
Crédit de l’image : Ardfern · CC BY-SA 4.0
Parcours · Révolution · à pied
Les figures d’Avril
De l’Aljube à São Bento, les vies de Soares, Cunhal et Salgueiro Maia — et celles de Maria Barroso, Sofia Ferreira, Natália Correia et Pintasilgo
- Distance
- 3,5 km
- Durée
- 1 h 40 min
- Arrêts
- 6
- Difficulté
- Moyenne
Le parcours, les photos et la carte restent sur le téléphone, pour les ouvrir n’importe où.
Introduction
Salgueiro Maia, Mário Soares et Álvaro Cunhal sont les noms que presque tout le monde associe au 25 Avril. Ce parcours suit leurs trois vies à travers Lisbonne — et, avec le même poids, celles des femmes qui ont vécu la même histoire : Maria Barroso, l’actrice que le régime a chassée de la scène et qui a épousé Soares alors qu’il était emprisonné à l’Aljube ;2 Sofia Ferreira, jugée avec Cunhal en 1950 ;9 Maria Lamas, Maria Antónia Fiadeiro et Natália Correia, au journal O Século (« Le Siècle ») ; Maria de Lourdes Pintasilgo, qui a signé avec un vote dissident des avis de la chambre du régime et a ensuite été la première femme à diriger un gouvernement au Portugal.17
Le chemin va de l’Aljube, la prison où Soares et Cunhal ont été détenus, au Palácio de São Bento, où tous deux — et plusieurs d’entre elles — ont siégé comme députés. Entre les deux se trouvent le tribunal de la Boa-Hora, le Théâtre national, le Largo do Carmo et O Século. Les arrêts suivent les rues, pas le calendrier : le texte va et vient entre 1937 et 1986.
Les retours d’exil, en avril 1974, sont racontés dans le parcours Les jours de la liberté ; le 25 Avril heure par heure, dans Le jour initial.
Avant de partir
- Départ
- Musée de l’Aljube, Rua de Augusto Rosa (près de la cathédrale, la Sé) — Tramway 28 (arrêt Sé) ; métro Terreiro do Paço (ligne bleue) ou Baixa-Chiado (lignes bleue et verte), à dix minutes à pied
- Arrivée
- Palácio de São Bento (Assemblée de la République) — Tramway 28 (arrêt Calçada da Estrela) ; métro Rato (ligne jaune), à dix minutes à pied
- Accessibilité du parcours
- De l’Aljube, on descend vers la Baixa, qui est plate, puis on monte à la Boa-Hora par la Rua Nova do Almada, en pente raide ; ensuite, on redescend jusqu’au Rossio. Du Rossio au Largo do Carmo, on monte la Rua do Carmo, en pente raide et pavée, qui glisse par temps de pluie ; l’Elevador de Santa Justa, payant, évite la montée, et OpenStreetMap indique que ses cabines sont accessibles en fauteuil roulant. Du Carmo à la Rua de O Século, on monte encore, par les rues du Bairro Alto, en grande partie pavées ; la fin, jusqu’à São Bento, est en descente.
Ce parcours en dates
28 juin 1947
1948
22 févr. 1949
25 mars 1949
12 dates de plus
2 janv. 1950
2 mai 1950
3 janv. 1960
25 avr. 1974
28 avr. 1974
1975
11 mars 1975
25 avr. 1975
25 nov. 1975
29 avr. 1976
1er août 1979
2 mars 1982
Carte du parcours « Les figures d’Avril », avec 6 arrêts numérotés. La liste des arrêts suit la carte.
Les arrêts
Arrêt 1 : 1949 — un mariage en prison
Rua de Augusto Rosa, 42, 1100-059 Lisboa
Aujourd’hui : Musée de l’Aljube – Résistance et Liberté

O antigo Aljube, hoje Museu do Aljube – Resistência e Liberdade, na Rua de Augusto Rosa, em maio de 2017. Ardfern, CC BY-SA 4.0 Le 31 janvier 1948, la police politique a arrêté toute la commission centrale du Mouvement d’unité démocratique (MUD) et l’a amenée à l’Aljube. Mário Soares, alors âgé de 23 ans, s’est retrouvé dans la même cellule que son père, João Lopes Soares, détenu depuis la révolte du 10 avril 1947.4 Un an plus tard, il a de nouveau été arrêté, et c’est ici, le 22 février 1949, qu’il a épousé Maria Barroso — par procuration, puisqu’il était en prison. L’un des témoins, Manuel Mendes, était lui aussi détenu.2
Maria Barroso savait ce qu’étaient les prisons de la dictature : son père, officier de l’armée, avait été arrêté et déporté pour avoir conspiré contre la Dictature militaire.1 Soares allait être arrêté douze fois, déporté à Sao Tomé en 1968 et contraint de s’exiler en France à partir de 1970.3 En 1961, il a passé six mois entre l’Aljube et Caxias et, au début de 1962, de nouveau emprisonné ici, il lui a écrit un poème.42 Il n’est rentré d’exil qu’après le 25 Avril — avec elle, dans le train arrivé à Santa Apolónia le 28 avril 1974.4
Álvaro Cunhal a lui aussi connu cette prison : il y a été amené la première fois qu’on l’a arrêté, en 1937, à 23 ans.56 En 1941, de nouveau libre, il a été surveillant d’études au Colégio Moderno, à l’invitation du père de Soares, et il a fréquenté la famille et le fils, qui allait devenir son adversaire politique.5
Ce que l’on voit aujourd’hui
Le bâtiment lui-même est le musée. La porte principale de l’ancienne prison est fermée, mais conservée comme témoignage de la prison.
- 22 févr. 1949Mário Soares e Maria Barroso casam por procuração na cadeia do Aljube
- 28 avr. 1974Mário Soares chega do exílio a Santa Apolónia
Documentaire monté par Sofia Gomes pour l’exposition « Mulheres e Resistência – Novas Cartas Portuguesas e outras lutas » (Femmes et Résistance – Nouvelles Lettres portugaises et autres luttes), avec des extraits des témoignages que le musée de l’Aljube recueille depuis 2015 : seize femmes parlent de la résistance à la dictature et de la lutte pour les droits des femmes. Cette version est interprétée en langue des signes portugaise (LGP) ; la version sans LGP se trouve sur la même chaîne (XmUbNbnHgKg, 2022).
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Jusqu’à l’arrêt 2720 m · 10 min à piedItinéraire
Arrêt 2 : 1950 — Cunhal et Sofia Ferreira au banc des accusés
Largo da Boa-Hora / Rua Nova do Almada, Chiado, 1249-099 Lisboa (OpenStreetMap: «Convento da Boa Hora», Largo da Boa-Hora, 15)
Aujourd’hui : Ancien tribunal, fermé depuis 2009

Julgamento no Tribunal da Boa-Hora, em 1909, dos acusados do incêndio da Rua da Madalena. Fotografia de Joshua Benoliel. Joshua Benoliel, Domaine public En mai 1950, Álvaro Cunhal et Sofia Ferreira se sont assis ici sur le banc des accusés du tribunal plénier.8 Ils avaient été arrêtés ensemble, quatorze mois plus tôt, dans une maison clandestine de Luso où ils se faisaient passer pour un couple ; le troisième prisonnier, Militão Ribeiro, était mort en prison en janvier, en grève de la faim.7 Cunhal avait passé tout ce temps au secret, dans une cellule sans lumière naturelle où la lumière électrique ne s’éteignait jamais, et il a préparé sa défense dans cet isolement.5 Le 2 mai, dès le début du procès, il l’a qualifié de « nouvelle forme de torture », a dit que Sofia et Militão avaient eux aussi refusé de répondre à la police, et a fini en accusant : « si quelqu’un doit être jugé pour de tels crimes, alors, que ce soient les fascistes qui s’assoient au banc des accusés ».8
Sofia Ferreira, qui avait passé six mois à l’isolement, dont cinq sans un livre ni un journal, a été condamnée le 9 mai à trois ans de prison.9 Cunhal est resté onze ans de suite en prison, dont huit à l’isolement. Au pénitencier de Lisbonne, il a traduit Le Roi Lear, de Shakespeare, jusqu’à son transfert à Peniche, d’où il s’est évadé en 1960 ; les dessins qu’il a faits en prison ont ensuite été publiés en livre, les Desenhos da Prisão (« Dessins de prison »).5
Mário Soares a lui aussi connu la porte de ce tribunal : le 15 février 1949, il a été arrêté alors qu’il s’y rendait, là où devait être jugée la commission centrale du Mouvement d’unité démocratique juvénile (MUD Juvenil).4
Ce que l’on voit aujourd’hui
Aucune trace confirmée des procès politiques. Le Mémorial aux prisonniers et persécutés politiques approuvé pour la place en 2021 n’était pas construit en août 2025.
- 2 mai 1950Álvaro Cunhal e Sofia Ferreira julgados no Tribunal Plenário
- 25 mars 1949PIDE prende Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira
- 2 janv. 1950Morte de Militão Ribeiro na Penitenciária de Lisboa
- 3 janv. 1960Fuga de Peniche: Álvaro Cunhal e outros nove dirigentes evadem-se
Témoignage de Diana Andringa recueilli par le musée de l’Aljube le 19 avril 2017. D’après les mots-clés du musée, elle parle du mouvement étudiant, du soutien aux prisonniers politiques, de ses liens avec le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et la lutte de libération, de sa détention et des interrogatoires à Caxias, et de son procès devant le tribunal plénier.
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Jusqu’à l’arrêt 3700 m · 10 min à piedItinéraire
Arrêt 3 : 1948 — l’actrice écartée de la scène
Praça D. Pedro IV, 1, 1100-201 Lisboa
Aujourd’hui : Théâtre national D. Maria II

O Teatro Nacional D. Maria II, no topo norte do Rossio, em julho de 2022. Diego Delso, CC BY-SA 4.0 Maria Barroso a terminé ses études d’art dramatique au Conservatoire national en 1943, avec la meilleure note de sa promotion, et l’année suivante elle a débuté sur cette scène, dans la compagnie d’Amélia Rey Colaço et Robles Monteiro, qui dirigeait le Théâtre national depuis 1929.210 Amélia Rey Colaço l’a choisie pour être la Maria de Noronha de Frei Luís de Sousa, aux côtés de Palmira Bastos ; en 1947, elle a été la protagoniste de Benilde ou a Virgem Mãe (« Benilde ou la Vierge Mère »), de José Régio, puis l’Adela de La Maison de Bernarda Alba, de García Lorca.112
Hors de la scène, elle disait les poètes de l’opposition dans des récitals à travers tout le pays, et la police politique l’a convoquée à plusieurs interrogatoires.12 En 1948, au moment de la troisième arrestation de Mário Soares, qu’elle avait rencontré à la faculté des lettres, est arrivé un ordre « venu de la police et du ministère de l’Éducation » : elle ne pouvait plus travailler au D. Maria II. « Ce fut un crève-cœur. J’ai senti que c’était une injustice », a-t-elle raconté à sa biographe, Leonor Xavier. Amélia Rey Colaço y a vu un coup qui frappait le théâtre en plein cœur.11
Elle a de nouveau joué dans d’autres salles — elle a interprété Antigone, de Sophocle, en 1965 —, et en 1966 le régime a interdit le monologue La Voix humaine, de Cocteau, qu’elle avait monté au São Luiz : c’est la dernière fois qu’elle a joué au théâtre. En 1959, on lui avait aussi refusé l’autorisation d’enseigner dans l’enseignement privé ; elle a fini par diriger pendant des décennies le Colégio Moderno, fondé par son beau-père.12
Jusqu’à l’arrêt 4380 m · 5 min à piedItinéraire
Arrêt 4 : 1974 — le capitaine qui a préféré négocier
Largo do Carmo, Lisboa
Aujourd’hui : Commandement général de la GNR et musée de la Garde nationale républicaine

O Quartel do Carmo, comando-geral da GNR, no Largo do Carmo, em 2017. Marcin Latka, CC BY-SA 2.0 La colonne de Salgueiro Maia est arrivée ici vers 12 h 30 le 25 avril 1974, après être montée du Rossio par la Rua do Carmo.12 C’est par là, entre le Rossio et le Chiado, que ce matin-là Celeste Caeiro a donné un œillet à un soldat.13 La journée, heure par heure, est racontée dans le parcours Le jour initial ; ici, c’est l’homme qui nous intéresse. Il avait 29 ans et était le fils d’un cheminot, dont le métier l’avait mené, enfant, de Coruche à Tomar, à Pombal et à Leiria. Il a effectué deux missions dans la guerre coloniale, au Mozambique et en Guinée, où, en mai 1973, alors que sa compagnie attendait déjà à Bissau le retour au pays, il a été envoyé secourir la garnison assiégée de Guidaje. En 1969, il s’était inscrit à l’Institut supérieur des sciences sociales et de la politique d’outre-mer : « il voulait comprendre la raison de ce qu’il faisait », écrit Carlos de Matos Gomes.14
Devant la caserne, avec le président du Conseil à l’intérieur et la foule tout autour, il a préféré « courir le risque de parlementer, de négocier, de s’exposer » plutôt que d’attaquer. Il a reçu la reddition de Marcelo Caetano, a assisté à la passation du pouvoir au général Spínola et a assuré la sortie des vaincus en sécurité. Il a vaincu, résume la Commission commémorative des 50 ans, « sans faire un seul mort, sans provoquer le combat, en respectant les vaincus ».14
Il n’a pas accepté de fonctions politiques après le 25 Avril.15 Le 11 Mars et le 25 Novembre 1975, il a pesé davantage par ce qu’il n’a pas fait que par ce qu’il a fait ; en novembre 1976, il a été retiré de l’École pratique de cavalerie pour des fonctions bureaucratiques et, en mars 1977, envoyé aux Açores. Il est mort en 1992, à 47 ans.14
Ce que l’on voit aujourd’hui
L’une des plaques des « Lugares de Abril » (Lieux d’Avril), de la mairie de Lisbonne et de l’Association 25 Avril, signale la place.25
- 25 avr. 1974A coluna da EPC sobe ao Carmo e cerca o quartel da GNR
- 25 avr. 1974Celeste Caeiro e os cravos
- 25 avr. 1974Spínola no Carmo; Caetano sai na chaimite «Bula»
- 11 mars 1975Golpe spinolista de 11 de Março falha
- 25 nov. 197525 de Novembro: fim do período revolucionário
Avec les cinq dernières plaques, inaugurées le 24 mars 2024, Lisbonne en compte désormais 25 qui signalent les lieux de l’action du Mouvement des forces armées (MFA) le 25 avril 1974 — le projet « Lugares de Abril » (Lieux d’Avril), de la mairie et de l’Association 25 Avril. La mairie met en avant le Largo do Carmo, « le lieu le plus symbolique » d’Avril.
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Jusqu’à l’arrêt 5840 m · 15 min à piedItinéraire
Arrêt 5 : 1947–1976 — trois femmes et un journal
Rua de O Século, 63, 1200-433 Lisboa
Aujourd’hui : Palácio Lançada, Rua de O Século

A Rua de O Século, onde funcionou a redação do jornal, em dezembro de 2019. Sergei Gussev, CC BY 2.0 Maria Lamas a travaillé plus de vingt ans au journal O Século, à la tête de la revue Modas e Bordados (« Modes et broderies »). En 1947, contrainte de choisir entre la revue et le Conseil national des femmes portugaises, qu’elle présidait, elle a choisi le Conseil — que la police a fermé cette année-là — et s’est retrouvée sans gagne-pain.1716 La réparation est venue en 1975 : Maria Antónia Fiadeiro, rédactrice en chef de la revue, l’a invitée à en devenir la directrice honoraire et lui a consacré un numéro spécial ; Modas e Bordados a pris le nom de Mulher – Modas e Bordados (« Femme – Modes et broderies ») et a adopté une ligne éditoriale féministe.1617 Le début de cette histoire est raconté dans le parcours Paroles interdites.
L’année suivante, le 20 avril 1976, le journal a lancé un supplément politique quotidien, O Século — Hoje (« Le Siècle — Aujourd’hui »), dirigé par Natália Correia. Le premier numéro avait pour éditorial la Déclaration universelle des droits de l’homme ; celui du 24 avril, veille d’élections, est sorti avec « Visé par la Commission de réflexion » (Visado pela Comissão de Reflexão) en rouge à la une, comme au temps de la censure, quand les journaux portaient la mention « Ce numéro a été visé par la Commission de censure » (Este número foi visado pela Comissão de Censura). Le 29 avril, sur proposition du président Costa Gomes, le Conseil de la révolution a supprimé le supplément pour avoir publié des articles « offensants et calomnieux pour le Conseil de la révolution et pour les Forces armées ». Le neuvième et dernier numéro est sorti le lendemain.18
- 28 juin 1947A polícia fecha o Conselho Nacional das Mulheres Portuguesas
- 1975Maria Lamas volta à «Modas e Bordados», como diretora honorária
- 29 avr. 1976O Conselho da Revolução extingue «O Século — Hoje», de Natália Correia
Jusqu’à l’arrêt 6860 m · 15 min à piedItinéraire
Arrêt 6 : De la chambre du régime au parlement élu
Palácio de São Bento, Largo das Cortes, Lisboa
Aujourd’hui : Assemblée de la République

O Palácio de São Bento, sede da Assembleia da República, em junho de 2014. Albarubescens, CC BY-SA 4.0 Sous l’Estado Novo (« État nouveau »), la Chambre corporative siégeait dans ce palais, dans la salle qui avait été celle de la Chambre des pairs et qui est aujourd’hui la salle du Sénat.19 De 1969 à 1974, Maria de Lourdes Pintasilgo, ingénieure chimiste, y a siégé : elle avait refusé de figurer sur la liste des députés à l’Assemblée nationale, mais elle a accepté d’être procureure, et elle a signé avec un « vote dissident » des avis sur la liberté de la presse, sur le modèle de développement économique et sur les modifications de la Constitution.1720 Dix ans après être entrée ici, elle a été la première femme à diriger un gouvernement au Portugal — et elle reste la seule.17
Après 1975, le palais est devenu celui d’un parlement élu. Sophia de Mello Breyner Andresen y a présidé la commission qui a rédigé le préambule de la Constitution.21 Maria Barroso a été députée de 1976 à 1983 et vice-présidente de la commission parlementaire de l’Éducation.12 Natália Correia a été députée de 1979 à 1983 et de 1987 à 1991, et elle a répondu par un poème au député qui, lors du premier débat sur l’avortement, en 1982, avait dit que l’acte sexuel était « pour voir naître un enfant ».2223
Álvaro Cunhal a été élu député à la Constituante en 1975 et à l’Assemblée de la République aux élections suivantes, jusqu’en 1987.24 Mário Soares, député à la Constituante puis Premier ministre de trois gouvernements, est revenu ici le 9 mars 1986 pour être investi président de la République : le premier civil élu à cette fonction au suffrage universel direct.34
Ce que l’on voit aujourd’hui
Bustes de deux députées : Maria Alda Nogueira, dans le cloître (CIG ; sculpteur António Trindade, selon Wikipédia), et Natália Correia (selon Wikipédia, les deux seules députées à avoir un buste à l’Assemblée).
- 1er août 1979Maria de Lourdes Pintasilgo, primeira mulher primeira-ministra
- 25 avr. 1975Eleição da Assembleia Constituinte: 20 deputadas
- 2 mars 1982Primeiro debate parlamentar sobre o aborto e o poema de Natália Correia
Court reportage de la série « Cápsula do Tempo » (Capsule temporelle), du Parlement, consacré aux femmes de l’Assemblée constituante de 1975–1976.
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Notes sur les sources3
- La première arrestation d’Álvaro Cunhal : le 20 juin 1937, selon la mairie de Lisbonne, qui dit qu’il a été conduit à l’Aljube ; le 21 juillet, selon le Memória Comum, qui ne dit pas où.
- Si Maria Barroso était à l’Aljube le jour du mariage : les sources disent seulement qu’ils se sont mariés par procuration à la prison, où Soares était détenu.
- Quand et pourquoi Maria Barroso a été écartée du Théâtre national : en 1948, sur ordre de la police et du ministère de l’Éducation, selon la Fondation Mário Soares et Maria Barroso et le Centre national de culture ; Wikipédia en anglais situe son éviction vers 1946, après une représentation à Coimbra.
Vous en savez plus, ou vous avez un document ? Dites-le-nous.
Sources
- 1Biografia de Maria Barroso. Fundação Mário Soares e Maria Barroso — consulté le 3 octobre 2026
- 2A vida de Maria Barroso, em momentos (cronologia). Fundação Mário Soares e Maria Barroso — consulté le 3 octobre 2026
- 3Biografia de Mário Soares. Fundação Mário Soares e Maria Barroso — consulté le 3 octobre 2026
- 4A vida de Mário Soares, em momentos (cronologia). Fundação Mário Soares e Maria Barroso — consulté le 3 octobre 2026
- 5Rui Mendes, Álvaro Cunhal, secretário-geral do Partido Comunista Português, 1913–2005. Câmara Municipal de Lisboa — Comissão Municipal de Toponímia, 2013 — consulté le 3 octobre 2026Brochura de junho de 2013, publicada quando a Câmara deu o nome de Álvaro Cunhal a uma avenida do Lumiar; colaboração da comissão do centenário do PCP.
- 6Álvaro Barreirinhas Cunhal. Memória Comum – Memorial aos Presos e Perseguidos Políticos — consulté le 3 octobre 2026
- 7Prisão de Álvaro Cunhal, Militão Ribeiro e Sofia Ferreira. Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC) — consulté le 2 octobre 2026
- 8Julgamento de Álvaro Cunhal (70 anos do julgamento e intervenção no tribunal a 2 de maio de 1950). Partido Comunista Português — consulté le 3 octobre 2026Transcreve a intervenção de 2 de maio de 1950 a partir de «Álvaro Cunhal — Obras Escolhidas», tomo II; das declarações finais, de 9 de maio, só chegou um resumo.
- 9«Sofia foi uma combatente com uma enorme consciência de classe, generosa, inteligente e sagaz» (Centenário de Sofia Ferreira). Partido Comunista Português — consulté le 2 octobre 2026
- 10História. Teatro Nacional D. Maria II — consulté le 3 octobre 2026
- 11Guilherme d'Oliveira Martins, A vida dos livros, de 19 a 25 de maio de 2025 (no centenário de Maria Barroso, a partir de «Um Olhar sobre a Vida», de Leonor Xavier). Centro Nacional de Cultura (blogue e-cultura), 2025 — consulté le 3 octobre 2026
- 12Movimentações do dia 25 de Abril. Associação 25 de Abril — consulté le 2 octobre 2026
- 13Onde eu estava há 50 anos por... Celeste Caeiro. Diário de Notícias — consulté le 2 octobre 2026
- 14Salgueiro Maia. Comissão Comemorativa 50 Anos 25 de Abril — consulté le 2 octobre 2026
- 15Salgueiro Maia (n. 1944 m. 1992). Centro de Documentação 25 de Abril – Universidade de Coimbra — consulté le 2 octobre 2026
- 16Maria Lamas. MDM – Movimento Democrático de Mulheres — consulté le 2 octobre 2026
- 17Mulheres pela Igualdade (biografias). CIG – Comissão para a Cidadania e a Igualdade de Género — consulté le 2 octobre 2026
- 18O Essencial sobre Natália Correia (Luiz Fagundes Duarte). Imprensa Nacional, 2024 — consulté le 2 octobre 2026
- 19Sala do Senado (visita ao Palácio de São Bento). Assembleia da República — consulté le 3 octobre 2026
- 20Os Procuradores da Câmara Corporativa: Maria de Lurdes Ruivo da Silva Matos Pintasilgo (X e XI Legislaturas). Assembleia da República — consulté le 3 octobre 2026
- 21As mulheres na Constituinte de 1975-1976. Assembleia da República — consulté le 2 octobre 2026
- 22Natália Correia. Assembleia da República — consulté le 2 octobre 2026
- 23Natália Correia fez mesmo uma intervenção no Parlamento contra o deputado João Morgado do CDS-PP baseada neste poema?. Polígrafo (SAPO) — consulté le 2 octobre 2026
- 24Álvaro Cunhal (#nestedia, 10 de novembro). Museu do Aljube Resistência e Liberdade (EGEAC) — consulté le 3 octobre 2026
- 25Largo e Quartel do Carmo (Lugares de Abril). Associação 25 de Abril — consulté le 2 octobre 2026
Autres parcours

Révolution · à pied
Le jour initial
Le 25 avril 1974 heure par heure, du Terreiro do Paço au Carmo et à la porte de la police politique
- Distance
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- 7 arrêts
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Graça, la colline des femmes
Des couturières en grève, une propagandiste républicaine, une prison de femmes, un bar et une poète — Graça racontée par elles
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Comment une dictature a duré 48 ans : le chef, la façade, le parti unique, la famille, le travail et la propagande — de São Bento aux Restauradores
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