita.13 Torturada e mantida em isolamento, fica em Caxias até depois do 25 de Abril e só sai a 26 de abril de 1974.13 No fim de 1973 também Nuno Teotónio Pereira foi preso, e ficou em Caxias até ao 25 de Abril.23
Fort de Caxias — la prison politique · Maria da Conceição Moita · Nuno Teotónio Pereira
1974

22 février 1974
Spínola publica «Portugal e o Futuro»
No livro «Portugal e o Futuro», o general António de Spínola, vice-chefe do Estado-Maior-General das Forças Armadas, defende que a solução para a guerra colonial é política e não militar.13 O livro, que tivera parecer do chefe do Estado-Maior-General, Costa Gomes, vende cerca de 350 mil exemplares em poucos meses e mina as relações entre o regime e as Forças Armadas.34 Seguem-se a cerimónia da «Brigada do Reumático» e a demissão dos dois generais.2

1er mars 1974· femmes
Maria Lamas testemunha de defesa no processo das Três Marias
Maria Lamas, então com 80 anos, depõe como testemunha de defesa de Maria Isabel Barreno no processo das «Novas Cartas Portuguesas», em Lisboa.1 O julgamento decorria à porta fechada no Tribunal da Boa-Hora desde outubro de 1973.2 A sentença só seria lida depois do 25 de Abril.3
Tribunal de la Boa-Hora · Maria Lamas · Maria Isabel Barreno
- 1RUN – Repositório da Universidade Nova de Lisboa
- 2Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «Novas Cartas Portuguesas» – Julgamento secreto (Diário de Lisboa, 25/10/1973)
- 3Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia: «As Três Marias foram absolvidas» / «Absolvição para as Novas Cartas Portuguesas» (Diário de Lisboa, 8 de maio de 1974)

5 mars 1974
Reunião de Cascais: o golpe torna-se irreversível
Cerca de duzentos oficiais, em representação de mais de seiscentos, reúnem-se clandestinamente no ateliê do arquiteto Braula Reis, em Cascais; o plano inicial era fazê-lo no Edifício Franjinhas, em Lisboa.13 Os capitães assumem como irreversível a opção pelo golpe de Estado e aprovam «O Movimento, as Forças Armadas e a Nação», documento apresentado por Melo Antunes.342

14 mars 1974
«Brigada do Reumático» e demissão de Spínola e Costa Gomes
No Palácio de São Bento, oficiais-generais dos três ramos das Forças Armadas prestam solidariedade ao regime e à sua política colonial, numa cerimónia a que a oposição chamou, com ironia, «Brigada do Reumático».12 Marcelo Caetano agradece, certo de que o país «conta com as suas Forças Armadas».3 A pretexto de terem faltado, os generais Costa Gomes e António de Spínola são afastados de chefe e vice-chefe do Estado-Maior-General; a demissão acelera os planos dos capitães e precipita o levantamento das Caldas.13
Palácio de São Bento · Costa Gomes · António de Spínola · Marcelo Caetano

16 mars 1974
Levantamento das Caldas da Rainha
Dois dias depois da demissão de Costa Gomes e Spínola, os capitães do Regimento de Infantaria 5 tomam o comando do quartel das Caldas da Rainha e avançam de madrugada sobre Lisboa, sob o comando do capitão Armando Ramos.2 É a única unidade a sair; o golpe falha e cerca de duzentos militares são presos.12 Os que estavam detidos no RAL 1 e na Casa de Reclusão da Trafaria só seriam libertados a 25 de Abril.34
Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Costa Gomes · António de Spínola

24 mars 1974
Última reunião da Comissão Coordenadora do Movimento
Em casa do capitão Candeias Valente, a última reunião clandestina da Comissão Coordenadora do Movimento decidiu derrubar o regime.2 Otelo Saraiva de Carvalho ficou encarregado de elaborar o plano de operações e Vítor Alves da direção política, e o golpe foi marcado para o período de 22 a 29 de abril; suspenderam-se ainda as circulares e as reuniões da Comissão.1

29 mars 1974
I Encontro da Canção Portuguesa no Coliseu
Sob forte aparato policial, o Coliseu dos Recreios encheu-se para o I Encontro da Canção Portuguesa, com José Afonso, Adriano Correia de Oliveira, Manuel Freire, José Jorge Letria e Ary dos Santos, entre outros.14 O público cantou «Grândola, Vila Morena» em coro e, no fim, milhares de pessoas gritaram «abaixo a repressão!».1 Um mês depois, os capitães escolheriam essa canção para senha da revolução.2
Coliseu dos Recreios · José Afonso (Zeca Afonso)
Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso : I Encontro da Canção Portuguesa

22–24 avril 1974
Montagem do Posto de Comando da Pontinha e da rede de escutas
Nas noites de 22 e 23 de abril, o MFA montou clandestinamente em Lisboa cerca de 4 km de cabo telefónico aéreo para ligar a central telefónica do Exército ao Regimento de Engenharia n.º 1, na Pontinha.1 A 23, Otelo Saraiva de Carvalho, Garcia dos Santos e Jaime Neves reuniram-se no quartel e o Posto de Comando ficou pronto.2 Às 21h00 de 24, a Escola Prática de Transmissões começou a escutar as redes da GNR, da Legião, da DGS e da PSP.13
Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Otelo Saraiva de Carvalho

23–24 avril 1974
A «Grândola» é escolhida como senha no programa «Limite»
A 23 de abril, Álvaro Guerra, enviado de Almada Contreiras, pediu a Carlos Albino — ambos jornalistas do República — que passasse «Venham Mais Cinco», de José Afonso, no programa «Limite»; como a canção estava proibida pela censura interna da Rádio Renascença, Albino propôs alternativas, à cabeça «Grândola».14 Na manhã de 24 a escolha ficou fechada, para as 00h20 de 25.52 Carlos Albino e o sonoplasta Manuel Tomás combinaram os pormenores ajoelhados na Igreja de São João de Brito e gravaram um alinhamento com a voz de Leite de Vasconcelos, que desconhecia o objetivo.356
Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Carlos Albino · Leite de Vasconcelos · José Afonso (Zeca Afonso)
- 1Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 23/04/1974 (cronologia)
- 2Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 24/04/1974 (cronologia)
- 3Associação 25 de Abril: Preparativos para a transmissão da senha, 24/04/1974 – Igreja de S. João de Brito (cronologia)
- 4Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 23/04/1974 (Limite)
- 5Associação 25 de Abril: MFA – Preparativos para a Acção, 24/04/1974 (escolha da Grândola)
- 6Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril

23 avril 1974, 18 h 00
Otelo entrega as «Instruções Finais» no Parque Eduardo VII
A partir das 18h00, Otelo Saraiva de Carvalho entregou aos oficiais de ligação, no Parque Eduardo VII, as «Instruções Finais» e o «Anexo de Transmissões», em envelopes fechados escondidos no jornal «A Época».13 As instruções marcavam o início das operações para as 03h00 de 25 de abril e fixavam a senha «Coragem» e a contrassenha «Pela vitória».2

24 avril 1974, 22 h 00
Otelo instala o posto de comando do MFA na Pontinha
Às 22h00, Otelo Saraiva de Carvalho e outros cinco oficiais do MFA estão no Regimento de Engenharia n.º 1, na Pontinha, onde desde a véspera fora preparado clandestinamente o posto de comando das operações contra o regime.42 Num anexo do quartel, de janelas tapadas por cobertores militares, Otelo afixa cartas topográficas de Lisboa para seguir os movimentos das unidades.2
Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Otelo Saraiva de Carvalho

24 avril 1974, 22 h 55
«E Depois do Adeus»: primeira senha da revolução
Nos Emissores Associados de Lisboa, na Avenida Elias Garcia, o locutor João Paulo Diniz põe no ar «E Depois do Adeus», canção de José Niza interpretada por Paulo de Carvalho: é a senha para o início das operações militares.325 À 00h20, a «Grândola» confirmaria que as operações estavam em marcha e eram irreversíveis.6
Emissores Associados de Lisboa (studio de l’Avenida Elias Garcia) · João Paulo Diniz · Paulo de Carvalho
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Associação 25 de Abril: Emissores Associados de Lisboa (Lugares de Abril)
- 4Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
1974–1976
La Révolution
Du 25 Avril à la Constitution : la liberté, la fin de la guerre, les indépendances, le vote de toutes les femmes et de tous les hommes.
1974

25 avril 1974
A Assembleia Nacional reúne pela última vez, sem quórum
Na manhã de 25 de Abril, a Assembleia Nacional do Estado Novo reúne-se pela última vez, sem quórum, no Palácio de São Bento.12 A Lei n.º 2/74, de 14 de maio, extinguiria a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa.3

25 avril 1974
Decreto-Lei n.º 171/74 extingue a DGS, a Legião e a Mocidade Portuguesa
Logo no dia 25, a Junta de Salvação Nacional, presidida por António de Spínola e de que fazia parte Costa Gomes, extingue a Direção-Geral de Segurança, a Legião Portuguesa, a Mocidade Portuguesa e a Mocidade Portuguesa Feminina.12 A investigação dos crimes contra a segurança do Estado passa para a Polícia Judiciária; no ultramar, a DGS seria saneada e reorganizada como Polícia de Informação Militar.14
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Commandement de la Légion portugaise · Palácio da Independência – siège de la Jeunesse portugaise (Mocidade Portuguesa) · António de Spínola · Costa Gomes

25 avril 1974· femmes
Celeste Caeiro e os cravos
O restaurante Sir, no Edifício Franjinhas, fazia um ano e não abriu; os cravos comprados para os clientes foram dados aos empregados.12 Celeste Caeiro levava um ramo quando, na Rua do Carmo, um soldado lhe pediu um cigarro; não fumava e deu-lhe um cravo, que ele pôs no cano da espingarda.31 O gesto repetiu-se no Rossio e o cravo tornou-se o símbolo da revolução.56
Immeuble Franjinhas — le restaurant des œillets · Rua do Carmo — les œillets de Celeste Caeiro · Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Celeste Caeiro
Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa
Dévoilement, au bout de la Rua do Carmo, près du Rossio, d’une plaque portant le poème « Celeste em Flor » (Celeste en fleur), de Rosa Guerreiro Dias, à l’endroit où Celeste Caeiro a donné un œillet à un soldat qui lui avait demandé une cigarette. La plaque marque ce geste 51 ans plus tard.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Câmara Municipal de Lisboa
Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Entrevista a Celeste Caeiro, Garcia dos Santos, Carlos Cedoura e Pena Madeira

25 avril 1974, 0 h 20
«Grândola, Vila Morena» na Rádio Renascença confirma a revolução
No programa «Limite», da Rádio Renascença, passa «Grândola, Vila Morena», de José Afonso: é a senha que confirma que as operações militares estão em marcha e são irreversíveis.124 Ouve-se a primeira quadra na voz de Leite de Vasconcelos, gravada na véspera sem que ele soubesse para quê; na cabine, o sonoplasta Manuel Tomás, cúmplice de Carlos Albino, garante que a bobine arranca à hora certa.57
Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · José Afonso (Zeca Afonso) · Leite de Vasconcelos · Carlos Albino
Voir dans les archives : Wikimedia Commons
Le chœur de la Casa da Achada et des passants chantent « Grândola, Vila Morena » dans la rue, à Lisbonne, le 25 avril 2023. Près d’un demi-siècle après avoir servi de signal à la révolution, la chanson de José Afonso continue d’être chantée en chœur à chaque 25 Avril.
Page d’origine CC BY-SA 4.0 — Contaminadas (obra própria, Wikimedia Commons)
Wikimedia Commons, sur Wikimedia Commons. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): 25 de Abril de 1974
- 3Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Zeca Afonso
- 4Associação 25 de Abril: Rádio Renascença, 25/04/1974, 00:20 (Movimentações do dia 25 de Abril)
- 5Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
- 7Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
- 8Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

25 avril 1974, 3 h 15
Ocupação da Emissora Nacional
Uma força do Campo de Tiro da Serra da Carregueira, sob os capitães Oliveira Pimentel e Frederico Morais, desarmou a guarda da PSP e ocupou os estúdios da Emissora Nacional, na Rua do Quelhas, para servirem de emissora de reserva do MFA.12 Frederico Morais comunicou ao Posto de Comando: «ocupámos TÓQUIO sem qualquer incidente».1
25 avril 1974, 3 h 20
Ocupação do Rádio Clube Português
Um grupo de oficiais do MFA, apoiado por uma companhia do Batalhão de Caçadores 5, ocupou sem incidentes os estúdios do Rádio Clube Português, na Rua Sampaio e Pina, que se tornou a emissora do Movimento.13 O capitão Santos Coelho comunicou ao Posto de Comando: «MÉXICO ocupado sem incidentes».2 Dali seria lido, pouco depois, o primeiro comunicado do MFA.4
Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina)
- 1Associação 25 de Abril: Rádio Clube Português (Lugares de Abril)
- 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 3Associação 25 de Abril: Quartel do Batalhão de Caçadores n.º 5 (Lugares de Abril)
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
25 avril 1974, 3 h 59
Ocupação dos estúdios da RTP no Lumiar
Cerca de cem militares da Escola Prática de Administração Militar, comandados pelo capitão Teófilo Bento, entraram nos estúdios da RTP, na Alameda das Linhas de Torres, desarmaram a PSP e comunicaram: «Acabamos de ocupar MÓNACO sem incidentes».123 Pouco depois afastaram com rajadas para o ar elementos da PSP e da DGS que rondavam o edifício.1 Seria dali que a Junta de Salvação Nacional se apresentaria ao país, na madrugada de 26.1
RTP Arquivos : Ocupação militar na RTP e a Revolução de 25 abril no Largo do Carmo

25 avril 1974, 4 h 25
Ocupação do aeroporto e encerramento do espaço aéreo
Cerca de duzentos militares da Escola Prática de Infantaria, sob o capitão Rui Rodrigues, ocuparam o aeroporto da Portela; o capitão da Força Aérea José Costa Martins mandou interditar o espaço aéreo e desviar o tráfego para Madrid e Las Palmas.12 A mensagem «NOVA IORQUE foi ocupada» abriu caminho à leitura do primeiro comunicado.1
25 avril 1974, 4 h 26
Rádio Clube Português lê o primeiro comunicado do MFA
Pelos microfones do Rádio Clube Português, o jornalista Joaquim Furtado lê o primeiro comunicado do Movimento das Forças Armadas, seguido do Hino Nacional e de marchas militares.145 Durante a madrugada e a manhã são ocupados a RTP, a Emissora Nacional, o aeroporto, o Quartel-General, o Banco de Portugal e a Marconi.23
Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Joaquim Furtado
RTP Arquivos : Primeiro Comunicado do MFA
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 4Associação 25 de Abril: Rádio Clube Português (Lugares de Abril)
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 6Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra

25 avril 1974, 5 h 00
Silva Pais avisa Caetano: «a Revolução está na rua»
O diretor da PIDE/DGS, Silva Pais, telefonou a Marcelo Caetano: «a Revolução está na rua!» — os revoltosos tinham ocupado as emissoras, a televisão e o Quartel-General da Região Militar de Lisboa.12 Numa segunda chamada aconselhou-o a ir para o Quartel do Carmo, «que a GNR está fixe»; Caetano instalou-se lá com o seu adjunto militar, o comandante Coutinho Lanhoso.13
Largo do Carmo et caserne du Carmo · Silva Pais · Marcelo Caetano

25 avril 1974, 6 h 00
A coluna de Salgueiro Maia ocupa o Terreiro do Paço
Saída de Santarém às 03h30 sob o comando de Salgueiro Maia, a coluna da Escola Prática de Cavalaria chegou à Baixa e ocupou o Terreiro do Paço, o Banco de Portugal e a Rádio Marconi — «Toledo, Bruxelas e Viena», no código do MFA.314 As primeiras forças enviadas pelo regime — chaimites do Regimento de Cavalaria 7 e a Polícia Militar que guardava o Ministério do Exército — puseram-se às ordens do MFA.34

25 avril 1974, 7 h 30
A fragata «Almirante Gago Coutinho» no Tejo
A fragata recebeu ordem para se colocar em frente ao Terreiro do Paço e abrir fogo sobre os blindados do MFA.21 A ordem não foi cumprida e, por volta do meio-dia, o navio retirou para o Mar da Palha; a artilharia do MFA junto ao Cristo-Rei tinha ordem para o afundar se abrisse fogo.3

25 avril 1974, 8 h 30
Ministros fogem por uma parede aberta à picareta
Ao ver o Terreiro do Paço ocupado, o ministro do Exército mandou abrir à picareta uma parede de tijolo para a biblioteca do Ministério da Marinha.12 Antes das 10h00 fugiram por ali ministros e chefes militares, que instalaram o posto de comando das forças leais ao regime no Regimento de Lanceiros 2, na Calçada da Ajuda.31
Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Caserne de Lanceiros 2 / Régiment de police militaire (Calçada da Ajuda)

25 avril 1974, 10 h 00
Ribeira das Naus: os soldados recusam disparar
O brigadeiro Junqueira dos Reis ordenou ao aspirante Fernando Sottomayor, e depois aos apontadores dos carros M47, que disparassem sobre Salgueiro Maia, que avançava de lenço branco pela Avenida da Ribeira das Naus; todos recusaram.13 O major Pato Anselmo rendeu-se e os carros passaram para o MFA — «Foi ali que se ganhou o 25 de Abril», diria Maia.15
Rua do Arsenal et Avenida da Ribeira das Naus · Junqueira dos Reis · Fernando Sottomayor · Salgueiro Maia
Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Operação Viragem Histórica
- 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 3Associação 25 de Abril: Ribeira das Naus, 25/04/1974, 07:00–10:30 (Movimentações do dia 25 de Abril)
- 4Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Salgueiro Maia

25 avril 1974, 10 h 45
Rua do Arsenal: o brigadeiro agride o tenente Assunção
Na Rua do Arsenal, os tenentes Alfredo Assunção e Santos Silva e o furriel Nunes tentaram negociar com Junqueira dos Reis, que voltou a ordenar fogo e voltou a não ser obedecido.13 Exasperado, o brigadeiro deu três murros no tenente Assunção, que lhe fez continência e se retirou.1
Rua do Arsenal et Avenida da Ribeira das Naus · Junqueira dos Reis · Alfredo Assunção
Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

25 avril 1974, 11 h 00
Lisboa desobedece ao MFA e sai à rua
Pelas 11h00, Salgueiro Maia põe a coluna em marcha do Terreiro do Paço para o Quartel do Carmo.2 Desobedecendo aos apelos do MFA para ficar em casa, a população sai à rua em apoio aos militares.21 Ao longo do dia, a Legião Portuguesa seria a primeira força paramilitar a render-se.1
Terreiro do Paço (Praça do Comércio) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia

25 avril 1974, 11 h 00
O Programa do MFA é entregue no jornal República
O comandante Martins Guerreiro entregou na sede do República, na Rua da Misericórdia, o Programa do MFA aprovado pela comissão de redação.1 Não seria essa a versão apresentada ao país: o texto foi alterado nessa noite, na Pontinha, depois de uma reunião dos responsáveis do Movimento com os generais António de Spínola e Costa Gomes.12
Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Costa Gomes

25 avril 1974, 12 h 30
A coluna da EPC sobe ao Carmo e cerca o quartel da GNR
Saindo do Terreiro do Paço, a coluna de Salgueiro Maia atravessou o Rossio, onde uma companhia do Regimento de Infantaria 1 enviada para a travar se juntou ao MFA, e subiu pela Rua do Carmo entre milhares de pessoas que gritavam «Vitória!».351 Às 12h30 cercou o Quartel do Carmo; uma tentativa de contra-cerco pela GNR e pelos restos das forças de Junqueira dos Reis desfez-se com a chegada do Regimento de Cavalaria 3, de Estremoz.142
Rossio (Praça de D. Pedro IV) · Rua do Carmo — les œillets de Celeste Caeiro · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia · Junqueira dos Reis
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 2Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 3Associação 25 de Abril: Rossio – participação popular (Lugares de Abril)
- 4Associação 25 de Abril: Largo e Quartel do Carmo (Lugares de Abril)
- 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra

25 avril 1974, 13 h 30
Rendição do comando da Legião Portuguesa
Uma força da Escola Prática de Cavalaria comandada pelo major Jaime Neves cerca o comando da Legião Portuguesa, na Penha de França, e dá quinze minutos para a rendição; o general Pereira de Castro e o estado-maior rendem-se.12 Nesse mesmo dia, a Junta de Salvação Nacional extinguia a Legião.3

25 avril 1974, 14 h 30· femmes
Uma voz de mulher lê o comunicado do cerco ao Carmo
Pelas 14h30, o Rádio Clube Português emite um comunicado do MFA que anuncia os objetivos já conquistados e o cerco a Marcelo Caetano e a membros do Governo no Quartel do Carmo.1 Lê-o Clarisse Guerra — «agora lido por uma mulher», sublinha a Comissão Comemorativa dos 50 anos.2
Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Clarisse Guerra · Marcelo Caetano

25 avril 1974, 15 h 10
Ultimato e rajadas contra a fachada do Quartel do Carmo
Por megafone, Salgueiro Maia deu dez minutos à GNR para render o Quartel do Carmo, findos os quais abriria fogo.12 Às 15h25, esgotado o prazo, o tenente Santos Silva disparou rajadas da metralhadora da chaimite contra a parte superior da fachada, partindo vidraças; no interior, o efeito psicológico foi enorme.12
Largo do Carmo et caserne du Carmo · Salgueiro Maia
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 2Associação 25 de Abril
- 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora

25 avril 1974, 16 h 00
Emissários de Spínola entram no Carmo; Caetano aceita render-se
Quando Salgueiro Maia contava para disparar com um blindado, o tenente Alfredo Assunção trouxe-lhe Pedro Feytor Pinto e Nuno Távora, portadores de uma mensagem do general Spínola.13 Recebidos por Marcelo Caetano no Quartel do Carmo, ouviram-no decidir render-se — «assim o poder não cai na rua» — e saíram com uma nota: «O Presidente do Conselho está pronto a entregar o Governo ao General António de Spínola».2
Largo do Carmo et caserne du Carmo · Alfredo Assunção · Marcelo Caetano · António de Spínola · Salgueiro Maia

25 avril 1974, 19 h 30
Spínola no Carmo; Caetano sai na chaimite «Bula»
Ao fim da tarde, o general Spínola entra no Quartel do Carmo, mandatado pelo MFA, e recebe o poder das mãos de Marcelo Caetano, que pedira um oficial-general para que o poder não caísse «na rua».742 Entre a multidão, Salgueiro Maia faz entrar a chaimite «Bula», que leva Caetano e dois ministros para o posto de comando da Pontinha; às 19h30 o cerco é levantado.431
Largo do Carmo et caserne du Carmo · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Marcelo Caetano · Salgueiro Maia
Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Deuxième chapitre du film fait avec les photographies qu’Alfredo Cunha a prises à Lisbonne le 25 avril 1974, avec une musique de Rodrigo Leão et une réalisation de Miguel Brugo, publié par la Commission le 14 février 2024. Il suit le livre du même nom, dans lequel cette partie a un texte d’Adelino Gomes et des images de la Ribeira das Naus, de la Rua do Arsenal et du Largo do Carmo.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Acontecimentos no Largo do Carmo
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A
- 6Associação 25 de Abril: Largo e Quartel do Carmo (Lugares de Abril)
- 7Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora

25 avril 1974, 20 h 00
Disparos da PIDE/DGS matam quatro pessoas na Rua António Maria Cardoso
Da sede da PIDE/DGS, na Rua António Maria Cardoso, agentes da polícia política disparam sobre a multidão que cercava o edifício: morrem Fernando Giesteira, José Barneto, Fernando Reis e João Arruda, e há cerca de 45 feridos.1125 Depois do tiroteio, muitos correram ao Largo do Carmo a pedir auxílio às tropas do MFA.12 O diretor da polícia, Silva Pais, só renderia a sede na manhã seguinte.11
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Fernando Giesteira · José Barneto · Fernando Reis · João Arruda · Silva Pais
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Associação 25 de Abril: Sede da Pide/DGS (Locais de Abril)
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade: João Guilherme Rego Arruda (biografia)
- 5Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Fernando Carvalho Giesteira (biografia)
- 6Museu do Aljube Resistência e Liberdade: José James Harteley Barneto (biografia)
- 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade: Fernando Luís Barreiros dos Reis (biografia)
- 8Comissão Portuguesa de História Militar / Ministério da Defesa (jun. 2024)
- 9Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
- 10Associação 25 de Abril: Movimentações do dia 25 de Abril
- 11Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 12Esquerda.net
25 avril 1974, 20 h 00
Proclamação do MFA no Rádio Clube Português
O Rádio Clube Português emitiu a Proclamação do Movimento das Forças Armadas, que anunciava à Nação um programa «de salvação do País e da restituição ao Povo Português das liberdades cívicas de que vem sendo privado».12

25 avril 1974, 23 h 00
Paraquedistas seguem para a prisão de Caxias
Duas companhias de paraquedistas vindas de Tancos aterraram no aeroporto da Portela; uma delas seguiu para o forte de Caxias, onde a DGS continuava a resistir, sob o comando dos capitães José Brás e Mário Pinto.12 Tomariam a prisão na manhã seguinte, antes da libertação dos presos.3
Fort de Caxias — la prison politique · Aéroport de Lisbonne (Portela)

26 avril 1974
Rendição e ocupação da sede da DGS
Na manhã de 26, a sede da DGS rende-se, depois de uma conversa telefónica entre Spínola e o diretor, Silva Pais, e é ocupada por fuzileiros e por militares do Regimento de Cavalaria 3, de Estremoz.451 Silva Pais declarou que a polícia aderia ao Movimento; perguntado por que estavam ainda na parede os retratos dos dirigentes do regime, pediu uma cadeira e tirou ele próprio uma das fotografias.3
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Silva Pais · António de Spínola

26 avril 1974
Assalto popular à sede da censura
Depois de o República ter saído a 25 de abril com a frase «Este jornal não foi visado por qualquer comissão de censura», os censores abandonam a sede do Exame Prévio, do outro lado da Rua da Misericórdia.2 Na manhã de 26 a sede é assaltada pela população; pouco antes, o último censor-mor, Mário Bento, aconselhara um coronel a ficar «quieto e calado».13
Siège des services de la censure / de l’« examen préalable » (1969-1974) · Siège du journal República (Rua da Misericórdia)

26 avril 1974
Amnistia dos crimes políticos
A Junta de Salvação Nacional amnistia, com efeito imediato, os crimes políticos e as infrações disciplinares da mesma natureza, e permite a reintegração dos servidores do Estado, militares e civis, afastados por motivos políticos.21 Foi este diploma que permitiu a libertação dos presos políticos de Caxias e de Peniche.1
Fort de Caxias — la prison politique · Forteresse de Peniche — la prison politique

26 avril 1974, 1 h 30
A Junta de Salvação Nacional apresenta-se ao país
Em direto e a cores dos estúdios do Lumiar, o general Spínola leu a proclamação da Junta de Salvação Nacional, ladeado por Costa Gomes, Rosa Coutinho, Pinheiro de Azevedo, Silvério Marques e Galvão de Melo.12 Prometeu «plena expressão a todas as correntes de opinião» e a eleição, por sufrágio direto, de uma Assembleia Constituinte e do Presidente da República.1
Studios de la RTP au Lumiar · António de Spínola · Costa Gomes · Pinheiro de Azevedo

26 avril 1974, 7 h 00
Caetano e Tomás partem para o Funchal
Depois de uma noite detidos no posto de comando da Pontinha, Marcelo Caetano e os ex-ministros Silva Cunha e Moreira Baptista embarcaram com Américo Tomás, escoltados por forças do MFA, num avião da Força Aérea que partiu do aeroporto de Lisboa para o Funchal, onde ficaram com residência vigiada.312
Aéroport de Lisbonne (Portela) · Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · Marcelo Caetano
- 1Associação 25 de Abril
- 2Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: O 25 de Abril para os mais novos – Cronologia hora a hora
- 3Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra: Cronologia do 25 de Abril, por Jofre Alves (blogue Abril de Novo, 2010), na Biblioteca Digital do CD25A

26 avril 1974, 7 h 30
Divulgado o Programa do MFA
Depois de uma noite de negociações com Spínola e Costa Gomes, o major Vítor Alves leu aos jornalistas, na sala de operações do quartel da Pontinha, o Programa do Movimento das Forças Armadas — o programa dos três «D»: descolonizar, democratizar, desenvolver.12 Não era o texto entregue na véspera no República; previa o restabelecimento das liberdades fundamentais, a amnistia dos presos políticos e a eleição, em doze meses, de uma Assembleia Constituinte por sufrágio universal, direto e secreto.13
Poste de commandement du MFA – 1er régiment du génie (caserne de Pontinha) · António de Spínola · Costa Gomes

26–27 avril 1974, 8 h 30· femmes
Tomada de Caxias e libertação dos presos políticos
Os paraquedistas tomaram a prisão de Caxias às 08h30 de 26 de abril, mas a Junta quis separar os presos «ideológicos» dos acusados de crimes comuns; os presos responderam «ou todos ou ninguém».12 O coronel Dias de Lima foi consultar a Junta à Cova da Moura e voltou às 23h55 com a ordem de libertação total, ao abrigo da amnistia.1 Entre as 00h30 e a 01h00 de 27 saíram 78 presos e quatro do hospital-prisão, entre eles Palma Inácio e as jornalistas Helena Neves e Elvira Nereu.1
Fort de Caxias — la prison politique · Palácio da Cova da Moura · Helena Neves
Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa
Fernanda Gonçalves raconte comment elle a appris la révolution à Aveiro, est arrivée le lendemain à Santa Apolónia dans un train plein d’amis et a continué jusqu’à Caxias, où des milliers de personnes attendaient la sortie des prisonniers politiques. Elle se souvient du couloir que la foule maintenait ouvert pour les négociations avec la PIDE, à l’intérieur.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Câmara Municipal de Lisboa
Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Libertação dos Presos Políticos
- 1Esquerda.net
- 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 3Associação 25 de Abril
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade
- 5Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra
- 6Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
- 7Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 8Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Amnistia dos crimes políticos (Dec.-Lei 173/74 de 26 de Abril)
- 9Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos
- 10Museu do Aljube Resistência e Liberdade (26/4/2019)
- 11URAP – União de Resistentes Antifascistas Portugueses

27 avril 1974
Libertados os presos políticos do Forte de Peniche
Os agentes da PIDE/DGS só se rendem no Forte de Peniche na manhã de 26; perante a concentração popular, a ação do MFA e a decisão dos presos de saírem «todos ou nenhum», todos são libertados na madrugada de 27 de abril.15 O primeiro a sair, Dinis Miranda, deixou o forte 23 minutos depois da meia-noite; os últimos, às 3 horas.3
Forteresse de Peniche — la prison politique
Voir dans les archives : Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche)
Vidéo publiée par le musée de la forteresse de Peniche le 27 avril 2020, pour le 46e anniversaire de la libération des prisonniers politiques de la prison du fort, le 27 avril 1974.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial do Museu Nacional Resistência e Liberdade
Museu Nacional Resistência e Liberdade (Peniche), sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
27 avril 1974
O 1.º de Maio passa a feriado nacional
O Decreto-Lei n.º 175/74 institui o 1.º de Maio, «Dia do Trabalhador», como feriado nacional obrigatório — a primeira conquista legal depois da revolução.12 Quatro dias depois, Lisboa viveria o primeiro 1.º de Maio em liberdade.4
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – O «Dia do Trabalhador» (Dec.-Lei 175/74 de 27 de Abril)
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
- 4Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril

28 avril 1974
Mário Soares chega do exílio a Santa Apolónia
Acompanhado por Maria Barroso, também fundadora do PS, o secretário-geral do partido, Mário Soares, chegou de comboio a Santa Apolónia, onde uma multidão o esperava; falou da varanda da estação, de altifalante na mão, e seguiu para o Palácio da Cova da Moura para se encontrar com Spínola.12 Dois dias depois chegaria Álvaro Cunhal.1
Gare de Santa Apolónia · Palácio da Cova da Moura · Mário Soares · Maria Barroso · António de Spínola

30 avril 1974
Álvaro Cunhal chega do exílio ao aeroporto
Depois de 14 anos de exílio, o secretário-geral do PCP, Álvaro Cunhal, foi recebido no aeroporto por uma multidão emocionada; Mário Soares esperava-o junto ao avião. Cunhal falou à multidão de cima de uma chaimite.12 No mesmo dia, um comunicado da Junta de Salvação Nacional autorizou o regresso de todos os exilados políticos.3
Aéroport de Lisbonne (Portela) · Álvaro Cunhal · Mário Soares

1er mai 1974
Primeiro 1.º de Maio em liberdade
Uma semana depois da revolução, cerca de meio milhão de pessoas enche Lisboa: a Alameda D. Afonso Henriques é ponto de encontro e o comício decorre no estádio da FNAT, logo rebatizado Estádio 1.º de Maio, sob o lema «Paz, Pão e Liberdade».124 No comício falam, entre outros, Nuno Teotónio Pereira, pelos católicos progressistas, Mário Soares e Álvaro Cunhal, que se abraçam.4 É a maior manifestação de sempre no país.2
Alameda D. Afonso Henriques et Fonte Luminosa · Stade de la FNAT (rebaptisé stade du 1er-Mai) · Mário Soares · Álvaro Cunhal · Nuno Teotónio Pereira
Voir dans les archives : Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Troisième chapitre du film d’Alfredo Cunha (musique de Rodrigo Leão, réalisation de Miguel Brugo), publié par la Commission le 14 février 2024, avec des photographies des mois qui ont suivi la révolution. Dans le livre, cette partie a un texte de Fernando Rosas et inclut le meeting du premier 1er Mai en liberté, au stade de la FNAT.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

1er mai 1974
Libertação dos presos do Tarrafal
Reaberto em 1961 para presos dos movimentos de libertação de Angola, da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, o campo do Tarrafal guardava ainda, à data da revolução, 50 angolanos e 14 cabo-verdianos.31 A 1 de maio, militantes e simpatizantes do PAIGC dirigem-se ao campo e libertam os presos angolanos, guineenses e cabo-verdianos.12

7 mai 1974· femmes
As «Três Marias» são absolvidas
Marcada para 18 de abril, a leitura da sentença só acontece na tarde de 7 de maio, na pequena sala do 6.º Juízo Correcional da Boa-Hora: o juiz Acácio Lopes Cardoso declara que as «Novas Cartas Portuguesas» não são pornográficas nem imorais, mas «obra de arte, de elevado nível», e absolve Maria Teresa Horta, Maria Velho da Costa, Maria Isabel Barreno e o editor, Romeu de Melo.51114 As escritoras têm cravos vermelhos ao peito; a sala, cheia de feministas portuguesas e estrangeiras, grita «Mulheres unidas jamais serão vencidas».43 Nessa noite nasce o Movimento de Libertação das Mulheres.3
Tribunal de la Boa-Hora · Maria Isabel Barreno · Maria Teresa Horta · Maria Velho da Costa
Hemeroteca Municipal de Lisboa : As Três Marias foram absolvidas
RTP Arquivos : Entrevista às “Três Marias”
- 1Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): “As três Marias foram absolvidas”
- 2Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC): Processo “Novas Cartas Portuguesas”
- 3Esquerda.net
- 4Hemeroteca Municipal de Lisboa – Livros que foram notícia
- 5Malomil (blogue)
- 6Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 7Wikipédia (ponto de partida)
- 8Museu do Aljube – Resistência e Liberdade
- 9Observador
- 10CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
- 11Casa Comum – Fundação Mário Soares e Maria Barroso (arquivo Ruella Ramos)
7 mai 1974· femmes
Nasce o Movimento de Libertação das Mulheres (MLM)
Na noite da absolvição das «Três Marias», um grupo de mulheres reúne-se em casa de Maria Isabel Barreno, no Areeiro, para discutir a criação de um movimento feminista: surge o Movimento de Libertação das Mulheres, para «lutar pela igualdade e pela libertação das mulheres», nas palavras de Maria Teresa Horta.13 Entre as fundadoras estava Madalena Barbosa.4 Foi, segundo a historiadora Manuela Tavares, a primeira associação feminista a pôr na agenda política o aborto, as sexualidades e a violência contra as mulheres.3
Maria Isabel Barreno · Madalena Barbosa · Maria Teresa Horta

14 mai 1974
Extintas a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa
A Lei n.º 2/74 extingue a Assembleia Nacional e a Câmara Corporativa.1 A Lei n.º 3/74 define a estrutura constitucional transitória: a Constituição de 1933 mantém-se naquilo que não contrariar o Programa do MFA, e uma Assembleia Constituinte, eleita por sufrágio universal, direto e secreto até 31 de março de 1975, fará a nova.2 No mesmo dia, o Decreto-Lei n.º 199/74 extingue as comissões de censura aos espetáculos.3
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da Assembleia Nacional e da Câmara Corporativa (Lei 2/74 de 14 de Maio)
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Estrutura constitucional transitória (Lei 3/74 de 14 de Maio)
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Extinção da censura a espectáculos (Dec.-Lei 199/74 de 14 de Maio)

15 mai 1974
Spínola toma posse como Presidente da República
Proclamado Presidente da República pela Junta de Salvação Nacional, com poderes semelhantes aos da Constituição então em vigor e até às eleições, o general António de Spínola toma posse no Palácio de Queluz, saudado em nome da Junta por Costa Gomes.21 A escolha de Adelino da Palma Carlos para primeiro-ministro do I Governo Provisório é vista como uma vitória spinolista.1

16 mai 1974
Toma posse o I Governo Provisório, de Palma Carlos
Toma posse o I Governo Provisório, presidido por Adelino da Palma Carlos, com Mário Soares, Álvaro Cunhal e Sá Carneiro, entre outros.21 Maria de Lourdes Pintasilgo é secretária de Estado da Segurança Social.3
17 mai 1974
Sai o primeiro «Avante!» legal
Depois de 43 anos de publicação clandestina — o primeiro número saíra em fevereiro de 1931 —, o jornal do PCP sai pela primeira vez legalmente.1
27 mai 1974
Fixado o primeiro salário mínimo nacional
O Decreto-Lei n.º 217/74 garante a todos os trabalhadores por conta de outrem, incluindo os funcionários públicos, uma remuneração não inferior a 3300$00 — o primeiro salário mínimo nacional, que beneficiava cerca de metade da população ativa.21 Ficavam de fora, para já, os militares, os trabalhadores rurais, os empregados domésticos e os menores de vinte anos.2 Vivia-se um período de grandes conflitos laborais, em empresas como a Lisnave, a Timex e os CTT, e de ocupações de casas desabitadas.1
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Primeiras medidas económicas do Governo Palma Carlos: salário mínimo nacional e congelamento de rendas (Dec.-Lei 217/74 de 27 de Maio)

28 mai 1974
Artistas tapam a estátua de Salazar no Palácio Foz
Uma centena de artistas reunidos pelo Movimento Democrático dos Artistas Plásticos, nascido a 8 de maio na Sociedade Nacional de Belas Artes, entra no pátio do Palácio Foz, antiga sede da Secretaria de Estado da Informação e Turismo, e tapa com um pano preto e uma faixa verde e vermelha a estátua de Salazar, obra de Francisco Franco. Querem-na guardada num museu: «A arte fascista faz mal à vista», dizia o pintor Vespeira.1
Palácio Foz – Secrétariat de la propagande nationale / Secrétariat national de l’information (SPN/SNI) · Société nationale des beaux-arts · António de Oliveira Salazar
12 juin 1974· femmes
Decreto-Lei n.º 251/74 abre às mulheres a magistratura
O Decreto-Lei n.º 251/74 declara contrária aos princípios democráticos qualquer discriminação baseada no sexo e abre a todos os cidadãos, «independentemente do seu sexo», os cargos de juiz, do Ministério Público e dos quadros dos funcionários de justiça.21 Até ao fim de 1977, as mulheres até aos 45 anos de idade podiam concorrer a juiz e a delegado do procurador da República.2 Semanas depois, o Decreto-Lei n.º 308/74 abriria às mulheres a carreira diplomática.3

6 juillet 1974· femmes
Decreto-Lei n.º 308/74: as mulheres entram na carreira diplomática
Assinado pelo ministro dos Negócios Estrangeiros, Mário Soares, o diploma dá nova redação à lei orgânica do ministério e deixa de exigir que os candidatos ao serviço diplomático sejam «do sexo masculino».21 O primeiro concurso aberto a mulheres abre a 13 de novembro de 1974: elas são logo 25% das candidaturas e 11 dos 43 admitidos.1

18 juillet 1974· femmes
Maria de Lourdes Pintasilgo, Ministra dos Assuntos Sociais
Secretária de Estado da Segurança Social no I Governo Provisório, Maria de Lourdes Pintasilgo assume no II, de Vasco Gonçalves, o Ministério dos Assuntos Sociais, que mantém no III, até 25 de março de 1975.125 Introduz o princípio da universalidade das prestações sociais do Estado e faz nascer a Comissão da Condição Feminina.54
RTP Arquivos : Conferência de Imprensa de Melo Antunes
- 1Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico: Governo Provisório II – Composição
- 2Governo da República Portuguesa – Arquivo Histórico: Governo Provisório III – Composição
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 4Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
- 5Arquivo Maria de Lourdes Pintasilgo / Fundação Cuidar o Futuro
- 6RTP Ensina

27 juillet 1974
Lei n.º 7/74 reconhece o direito das colónias à independência
27 août 1974
Decreto-Lei n.º 392/74 regula o direito à greve
Revogando a proibição da greve e do lock-out do Estatuto do Trabalho Nacional de 1933, o diploma garante aos trabalhadores o direito à greve, com exceção das forças militares e militarizadas, dos magistrados, das polícias, dos guardas prisionais e dos bombeiros.1

7 septembre 1974
Acordo de Lusaka marca a independência de Moçambique para 25 de junho de 1975
Assinado em Lusaka pela FRELIMO, de Samora Machel, e por uma delegação portuguesa de que fazia parte Mário Soares, o acordo prevê a transferência progressiva de poderes, com um Alto-Comissário e um Governo de Transição, e a independência de Moçambique a 25 de junho de 1975, aniversário da FRELIMO.1 O cessar-fogo começa às zero horas de 8 de setembro.1

10 septembre 1974
Portugal reconhece a independência da Guiné-Bissau
Cumprindo o protocolo assinado em Argel a 26 de agosto com o PAIGC, o Presidente Spínola declara que Portugal reconhece solenemente a independência da República da Guiné-Bissau, que o PAIGC proclamara unilateralmente em setembro de 1973.124
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Declaração sobre a independência da Guiné-Bissau
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Acordo entre o Governo Português e o PAIGC
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1974
- 4Associação 25 de Abril

28 septembre 1974
A «maioria silenciosa» e as barricadas
Spínola e setores conservadores convocaram para 28 de setembro, em Belém, uma manifestação de apoio ao Presidente que legitimasse o reforço dos seus poderes.12 Sindicatos, comissões de moradores e partidos de esquerda levantaram barricadas nos acessos a Lisboa e por todo o país; o COPCON, de Otelo Saraiva de Carvalho, prendeu organizadores, Spínola desconvocou a manifestação e o MFA proibiu-a.1325 A 30 de setembro, Spínola renunciou e Costa Gomes sucedeu-lhe.4
Palácio de Belém · António de Spínola · Otelo Saraiva de Carvalho · Costa Gomes
RTP Arquivos : Liberdade é Nome de Mulher
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: 28 de Setembro
- 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Apelos à «maioria silenciosa»
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Detenções do 28 de setembro
- 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
- 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra

30 septembre 1974
Spínola renuncia; Costa Gomes é Presidente
Numa reunião do Conselho de Estado, em intervenção transmitida pela RTP, o general Spínola anuncia a renúncia à Presidência da República, dois dias depois do fracasso da «maioria silenciosa».12 Sucede-lhe o general Costa Gomes e toma posse o III Governo Provisório, de novo chefiado por Vasco Gonçalves; reforça-se o domínio político dos militares e da esquerda.43
15 novembre 1974· femmes
Lei eleitoral consagra o sufrágio universal aos 18 anos
O Decreto-Lei n.º 621-A/74, que aprova a parte da lei eleitoral relativa ao recenseamento, define como eleitores da Assembleia Constituinte «os cidadãos portugueses de ambos os sexos, maiores de 18 anos», e reconhece o direito de voto aos analfabetos.1 Pela primeira vez, as mulheres votam nas mesmas condições que os homens.24 O recenseamento começa a 9 de dezembro e inscreve mais de 6,2 milhões de eleitores, 53% dos quais mulheres, para as eleições de 25 de abril de 1975.32
- 1Diário da República Eletrónico
- 2Assembleia da República
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 4Ordem dos Advogados
- 5Wikipédia (português)
- 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Eleições para a Assembleia Constituinte
- 7RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte

21 novembre 1974
Humberto Delgado reintegrado a título póstumo
Considerando que «a Nação sente como seu dever o reconhecimento público das virtudes e do valor» do general Humberto Delgado, o Decreto-Lei n.º 647/74 reintegra-o a título póstumo no seu posto da Força Aérea.1 Assassinado em 1965 perto de Olivença, Delgado seria trasladado para Lisboa em 1975 e para o Panteão Nacional em 1990.2
1975

1975· femmes
Maria Lamas volta à «Modas e Bordados», como diretora honorária
Afastada d'O Século em 1947, quando a polícia fechou o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas, Maria Lamas é convidada por Maria Antónia Fiadeiro, chefe de redação, para diretora honorária da revista onde trabalhara mais de vinte anos.1 Fiadeiro dedica-lhe um número especial, e a revista passa a chamar-se «Mulher – Modas e Bordados», com uma linha editorial feminista.2
O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Maria Lamas · Maria Antónia Fiadeiro

13 janvier 1975· femmes
Manifestação feminista do MLM atacada no Parque Eduardo VII
Cerca de quinze militantes do Movimento de Libertação das Mulheres, entre elas Maria Teresa Horta, preparam no Parque Eduardo VII uma ação simbólica: queimar «símbolos da opressão» — os códigos Civil e Penal, revistas pornográficas, panos do pó —, com uma noiva, uma dona de casa e uma vamp a encarnar os estereótipos femininos.21 Atraída por uma notícia do Expresso que anunciava um «strip-tease», uma multidão de homens insulta, apalpa e agride as mulheres; só a noiva não é tocada.23 Muitas refugiam-se em casa de Madalena Barbosa, junto ao parque.3 «Dez mulheres apenas bastaram para pôr o centro da cidade em polvorosa. Que poderão fazer cem mil?», perguntou Maria Antónia Palla no «Século Ilustrado».1
Parque Eduardo VII · Madalena Barbosa · Maria Antónia Palla · Maria Teresa Horta
RTP Arquivos : Boicote à manifestação do Movimento de Libertação das Mulheres
15 janvier 1975
Acordo do Alvor fixa a independência de Angola

1er février 1975· femmes
Criada a Comissão da Condição Feminina
Por iniciativa de Maria de Lourdes Pintasilgo, ministra dos Assuntos Sociais, o Decreto-Lei n.º 47/75 dá autonomia administrativa e põe em regime de instalação a Comissão da Condição Feminina (CCF), herdeira da comissão para a política relativa à mulher que ela presidia desde 1973.513 Antecessora da atual CIG, a CCF começa o levantamento das discriminações legais contra as mulheres e as primeiras propostas de mudança no direito da família e do trabalho.1
15 février 1975· femmes
Protocolo Adicional à Concordata abre caminho ao divórcio dos casamentos católicos
No Vaticano, Portugal e a Santa Sé assinam um Protocolo Adicional que dá nova redação ao artigo XXIV da Concordata de 1940: os tribunais civis deixam de estar impedidos de decretar o divórcio dos casamentos católicos, e a Santa Sé limita-se a lembrar aos católicos o «grave dever» de não recorrerem a ele.31 Assinou-o pelo Estado português o ministro da Justiça, Salgado Zenha.1 Abria caminho à nova lei do divórcio, de maio.4

du mars 1975 au 7 novembre 1975
O «caso Renascença»
Depois do 11 de Março, uma comissão de trabalhadores ocupa os estúdios de Lisboa da Rádio Renascença, propriedade do Episcopado.12 A 18 de junho, uma manifestação de apoio aos trabalhadores cruza-se com uma contramanifestação de católicos, que se refugiam no Patriarcado.1 O primeiro-ministro Pinheiro de Azevedo manda encerrar a emissora a 29 de setembro; reocupada a 21 de outubro, o conflito só acaba com a destruição à bomba dos emissores da Buraca, por ordem do Governo, a 7 de novembro.1
Rádio Renascença (studios de la Rua Capelo) · Pinheiro de Azevedo
8 mars 1975· femmes
Primeiro Dia Internacional da Mulher celebrado em liberdade
Depois de comemorações clandestinas e reprimidas — em Lisboa, em 1953, no Porto, em 1962, na Serra de Sintra, em 1969 —, o 8 de Março é pela primeira vez celebrado em Portugal em liberdade.1 É o Ano Internacional da Mulher, proclamado pela ONU.2
RTP Arquivos : Comemorações do Dia Internacional da Mulher em Lisboa

11 mars 1975
Golpe spinolista de 11 de Março falha
A ala spinolista tenta um golpe: aviões da Base Aérea n.º 3 atacam o quartel do RAL 1, em Lisboa, e paraquedistas de Tancos cercam-no; morre o soldado Joaquim Carvalho Luís.531 No Quartel do Carmo, oficiais da GNR prendem o comandante-geral; o COPCON ocupa o aeroporto, a 5.ª Divisão a Emissora Nacional, e o emissor do Rádio Clube Português em Porto Alto é atacado.536 O golpe falha ao princípio da tarde e Spínola foge de helicóptero para Espanha; seguem-se a criação do Conselho da Revolução e a nacionalização da banca e dos seguros.62
Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Largo do Carmo et caserne du Carmo · Aéroport de Lisbonne (Portela) · Emissora Nacional (Rua do Quelhas) · Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · António de Spínola
RTP Arquivos : Intentona de 11 de Março
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Cronologia Ilustrada – 1975
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Instituição do Conselho da Revolução (Lei 5/75 de 14 de Março)
- 3Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 4Ler História, n.º 69 (OpenEdition Journals)
- 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): RAL 1 – Lisboa
- 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Os acontecimentos do 11 de Março de 1975
- 7RTP Ensina
14 mars 1975
Criação do Conselho da Revolução e nacionalização da banca
A Lei Constitucional n.º 5/75 extingue a Junta de Salvação Nacional e o Conselho de Estado e cria o Conselho da Revolução e a Assembleia do MFA, que assim se institucionaliza depois do 11 de Março.41 No mesmo dia, o Decreto-Lei n.º 132-A/75 nacionaliza a banca comercial; a 15 de março as nacionalizações estendem-se aos seguros.2
- 1Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Institucionalização do MFA
- 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Reformas económicas
- 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
- 4Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – Instituição do Conselho da Revolução (Lei 5/75 de 14 de Março)
- 5Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra: Legislação 25A – As jornadas de Março segundo a Imprensa; Costa Gomes dá posse ao Conselho da Revolução (20/3/75)

25 avril 1975· femmes
Primeiras eleições livres e por sufrágio universal
Um ano depois da revolução, 91,7% dos eleitores votam nas primeiras eleições livres, para a Assembleia Constituinte; o recenseamento passara de cerca de 1,8 milhões de eleitores, em 1973, para mais de 6,2 milhões, 53% dos quais mulheres.214 O PS vence com 37,9%, seguido do PPD (26,4%) e do PCP (12,5%).2 São eleitas 20 deputadas em 250, cerca de 8%.1
Voir dans les archives : Assembleia da República
Court documentaire du Parlement sur les élections à l’Assemblée constituante du 25 avril 1975, le premier scrutin libre et universel du pays. Environ 92 % des électeurs inscrits ont voté, soit près de six millions de personnes.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Eleições para a Assembleia Constituinte em Lisboa
- 1Assembleia da República
- 2Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 3Comissão Nacional de Eleições
- 4Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC)
- 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Eleições para a Assembleia Constituinte
- 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Resultado das eleições
- 7Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril
- 8Assembleia da República – Comunicar
- 9Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra

25 avril 1975· femmes
Eleição da Assembleia Constituinte: 20 deputadas
Nas eleições para a Assembleia Constituinte são eleitas 20 mulheres num total de 250 deputados.2 Com renúncias e substituições, 27 deputadas exercem funções até 2 de abril de 1976 — 16 do PS, cinco do PCP, cinco do PPD e uma do CDS —, entre elas Sophia de Mello Breyner Andresen, Maria Alda Nogueira e Helena Roseta.12 Na Câmara tratavam-nas por «minha senhora», e os risos com que foi recebida a proposta de um artigo sobre a igualdade da mulher justificavam, para Alda Nogueira, que o princípio ficasse na Constituição.2
Palácio de São Bento · Sophia de Mello Breyner Andresen · Maria Alda Nogueira · Helena Roseta
Voir dans les archives : Assembleia da República
Court reportage de la série « Cápsula do Tempo » (Capsule temporelle), du Parlement, consacré aux femmes de l’Assemblée constituante de 1975–1976.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

19 mai 1975
Começa o «caso República»
Os trabalhadores do República afastam o diretor, Raul Rêgo, o diretor-adjunto e o chefe de redação, acusando-os de serem porta-vozes do PS; Rêgo e os jornalistas solidários ficam retidos nas instalações até o ministro da Comunicação Social os mandar libertar.21 O caso torna-se um dos principais confrontos da revolução: quando o jornal volta a sair, em julho, sob direção militar, os ministros do PS, de Mário Soares, saem do Governo.23
Siège du journal República (Rua da Misericórdia) · Mário Soares
27 mai 1975· femmes
Decreto-Lei n.º 261/75 permite o divórcio dos casados pela Igreja
Aplicando o Protocolo Adicional à Concordata, o IV Governo Provisório altera o Código Civil: o casamento católico passa a reger-se, nos seus efeitos, pela lei do Estado e pode ser dissolvido nos tribunais civis «nos mesmos termos e com os mesmos fundamentos» que o civil.12 O diploma, do ministro da Justiça Salgado Zenha, institui também o divórcio por mútuo consentimento.1
27 mai 1975· femmes
Nova lei do divórcio
Promulgado a 22 de maio, o Decreto-Lei n.º 261/75 ficou conhecido como a nova lei do divórcio.13 Desde a Concordata de 1940, os tribunais civis não podiam decretar o divórcio dos casamentos católicos — uma solução que, notava o diploma, só vigorava em Portugal e na República Dominicana.3 Para os historiadores das «Memórias da Revolução», da RTP, até ao 25 de Abril as mulheres estavam impedidas de se divorciar e de viajar para o estrangeiro sem o consentimento do marido.2
- 1RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Nova lei do divórcio
- 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Direitos das mulheres
- 3Diário da República Eletrónico
- 4Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social

2 juin 1975· femmes
Sessão inaugural da Assembleia Constituinte
Com um discurso do Presidente Costa Gomes, abre em São Bento a Assembleia Constituinte, que trabalhará dez meses.31 Das 27 deputadas que ali tiveram assento, só seis participaram em comissões e apenas Sophia de Mello Breyner Andresen presidiu a uma, a da redação do preâmbulo da Constituição; Maria Alda Nogueira foi a única mulher da 1.ª Comissão.1
Palácio de São Bento · Costa Gomes · Sophia de Mello Breyner Andresen · Maria Alda Nogueira
Voir dans les archives : Assembleia da República
Évocation, par le Parlement, de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante, ouverte à 16 h 12 le 2 juin 1975 par le président par intérim Henrique de Barros. Elle suit les travaux jusqu’à l’approbation de la Constitution, le 2 avril 1976.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Abertura solene da Assembleia Constituinte
- 1Assembleia da República
- 2RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte
- 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Abertura solene da Assembleia Constituinte
25 juin 1975
Independência de Moçambique
Moçambique torna-se independente, na data fixada pelo Acordo de Lusaka: o aniversário da fundação da FRELIMO.123

5 juillet 1975
Independência de Cabo Verde
É proclamada na cidade da Praia a independência de Cabo Verde.12 O PAIGC, partido da independência da Guiné e de Cabo Verde, fora fundado em 1959 por Amílcar Cabral e outros; Cabral fora assassinado em Conacri em 1973.3
12 juillet 1975
Independência de São Tomé e Príncipe
São Tomé e Príncipe torna-se independente.12 Em novembro, a poeta Alda do Espírito Santo, depois ministra da Educação e Cultura, escreve a letra do hino nacional, «Independência Total».3
13 juillet 1975
Assalto à sede do PCP em Rio Maior abre o «Verão Quente»

19 juillet 1975
Comício do PS na Fonte Luminosa
Na Alameda D. Afonso Henriques, junto à Fonte Luminosa, o PS reuniu uma multidão; Mário Soares atacou diretamente o PCP, o primeiro-ministro Vasco Gonçalves e a Intersindical e exigiu a demissão do chefe do Governo.12 É considerado um dos momentos decisivos do Verão Quente.21
Alameda D. Afonso Henriques et Fonte Luminosa · Mário Soares

du août 1975 au octobre 1975
A «ponte aérea» traz de Angola mais de 228 mil pessoas
Entre agosto e outubro de 1975, a «ponte aérea» organizada pelo Governo entre Luanda e o aeroporto de Lisboa transporta 228 471 passageiros, parte deles em aviões cedidos por outros países, antes da independência de Angola, marcada para 11 de novembro.1 Estima-se que cerca de meio milhão de pessoas, que ficaram conhecidas como «retornados», tenham chegado das antigas colónias, sobretudo no verão e no outono de 1975.2 Os caixotes com os seus haveres cobriram durante meses o cais da Gare Marítima de Alcântara.3

8 août 1975
O «Documento dos Nove»
Um grupo de oficiais do MFA — entre os subscritores estava Salgueiro Maia — assina o «Documento dos Nove», contra a orientação do primeiro-ministro Vasco Gonçalves.13 A 13 de agosto, o COPCON, de Otelo Saraiva de Carvalho, responde com a sua «autocrítica revolucionária», o «Documento do COPCON»: o MFA parte-se em três campos — os «Nove», próximos do PS, os «gonçalvistas», ligados ao PCP, e a linha de Otelo.2
27 septembre 1975
Manifestantes destroem a Embaixada de Espanha em Lisboa
12 octobre 1975· femmes
2.º Encontro Nacional do MDM no Liceu D. Filipa de Lencastre
Sob o lema «Mulher: Portugal novo também é teu filho», o Movimento Democrático de Mulheres reúne-se no Liceu D. Filipa de Lencastre, em Lisboa, num encontro presidido por Maria Lamas e outras dirigentes.1 Elege Maria Lamas presidente honorária, aprova os primeiros estatutos e envia ao presidente da Assembleia Constituinte uma moção contra o facto de ainda não ter sido aprovada «qualquer medida referente à igualdade de direitos entre a mulher e o homem».1

7 novembre 1975
Militares fazem explodir os emissores da Rádio Renascença
Por ordem do Governo, o Agrupamento Militar de Intervenção faz explodir os emissores da Rádio Renascença, na Buraca, pondo fim ao conflito com os trabalhadores que ocupavam a emissora.12 A 27 de novembro, a Rádio Renascença seria devolvida à Igreja.1

11 novembre 1975
Independência de Angola
Depois de as autoridades portuguesas se retirarem a 10 de novembro, é proclamada a independência de Angola, fixada pelo Acordo do Alvor; o MPLA, de Agostinho Neto, assume sozinho o poder em Luanda, e o país mergulha numa longa guerra civil.123

12 novembre 1975
Trabalhadores da construção civil cercam a Assembleia Constituinte
Em luta pelo contrato coletivo de trabalho, uma manifestação de operários da construção civil — cerca de 100 mil pessoas, segundo a imprensa da época — cerca o Palácio de São Bento e impede os deputados constituintes de sair durante 36 horas.31 Na residência oficial, ao lado, fica retido o primeiro-ministro, Pinheiro de Azevedo, que só na madrugada de 14 fecha um acordo com os sindicatos; os deputados saem ao fim da manhã de 13, entre alas de manifestantes.356 Entre eles estavam Sophia de Mello Breyner Andresen, que respondeu «Fascista, eu?», e Helena Roseta, que protestaria na Constituinte contra o «espetáculo de manipulação».23
Palácio de São Bento · Pinheiro de Azevedo · Sophia de Mello Breyner Andresen · Helena Roseta
RTP Arquivos : Sessão na Assembleia Constituinte
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Assembleia da República
- 3Assembleia da República – Comunicar: O cerco ao Palácio de São Bento (12/13 de novembro)
- 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Cerco à Assembleia Constituinte – Parte 1
- 5RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): Cerco à Assembleia Constituinte – Parte 2
- 6RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): A eleição da Assembleia Constituinte
- 7Assembleia da República – Comunicar: A construção da democracia (1974-1976)

16 novembre 1975
Manifestação unitária no Terreiro do Paço
Quatro dias depois do cerco a São Bento, realizou-se no Terreiro do Paço uma grande manifestação unitária contra a «viragem à direita» do VI Governo Provisório; os deputados do PS, do PPD e do CDS tinham partido para o Porto, por entenderem não haver segurança em Lisboa.1 Na Constituinte, o deputado comunista Octávio Pato evocou-a como «um marco no combate pela revolução democrática, rumo ao socialismo».1
Terreiro do Paço (Praça do Comércio)
RTP Arquivos : Manifestação de trabalhadores da cintura industrial de Lisboa I

25 novembre 1975
25 de Novembro: fim do período revolucionário
De madrugada, paraquedistas da Base-Escola de Tancos ocupam bases aéreas e o Comando da 1.ª Região Aérea, em Monsanto; forças do RALIS, o antigo RAL 1, tomam posições e a Escola Prática de Administração Militar ocupa os estúdios da RTP.24 No Palácio de Belém, o Presidente Costa Gomes chama Álvaro Cunhal para desmobilizar os militantes do PCP e decreta o estado de sítio na região de Lisboa; os Comandos da Amadora, dos militares do «Grupo dos Nove», respondem.21 A Emissora Nacional é ocupada pela Polícia Militar e o Rádio Clube Português deixa de emitir; a 26, o ataque dos Comandos ao Regimento da Polícia Militar, na Calçada da Ajuda — o quartel de Lanceiros 2 —, faz três mortos.21 Otelo Saraiva de Carvalho é afastado do comando do COPCON.1
Palácio de Belém · Caserne de Lanceiros 2 / Régiment de police militaire (Calçada da Ajuda) · Studios de la RTP au Lumiar · Emissora Nacional (Rua do Quelhas) · Rádio Clube Português (studios de la Rua Sampaio e Pina) · Caserne du 1er régiment d’artillerie légère (RAL 1, puis RALIS) · Costa Gomes · Otelo Saraiva de Carvalho · Álvaro Cunhal
- 1Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 2Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: 25 de Novembro de 1975
- 3RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): 25 de Novembro
- 4RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola): O desencadear do 25 de Novembro
- 5Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril: Salgueiro Maia
7 décembre 1975
A Indonésia invade Timor
1976

4 février 1976· femmes
RTP emite «O Aborto não é um Crime», de Maria Antónia Palla
Na série «Nome Mulher», que fazia com Antónia de Sousa, a jornalista Maria Antónia Palla mostra a prática do aborto clandestino numa reportagem realizada por Monique Rutler, da cooperativa Cinequipa.12 Perante os protestos, a série é suspensa e, depois de uma queixa da direção da Maternidade Alfredo da Costa por «exercício ilegal da medicina», o Ministério Público acusa Palla de atentado público ao pudor e incitamento ao crime.21 O julgamento começa a 16 de maio de 1979 no Tribunal da Boa-Hora, com a advogada Lia Viegas na defesa; Palla defende então que é urgente legalizar o aborto, para acabar com «esse negócio escandaloso que é o aborto clandestino».12 Acaba absolvida.2
Tribunal de la Boa-Hora · Maria Antónia Palla

2 avril 1976· femmes
Assembleia Constituinte aprova a Constituição da República
Depois de dez meses de trabalhos no Palácio de São Bento, a Assembleia Constituinte lê na íntegra o texto da Constituição a partir das 9h45 e aprova-o à tarde, com os votos contra do CDS; cerca das 22h00, o Presidente Costa Gomes assina o decreto de promulgação.109 O artigo 13.º proíbe privilegiar ou prejudicar alguém em razão do sexo e o artigo 36.º dá aos cônjuges «iguais direitos e deveres», o que obriga a rever o Código Civil.62 Das 27 deputadas que passaram pela Constituinte, só Sophia de Mello Breyner Andresen presidiu a uma comissão, a da redação do preâmbulo.1 A Constituição entra em vigor a 25 de abril de 1976, o dia das primeiras eleições legislativas.610
Palácio de São Bento · Costa Gomes · Sophia de Mello Breyner Andresen
Voir dans les archives : Assembleia da República
Évocation, par le Parlement, de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante, ouverte à 16 h 12 le 2 juin 1975 par le président par intérim Henrique de Barros. Elle suit les travaux jusqu’à l’approbation de la Constitution, le 2 avril 1976.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
RTP Arquivos : Aprovação da Constituição da República Portuguesa 1976
- 1Assembleia da República: As mulheres na Constituinte de 1975-1976
- 2Assembleia da República: A revisão do Código Civil e os Direitos das Mulheres (1977)
- 3Centro de Documentação 25 de Abril, Universidade de Coimbra
- 4Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
- 5Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa – Análise Social
- 6Assembleia da República: Constituição da República Portuguesa – texto originário, aprovado em 2 de abril de 1976
- 7Assembleia da República – Comunicar: O cerco ao Palácio de São Bento (12/13 de novembro)
- 8Assembleia da República – Comunicar: A construção da democracia (1974-1976)
- 9RTP – Memórias da Revolução (textos de Aniceto Afonso, Carlos Matos Gomes e Maria Inácia Rezola)
- 10Assembleia da República – Comunicar: Sessão de encerramento da Assembleia Constituinte (1976)
1976–aujourd’hui
Après 1976
La démocratie constitutionnelle — et la lutte des femmes pour l’égalité dans la loi et dans la vie, qui ne s’est pas arrêtée en 1976.
1976

25 avril 1976
Primeiras eleições legislativas
No dia em que a nova Constituição entra em vigor, os portugueses elegem pela primeira vez os 263 deputados da Assembleia da República, um ano depois das eleições para a Constituinte.52 O PS de Mário Soares vence com 34,88% e 107 deputados, à frente do PPD (24,35%), do CDS (15,97%) e do PCP (14,39%); a abstenção duplica, de 8,34% para 16,47%.51 A campanha decorre num clima de violência política: a 2 de abril, uma bomba colocada no automóvel em que seguiam vitima o padre Maximino de Sousa, candidato da UDP por Vila Real, e uma jovem de 19 anos.5

29 avril 1976· femmes
O Conselho da Revolução extingue «O Século — Hoje», de Natália Correia
Desde 20 de abril, Natália Correia dirigia «O Século — Hoje», suplemento político diário d'O Século, a convite do diretor do jornal, João Gaspar Simões; o primeiro número trazia como editorial a Declaração Universal dos Direitos do Homem, e o de 24 de abril, véspera de eleições, saiu com «Visado pela Comissão de Reflexão» a vermelho na primeira página. A 29 de abril, sob proposta do Presidente Costa Gomes, o Conselho da Revolução extingue-o por publicar artigos «ofensivos e caluniosos para o Conselho da Revolução e para as Forças Armadas». O nono e último número sai no dia seguinte.1
O Século — la rédaction de « Modas e Bordados » · Natália Correia · Costa Gomes

27 juin 1976
Ramalho Eanes eleito primeiro Presidente constitucional
António Ramalho Eanes é o primeiro Presidente da República eleito ao abrigo da Constituição de 1976, com 61,5% dos votos, à frente de Otelo Saraiva de Carvalho (16,5%), de Pinheiro de Azevedo (14,4%) e de Octávio Pato (7,5%).1 No mesmo dia elegem-se as assembleias regionais dos Açores e da Madeira.2 Só depois desta eleição toma posse o I Governo Constitucional.3

23 juillet 1976
Toma posse o I Governo Constitucional, de Mário Soares
Toma posse o I Governo Constitucional, só do PS e chefiado por Mário Soares, que venceu as eleições de abril sem maioria absoluta e cumpre a promessa de governar sozinho; acaba a fase dos governos provisórios.134 Na composição do Governo, ao longo de 1976 a 1978, há uma só mulher: Manuela Morgado, secretária de Estado do Tesouro e depois das Finanças.1
1977

novembre 1977· femmes
Revisão do Código Civil acaba com o «chefe de família»
Em janeiro de 1977 toma posse, perante o ministro da Justiça, Almeida Santos, a comissão que revê o Código Civil, presidida por Isabel de Magalhães Colaço, a primeira mulher a doutorar-se em Direito em Portugal; dela faz parte Maria da Nazareth Lobato Guimarães, a primeira a ensinar Direito na Universidade de Coimbra.1 A 12 de julho, a Assembleia da República autoriza o Governo a legislar, só com os votos contra do CDS; Alda Nogueira, do PCP, saúda uma proposta que «reintegra a mulher no lugar que lhe compete» na família, «como o ser de iguais direitos e deveres que é».1 O Decreto-Lei n.º 496/77, promulgado a 6 de outubro e publicado a 25 de novembro, entra em vigor a 1 de abril de 1978: acaba o poder marital, e o casamento passa a assentar na igualdade de direitos e deveres dos cônjuges.41 A Comissão da Condição Feminina esteve muito envolvida nestas alterações.3
Palácio de São Bento · Maria Alda Nogueira
Voir dans les archives : Assembleia da República
Reportage du Parlement sur la révision du Code civil de 1977, entrée en vigueur le 1er avril 1978, qui a changé les droits des femmes dans la famille et au travail.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».

17 novembre 1977· femmes
Decreto-Lei n.º 485/77 institucionaliza a Comissão da Condição Feminina
Em regime de instalação desde 1975, a Comissão da Condição Feminina ganha lei orgânica: o Decreto-Lei n.º 485/77 integra-a na Presidência do Conselho de Ministros, na dependência do primeiro-ministro, para «apoiar todas as formas de consciencialização das mulheres portuguesas e a eliminação das discriminações contra elas praticadas».21 O seu conselho consultivo tem uma secção interministerial e outra de organizações não governamentais de mulheres, que Maria de Lourdes Pintasilgo já chamara a trabalhar com a comissão.21 A CIG, sua herdeira, festeja nesta data o aniversário institucional.1
25 novembre 1977· femmes
Decreto-Lei n.º 496/77: reforma do Código Civil
Publicado num suplemento do Diário da República, o Decreto-Lei n.º 496/77 reescreve o direito da família para cumprir a Constituição de 1976, que impõe «a plena igualdade de direitos e deveres dos cônjuges».1 Desaparece o poder marital: a orientação da vida familiar cabe aos dois, a residência da família escolhe-se por acordo, a mulher casada deixa de ter por domicílio legal o do marido e cada cônjuge pode exercer qualquer profissão sem o consentimento do outro.1 A idade para casar passa a ser de 16 anos para a mulher como para o homem, a maioridade desce para os 18 anos e acaba a discriminação dos filhos nascidos fora do casamento.1 Promulgado a 6 de outubro, o diploma entra em vigor a 1 de abril de 1978 e fecha a revisão preparada ao longo de 1977.12
Voir dans les archives : Assembleia da República
Reportage du Parlement sur la révision du Code civil de 1977, entrée en vigueur le 1er avril 1978, qui a changé les droits des femmes dans la famille et au travail.
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Assembleia da República
Assembleia da República, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
1978

18 février 1978
Lisboa acompanha a trasladação dos mortos do Tarrafal
Debaixo de chuva forte, milhares de pessoas percorrem Lisboa a acompanhar os restos mortais dos presos que morreram no campo de concentração do Tarrafal, aos gritos de «Tarrafal nunca mais» e «Fascismo nunca mais».1 No Cemitério do Alto de São João é inaugurado um mausoléu, erguido por subscrição pública, com os nomes das 32 vítimas e a dedicatória «Aos que na longa noite do fascismo foram portadores da liberdade e pela liberdade morreram no Campo de Concentração do Tarrafal».1 Os 32 morreram entre 1936 e o primeiro encerramento do campo, em 1954.2
Camp de concentration de Tarrafal (Cap-Vert)
RTP Arquivos : Funeral e trasladação das vítimas do Campo de Concentração do Tarrafal
1979

1er août 1979· femmes
Maria de Lourdes Pintasilgo, primeira mulher primeira-ministra
Convidada pelo Presidente Ramalho Eanes para chefiar um governo de gestão, Maria de Lourdes Pintasilgo toma posse no Palácio da Ajuda à frente do V Governo Constitucional, que dura até janeiro de 1980.134 É a primeira mulher a chefiar um governo em Portugal e a segunda na Europa, depois de Margaret Thatcher.35 No seu Governo há mais duas mulheres, as secretárias de Estado Teresa Santa Clara Gomes e Gabriela Guedes Salgueiro, e a escritora Maria Velho da Costa é adjunta do secretário de Estado da Cultura, Hélder Macedo.28
Maria de Lourdes Pintasilgo · Maria Velho da Costa
RTP Arquivos : Tomada de posse de Maria de Lurdes Pintasilgo
20 septembre 1979· femmes
Decreto-Lei n.º 392/79: igualdade no trabalho e no emprego
O diploma garante às mulheres igualdade de oportunidades e de tratamento com os homens no trabalho e no emprego, proíbe anúncios de emprego com preferências de sexo e revoga as normas que lhes vedavam o acesso a qualquer emprego ou profissão; junto do Ministério do Trabalho cria a Comissão para a Igualdade no Trabalho e no Emprego (CITE).1 No preâmbulo, o Governo reconhece que a igualdade «não será alcançada por mera obra da lei».1 Foi aprovado em Conselho de Ministros a 31 de julho de 1979, ainda pelo Governo de Carlos Mota Pinto, e promulgado pelo Presidente Ramalho Eanes a 31 de agosto.1
1980

25 avril 1980
Placa de cidadãos na antiga sede da PIDE
No sexto aniversário da revolução, um grupo de cidadãos coloca na fachada da antiga sede da PIDE/DGS, na Rua António Maria Cardoso, uma placa: «Aqui, na tarde de 25 de Abril de 1974, a PIDE abriu fogo sobre o povo de Lisboa e matou», seguida dos nomes de Fernando Giesteira, José Barneto, Fernando Reis e João Arruda — dois deles grafados com erro, «Fernando C. Gesteira» e «José Guilherme R. Arruda».1234 Retirada nas obras que fizeram do edifício um condomínio de luxo, a placa só foi reposta no fim de 2009, depois de uma queixa do movimento Não Apaguem a Memória, e num canto inferior quase invisível para quem passa.1 Roubada no fim de março de 2014, foi substituída pela Câmara de Lisboa por uma réplica, no mesmo lugar, em abril desse ano.5 Em 2010, a Câmara pusera ali outra placa, sobre a história do lugar.3
Siège de la PVDE / PIDE / DGS · Fernando Giesteira · José Barneto · Fernando Reis · João Arruda
26 juillet 1980· femmes
Portugal ratifica a Convenção CEDAW sem reservas
A Lei n.º 23/80, aprovada pela Assembleia da República a 27 de junho e promulgada pelo Presidente Ramalho Eanes a 14 de julho, aprova para ratificação a Convenção sobre a Eliminação de Todas as Formas de Discriminação contra as Mulheres (CEDAW), adotada pela Assembleia Geral das Nações Unidas a 18 de dezembro de 1979.452 Portugal, que a assinara a 24 de abril, entrega a ratificação a 30 de julho de 1980, sem reservas.5 Foi um dos primeiros países a fazê-lo, graças à revisão global da legislação feita depois do 25 de Abril, com a Comissão da Condição Feminina a levantar as discriminações nas leis.23
- 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Legislação (base de dados)
- 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
- 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): Igualdade entre Mulheres e Homens – Enquadramento
- 4Diário da República Eletrónico
- 5Nações Unidas – United Nations Treaty Collection
1982

2 mars 1982· femmes
Primeiro debate parlamentar sobre o aborto e o poema de Natália Correia
No primeiro debate parlamentar sobre a legalização do aborto, depois de Zita Seabra apresentar o projeto de lei n.º 309/II, do PCP, o deputado do CDS João Morgado pergunta se a mulher não é um objeto «quando se desliga a sua função materna da prática do acto sexual» e lembra que a Igreja proíbe o aborto porque, «quando se pratica o acto sexual», é «para se ver o nascimento de um filho»; a versão que ficou na memória, «o acto sexual é para fazer filhos», negou-a ele dias depois.21 Natália Correia, que faltou à sessão, responde-lhe com um poema satírico manuscrito em papel timbrado da Assembleia, que faz circular entre os deputados mas nunca lê em plenário: «Já que o coito – diz Morgado – tem como fim cristalino, preciso e imaculado fazer menina ou menino…».12 O projeto é rejeitado a 11 de novembro de 1982; Natália é a única deputada do PSD a votar a favor.1
1984
24 mars 1984· femmes
Lei n.º 3/84 sobre educação sexual e planeamento familiar
A Lei n.º 3/84 garante o direito à educação sexual, como parte do direito à educação, e o livre acesso às consultas de planeamento familiar, que nos serviços públicos são gratuitas, tal como os contracetivos que estes fornecem.3 Os programas escolares devem ensinar anatomia, fisiologia, genética e sexualidade humanas e contribuir para «a superação das discriminações em razão do sexo e da divisão tradicional de funções entre mulher e homem».3 A lei chama a Comissão da Condição Feminina, que fazia do planeamento familiar uma das suas áreas de trabalho, a colaborar nas campanhas de divulgação dos métodos contracetivos.32
5 avril 1984· femmes
Lei n.º 4/84: proteção da maternidade e da paternidade
A Lei n.º 4/84 reconhece a maternidade e a paternidade como «valores sociais eminentes» e garante aos pais, «em condições de igualdade», a realização profissional e a participação na vida cívica.2 As trabalhadoras passam a ter direito a uma licença de maternidade de 90 dias, 60 dos quais logo a seguir ao parto, e a duas pausas diárias de até uma hora para amamentar, até o filho fazer um ano; o pai só pode gozar parte da licença se a mãe ficar incapacitada ou morrer.2 As faltas por maternidade não fazem perder direitos e contam como trabalho efetivo, salvo quanto à remuneração.21

11 mai 1984· femmes
Lei n.º 6/84 despenaliza a interrupção da gravidez em alguns casos
Aprovada pela Assembleia da República a 14 de fevereiro e publicada a 11 de maio, a Lei n.º 6/84 altera o Código Penal: o aborto feito por médico, em estabelecimento de saúde oficial ou oficialmente reconhecido e com o consentimento da mulher, deixa de ser punível quando é o único meio de afastar perigo de morte ou de lesão grave e irreversível para ela e, dentro de prazos, para evitar perigo grave para a sua saúde (12 semanas), em caso de doença grave ou malformação incurável do feto (16 semanas) ou de gravidez resultante de violação (12 semanas).4 Fora destes casos, o aborto continua a ser crime, punido com prisão até três anos, também para a mulher; a despenalização a pedido da mulher só chega em 2007.43 Feministas como Madalena Barbosa, porta-voz da Campanha Nacional pelo Aborto e Contraceção em 1979, lutavam pela despenalização; no ano da lei, a jornalista Maria Antónia Fiadeiro publica «Aborto, o crime está na lei».3
Palácio de São Bento · Maria Antónia Fiadeiro · Madalena Barbosa
1985
1985· femmes
Leonor Beleza, primeira mulher Ministra da Saúde
Leonor Beleza, que fora membro da Comissão da Condição Feminina de 1975 a 1982 e presidira, no Conselho da Europa, ao Comité para a Igualdade entre as Mulheres e os Homens, torna-se no governo de Cavaco Silva a primeira mulher ministra da Saúde, cargo que ocupa até 1990.1 Antes fora secretária de Estado da Presidência do Conselho de Ministros e da Segurança Social.1
1986

26 janvier 1986· femmes
Pintasilgo, primeira mulher candidata à Presidência da República
Nas eleições presidenciais de 26 de janeiro de 1986, Maria de Lourdes Pintasilgo é a primeira mulher a candidatar-se a Presidente da República, como candidata independente.32 Obtém 418 961 votos (7,38%) e fica em quarto lugar, atrás de Freitas do Amaral, Mário Soares e Salgado Zenha; a segunda volta disputa-se entre os dois primeiros.4 Na noite eleitoral, o seu diretor de campanha, Sousa e Castro, diz à RTP que esperava uma percentagem maior.1
1989
1989· femmes
Assunção Esteves, primeira mulher juíza do Tribunal Constitucional
Formada em Direito e Ciências Jurídico-Políticas, Assunção Esteves é eleita juíza do Tribunal Constitucional aos 33 anos — a primeira mulher no cargo.1 Eleita deputada pela primeira vez em 1987, viria a ser, em 2011, a primeira mulher a presidir à Assembleia da República.1
1990

5 octobre 1990
Humberto Delgado no Panteão Nacional
Com honras de Panteão concedidas pela Assembleia da República em 1988, os restos mortais de Humberto Delgado — assassinado perto de Olivença em 1965, sepultado em Espanha e trazido para Lisboa em 1975 — entram no Panteão Nacional.13 Na cerimónia, com guarda de honra e aviões militares a sobrevoar o Panteão, discursam Emídio Guerreiro, da comissão de honra da homenagem, e o Presidente Mário Soares, diante do primeiro-ministro Cavaco Silva e de Maria Barroso.2
Église de Santa Engrácia – Panthéon national · Humberto Delgado · Mário Soares · Maria Barroso
RTP Arquivos : Trasladação dos restos mortais de Humberto Delgado
1991
9 mai 1991· femmes
Comissão da Condição Feminina passa a CIDM
O Decreto-Lei n.º 166/91 transforma a Comissão da Condição Feminina em Comissão para a Igualdade e para os Direitos das Mulheres (CIDM).21 No preâmbulo, o Governo dá por alcançada uma «legislação globalmente igualitária» e explica o novo nome: a comissão deve passar da «denúncia de discriminação das mulheres» ao «desenvolvimento de acções para a construção de uma verdadeira igualdade de oportunidades».2 Entre os seus objetivos está conseguir «a corresponsabilidade efectiva das mulheres e dos homens» na vida familiar, profissional e política.2
1997
1997· femmes
Revisão constitucional faz da igualdade entre mulheres e homens tarefa do Estado
A quarta revisão constitucional — a Lei Constitucional n.º 1/97, aprovada pela Assembleia da República a 3 de setembro e publicada a 20 de setembro — acrescenta às tarefas fundamentais do Estado, no artigo 9.º, «promover a igualdade entre homens e mulheres».3 O artigo sobre participação política, que passa a ser o 109.º, troca «dos cidadãos» por «de homens e mulheres» e manda a lei promover «a não discriminação em função do sexo no acesso a cargos políticos» — a base da futura Lei da Paridade.31
24 mars 1997· femmes
Aprovado o primeiro Plano Global para a Igualdade de Oportunidades
A Resolução do Conselho de Ministros n.º 49/97 aprova o I Plano Global para a Igualdade de Oportunidades, que manda integrar a igualdade entre mulheres e homens em todas as políticas e prevê medidas contra a violência sobre as mulheres e pela igualdade no emprego, na conciliação da vida familiar e profissional, na proteção da maternidade, na saúde e na educação.42 O preâmbulo reconhece que a participação das mulheres nos lugares de decisão política «é muito reduzida», mas o plano não traz medidas para o mudar, nota a Assembleia da República.43
1998
28 juin 1998· femmes
Primeiro referendo sobre a interrupção voluntária da gravidez
No primeiro referendo nacional, os eleitores respondem à pergunta «Concorda com a despenalização da interrupção voluntária da gravidez, se realizada, por opção da mulher, nas 10 primeiras semanas, em estabelecimento de saúde legalmente autorizado?».2 Votam 31,9% dos inscritos; o «não» vence por pouco, com 1 356 754 votos (50,9%) contra 1 308 130 (49,1%) para o «sim».1 A despenalização a pedido da mulher só chegaria depois do segundo referendo, em 2007.3
1999

1999· femmes
Maria de Belém, Ministra para a Igualdade
No XIV Governo Constitucional, Maria de Belém Roseira, que depois do 25 de Abril começara como adjunta de Maria de Lourdes Pintasilgo na Secretaria de Estado da Segurança Social, é nomeada Ministra para a Igualdade, cargo que ocupa até 2000.1 Antes fora ministra da Saúde, de 1995 a 1999.1

1999· femmes
Sophia de Mello Breyner Andresen, primeira mulher portuguesa Prémio Camões
A poeta Sophia de Mello Breyner Andresen, que fora deputada à Assembleia Constituinte e presidira à comissão que redigiu o preâmbulo da Constituição de 1976, torna-se a primeira mulher portuguesa a receber o Prémio Camões.1
2000
27 mai 2000· femmes
A violência doméstica passa a crime público
A Lei n.º 7/2000 reescreve o artigo 152.º do Código Penal e retira-lhe a regra de 1998 que fazia depender de queixa da vítima o processo contra quem maltratasse o cônjuge ou companheiro: os maus tratos físicos ou psíquicos na vida conjugal passam a crime público, e a lei estende-os a quem agrida o pai ou a mãe de um filho comum.451 O agressor pode ser proibido de contactar a vítima e afastado da residência dela até dois anos; a vítima pode pedir a suspensão provisória do processo.4 A CIG assinalou os 25 anos do crime público em 2025.1
- 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): 25 anos de crime público: compromisso renovado no combate à violência contra as mulheres e à violência doméstica
- 2Procuradoria-Geral Regional de Lisboa (PGDL)
- 3Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG): História da CIG
- 4Diário da República Eletrónico: Lei n.º 7/2000, de 27 de maio — Reforça as medidas de proteção a pessoas vítimas de violência (altera o artigo 152.º do Código Penal; Diário da República n.º 123/2000, Série I-A)
- 5Diário da República Eletrónico: Lei n.º 65/98, de 2 de setembro — Altera o Código Penal (redação do artigo 152.º anterior a 2000; Diário da República n.º 202/1998, Série I-A)
2006
21 août 2006· femmes
Lei da Paridade: mínimo de 33% de cada sexo nas listas
Depois de um primeiro decreto vetado pelo Presidente Cavaco Silva, que via na rejeição das listas incumpridoras «um regime sancionador excessivo e desproporcionado», a Lei Orgânica n.º 3/2006, reaprovada com alterações a 6 de julho, obriga as listas para a Assembleia da República, o Parlamento Europeu e as autarquias a ter pelo menos 33% de cada sexo, sob pena de cortes nas subvenções públicas das campanhas.13 Chega sete anos depois da primeira proposta do Governo e da rejeição ou caducidade de cinco iniciativas, e nove anos depois de a revisão constitucional de 1997 mandar a lei promover a não discriminação no acesso a cargos políticos.1 Nas legislativas de 2009, as primeiras com a lei, as deputadas passam a 27,4%; o limiar subiria para 40% em 2019.1
2007
2007· femmes
A CIDM dá lugar à Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género
O Decreto-Lei n.º 164/2007, de 3 de maio, cria a orgânica da Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG), que sucede à Comissão para a Igualdade e para os Direitos das Mulheres e à Estrutura de Missão contra a Violência Doméstica, ambas extintas.2 O novo nome resulta de uma «revisão conceptual e terminológica» à luz dos avanços em matéria de género; o conselho consultivo mantém a secção das organizações não governamentais e ganha um grupo técnico-científico.21 A CIG é a herdeira da Comissão da Condição Feminina de 1975.1
11 février 2007· femmes
Segundo referendo: o «sim» à despenalização da IVG vence
Nove anos depois do primeiro referendo, os eleitores voltam a responder à pergunta «Concorda com a despenalização da interrupção voluntária da gravidez, se realizada, por opção da mulher, nas primeiras 10 semanas, em estabelecimento de saúde legalmente autorizado?».2 Votam 43,57% dos inscritos; o «sim» vence com 2 231 529 votos (59,25%), contra 1 534 669 (40,75%) para o «não».1 Dois meses depois é publicada a lei que despenaliza a interrupção a pedido da mulher.3
17 avril 2007· femmes
Lei n.º 16/2007 despenaliza a IVG a pedido da mulher
Na sequência do referendo de fevereiro, a Lei n.º 16/2007, aprovada a 8 de março, acrescenta ao Código Penal um novo caso em que a interrupção da gravidez não é punível: quando é feita «por opção da mulher, nas primeiras 10 semanas de gravidez», por médico ou sob a sua direção, em estabelecimento de saúde oficial ou oficialmente reconhecido.32 A mulher decide depois de uma consulta obrigatória e de um período de reflexão de pelo menos três dias; o Serviço Nacional de Saúde tem de se organizar para a fazer nos prazos, sem que a objeção de consciência dos médicos o impeça.3 A lei revoga a Lei n.º 6/84 e a Lei n.º 90/97, que a alterara.3
2008
2008· femmes
Manuela Ferreira Leite, primeira mulher a liderar um partido
Primeira mulher a liderar um grupo parlamentar, o do PSD, entre 2001 e 2002, e primeira ministra de Estado e das Finanças, em 2002, Manuela Ferreira Leite torna-se em 2008 a primeira mulher eleita para chefiar um partido político português, o PSD.1 Fora antes secretária de Estado do Orçamento e ministra da Educação.1
2009
16 septembre 2009· femmes
Lei n.º 112/2009 define o regime de proteção das vítimas de violência doméstica
A Lei n.º 112/2009 estabelece o regime jurídico de prevenção da violência doméstica e de proteção e assistência às suas vítimas.21 Cria o estatuto de vítima, atribuído logo que é apresentada a denúncia, prevê a proteção por teleassistência e organiza a rede de apoio, das casas de abrigo aos centros de atendimento.2 Aprovada a 23 de julho, entra em vigor 30 dias depois de publicada, substitui a Lei n.º 107/99 e reforça a proteção das vítimas de um crime que é público desde 2000.23
2010

25 avril 2010
Placa municipal sinaliza a antiga sede da PIDE/DGS
Por proposta do movimento Não Apaguem a Memória, nascido a 5 de outubro de 2005, a Câmara Municipal de Lisboa inaugura uma placa vertical junto ao edifício da Rua António Maria Cardoso que assinala a antiga sede da PIDE/DGS.123 Um cortejo de 150 a 200 pessoas parte dos Paços do Concelho; depois do descerramento falam antigos presos políticos — Edmundo Pedro, José Manuel Tengarrinha e Helena Pato — e o presidente da Câmara, António Costa.1 A placa conta a história do lugar e evoca os mortos de 25 de Abril de 1974, juntando-se à que um grupo de cidadãos ali pusera em 1980.4
2011

21 juin 2011· femmes
Assunção Esteves, primeira mulher Presidente da Assembleia da República
Na sessão de abertura da XII Legislatura, no Palácio de São Bento, Assunção Esteves — que em 1989 fora a primeira juíza do Tribunal Constitucional — é eleita a primeira mulher Presidente da Assembleia da República.1 No discurso, dedica o momento «a todas as mulheres», e «sobretudo às mulheres anónimas e oprimidas».1
2013
21 janvier 2013· femmes
Parlamento aprova a Convenção de Istambul
A Resolução da Assembleia da República n.º 4/2013, aprovada a 14 de dezembro de 2012 e assinada pela presidente da Assembleia, Assunção Esteves, aprova a Convenção do Conselho da Europa para a Prevenção e o Combate à Violência contra as Mulheres e a Violência Doméstica, adotada em Istambul a 11 de maio de 2011.21
2015

25 avril 2015
Abre o Museu do Aljube Resistência e Liberdade
No 41.º aniversário do 25 de Abril, a antiga cadeia política do Aljube, fechada em 1965, abre como Museu do Aljube Resistência e Liberdade, dedicado à memória do combate à ditadura e da resistência, com projeto de recuperação dos arquitetos Manuel Graça Dias e Egas José Vieira.12 A exposição de longa duração mostra o regime ditatorial, a censura, as polícias e os tribunais políticos, as oposições, a luta anticolonial e o 25 de Abril.1
Voir dans les archives : Câmara Municipal de Lisboa
Reportage de la mairie de Lisbonne sur l’ouverture du musée de l’Aljube, le 25 avril 2015, dans les locaux de l’ancienne prison politique. On y entend la phrase du maire, Fernando Medina : « Nous devons avoir conscience de ce qu’a coûté la liberté ».
Page d’origine Licença padrão do YouTube — embed permitido pelo canal oficial da Câmara Municipal de Lisboa
Câmara Municipal de Lisboa, sur YouTube. Le lecteur ne se connecte à ce site que lorsque vous appuyez sur « Voir ».
2017
1er août 2017· femmes
Lei impõe representação equilibrada nos órgãos das empresas
A Lei n.º 62/2017, aprovada a 23 de junho, fixa mínimos para cada sexo nos órgãos de administração e de fiscalização: 33,3% nas empresas do setor público empresarial a partir de 1 de janeiro de 2018; nas empresas cotadas em bolsa, 20% das novas designações a partir da primeira assembleia geral eletiva de 2018 e 33,3% a partir da de 2020.21 No setor público, uma designação que não cumpra é nula; a CIG acompanha a aplicação da lei e faz um relatório anual.2
2019
28 mars 2019· femmes
Representação equilibrada no pessoal dirigente da Administração Pública
A Lei n.º 26/2019, aprovada a 8 de fevereiro, fixa em 40% a proporção mínima de cada sexo entre os dirigentes da administração direta e indireta do Estado e nos órgãos das instituições de ensino superior públicas e das associações públicas profissionais; nas listas para órgãos eletivos, os dois primeiros candidatos não podem ser do mesmo sexo.21 No dia seguinte é publicada a Lei Orgânica n.º 1/2019, que leva o mesmo limiar às listas eleitorais.3
- 1Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
- 2Diário da República Eletrónico: Lei n.º 26/2019, de 28 de março — Representação equilibrada entre homens e mulheres no pessoal dirigente e nos órgãos da Administração Pública (Diário da República n.º 62/2019, Série I)
- 3Diário da República Eletrónico: Lei Orgânica n.º 1/2019, de 29 de março — Segunda alteração à lei da paridade nos órgãos do poder político (Diário da República n.º 63/2019, Série I)
29 mars 2019· femmes
Revisão da Lei da Paridade sobe o limiar para 40%
A Lei Orgânica n.º 1/2019, aprovada a 8 de fevereiro, eleva de 33% para 40% a representação mínima de cada sexo nas listas para a Assembleia da República, o Parlamento Europeu e as autarquias, impede mais de dois candidatos seguidos do mesmo sexo e manda rejeitar a lista que não seja corrigida — a sanção que levara ao veto do primeiro decreto da paridade, em 2006.31 Nas legislativas desse ano são eleitas 89 deputadas, 38,7% do Parlamento.1 Na véspera saíra a Lei n.º 26/2019, com o mesmo limiar para os dirigentes da Administração Pública.4
- 1Assembleia da República
- 2Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género (CIG)
- 3Diário da República Eletrónico: Lei Orgânica n.º 1/2019, de 29 de março — Segunda alteração à lei da paridade nos órgãos do poder político (Diário da República n.º 63/2019, Série I)
- 4Diário da República Eletrónico: Lei n.º 26/2019, de 28 de março — Representação equilibrada entre homens e mulheres no pessoal dirigente e nos órgãos da Administração Pública (Diário da República n.º 62/2019, Série I)
25 avril 2019
Memorial digital aos Presos e Perseguidos Políticos na estação Baixa-Chiado
Por iniciativa de cidadãos, é inaugurada na estação Baixa-Chiado do Metropolitano de Lisboa a versão digital do Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos (1926-1974), que ali fica um ano; com ela começa o sítio Memória Comum.1 É o primeiro passo do memorial que a Câmara aprovaria em 2021 para o Largo da Boa-Hora.1
2021

19 mai 2021
Câmara de Lisboa aprova o Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos no Largo da Boa-Hora
Na sequência de uma proposta de cidadãos, que em 2019 tinham posto a versão digital do memorial na estação Baixa-Chiado do Metro, a Câmara de Lisboa aprova por unanimidade, em reunião extraordinária, a construção do Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos (1926-1974), a instalar no Largo da Boa-Hora.12 O projeto é de Álvaro Siza Vieira, que o entregou à Câmara; em agosto de 2025, depois de cartas, petições e de um grupo de trabalho municipal, a obra ainda não tinha avançado.12
2024

25 avril 2024, 15 h 00
50 anos do 25 de Abril: desfile popular na Avenida da Liberdade
No cinquentenário da revolução, o desfile popular organizado pela Comissão Promotora das Comemorações Populares do 25 de Abril parte às 15h00 do Marquês de Pombal, desce a Avenida da Liberdade e acaba no Rossio, com intervenções e momentos culturais.1 Entre os milhares que descem a Avenida está Celeste Caeiro, a mulher dos cravos.2

27 avril 2024
Abre o Museu Nacional Resistência e Liberdade na Fortaleza de Peniche
Cinquenta anos depois da libertação dos presos políticos, a antiga prisão política da Fortaleza de Peniche abre como Museu Nacional Resistência e Liberdade, inaugurado pelo Presidente Marcelo Rebelo de Sousa, com a exposição «Resistência e Liberdade».12 «Não podemos deixar cair ou prescrever essa memória com o passar dos anos», disse o Presidente; Domingos Abrantes, preso dez anos em Peniche e membro da comissão criada para o museu, lembrou que o país esteve «quase meio século à espera».2 Foi daqui que Álvaro Cunhal se evadiu em 1960, na fuga de Peniche.2
Forteresse de Peniche — la prison politique · Domingos Abrantes · Álvaro Cunhal
15 novembre 2024· femmes
Morre Celeste Caeiro, a mulher dos cravos
Celeste Caeiro, que a 25 de Abril de 1974 deu cravos aos soldados e fez deles o símbolo da revolução, morre aos 91 anos no Hospital de Leiria, para onde fora transferida com problemas respiratórios.13 A neta lamentou que nunca tivesse sido homenageada em vida; o Presidente Marcelo Rebelo de Sousa anunciou uma condecoração a título póstumo.12 Em abril, nos 50 anos da revolução, descera a Avenida da Liberdade com milhares de pessoas, e o deputado Rui Tavares propusera, na sessão solene do parlamento, homenageá-la com uma estátua; em maio, a Câmara de Lisboa aprovara dar-lhe a medalha de honra da cidade.21
2025

7 mars 2025· femmes
Parlamento evoca 50 anos do voto universal das mulheres
Por proposta do Livre, a Assembleia da República reúne-se em sessão solene para evocar os 50 anos da «universalização do direito das mulheres ao voto», com intervenções do presidente da Assembleia, José Pedro Aguiar-Branco, e de deputados dos nove partidos representados.1 O caminho começara com o voto de Carolina Beatriz Ângelo em 1911, a que a lei de 1913 respondeu reservando o voto aos homens; passou pelas primeiras deputadas, eleitas em ditadura — Domitila de Carvalho, Maria Cândida Parreira e Maria Guardiola —, e pela lei de 1968, que igualou os requisitos de mulheres e homens.1 Só depois do 25 de Abril o voto se tornou universal, consagrado na Constituição de 1976 para «todos os cidadãos maiores de dezoito anos».1
Palácio de São Bento · Carolina Beatriz Ângelo · Domitila de Carvalho · Maria Cândida Parreira · Maria Guardiola